COLLECTION OF William Schaus © PRESENTED TOTHE National Muséum MCMV f/r- HISTOIRE NATURELLE INSECTES LEPIDOPTERES V. NOCTUÉLITES I. 9 HISTOIRE NATURELLE DES INSECTES SPECIES GENERAL DES LÉPIDOPTÈRES Par MM. BOISDUVAL et GUENÉE. A •• • ■• . TOME CINQUIÈME. NOCTUÉLITES Par m. a. GlENÉE. TOME I. OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES. PARIS LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET BV'E HACTBFECILLE, 12. 1852. 54-2 mu PRÉFACE. La publication (lu premier volume du Specîes Général (les Lépidoptères remonte déjà à onze années, et quoique ce premier volume ait été accueilli des entomologistes avec un empressement général , quoique le talent avec lequel il est traité en ait fait un des litres les plus solides de la réputa- tion de son auteur, bien des circonstances , qu'il ne m'ap- partient pas de détailler ici , ont empêché la publication du second. M. Boisduval, avec lequel une grande conformité de vues en Entomologie m'a lié d'abord, et dont le temps, qui mar- che si vite au milieu de la vie que nous avons atteint tous deux, a déjà fait pour moi un ancien ami , sentant combien était immense l'œuvre qu'il avait commencée et combien les loisirs qu'il dispute à grand'peine à l'exercice de la mé- decine, lui laissaient peu de chances de l'achever à lui seul, me proposa de m'associer à lui pour mener à fin cette en- treprise, dont j'avais , comme tous les entomologistes, senti la portée et l'utilité. Aucune proposition ne pouvait m'étre Lépidoptères. Tome 5. " JUN 0 4 2003 PREFACE. plus agréable que celle de réunir , pour un travail d'ensem- ble , les matériaux que j'amassais depuis si longtemps , de me rapprocher encore d'un savant avec lequel je m'étais si souvent entendu , et d'inscrire mon nom parmi tant de noms illustres ou recommandables qui composent le per- sonnel des Suites à Buffon. Le partage du travail entre M. Boisduvâl et moi était tout tracé. Il a commencé les Diurnes dont il a réuni avec pré- dilection, depuis bien des années, une magnifique collec- tion: et pour moi, une sorte de préférence me porte vers les familles de Nocturnes les moins recherchées et qui ne me paraissent pas pour cela les moins intéressantes. Il fut donc résolu que mon lot se composerait des six dernières divisions des Nocturnes, savoir : les Nomipllps, 1pRÉFACË. «CI l)Iiothéque duquel je me suis servi comme de la mienne propre. Mais ce qu'il m'a communiqué de plus précieux, c'est une série de dessins exécutés par Abbot, l'auteur de l'histoire naturelle des insectes de la Géorgie, et destinés originaire- ment à former la suite des deux seuls volumes de ce bel ou- vrage qui aient vu le jour. Ces dessins sont tous accom- pagnés des figures de la chenille , et c'est par eux que j'ai connu les premiers états d'une foule de Lépidoptères de l'Amérique boréale. M. Milne-Edwards, professeur d'Entomologie au Muséum, a bien voulu me confier toutes les Noctuelles que renfer- ment la collection et les magasins de ce vaste établissement, et qui proviennent des nombreux voyages des naturalistes qu'il entretient depuis si longtemps hors d'Europe. M. Horsfield, conservateur du Muséum de la compagnie des Indes, m'a confié la série originale des espèces de ce riche musée, et notamment toutes celles qu'il a prises ou élevées à Java pendant un séjour de plusieurs années. M. Edward Doubleday, secrétaire du Muséum Britanni- que, m'a envoyé, avec une obligeance parfaite, une nom- breuse collection de Noctuelles recueillies dans l'Amérique du Nord. M. Henri Doubleday, son frère, dont le dévouement et l'amitié sont d'un prix inestimable pour moi, m'a com- muniqué de précieux renseignements sur le cabinet Lin- néen, et s'est donné une peine infinie pour me procurer les divers ouvrages publiés dans son pays, et avec lesquels les entomologistes français et allemands sont encore si peu fami- liers. Il m'a envoyé en outre, en communication, une foule d'espèces rares de la Grande-Bretagne, pays bien plus riche en Lépidoptères qu'on ne le suppose généralement. M. Saunders, leur compatriote , m'a expédié une grande quantité de Noctuelles de l'Inde, de Silhet, de la Nouvelle- Hollande et des deux Amériques. Lépidoptères. Tome 5. b XXII PRÉFACE. M. Feisthamel m'a confié toute sa collection de Noc- tuelles exotiques, dans laquelle j'ai trouvé beaucoup d'es- pèces africaines précieuses, et encore plus d'insectes de la Guyane , contrée cfont il ne nous arrive plus rieii , au grand ctoÉfimage des naturalistes, qui ne peuvent retrouver que là les originaux des espèces figurées par Cramer. M. Guérin-ilenneville a mis à ma disposition, avec une grande complaisance, un nombre assez considériablé de Noctiîêlites de ÎMadagascar, Bourbon, Maurice, ainsi que les types des espèces qu'il a décrites dans le voyage aux Indes, de Bellanger. Sa bibliothèque ne m'a pas été d'un moindre isècoùrs. M. Becker a aide de toiitës ses forces à la publication de ces "Volumes. Il s'est fait un cas de conscience de ne laisser pàhir, sans que je ne l'aie préalablement vue et décrite, aucune des nombreuses pièces exotiques qui lui passent fchaqtie jour par les mains. J'ai eu connaissance de quelques Noctuelles recueillies au Para, par M. Ghiliani, dont le trop court séjour nous a fait voir ce qu'on pourrait attendre d'un explorateur tel que lui, dans ce pays aussi riche que peu connu. Chacun des marchands naturalistes de Paris tn^a toujours laissé choisir avant tous, dans les nombreux envois qui sont arrivés dans ces dernières années, de l'Inde, de la Nouvelle- Hollande, dii Brésil, etc., tous lès sujets utiles pùui: la con- fection de ces volumes et de ceux qui les suivront. Polit" les espèces européennes, j'éii pafsë à loisir dans totiteslës collections de Paris, et j'ai eu, entre autres, a mon entière disposition, celle de M. Boisdiival et celle de M. Pierret, qui n'aura bientôt plus de dvàle pour le nornbrè dès espèces, et qui n'en a plus depuis longtemps pour la belle conserva- tion des individus. Mon excellent ami Alexandre Lefebvré, èion regretté compatriote F. de Villiers, mon ancien adversaire dont je dé- plore aussi la perte toujours récente, Duponchel, MM. Donzel PREFACE. XXIII de Lyon, Bruand de Besançon, Reiclie, Bellier de la Chavi- gnerie, etc., etc., ne m'ont mesuré non plus ni l'obligeance ni les services (i). Enfin, s'il est un entomologiste que j'oublie dans cette énumération, qu'il sacbe bien que des feuilles entières ne suftiraieut pas pour donner les noms de tous ceux qui m'ont témoigné de la sympathie et qui ont marqué de l'intérêt pour l'œuvre que j'entreprends. C'est cette unanime bien- veillance qui me soutient dans une tâche souvent ingrate et toujours laborieuse, et je la justifierai au moins par mes ef- forts. (i) Depuis l'époque où ceUe préface a été écrite, la mort a cruellement éclairci les rangs des entomologistes que je viens de citer , et ce ne sont ni ]es moins notables , ui les moins chers qu'elle a frappés. Ainsi , j'ai vu succomber successivement M. Edw. Doubleday , M. Pierret, M. Marchand, M. Donzel et M. Feisthamel. Un coup cent fois plus cruel qui m'a atteint depuis, ne m'empêche pas de ressentir encore, avec tous les amis de l'En- tomologie, le vide que ces pertes ont causé dans mes affections comme dans la science, et de faire chaque jour des vœux pour que cette derntère regagne , en prosélytes nouveaux , un équivalent que toutes les consola- tions qu'elle m'apporte ne pourront me faire trouver. Achille GUENÉE. GÉNÉRALITÉS. La nombreuse famille qui va occuper ces volumes, est connue généralement sous le nom de Noctua. En France nous traduisons ce mot par : Nocttietle; les allemands ap- pellent l'insecte Eule, les anglais Molh. Tous ces noms dé- signent l'oiseau de nuit que nous nommons Hibou ou Gbat-Huant, et que les ornithologistes appellent aussi Noctua. 11 serait difficile de dire à qui est venue la première idée de ce rapprochement ; ce qu'il y a de certain, c'est que tout le monde l'a trouvé juste, puisqu'il a passé dans toutes les langues. Les habitudes nocturnes, les couleurs sombres, une fourrure (si je puis m'exprimer ainsi) plus épaisse que chez les papillons de jour, de gros yeux qui brillent d'un sombre éclat dans l'obscurité, tels sont les rapports qui existent entre les oiseaux de nuit et nos Noctuelles , et qui ont frappé les naturalistes de tous les pays. Nous devons la création du genre Noctua, à Linné qui XXVI généralités; en a fait la 3* division de son grand genre Phalœna^ ou, si l'on aime mieux, de la grande famille des Nocturnes. Tous les auteurs, sans exception, ont adopté le genre de Linné, et les seules modifications qui y aient été faites, même par les plus récents, consistent dans le retranchement des Hépiales et des Lithosies, qui sont devenues Jes types de nouvelles tribus, et dans l'addition d'une certaine quantité de Bombyx Linnéens, qui ne différent pas des Noctuelles proprement dites. Les Noctuelles, ou plutôt les Noctuélites, puisque c'est ainsi que nous désignons cette grande division des Noc- turnes, proviennent de chenilles dont le seul caractère ex- clusif est de n'être jamais renfermées dans des fourreaux portatifs. A cela près, elles affectent les formes les plus variées, et présentent les mœurs les plus différentes. Quel- ques-unes sont vermiformes, molles et décolorées, et pas- sent leur vie dans l'intérieur des tiges, comme les Zeuzé- rides; d'autres, quoique plus consistantes et moins pâles, ressemblent à des larves d'insectes d'ordres tout différents, et vivent, comme elles, enfermées dans des trous ou cachées entre les racines des plantes qu'elles dévorent; plusieurs se iibiirrisseht de lichens comme les Lithdsïdes, et 'se construi- sent de petites coques garnies de débris, d'où elles ne sor- tent que le soir et ïe rnàtïn. Un petit nombre passent leur jeunesse dans Tinterieur des fruits capsuleux cfe certaines plantes et vivent exclusivement des graines qu'ils renfer- ment. Celles-ci, devançant l'apparition des feuiîles, écïosent dans les chatons dés saules et des peupliers, et y restent cachées jusqu'à ce que leur taille leur interdise cette re- traite; celles-là lient plusieurs feuilles ensemble avec de la soie et se construisent ainsi, à la manière des Tortrîx, une habitation qui leur fournit à la fois le couvert et la nourri- ture. On en voit qui passent le jour entier collées contre le tronc des arbres,' ddnt leur couleur assortie empêche de les distinguer. Enfin, il en est qui s*associeht pour passer GÉNÉRALITÉS. XXVlI leur vie en commun, mais ces dernières ne sont que de rares exceptions, et c'est parmi les Bombyx qu'il faut cher- cher les véritables sociétés de chenilles (i). Elles ne varient guère moins pour la forme que pour les habitudes. Tantôt elles sont manies, sur le 1 1^ anneau, de caroncules qui rappellent les coines des Sphingides, tantôt elles sont garnies latéralement de filaments charnus, qui imitent les appendices des Lasiocampes; quelques-unes sont entièrement couvertes de poils verticillés, comme les Liparides; d'autres ne présentent que des pinceaux ou bou- quets allongés; beaucoup n'ont que des poils isolés qui par- lent de petits tubercules placés régulièrement (2); mais parfois (1) On comprend que je ne parle ici que de l'âge adulte, car, dans leur jeunesse , une foule de chenilles vivent réunies et ne se dispersent que plus tard. Mais ce n'est pas là ce qu'on apellc proprement vivre en so- ciété, et cette expression ne s'applique qu'aux larves qui passent leur vie entière rassemblées par groupes plus ou moins nombreux , et qui se mé> tamorphosent dans les mêmes conditions. (a) C'est ici le lieu de donner l'explication des termes dont je me sers daiis ces volumes, pour désigner les dessins normaux des chenilles de Noc- tuelles , et pour cela je ne puis mieux faire que de transcrire ce que j'ai dit à ce sujet dans l'Essai sur les Noctuêlides et dans Y Iconographie des Chenilles. ■< Il est certains dessins qui se reproduisent sur la presque totalité des chenilles, et qui, une fois connus, rendent l'étude de celles-ci beaucoup plus simple et plus facile, en permettant de les rapporter toutes, pour ain^i dire , à un même type. Ces dessins, quoique bien familiers à tous ceux qui s'occupent de cette partie de l'Entomologie, n'ont point encore reçu de noms, et on est obligé, pour les désigner, d'avoir recours à des phrases entières qui embrouillent les descriptions et ralentissent leur marche , tan- dis qu'un seul mot, dont on conviendrait une fois pour toutes, en augmen- terait la clarté et la concision. On me pardonnera donc d'introduire quel- ques mots nouveaux dans le vocabulaite entomologique. n Sur le milieu du dos de la chenille se voit une ligne unique, plus ou moins large , qui suit le cours du vaisseau dorsal; je l'appelle ligne vascu- laire. Sur les côtés , un peu au-dessus des pattes et à la hauteur des stig- mates , est une autre ligne qui se répète dé chaque coté ; je l'appelle ligne stigmalale. A peu près à égale distance entre ces deux lignés, on en voit, de chèque côté, une autre qui manque plus souvent, mais qui existe cependant chez la plupart des chenilles ; c'est pour moi la ligne sous-dorsalc. XXVm GÉNÉRALITÉS. ces tubercules sout à peine visibles et se confondent avec le corps, tandis que d'autres fois ils forment de petits bou' ■ Entre les lignes vasculaire et sous-dorsales se trouvent presque cons- tarament sur chaque anneau quatre points , plans ou saillants , dont cha- cun donne naissance à un ou plusieurs poils plus ou moins visibles. Ces points sont disposés sur les 2' et 3' anneaux en ligne transverse , et ils s'alignent alors avec les points latéraux, sur les anneaux suivants jusqu'au 11*, en trapèze régulier (.".) et sur le 11*, en carré ou rectangle (| |). Je nomme ces points trapézoïdaux, à cause de la disposition qu'ils affectent sur la majeure partie des anneaux. Au-dessous de la ligne sous-dorsale, on voit d'ordinaire deux autres points : l'un au-dessus, l'autre en arrière du stigmate ; ce sont les points latéraux. Enfin, sous la ligne stigmatale, on en trouve encore deux disposés obliquement, que j'appelle ventraux; mais ces deux dernières espèces de points manquent bien plus souvent , ou pour parler plus juste, sont rarement aussi développés que les trapézoïdaux, qui restent le type de tous ces points , que je nomme en général points ordinaires. » Toute la région située entre les deux sous-dorsales est pour moi la té- )gion dorsale et communique son nom aux dessins qui y sont situés. De là jusqu'à la ligne stigmatale, c'est la région latérale, après quoi vient la ré- gion, ventrale, qui, chez les Noctuelles, offre rarement des caractères propres. • (Je dis chez les Noctuelles , car chez les Géomètres cette région porte, au moins sous les anneaux dépourvus de pattes , quatre points sem« blables aux trapézoïdaux, dont nous nous occuperons quand nous traiterons de ces dernières.) Il arrive très-souvent que les points dont je viens de parler paraissent manquer complètement , ce qui tient à ce que , étant extrêmement petits et de même couleur que le fond, on ne les démêle pas facilement à l'œil nu, mais le poil qui y est constamment implanté en marque toujours la place , et on les retrouve à l'aide d'un grossissement convenable. J'ai dit plus haut que ce sont ces points qui , chez les chenilles velues , forment de gros ma- melons couverts de poils verticillés ; s'il existe des épines ou des émi- nences sur le dos des anneaux , et principalement sur le 1 1^, on les voit tou- jours placés au sommet ; enfiu , tout prouve que, dans toutes les saillies non rétractiles qui s'observent sur les chenilles, ils jouent le principal, sinon le seul rôle. C'est sur les chenilles de .Sphingides que leur oblitéra- tion est la plus complète. Quant aux lignes que je viens de nommer, elles manquent fréquemment et ne paraissent pas, comme les points , le résultat d'une disposition ana- tomique. La vasculaire seule, qui recouvre le principal canal artériel, est soRvent remplacée , quand elle n'existe pas, par une transparence plus GÉNÉRALITÉS, XXIX tons cornés et luisants dont la couleur foncée tranche vi- vement sur un fond pâle ou gris, ou se développent en py- ramides charnues, ou encore s'arrondissent en mamelons réguliers. Celles-ci sont grosses et trapues, avec une tête proportionnée, quelquefois échancrée au sommet, ou aplatie et comme écrasée antérieurement; celles-là sont longues, renflées au milieu et amincies aux deux extrémités, avec la tête petite etlenticulaiie; chez quelques-unes les incisions des anneaux sont tellement profondes, qu'ils ressemblent à des grains de chapelet, tandis que d'autres sont si unies et si effilées, qu'on distingue à peine leurs incisions, et qu'on les prendrait au premier abord pour des Géomètres. Le nombre de leurs pattes membraneuses vient encore augmenter cette ressemblance. Quelques-unes, en effet, n'en ont que deux paires et marchent tout-à-fait comme les Arpenteuses ; d'au- tres en ont trois et ne sont que demi-arpenteuses ; d'autres en offrent quatre, et ne font que courber légèrement leurs anneaux antérieurs; enfin, parmi celles qui en ont cinq, il s'en trouve dont les premières n'ont pas la même longueur que les postérieures et sont même quelquefois complète- ment inutiles à la progression. Telles sont les principales modifications dont les chenilles des Noctuélites sont susceptibles; encore ai-je pris ces exem- ples, pour la majeure partie, chez les indigènes, celles des es- pèces exotiques ne nous étant presque pas connues, et devant offrir, sans aucun doute, des variations bien plus éton- nantes. Mais quelque nombreuses que soient ces excep- tions, on peut cependant donner une idée de la forme et des mœurs de la grande majorité des Noctuélites, et c'est ce que je vais essayer. Ces chenilles sont généralement allongées, cylindriques, grande de la peau sur tout le rours de ce vaisseau. La stigmatale est la plus constante de toutes , mais elle varie beaucoup pour la largeur ; tantût les stigmates y sont renfermés , et tantôt iU sont placés au-dessus. Le neu- vième est toujours ctaas ce dernier cas. XXX GÉNÉRALITÉS ; rases , à peau bien tendue et exempte de plis. Leurs inci- sions sont facilement extensibles, en sorte que la chenille, quand elle marche, paraît beaucoup plus allongée que quand elle est au repos, différente en cela des Géomètres, dont la peau, quoique sillonnée d'un grand nombre de plis, est en générai beaucoup plus rigide. Leur tête est globuleuse , de moyenne grosseur et en partie rétractile sous le premier anneau. Elles ont seize pattes, dont les cinq membraneuses sont toutes égales. Quand on veut les saisir, elles se roulent en hélice et restent quelque temps immobiles. On les ren- contre indistinctement sur les arbres ou les plantes basses, dont elles rongent les feuilles le matin ou aux approches de la nuit. Pendant la chaleur du jour, elles descendent au pied de ces plantes et s'abritent sous les feuilles ou entre les êcorces. Quelques-unes nous causent des dégâts assez sé- rieux, conime on le verra aux généralités des genres Aqro- tis, Charœas , Hadena, Mameslra ; rnais la plupart sont inof- fensives et ne mangent que des plantes iniitiles ou des arÊres foresiiers, sur lesquels, vu leur petite taille, elles ne peuvent faire de ravages considérables, bien différentes eu cela des Bombyx, qui consomment beaucoup, s'attaquent de préférence à nos arbres fruitiers, et s'associent en fa- milles nombreuses et dévastatrices.- Aucune n'a d'utilité dans les arts, bien que quelques-unes fdent des coques de la soie la plus blanche et la plus pure; mais ces coques sont si légères, si peu consistantes, et contiennent si peti de ma- tière, qu'on prendrait beaucoup de peine pour n'en tirer qu'un inédiocre parti. Toutes les autres se retirent dans la terre pour y subir leur métamorphose et n'y construisent que des cavités ovoïdes, souvent même sans y employer leur art comme fdeuses. Les chrysalides sont lisses , rases, très-luisantes et comme vernissées, d^une couleur brune tirant plus ou moins sur le rougeâtre. Leur partie abdominale est foFl^^î"^"^ conique et se termine ordinairement en une pointe aiguë, garnie de GENERALITES. XXXÎ petits appendices sétiformes, ràides, en nombre variable, et le plus souvent courbes ou crochus. Leurs anneaux ab- dominaux ne sont jamais soudés, et elles leur impriment, au moindre attouchement, un vif mouvement de droite à gauche, ou même de rotation , comme pour se débarrasser du contact qui les gêne. Ce sont elles que les jardiniers trouvent en bêchant la terre et qu'ils désignent sous !e nom iSefcves^ par une grossière allusion à leur forme, à leur cou- leur et à l'espèce de vernis qui les recouvre (i). Le temps qu'elles passent en cet état varie avec les espèces et les cli- ihats; mais, en général, celles qui ont subi leur métamor- phose au printemps éclosent dans le courant de la belle saison, tandis que celles qui n'ont atteint leur époque de transformation qu'en été Ou en automne, passent l'hiver et ne deviennent papillons qu'au printemps ou à l'été de l'année suivante. Il faut remarquer en passant, que beau- coup de Noctuelles qui se métamorphosent à l'autotnne, pas- (i) Il faut observer que, dans un grand nombre d'espèces, surtout ^âns la section des Quadriâdes, ce vernis est dissimulé par une couche farineuse semblable à celle qu'on observe sur certains fruits (les prunes, par exem- ple), et qu'on y appelle \a fleur. Cette substance, de couleur blanche, bleue bu violette, a été considérée jusquici comme une exsudation d'un liquide surabondant qui s'échapperait au travers du tégument testacé qui enve- loppe l'animal, et qui, en s'évaporant, déposerait un résidu farineux ou amilacé. On voit qu'il se passerait là un phénomène chimique très-voisin de celui que subissent les sels qui al)andonnent à l'air leur eau de cristal- lisation , et on l'a caractérisé en effet parle même terme, celui cCcfjiores- ctncc. Cette explication me parait encore la plus naturelle. Je dois dire cependant que, dans ces derniers temps, deux observateurs français ont prétendu reconnaître dans cette efflorescence une véritable végétation, et l'ont attribuée, ainsi que l'enduit farineux qui recouvre les Coléoptères des genres Lixm , Rhinobalus , etc. , et les taches pulvérulentes qui ornent une foule de CurculioniJes , au développement d'un champigiion dont ils ont même déterminé le genre. J'ai dû citer celte opinion pour tenir mes lecteurs au courant de tous les détails qui se rattachent à mon sujet, bien que son résultat semble assez étrange pour qu'on doive en attendre la confirmation avant de l'admettre comme ua fait acquis à la science. iXXII GÉNÉRALITÉS. sSent rhiver dans leur coque, non pas à Tétat de chrysalides, mais bien à l'état de chenilles ; seulement elles ont perdu leurs couleurs, ont expulsé tous les restes d'aliments qui en- combraient leur tube digestif, et ont contracté une forme courte et ramassée, qui les rapproche de celles qu'elles au- ront sous leur second état. Ce n'est qu'au printemps suivant qu'elles subissent réellement la transformation, et elles ren- trent alors dans la loi commune. Arrivées à l'état d'insecte parfait, les Noctuélites sont des papillons de couleurs généralement peu brillantes; leur corps est gros proportionnellement aux ailes, et, sous ce rapport, elles se rapprochent des Bombyx; mais elles en dif- fèrent à d'autres égards. La tête est plus grosse et moins enfoncée sous le thorax : celui-ci est garni de poils plus soyeux que laineux, plutôt lisses que hérissés. L'abdomen est aussi plus nu, plus comprimé et beaucoup moins gros, surtout chez les femelles ; en revanche, on remarque fréquemment sur ces deux parties de petites brosses de poils relevés, qu'on appelle crêtes. Le collier est toujours bien distinct et par- fois relevé et comme échancré antérieurement. Les ptéry- godes sont larges, bien visibles et souvent comprimées la- téralement, ce qui donne alors au thorax une forme carrée ou rectangulaire. Ces divers caractères isolent autant les Noctuelles des Géomètres que des Bombyx. — Les antennes ont aussi leur aspect propre. Quand elles ne sont pas simples (ce qui n'arrive jamais guère que chez les mâles), elles ne for- ment point, comme chez les premières, des plumes à barbules minces, longues et ondulées, ni, comme chez les derniers, un peigne raide et bidenté des deux côtés. Leur tige est garnie de lames ou cils presque droits, clairs et flexibles. Si elles sont simples dans les deux sexes, le mâle les a plus épaisses que la femelle, et à l'aide de la loupe on y distingue soit des cils très-courts, soit des dentelures plus ou moins longues, ou bien leur côté interne est comme spongieux ou velouté. Enfin, dans les cas où tous ces caractères manquent. GENÉRALItéS. îtXXltï et OÙ elles sont complètement filiformes, elles diffèrent en- core de celles des Géomètres, qui sont plutôt sétacées, je dirais presque capillaires (i). — Les palpes, au lieu d'être (i) On sent que je ne considère ici les antennes que sommairement, <«fiu de signaler les différences qu'elles présentent avec celles des Bombyx et des Geoinclra ; mais dans le cours de ce volume, on verra que j'ai analysé ces organes avec plus de soin, et que j'ai cru devoir préciser les expres- sions assez vagues de simples, pectinées, ciliées , etc., dont les auteurs se sont servis jusqu'ici : on verra également que le mode de ciliation des an- tennes m'a souvent offert des caractères génériques dont j'ai tiré parti. Aussi n'est-il pas inutile de donner ici une idée des différentes modifications qu'il subit. La tige ou hampe de l'antenne est , comme on sait , composée d'an- neaux ou articles emboîtés ou soudés. Ces articles toujours nus ou simple- ment squammeux en dessus, le sont parfois également dans tout leur pour- tour. L'antenne est dite alors sétacée. Ce cas est rare chez les Noctuélites. Il arrive bien plus fréquemment, même chez les femelles, où elles paraissent tout-à-fait simples au premier coup-d'œil, qu'elles sont munies de petits cils isolés qui échappent complètement à la vue par leur ténuité. On les appelle alors, quoique abusivement , filiformes. Si les cils , sans être très- visibles à l'œil nu , rendent par trop choquante cette comparaison avec un fîl , on dit alors qu'elles sont crénelées. Enfin, si l'œil distingue facilement les cils ou barbes qui garnissent la tige, on leur applique le nom de ciliées ou pectinées; et si ces barbes sont à la fois longues, minces et contournées, les antennes sont dites plumeuscs. J'ai employé moi-même toutes ces ex- pressions, depuis longtemps consacrées dans le vocabulaire entomologique, mais toutes les fois que les prétendues crénelures m'out paru utiles à dé- composer, j'ai exprimé en quoi elles consistaient. Ainsi, tantôt ce sont de simples poils courts et raides, dont chaque articulation porte seulement une paire ; tantôt ce sont de petits verticilles de soies très-courtes et très- menues , qui sont aussi au nombre de deux par article ; tantôt l'article est muni dans toute sa longueur de ces mêmes petits poils , et l'antenne de- vient alors proprement pubescente. Il arrive parfois, dans ce dernier cas , qu'indépendamment de ce duvet , l'article porte encore deux ou même plusieurs soies plus longues et plus épaisses , qui le dépassent : enfin, l'ex- trémité antérieure de l'article est parfois prolongée en une sorte de branche charnue , qui est surmontée elle-même d'un poil ou d'un bouquet de poils. Tous ces appendices se découvrent aisément sans le secours du microscope, et seulement à l'aide d'une forte loupe double, eu interposant d'abord l'insecte entre l'œil et la lumière , ce qui fait apercevoir les cils les plus ténus ; puis en l'abaissant de manière à ce que le rayon lumineux XXXIV GÉNÉRALITÉS. qblitçrés, comme dans les Bombycites, sont régulièrement développés : leurs deux premiers articles sont généralement épais, quoique comprimés sur les côtés, velus ou squam- meux, mais le troisième et dernier est notablement plus menu, très-facile à distinguer du premier coup-d'œil, et le plus souvent entièrement dégarni de poils (i). -—La trompe^ frappe obliquement la tige de l'antenne, ce qui permet d'apprécier la con- formatioa de l'article lui-même. On s'ajpercevra en procédant ainsi, qu'il n'existe presque pas , dans les Noctuëlites , d'antennes complètement sé- tacées ou filiformes^ surtout à leur sommet. On observera de la même manière les antennes dites ciliées ovipectinéès, et on verra qu'elles ne présentent pas moins de variétés. Ainsi, tantôt les cils sont réellement des poils raides, allongés et aiguisés à leur extrémité; tantôt les deux extrémités antérieures de l'article s'évasent extrêmement et forment un prolongement corné qui paraît une lame séparée ; tantôt, ce sont bien réellement des lames ou barbules, aplaties, souvent spatulées et plus ou moins recourbées. Ces lames elles-méines portent, tantôt d'un seul, tantôt des deux côtés, des cils surnuméraires, dirigés dans des sens va- riés, et pliis ou moins denses, et elles sont j)arfois terminées par une aigrette de poils ou une soie raide et crochue, qui est implantée sur leur sommet. (i) Les palpes ne servent pas moins comme caractères génériques et spécifiques que les antennes , c'est pourquoi il est bon d'expliquer égale- ment les termes qui servent à désigner leur structure. Et d'abord, à les considérer dans leur ensemble, ils sont tantôt dirigés en avant comme un bec , et on les dit droits ; tantôt inclinés légèrement vers la terre, et on les appelle incombants; tantôt, enfin, et c'est le cas le plus commun, dirigés vers le ciel, et on les nomme ascendants. Dans ce dernier cas^ ou ils sont coudés presque à angle droit , et je les appelle ascendants-verticaux , ou ils s'écar- tent de cette direction, et on les dit ascendants-obliques. A les considérer dans leurs détails, leur premier article varie peu et est presque constam- ment muni de poils écartés ; le second , au contraire , affecte des formes très-variées , qui sont dues presque toujours aux poils ou aux écailles qui le garnissent. Ainsi, il est renflé ou subulé^ si ces poils s'épaisissent sur les côtés ; le plus souvent il est comprimé, parce que les poils ne s'allongent que sur sa tranche : ils lui donnent alors, suivant leur disposition, tantôt la forme d'un sabre recourbé et le rendent ensiforme ; tantôt, en s'allon- geant davantage à son sommet, celle d'une hache et le font sécuriforme; d'autres fois ils sont coupés carrément à ce même sommet. Ces poils eux- mêmes varient pour leur nature comme ceux du thorax, et sont laineux , cotonneux, sf/uammeux, hérisiés, lissés ou ras. Le troisième article ne GÉNÉRALITÉS. XXXV qui manque chez les Bombyx, est ici bien visible, plus ou moins longue, mais toujours forte, cornée et bien roulée en spirale. —Les pattes ne sont ni velues et courtes, comme dans les Bombycites, ni grêles et d'une longueur démesurée, comme chez les Géomètres et les Pyiales j elles sont fortes, de taille moyenne : la cuisse et la jambe sont velues, cette dernière est armée, aux pattes postérieures, de deux paires d'épiiies bien distinctes, et le tarse, qui est ordinairement anneié de brun, et de couletir claire, est terminé par des crochets faciles à découvrir (i). —Enfin, V abdomen n'est ni varie pas moins, surtout ^vlx la longueur. Il est rarement couvert de poils proprement dits: quand cela a lieu, il se confond presque avec le second et affecte assez ordinairement la même forme. Mais le plus souvent il est grêle et parfaitement distinct, on dit alors qu'il est nu, pour exprimer le contraste ; mais il ne faut pas prendre à la rigueur cette expression, car il est généra- lement recouvert d'écaillés ou de petits poils très-courts. Il peut, en outre, être droit ou arqué, cylindrique ou aplati, linéaire, conique ou spatule, airju. ou obtus à l'extrémité. Il arrive même parfois , quoique rarement , qu'il est terminé par une aigrette de duvet laineux, ou par une brosse de poils comprimés. (i) Là structure des trois paires de pattes est , comme on voit , fort différente , les antérieures surtout diffèrent notablement des deux autres. Chez elles, la hanche qui n'existe qu'à l'état rudimentaire dans les inter- médiaires et les postérieures, est, au contraire, très-développée et égale la cuisse en longueur; seulement, comme elle est d'ordinaire appliquée con- tre la {loitrine et que l'animal lui-même l'étend rarement quand il marche, ou s'habitue à considérer les pattes antérieures comme plus courtes que les autres. La jambe ou tibia des même pattes est souvent très-réduite et dépasse alors à peine en longueur le premier article des tarses. A sa partie interne on remarque une petite pièce cornée , aiguë à l'extrémité, qui est couchée dans une sorte de dépression ou de rainure garnie de poils courts. Cette petite pièce, qui se brise aussitôt qu'où veut la redresser, se rencontre également chez les deux sexes, et son usage me parait difficile à découvrir. M' Rambur l'a nommée èpiphyic tibiale. Elle remplace , comme on voit , aux pattes antérieures, les épines ou éperons, avec lesquels elle n'a, du reste , aucun rapport. Les deux paires de pattes suivantes ont beaucoup de ressemblance entre elles. J'ai dit que la hanche y était rudimentaire. La jambe égale à peu prés la cuisse en longueur \ elle est garnie , ainsi que le tarse, de patites épines XXXVi GENERALITES. court et laineux, comme dans les Bombyx, ni grêle et déme- surément long, comme dans les Géomètres et les Py- rales (i). disposées par rangs longitudinaux, et c'est à son extrémité interne que sont insérés les éperons, qui sont très- visibles , mais de longueur inégale, d'une seule pièce , filiformes , aigus à l'extrémité et recouverts de poils squammeux, très-courts. La jambe de la patte postérieure en porte , en outre , une seconde paire située au-dessus de la première et tout-à-fait semblable. Je n'ai pu utiliser bien souvent comme caractère la longueur relative de ces éperons trop difficile à exprimer. Le tarse de toutes les pattes est uniformément grêle , garni d'épines et composé invariablement de cinq articles , dont le premier au moins deux fois plus long que les suivants. Rien de plus varié que l'épaisseur , la longueur relative et la vestiture des différentes pièces dont la réunion compose la patte. Les jambes ou tibias surtout sont sujettes à se modifier. Elles sont parfois grêles , longues et peu velues, d'autres fois, au contraire, elles sont garnies de poils épais et fourrés. Le plus souvent elles sont mutiques, mais on y remarque parfois des épines semées sur toute leur surface , ou des ongles implantés près de leur articulation ; les Noctuélides et les Héliothides sont dans ce cas. Enfin, on observe chez beaucoup d'espèces de Quadrifides, un bouquet de poils implanté sur la partie interne de la jambe et qui se replie sur sa longueur et ne s'épanouit que dans des circonstances données et qui nous sont aussi inconnues que l'usage de ce pinceau qu'on n'observe, du reste , que dans les mâles. Le tarse lui-même se revêt parfois, quoique rarement, de poils longs et couchés qui lui donnent une forme large et aplatie , comme on le voit dans la famille des Kémigides. Toutes les espèces qui se rapprochent des Bombyx ont en général les pattes courtes, épaisses et velues; celles qui avoisinent les Pyrales les ont grêles, longues et presque nues. Les Noctuelles bien franches les ont plutôt longues que courtes, mais en même temps de force moyenne , avec les éperons inégaux et plutôt épais que longs. (t) L'abdomen des Noctuelles offre aussi ses variations et ses caractères propres. Les anneaux qui le composent et qui se réduisent à sept bien distincts , quoiqu'il y en ait neuf en réalité , portent assez souvent , sur la partie supérieure , de petites touffes ou brosses de poils serrés qu'on ap- pelle crêtes , et dont l'absence ou la présence constitue un caractère très- employé. Elles varient beaucoup par la forme , mais les trois ou quatre premiers anneaux en sont ordinairement seuls pourvus. Elles vont alors en décroissant depuis le deuxième et ne forment sur les derniers qu'une petite touffe à peine sensible. Ces crêtes sont le plus souvent composées GÉNÉRALITÉS. XXXVII Si de ces différentes parties du corps nous passons à celles qui frappent d'abord les yeux, je veux dire les ailes, nous de poils simples et redressés, parfois, cependant, elles sont entremêlées d'ëcailles très-épaisses, d'autres fois la première est disposée comme une lame transversale et étroite , tandis que les autres suivent la disposition ordinaire. L'abdomen conserve parfois , après la mort de l'insecte , sa forme pleine et cylindrique; d'autres fois il se déprime un peu et ne laisse qu'une saillie longitudinale sur le vaisseau dorsal: on dit alors qu'il est caréné. Dans beaucoup de mâles, les anneaux vont en diminuant régulièrement jusqu'à l'anus et lui donnent une forme conique; Is plus souvent ce n'est qu'à partir des trois derniers que la pointe se dessine, et il est dit alors cylin- drico-couique. Les femelles ont presque toutes cette dernière forme , et chez la plupart, l'extrémité est généralement obtuse et irrégulière. Il est pour- tant un cas oîi cette pointe est, au contraire, plus aiguë que celle des mâles, c'est quand l'appareil génital se termine par un oviducte saillant, corné , en forme de tarière, et composé de tubes qui rentrent l'un dans l'autre , et que l'insecte darde à volonté dans les milieux éloignés où il veut introduire son œuf. Chez les mâles, l'anus est muni de deux valves qui s'écartent souvent après la mort, et garni d'un faisceau de poils coupés plus ou moins carrément. C'est ici le lieu de parler de deux maladies particulières dont l'abdomen est le siège chez les Noctuelles. La première est la graisse qui attaque parti- culièrement les espèces dont la chenille a vécu dans l'intérieur des tiges, quoiqu'on l'observe également quelquefois dans les Noctuelles qui ont passé leur premier état à l'air libre. L'abdomen devient d'abord luisant , puis sa couleur se fonce comme s'il était mouillé , puis enfin on le voit s'imprégner complètement d'un liquide huileux, qui est sécrété en telle abondance, qu'il se communique souvent à toutes les ailes. La chaleur et l'humidité com- binées paraissent être les deux causes qui favorisent le développement de cette maladie, qui n'attaque que les insectes morts et desséchés. Cette huile est soluble, comme tous les corps gras, dans l'éther, qui , en se vola- tilisant, entraîne la graisse avec lui; d'autres foison la soutire à l'aide d'une poudre sèche et absorbante, mais il faut, pour produire cet effet d'una manière complète, soumettre l'animal à l'action de la chaleur. De quelque moyen qu'on se soit servi , la cause du mal n'a pas disparu, et la graisse se déclare de nouveau au bout d'un certain temps. On n'a émis sur la cause de cette maladie que des conjectures trop hasardées pour trouver place ici. La seconde maladie consiste dans un gonflement subit et considérable des anneaux abdominaux, qui se distendent comme si l'on eût soufflé dé l'air dans l'inlérieur ,■ au point que les incisions se mettent de niveau avec Lépidoptères. Tome 5. <^ XXXvill GÉNÉRALITÉS. verrons qu'elles ont aussi leurs caractères propres. Les su- périeures sont d'une forme qui varie entre le triangle et le trapèze. Leur bord terminal , garni d'une frange dense et velue, est arrondi ou divisé en denticulations dont les sinus correspondent aux nervures, ou même façonné en angles aigus ou en découpures profondes. Les ailes inférieures sont plus larges que les supérieures, et presque toujours ar- rondies au bord terminal. Dans la première phalange, où elles sont de couleurs insignifiantes et presque toujours sans <ïessins, elles sont plissées et recouvertes en entier par les pre- mières; on dit alors qu'elles sont disposées en toit, c'est-à-dire que, quand l'insecte est au repos, la partie du bord interne qui se rejoint au-dessus de l'abdomen est plus élevée que la côte , qui touche d'ordinaire le plan de position. Dans une foule de genres de la deuxième phalange, au contraire, les secondes ailes sont le plus souvent destinées à être exposées à la vue comme les premières qui n'en recouvrent que le bord costal, aussi sont-elles ornées des mêmes couleurs qu'elles j l'insecte se rapproche alors des Gedmelra (i). le dessus des anneaux. Au rebours Je la graisse , cette maladie n'attaque que les Noctuelles vivantes, et on ne l'observe que chez les mâles. Il y a tout lieu de croire que c'est une véritable météorisation due à la produc- tion de gaz particuliers dans le tube digestif. Chez les femelles, dont l'abdo- men est rempli d'œufs et dout les incisions sont souvent ùatureilement dis- tendues par leur présence, cette météorisation pourrait avoir eu également lieu , sans avoir été remarquée. (i) La charpente ou nemUation, des ailes ne présente pas moins d'intérêt dans les Noctuelles que dans les autres divisions des Lépidoptères. Il est d'autant plus à propos d'entrer dans des détails à cet égard , que mou col- laborateur et les autres entomologistes qui se sont occupés de cette nou- velle branche de la science , qu'on a appelée Plérologie, ne l'ont pour ainsi dire appliquée qu'aux Diurnes ou Rhopalocères, et ont, par suite, émis des principes généraux trop absolus et qui ne s'appliquent pas entièrement ici, ou, au contraire, ont omis de désigner quelques parties de la char- pente alaire qui concernent spécialement les Noctuélites. Pour toutes celles qui ont été signalées, je me servirai des termes employés tant par mou col- laborateur dans l'introduction du premier volume , que par mon obligeant GÉNÉRALITÉS. XXXIX Mais un caractère bien facile à distinguer du premier coup-d'œil, et qui ne manque que sur un bien petit nombre ami, Alex. Lefebvre, dans ses publications ptérologiques. J'adopterai surtout de ce dernier, l'excellente méthode de prendre le pii cellulaire de chaque . aile pour point de départ, quand il s'agit de compter et de nommer les ra- meaux de la charpente, et j'appellerai, comme lui, novures, les filets princi- paux qui partent de la base même de l'aile, et nervules , les ramifications auxquelles ils donnent naissance et qui se prolongent jusqu'au bord ter- minal, mais non pas , du reste, jusque sur la frange, comme mon collabo- rateur semble le laisser croire dans son introduction. A peine ai-je besoin d'expliquer que ce pli est celui qui traverse longi- tudinalement la cellule discoïdale, et que chacun avait remarqué avant que M. Lefebvre n'eût eu l'ingénieuse idée de le faire servir de point de repère. Il divise naturellement l'aile eu deux parties. Au-dessus sont les nervules produites par la ramification de la nervure sous-costale (i); au-dessous c%lles produites par la nervure médiane. Ces nervules se comptent de bas en haut pour la première, et prennent ainsi le nom de i", 2* et 3* supé- rieure; et de haut en bas pour la seconde , et s'appellent ainsi 1", 2', 3*, et /]P inférieure. Ou verra pourquoi, aux secondes ailes, je nomme souvent la ï" inférieure : Indépendante. Pour la troisième nervure, j'adopterai encore le nom de sous-médiane proposé par M. Lefebvre, au lieu de l'appeler comme mon collaborateur, radiale slux ailes supérieures, et abdominale aux iiiiérieaves ; ou, comme M. Kambur, postérieure aux premières ailes, et interne aux secondes. Un nom uniforme me paraît préférable, bien que je regrette qu'il ne soit pas plus court. Cette nervure subit, aux premières ailes, une flexion plus ou moins prononcée, non loin de la base de l'aile ; elle est toujours droite aux secon- des. Elle n'a point de ramifications proprement dites : «seulement elle émet parfois un léger rameau qui s'atrophie presque toujours avant d'arriver au bord interne. Eufin il existe aux ailes inférieures une quatrième nervure que je nomme avec M. Lefebvre interne, bien que j'eusse préféré le nom d'abdominale. (t) Il est bon d'observer que dans l'immcnso majorité des Noctuélites , la nervure costale des secondes ailes ne paraît être qu'une ramiQcation de la sous-coslalc, soit qu'elle se soude par approche avec clic, à une distance plus ou moins rapprochée de la base, comme cela a presque tonjours lien, soit qu'elle passe dessous, comme on l'ob- serve chez quelques espèces (et en parliculiiT chez la Man. MIaura] , soit enfin qu'elle n'en soit, bien positivement, qu'une bifurcation et qu'elles aient toutes dc.ix une origine commune. Ce n'est que dans une seule fumille, U pins rapprochée des Bombyx (Noctuo- nombycides), que ces deux nervures sont complètement indépendantes l'une de l'autre : encore sont-cUcs si rapprochées, qu'elles se touchent pendant lu première partie de leur cours. XL GÉNÉRALITÉS. de Noctuélites, ce sont deux taches placées sur les ailes su- périeures, l'une vers le milieu, l'autre à l'extrémité de la M. Boisduval la considère comme une bifurcation de la sous^médiane, maîb à tort, car elle prend visiblement naissance à l'attache même de l'aile dans cette masse de vaisseaux artériels et musculaires qui n'ont pas encore , je crois, été analysés suffisamment , mais qui sont du ressort exclusif de l'a- natomiste. Cette nervure forme une courbure prononcée et longe absolu- ment le bord abdominal qu'elle est destinée à soutenir. Aux premières ailes, ou elle manque complètement, ou elle est réduite , comme je viens de le dire, à un filet court et bientôt interrompu; parfois elle se déve- loppe davantage, surtout dans les Quadrifides, et il arrive même quelque- fois qu'elle est soudée à la sous-médiane {Ophidere s) ; dans tous les cas, sa place est toujours indiquée par un pli, qui n'est peut-être lui-même qu'une nervure avortée. Voilà donc , dans les Noctuelles comme dans les autres Lépidoptères , cinq nervures : la costale, la sous-costale , la médiane, la sous-médiunc et l'interne , dont trois seulement bien constantes et communes aux quatre ailes : la sous-costale , la médiane et la sous-médiane , et deux constantes seulement à deux des ailes et variables aux deux autres, mais toujours simples : la costale pour les ailes supérieures, et l'interne pour les infé- rieures. Occupons-nous maintenant des ramifications des trois premières , qui varient suivant l'aile qu'elles sont destinées à soutenir. AILE SUPÉRiEURE. J'ai dit que la costale y est simple et va aboutir vers les trois quarts de la côte, qui jusque-là n'est soutenue que par le bourrelet coslal. La sous-costale se ramifie vers la moitié de la cellule discoïdale, pour envoyer, un peu au-delà delà costale, une nervule que j'appelle premier rameau coslal. Un peu plus loin elle se bifurque encore et forme ainsi deux des côtés d'une petite cellule rhomboïdale, plus ou moins oblongue, exac- tement fermée, et que je nomme, avec M. Lefebvre, aréole sus-cellulaire ou simplement aréole. La présence de cette aréole est fort importante et cons- titue un excellent caractère pour les Noctuéîites , chez lesquelles elle ne manque pour ainsi dire jamais (i), et qu'elle sépare ainsi nettement des Bombyx, oîi elle n'existe point (ou seulement dans quelques genres de Notodontides, qui ne sont déjà plus des Bombyx bien francs), et des Géo- mètres, où elle varie à l'infini quand elle existe , et où on en observe son- ■vent deux, ce qui n'arrive jamais chez les Noctuelles. (1) La famille des Anlliophilides tout entière et un genre de k famille des Oœniat(?« phorides forment seuls esception à cette règle. GÉNÉRALITÉS. XLI cellule discoïdale. La première de ces taches est en forme d'anneau, ronde ou ovale ; la seconde, qui est généralement Un peu avant l'extrémité de l'aréole s'opère une nouvelle bifurcation qui donne naissance au deuxième rameau costal. Enfin , de son sommet même partent deux branches, dont la supérieure devient elle-même bifide et forme le troisième rameau costal et la troisième nervule supérieure (i) , tandis que la branche inférieure reste simple et constitue la deuxième nervide supé- liciire. Enfin , du côté interne de l'aréole, et à une distance qui varie entre le quart et la moitié, naît, soit immédiatement, soit après un coude très- court, une nervule qui n'est autre que la première supérieure. Il résulte de là que la ramification tle la nervure sous-costale comporte dans les Noctuelles trois nervules et trois rameaux costaux, ces derniers plus ou moins rapprochés, presque parallèles, soit eutr'eux, soit avec la nervure costale , et formant à la côte une charpente très-nerveuse et qui est le principal soutien de l'aile. Si on les brise, toute solidité disparait, et l'action musculaire de l'insecte est paralysée. On peut, au contraire, frac- turer presque impunément les ramifications de la médiane, et il arrive fréquemment qu'on rencontre des individus mutilés ainsi accidentellement, et dont le vol ne se trouve pas , pour cela, notablement modifié. A l'insertion de la première inférieure sur l'aréole, ou un peu avant, vient se souder une petite nervule toujours plus grêle que les autres, et qui descend, en s'amincissant et se déprimant de plus en plus, jusqu'au mi- lieu de la cellule, où elle est traversée par le pli cellulaire. Elle répond à une autre branche récurrente, absolument semblable, que fournit la ner- vure médiane et forme avec elle la disco-cellulaire. On voit par cette dis- position, qu'il serait assez difficile de dire si, chez les Noctuelles, la cellule discoïdale est ouverte ou fermée, et, si on voulait trouver une expression juste, il faudrait dire qu'elle est cntr ouverte {2). La nervure médiane est moins compliquée dans ses ramifications. Celles- ci ne commencent que vers les trois quarts de la cellule par la 4^ ner- vule inférieure. Les trois autres sont groupées à l'extrémité même de la cellule; la 3" inférieure seule est une continuation de la nervure , et les 1'* et 2' sont insérées sur un rameau récurrent, qui n'est, à proprement parler, que l'origiaede la disco-cellulaire. Les dispositions de toutes ces nervules varient peu dans les Noctuelles. (1) Dans une petite quantité d'espèces des familles les plus rapprochées des Rombyx, les deux nervules naissent, sans bifurcation, sur l'aréole mômp, en sorte que le ô« ra- meau costal et la 5e supérieure ont une origine distincte. (2) Il faut en excepter pourtant les Erébides, chez lesquelles cette nervule est con- tinue et ferme complètement la cellule. XUI GÉNÉRALITÉS. plus grande, a la forme d'un rein ou d'une oreille : de là les noms dCorbîculaîre et de rémjorme qu'elles portent de temps L'espace occupé par les rameaux costaux est plus ou moins large, et ceux- ci, par suite, plus ou moins rapprochés les uns des autres; la i^e supé- rieure et le 3e rameau costal se séparent à un point plus ou moins éloigné de l'aréole ; celle-ci est plus ou moins grande , plus ou moins oblongue , plus ou moins rapprochée de l'ovale ou de la losange ou même du trian- gle, mais il est difficile de trouver, dans ces légères variations, des carac- tères bien précis. AILE inférieure: La nervulation est ici plus simple et plus profitable à la fois pour la méthode. Le bourrelet costal est extrêmement court et n'est guère sensible qu'à la base même de l'aile. J'ai dit que la nervure costale se confondait presque toujours à sa base avec la sous-costale; aussi n'est-il pas rare que je considère leurs ramifica- tions comme communes et que j'appelle la costale : 3'^ supérieure. Celle-ci est tout-à-fait parallèle à la côte, dont elle est très- rapprochée ; puis la sous-costale se bifurque à un endroit du disque qui vai"ie du quart à la moitié de l'aile, suivant les genres, pour former les 2^ et i'" supérieures, qui sont écartées , légèrement arquées et toutes deux formant, avec la nervure même, un angle à peu près égal. Je n'ai rien à ajouter à ce que j'ai dit de la sous-médiane et de l'interne^ Reste donc la médiane, qui est la plus importante pour nous à étudier : elle se divise pour la première fois à un point un peu plus rapproché de la base que la bifurcation de la sous-costale, et donne naissance à la 4*^ infé- rieure, puis une seconde fois , vis-à-vis, ou à peu près, de cette bifurcation, pour former les 3^ et 2^ inférieures, qui tantôt sont droites, surtout la pre- mière, et, plus souvent, affectent entr'elles la même disposition que les i'''^ et 2® supérieures auxquelles elles correspondent. Les légères variations qu'elles subissent n'ont rien d'important. H n'en est pas de même de la i"^ inférieure que je désigne souvent parle nova. (C indépendante, et qui nous fournit un des caractères les plus précieux. Chez une quantité considérable de Noctuelles, cette nervule paraît man- quer absolument et ne peut s'apercevoir quand la membrane alaire est dé- imdée avec soin. On voit alors qu'elle forme un léger filet qui suit le pli cellulaire, avec lequel il est facile de la confondre, et vient s'insérer auprès de lui sur la disco-cellulaire. Telle est la nervulation de la première pha- lange des Nactuélites, dont elle forme un des caractères les plus essentiels , et que j'ai nommée, à cause de cela, Noctuélites Trifdes. Dans la seconde phalange, ou Quadrifdes, cette disposition est toute dif- GÉNÉRALITÉS. XLIll immémorial. Les dessins des ailes supérieures sont d'ail- leurs asservis à des règles aussi constantes : ils consistent en quatre li.fjncs qui les traversent perpendiculairement à la côte, et qui manquent presqu'aussi rarement que les deux taches caractéristiques (i). férente : l'indépendante est aussi robuste que les trois autres, et s'aperçoit aussi facilement qu'eUes sur l'aile revêtue de toutes ses écailles. En outre, chez, la presque totalité d'entre elles, elle vient s'insérer sur la disco-cellulaire, non plus au milieu de la cellule, mais tout près de la bifurcation des a» et 3* nervules , en sorte qu'on dirait au premier coup-d'œil qu'elle part du même point. Ce n'est qu'avec de l'attention qu'on reconnaît qu'elle n'a pas la même origine, et qu'elle naît, comme aux supérieures, sur le rameau récurrent qui forme le commencement de la disco-cellulaire. Ce point d'insertion est, du reste, plus ou moins éloigné, et aussi plus ou moins élevé, suivant que la disco-cellulaire elle-même remonte plus ou moins haut dans la cellule. J'ai cherché à tirer parti de ces deux circonstances dans mes caractères génériques , mais il ne faut pas croire que ces carac- tères soient plus absolus que ceux que fournissent les autres organes ; ainsi, on trouvera des Trifides dans lesquelles l'indépendante est souvent tiès-distincte, et des Quadrifides où elle vient s'insérer près du pli cellu- laire. Seulement ces différents cas ne constituent que des exceptions. Enfiu, la disco-cellulaire a beaucoup de ressemblance avec celle des ailes supérieures ; toutefois il est rare qu'elle soit complètement interrompue au milieu : elle consiste presque toujours en un fdet très-mince, comme l'indé- pendante dans les Trifules ; mais elle subit des inflexions très-variées : tantôt elle forme un chevron ou V très-ouvert, tantôt un arc régulier, tantôt une ligne sinueuse. Elle prend toujours naissance inférieurement à la jonction des 2"^ et 3*^^ inférieures , mais elle aboutit souvent supérieure- ment sur la costale, longtemps avant sa bifurcation; c'est ce qu'on remar- que particulièrement dans les Trifides. Peut-être pourrait-on utiliser ces différences de forme et de situation , mais comme il faut presque toujours , pour en bien juger, dénuder complètement l'aile, on sent que je n'ai pu m'en servir comme je l'aurais voulu, mon étude se faisant la plupart du temps sur des objets qui ne m'appartiennent pas. (i) Voici les termes dont je me suis servi pour désigner les dessins les plus habituels des ailes supérieures dans les Noctuelles. Je viens de dire les noms des deux taches ordinaires. Il en existe une troi- sième beaucoup moins constante qui est placée au-dessous de l'orbiculaire et qui est le plus souvent oblongue et arrondie à son extrémité. On a pro- posé pour elle les noms de tacite en bouclion ou en cheville. Les Aile- 5CLIV GÉNÉRALITÉS, Tous ces caractères donnent aux Noctu élites un air de famille qui frappe au premier aboid, et il n'est point d'ento^ Kuands l'appellent Zapfelmackel ; M. Eversmann la désigne sous le nom de Siigma: en France on l'appelle souvent tache claviforme , et c'est ce noro «jue j'adopterai. Les quatre lignes qui traversent l'aile {Qticrlinien des Allemands) ont reçu aussi beaucoup de noms. La plus voisine de la base s'interrompt pres- que toujours à moitié de son parcours. Treitschke la nomme halb-linie: je traduis littéralement ce mot et je l'appelle demi-ligne. — La suivante a été nommée par M. Boisduval extra-basilaire, et j'ai adopté ce nom qui a, du reste, l'inconvénient d'être un peu long, celui d'interne proposé par M. Eversmann, étant trop vague, quoique plus court. — Celle qui vient après a été appelée médiane, dentée, serrée , pristique , coudée. C'est par ie dernier nom que je la désigneiai. — Ces deux dernières lignes réunies s'appellent médjanes. — Celle qui précède le bord terminal, et que plusieurs auteurs uommentyu/^Kra/e, terminale ou brisée, est pour moi, comme dans les Diurnes, l'anle-terminale ou subterminale, ainsi que pour M. Eversmann qui la nomme submarginalis. J'observe que cette ligne est rarement aussi bien écrite que les trois autres : elle est quelquefois réduite à une série de taches, souvent marquée par une traînée plus claire que le fond, et plus souvent encore, simplement indiquée par la couleur plus claire ou plus foncée de l'espace qui la précède ou qui la suit. — Ces quatre lignes s'obli- tèrent fréquemment en tout ou en partie, mais elles persistent presque toujours à la côte sous la forme de taches foncées que je nommerai traits COSTAUX. Une cinquième ligne, qui mérite à peine ce nom, traverse par- fois l'aile entre les deux taches ordinaires, ou en couvrant la réniforme, mais elle est presque toujours vague et composée d'une traînée d'atomes foncés : on l'appelle ombre médiane. — On voit presque constamment à la côte, en approchant de l'angle externe ou apex, comme je l'appelle pour abréger mes descri])tions, quatre petits traits courts, blancs ou du moins plus clairs que le fond, et que je nommerai traits virgulaires. — Enfin , une petite ligne noire part souvent de l'attache de l'aile pour se diriger horizontalement vers le centre, mais ne se prolonge guère d'ordinaire au- delà de l'extrabasilaire sur laquelle elle tombe alors à peu près à angle droit ; c'est cette ligne à laquelle je laisserai le nom de basilaire. Les trois lignes principales l'extrabasilaire, coudée et subterminale) divisent l'aile en quatre champs ou espaces bien distincts. Le premier , depuis la base jusqu'à l'extrabasilaire , s'appelle espace, basilaire ; le se- cond, entre les deux médianes, se nomme espace médian [miitelfeld) ; le troisième, entre la coudée et la subterrainale, espace subterminal; le quatrième, de la subterminale à la frange, espace terminal. Je fais remar- quer qu'ici, comme pour les Diurnes, je réserve exclusivement le mot GÉNÉRALITÉS» XLV mologiste un peu exercé qui ne les reconnaisse facilement, à quelques exceptions pi^ès; mais la multiplicité et la varia- bilité de ces différences font qu'il est impossible de les tra- duire en caractères brefs et absolus. Aussi, Linné lui-même a-t-il donné une idée incomplète des Noctuelles , en les ca- ractérisant ainsi : « alis inaimbentibus , antennîs setaceis nec pectinatîs. » Fabricius n'a pas été beaucoup plus beureux, et les auteurs plus récents ont tous été forcés d'allonger beau- coup leurs diagnostics et de les étendre aux premiers états, sans pouvoir, cependant, parvenir à formuler des carac- tères àl'aide desquels on puisse distinguer nettement et ab- solument une Noctuelle d'uii Bombyx, d'une Géomètre ou d'une Pyrale. Je ne me flatte pas d'y être parvenu plus qu'eux, ce qui n'empêche point que les Noctuéîites ne con- stituent un groupe parfaitement distinct pour tout entomo- logiste, et évidemment créé par la nature. Quant aux mœurs de ces insectes à l'état parfait, elles sont beaucoup moins variées et beaucoup moins intéressantes que celles de leurs chenilles, et les Noctuelles ne différent guère, pour les habitudes, des autres divisions des Nocturnes. Quelques-unes , en dépit de leur nom , volent en plein jour et butinent sur les fleurs, à la manière des Sésies et des Zygènes, mais la plus grande partie ne commencent leur vie active qu'après le coucher du soleil. On les voit alors décroiser lentement leurs ailes, les relever jusqu'à ce qu'elles devien- nent tout-à-fait horizontales, leur imprimer un tremblement presque imperceptible , puis s'élancer en bourdonnant à la terminal pour tout dessin qui s'appuie immédiatement sur le bord de ce nom. J'avertis encore que pour abréger mes descriptions , je supprime sou- vent les mots : tache, ligne, nervure ou nervule ; ainsi je dirai : l'orbicu- laire au lieu de : la tache orbiculaire ; la subterminaie au lieu de: la ligne subterminale; la costale au lieu de : la nervure costale; la a'' inférieure au lieu de : la seconde nervule inférieure. Quant aux désignations qui concernent les différentes parties du corps, comme le collier, les ptérygodes ou êpaulettes, la spiritrompc ou trompe, le THORAX , l'abdomen , etc. , etc. , mon collaborateur les a suffisamment expliquées dans l'introduction générale du premier volume. XLVI GENERALITES, recherche des fleurs qu'elles affectionnent. Elles se posent alors, pour quelques instants, puis, à peine ont-elles déroulé leur trompe, qu'elles quittent capincicusement leur place, reprennent leur vol violent et saccadé , et vont s'a- laattre sur une autre fleur. Mais à mesure que la fraîcheur augmente et que la nuit s'épaissit, elles deviennent plus calmes et moins inconstantes j une fois posées, elles replient complètement leurs ailes, et leur trompe déroulée s'occupe activement à pomper les sucs nourriciers : leurs pieds de- viennent alors leur unique moyen de locomotion, et elles marchent de fleur en fleur jusqu'à ce que, engourdies par le froid de la nuit et enivrées de pollen, elles s'endorment pour ainsi dire dans la dernière corolle qu'elles ont choisie. On les saisit alors si facilement, que lefdet devient inutile. Elles se laissent tomher lourdement dans la main, et, quoi- que le mot de sommeil dont je viens de me servir, soit pu- rement figuré et qu'elles conservent encore pleinement la faculté locomotrice, un chasseur exercé peut les piquer sur place sans les endommager. Les Noctuelles affectionnent particulièrement certaines espèces de plantes, et tout naturellement celles qui fournis- sent le plus de sucs nutritifs. Aussi, choisissent-elles de pré- férence dans nos jardins les fleurs simples et dont la culture n'a pas appauvri les étamines, au profit du nombre et de la beauté des pétales; mais ces fleurs même ne constituent pas leur unique nourriture : les fruits entamés par les autres insectes ou les oiseaux , les feuilles qui laissent trans- suder par leurs pores quelques gouttelettes de sève ou une liqueur mielleuse, leur fournissent encore des aliments, l^nfin , les branches chargées de pucerons , dont le corps transpire un liquide sucré , les attirent souvent en grand nombre, et elles viennent disputer aux fourmis cette étrange nourriture, Le soleil, en montant sur l'horizon, fait rentrer les Noc- tuelles dans une complète immobilité. Elles se cachent GÉNÉRALITÉS. XLVII alors SOUS les broussailles, se retirent dans les trous des ro- chers ou entre les écorces des arbres, ou s'accrochent sim- plement à leurs troncs, et restent ainsi dans un engourdis- sement continu, jusqu'au retour du crépuscule. Si un choc quelconque vient ébranler leur point d'appui, ou même si elles sentent l'approche d'un ennemi, elles replient leurs pattes, se laissent tomber, restent dans la position où leur chute les a placées, et se confondent ainsi, par l'absence dé tout mouvement et grâce au peu d'éclat de leurs couleurs, avec les pierres ou les débris qui jonchent le sol. Le danger passé, elles se glissent sous l'herbe eu remontent à même les troncs. Plusieurs viennent chercher un asile jusque dans nos maisons, où elles s'introduisent de préférence dans les jointures des portes, les fentes des volets, sous les corniches ou les saillies des toits, partout, en un mot, où elles espè- rent trouver un abri contre la pluie, le vent et la lumière. Les Noctuélites paraissent répandues sur tous les points du globe, et s'accommodent des froids des pôles comme des chaleurs des tropiques. Les contrées tempérées, et surtout l'Europe, ne fournissent presque que des espèces de la pre- mière phalange (Trifides), tandis que, dans les pays chauds, celles de la seconde (Quadrifides) dominent dans une pro- portion considérable. Le Brésil, l'Amérique du Nord, le Cap de Bonne-Espérance, les îles de l'Océan indien, sont jus- qu'ici les contrées qui nous ont fourni le plus grand ifom- bre d'es[)cces; mais il n'est pas douteux que tous les pays cju'on explorera plus attentivement ne nous en procurent une grande quantité de nouvelles, quelle que soft leur lati- ' lucle : en Europe même, où elles sont cependant bien con- nues, il existe des contrées qui se prêteront encore long- temps aux découvertes, et les excursions de Dabi, en Sicile, et des frères Kindermann, dans la Russie méridionale, nous en offrent des preuves convaincantes. CLASSIFICATION ET BIBLIOGRAPHIE DES NOCTUÉLITES. Les nombreux auteurs qui ont traité des Noctuelles peu- vent être examinés sous trois aspects principaux : i" comme méthodistes^ quand ils ont cherché à les distribuer méthodi- quement, soit d'après un système propre, soit en modifiant ceux de leurs devanciers; 2** comme iconographes ou des- cripteurs, quand ils ont donné des collections de figures ou de descriptions pour faire reconnaître les espèces; 3° comme observateurs , quand ils ont présenté des faits isolés ou ra- conté l'histoire des mœurs de chaque Noctuelle en particu- lier. Le peu d'espace que j'ai à ma disposition ne me permet pas de les considérer chacun en particulier, sous ces trois aspects; je crois, néanmoins, être agréable à mes lecteurs eu leur donnant rapidement une idée des différents ou- vrages qu'ils auront à consulter, et qui sont cités dans ma synonymie. Chacun en tirera parti , soit pour se guider dans les acquisitions des divers livres dont il jugera à pro- pos de [composer sa bibliothèque , soit pour mesurer le L CLASSIFICATION ET BIBLIOGRAPHIE degré de confiance qu'il devra accorder à ceux qu'il pos- sède. Je ne dirai rien des plus anciens ouvrages d'Ento- mologie, tels qu'Aldrovande, Mouffet, Merett , Lister, Goedart, Rai, etc., dont la Lépidoptérologie ne forijtie qu'une partie peu considérable , et où quelques Noctuelles seule- ment sont décrites ou figurées : car je n'ai point la préten- tion de faire une œuvre de pure érudition, et les renseigne- ments qu'on peut puiser dans ces anciens ouvrages sont à peu près nuls, et ne peuvent servir qu'à éclaircir certaines descriptions des premiers auteurs. Je citerai seulement Pe- TivER , dont le Gazophylaciwn contient une grande quan- tité de figures de Lépidoptères et, entre autres, de magnifi- ques Satarnia indiennes, qu'on a publiées dans ces derniers temps comme tout-à-fait nouvelles, et qui sont parfaitement reconnaissables, malgré la grossièreté de la gravure. Albin (1720, 172/1, lySô, 1749) est le premier qui ait donné un recueil de Lépidoptères figurés et enluminés , avec leurs cbenilles. Malgré la grossièreté des figures, pres- que toutes les Noctuelles y sont reconnaissables , et bien que, suivant l'usage des iconographes qui ont précédé Linné, il n'ait pas donné de noms, je l'ai pourtant cité comme créateur de toutes les espèces qu'il a représentées le premier. Il a eu quatre éditions. Je n'ai vu que celle de 1724. RÉAUMUR (1734 à 1742)» le plus populaire de tous les entomologistes, a donné un assez grand nombre de Noc- tuelles, avec l'histoire de leurs métamorphoses. Les plan- ches qui accompagnent son ouvrage sont malheureusement grossières, et, comme elles sont privées du secours qu'y ajouterait l'enluminure, on ne reconnaît pas toujours faci- lement ses sujets. On trouve néanmoins, épars dans ses vo- lumes, plusieurs renseignements qui ne paraissent aujour- d'hui de peu de valeur, que pai'ce qu'ils sont trop connus. JDES NOCTUÉLITES. Ll Réaumur peut être considéré comme l'inventeur des Re- cueils de fails en Entomologie. C'est lui, du moins , qui les a donnés le premier dans toute leur étendue, et, quelque facile que soit ce genre de travail, c'est pourtant celui qui dure le plus et vieillit le moins. Frisch (1720 à 1734) fraya la route à Réaumur^ et pu- blia UH recueil dans le même genre que lui^ mais ses plan- ches sont Lien plus grossières et son texte moins raisonné. On y reconnaît facilement un certain nombre de Noctuelles des plus communes, comme : Aceris, Psi, Gamma, Exoleta, Ferbasci, Nebulosa, Exdamalionis, Tragopoçonis, dont l'his- toire a été faite depuis d'une manière bien plus satisfai- sante. Je le cite rarement. RoESEL (1746-1761) est le premier iconographe de quel- que valeur qu'ait possédé l'Entomologie. On peut dire qu'on reconnaît à peu près tous les sujets qu'il a dessinés, et plu- sieurs de ses figures sont encore, malgré leur ancienneté, restées sans rivales. Les chenilles qui, jusqu'à lui, ressem- blaient à des vers informes, sontégalemezit recounaissables, quoique inférieures aux insectes parfaits. Il a lui-même des- siné et gravé la plupart de ses planches, ce qui est une con- dition de succès qu'aucune autre ne peut remplacer , et le coloriage, dirigé par lui, a encore gardé, dans les exem- plaires les plus feuilletés, une partie de sa fraîcheur. C'est évidemment' Réaumur qu'il a pris pour modèle ; mais on peut dire qu'il l'a surpasse. Les détails d'anatomie exté- rieure qu'il a figurés ont , sur ceux de son prédécesseur, l'avantage de la précision cl de la finesse. Le texte, quoique très-méthodique, n'est pas de grande ressource pour la clas- sification , mais il contient quelques détails curieux, et ses descriptions, (quoiqu'un peu longues, le sont généralement moins que ceux des auteurs de sa nation qui l'ont suivi, et qui ont cru l'imiter eu l'exagérant. 11 avait , au reste, pour Lit CLASSIFICATION ET BIBLIOGRAPHIE excuse la prolixité de son maître. Quoi qu^il en soit , ce texte, négligé aujourd'hui, parce qu'il ne nous apprend plus rien, entre pour peu de chose dans la réputation que lui ont valu et que lui valent encore ses figures : car c'est un des ouvrages les plus chers et les plus recherchés. Kléemann, son gendre (i 76 1 , puis 1 792), a continué l'ou- vrage de son beau-père d'une manière digne de lui , quoi- que cependant ses figures soient un peu inférieures. Dans le 2° volume (lygS), il suivit l'usage, déjà généralement adopté, des noms triviaux. Il contient , du reste , un très- petit nombre de Noctuelles. Il est à remarquer que l'édition de 1761, qui renferme moins de planches que celle de 1792, lui est bien supérieure pour Texécution. Les Glanures i848n<'3, etc. (Bibl. Boisd.) — Faun. Ural. . — Fauua Volgo-Uralensis. Casan. i844» in-8. (Bibl. Boisd.) Fab Fabricius. Entomologia systematica emendata et aucta, etc. Hafniœ 1793, tom. III et supplément. (Bibl. Lefebvre.) — Mant. . . . ^ Manlissa Jnsectorum, etc. Hnfnicc, 1787, in-8. (Bibl. Mus.) Fisch FïscnEK{Golthel{). Enlomogrnphiaiinperii Russici, etc. Moscjuœ, 1820-1822, tom. I, in-4- (Bibl. Guérin.) — Bull. Mosc. . Lepidopterorum rariorum, etc. Bulletin de la Soc. de Moscou, tom. VIII. (Bibl. Boisd. et Lefebvre.) Fisch. -Rosi.. . . Fischer von Roslerstamm. AbbUdungen zur Berichti- gung und Ergaenzung der Sdimettarlingskundi. Leipzig, 1834, in-4. (Bibl. Guenée.) Frey Freyer. Neue.re Beitraegc zur Schmellerlinjskunde. Augsbourg, i833-i84î, 4 ^'ol. in-4. (Il eu parait un cinquième). (Bibl. Boisd.) — Beitr. ... — Bcitraege zur Geschichle Europœische Schmetter- lingc, 1827-1830, 3 vol. in-24 carré. (Bibl. Boisd.) Frisch J. L. Friscji. Beschreibuvg von allerley Insectcn,\-j20. 1734, etc. I vol. in-4. (Bibl. Muséum.) Fuessl FuESSLY. Neues Maguzin fur die Liebimber der Entomo- logie. Zurich and J'yinterlhur,i-]%2, in-8. (Bib. Mus.) Geoff Geoffroy. Histoire abrégée des insectes. Paris, 1764, in-4, tom. II- (Bibl. Guenée.) Germ Ger.mar. Magazin der Entomologie. Y^zWe, \èi'i-i9ilf in-8. (Bibl. Reiche.) — Faun. . . • FaunainseclorumEuropœ. {y'iA. Panzer.) God Godart. Histoire naturelle des Lépidoptères de France. Paris, tom. H (des Nocturnes). (Bibl. Guenée.) Goez Enlomologische Beitraege zu des ritter Linné zwolften ausgabe des Natursystems von J. A. Goeze, tom. III, 3* partie. Leipzig, 1781, in-8. (Bibl, Muséum.) Gd Guenée. Essai sur les Noctuélites. Ann. de la Sos. Ent. (Bibl. Guenée.) XCIV ABREVIATIONS Ga. lad. . . . NocluarumEuropœarum Index methodicus, Ihid. i8^i, p. 235. (Id.) Haw Hawokth. Lcpidoptera ^rilannica sislcns digeslioucm novatn, etc. Londini, i8o3, in-8. (Bibl. Guenée.) Hb. ..... KvB^t,^. Sammlung Europaisclier Schmelterlinge. Augs- bourg, i796etsuiv. in-4. — Papillons et Chenilles (ces dernières sans n° d'ordre). (Bibl. Guenée.) — Ex. Schm. . . — E.rotiscAerS«miH/an anneau est aussi bifide ; le 3<î est simple, et tous ceux qui le suivent sont saillants et pyramidaux; le dernier est rhomboïdal ; la ligne vasculaire forme sur le û« anneau un point noir cerclé de jaunâtre, de chaque côté duquel on en voit un sem- blable. Sur chacune des pyramides est un trait noir oblique. Le ll« est marqué de noir et a une arcte transversale jaunâtre terminée à chaque bout par un point ocellé. La stigmatale est fine et d'un blanc-violâtre , et à la base de chaque patte membraneuse , on voit une large tache jaune pointillée d'orangé. Toute l'Europe, en juin. Coll. Div. Jamais trës^commune. 4. ThyatTRA VlClNA Gn. Elle ressemble extrêmement à notre Bâtit. Les ailes super, sont un peu plus allongées, avec l'apex très-légèrement falqué. Les taches sont plus étroites et d'une forme un peu différente. Les deux apicales sont confluen- tes. Les ailes infér. sont d'un brun cendré uni, avec la frange jaunâtre, et elles ont un léger sinus à l'angle anal. M. Horsfieldme l'a communiquée comme étant de Java. Je l'aurais crue américaine. 5. Thyatyra Pudens gd. Elle est plus grande et plus allongée que Bâtis et incline déjà vers les espèces de la 2» section. Tète et collier cendrés. Ptérygodes blanchâtre» fortement bordées de roux. Ailes supérieures cendrées, avec quelques li- gnes légères comme chez Bâtis, et aussi cinq taches d'un blanc rosé. Celle de la base oblongue, cernée d'un filet noir et portant près de son extré- mité un petit bouquet de poils roussâtres; celle du milieu du bord interne à peine marquée, et celle de l'angle interne petite : celle de l'apex est pres- que comme chez Bâtis, mais il n'y en a point d'autre contiguë, et on en voit au contraire une très-grande au milieu de la côte, qui absorbe en partie les deux taches ordinaires qui se montrentici comme chez notre Derasa. Les ailes infér. sont d'un cendré clair, avec la base et une ligne discoïdale d'un blanc jaunâtre. Toutes les ailes sont finement liserées de noir; le dessous porte les empreintes du dessus, surtout aux inférieures qui sont plutôt jaunâtres, avec une lunule et deux lignes grises. Amérique septentrionale. Coll. Doubleday. 6. Thyatyra Cymatophoroides go. On serait tenté de la rapporter au genre Cymatophora, si on n'exami- nait que les dessina ; mais l'abdomen crété, la forme des aile», et surtout l4 NOCTUO-BOMEÏCIDJE, sa pirenté avec l'espèce précédente , démontrent qu'elle appartient bien aux Thyatyra. Elle est de la même taille ; mais les ailes supérieures sont encore plus étroites et munies, à l'angle interne, d'une dent dont la frange est roussa- tre et que surmonte une grande tache noire ; à la base est une tache gris-noir, puis vient une bande ondée composée de 2 à 3 lignes noires tremblées, dont la première est l'extrabasilaire , et qui va de la côte au bord interne ; les autres lignes ne sont qu'indiquées, quoique visibles ; la subterminale est très-dentée, oblique , non coudée. Toute l'aile est d'un gris soyeux tirant sur le rosé, avec l'espace médian sablé de quelques atomes noirs. A la base et à la place des deux taches ordinaires , le rose devient plus intense. Celles-ci sont indiquées par deux points vagues. Les ailes infér. sont cendrées, avec une petite ligue centrale et la frange jau- nâtres; tout le dessous est d'un jaune clair. Le thorax est de la couleur des super, avec le collier et les ptérygodes marqués d'un trait noir. De chaque côté de l'abdomen est un pinceau de poils gris-uoir. La femelle, du moins celle que j'ai devant les yeux, diffère beaucoup du mâle ; elle n'a de noir ni à la base ni à l'angle interne , et la bande , si marquée chez ce dernier, est réduite ici à l'extrabasilaire qui est fine et liserée de blanc. L'abdomen est plus court , bien aigu à l'extrémité, et il n'a pas de fascicules de poils noirs en dessous. Comme je n'ai vu que deux individus, il est possible que ces différences ne soient pas purement sexuelles et qu'il se rencontre des individus de chaque dessin dans les deux sexes. New-Yorck, Coll. Doul^leday. Gen. LEPTINA Gn. Chenilles ...%.: — Tête petite, yeux rapprochés, antennes assez longues ^ très-grêles, garnies de cils recourbés très-fins dans les çf, très-légèrement pu- bescentes dans les Ç . Palpes très-courts, grêles, connivents, peu velus, ascen" dants, ne dépassant pas le front, contre lequel ils sont plaqués. Trompe de la longueur du thorax. Corps très-grêle. Thorax convexe, court, velu-squam- meux, à ptérygodes courtes. Abdomen lisse, affilé, non conique, à valves sail- lantes et velues dans les çf, proportionnellement gros et obtus dans les Ç, Pattes longues [même les antérieures), minces, plutôt squammeuses que velues, à éperons prononcés. Ailes minces, un peu soyeuses, les supérieures oblongucs, amygdaliformes, entières, nébtdeuses, à lignes visibles, à tache orbiculaire nulle; les inférieures un peu oblongues, ayant ta nenjule indépendante presque aussi forte que les autres, mais insérée à distance et non loin du pli cellu- laire. Ce genre, composé d'espèces de laille au-dessous de la moyenne, se lie à la fois aux Thyatyra et à la 1" section du genre Cymatophora. Peut-être même, par la suiie, devra-t-gn y réunir celle i'" seclion, qui diffère nota- NOCTUO-BOMBYCIDiE. 1 5 blement des Cymatophora proprement dites. Je ne connais jusqu'ici que trois espèces, toutes de l'Amérique du Nord, mais j'en ai vu une quatrième venant du Brésil, qui était en trop mauyais état pour être décrite. Elles sont toutes frôles et délicates, et leur corps est encore plus grêle que celui de notre Duplaris^ ce qui ne les empêche pas d'avoir l'aspect bombyciforme lie loule la famille. 7. LePTINA DoRiMlTAÎIS Gn. 27mm. Ailes supérieures arrondies à la côte, d'un gris cendré foncé, avec l'espace médian d'un cendré clair, surtout dans le haut; ix la base est une ligne oblique noire qui limite la tache humérale qu'on observe dans tout le genre. Toutes les lignes sont réduites à des ombres indistinctes, quoique plus marquées à la côte. La coudée toutefois est plus apparente , éclairée de blanchâtre et très-sinueuse; à son sommet elle rejoint une tache noirâtre où se dessine, en forme de V noir, le commencement de la subterminale qui disparaît et ne se retrouve plus qu'au bord interne où elle forme deux autres Vplus petits. La tache réniforme est réduite à un petit chevron a peine visible. Ailes iufér. cendrées-unies en dessus, Llauchâtres , avec une lunule cellulaire et 2 lignes foncées en dessous. Dessous des super, avec l'extrémité de la côte blanche, coupée par une liture noire. New-Yorck. Coll. Doubleday. Un seul cf. Cette petite espèce se rapproche à la fois de la Thyatyra Cymatopho» roîdes et de la Cymathophora Duplaris. 8. Leptina Ophthalmica Gn. 27""». Ailes super, arrondies à la côte, mais lancéolées, d'un cen- dré mêlé de blanchâtre , surtout au sommet. Tache basilaire comme dans la précédente, mais entièrement blanche. Lignes coudée et subtermi- nale seules visibles, composées de lunules noires et blanches; la seconde très-siuuée , formée de lunules arrondies, claires, ombrées intérieure- ment et prenant naissance à la côte dans une liture noire, oblique , mar- quée de deux traits plus uoirs. Une seule tache dans la cellule , blanche, arrondie, avec un point noir au milieu. Des lunules terminales noires bieu marquées. Ailes infér. blanchâtres de part et d'autre , avec une lu- nule cellulaire et d'autres terminales noirâtres peu visibles. Thorax du Uicuie blanc que la tache humérale. Ncw-Yorck. Coll. Doubleday. Une seule 9* 9. Leptina Dobbledayi Gn. 27""». Ailes super, droites à la côte, à apex prolongé, blanchâtres, avec la tacke basilaire circou2u-ite par un large espace d'un bruu'-carmélite. l6 NOCTUO-BOMBÏClDiE.' La coudée est droite, très-oblique, liscrée intérieurement et largement ombrée extérieurement du même brun. La subterminale est sinueuse, elle prend naissance dans cet espace brun qui est très-foncé à la côte, est bordée intérieurement de noir qui s'interrompt , mais qui , près de l'angle interne , forme une large tache triangulaire, dont la pointe vient presque rejoindre la coudée. La tache réniforme est ovale et, dans son centre, est un trait noir oblique. De petits traits bruns terminaux presque contigus. Ailes infér. blanchâtres, avec une bordure plus foncée, divisée au milieu par un trait blanchâtre, le tout peu distinct : leur dessous avec une lunule et deux lignes d'atomes foncés. Dessous des super, avec un trait subapical blanc. États du nord de l'Amérique septentrionale. Coll. Doubleday. Une seule 9. On la distinguera facilement des deux autres par la côte des ailes supé- rieures, qui est droite et même un peu creusée au lieu d'être convexe, Gen. CYMATOPHORA Tr. Tr. I p. 77 — Bdv, Dup. = Ceropacha St. Gn. = Tethea Och. Chenilles glabres, lisses , à peau fine et plissée , aplaties en dessous , à tête grosse, aplatie, élargie par en bas, vivant sur les arbres renfermées entre deux feuilles liées avec de la soie. — Chrysalides courtes , très-coniques. — Antennes assez courtes , cylindriques , épaisses , veloutées dans les deux sexes. Palpes grêles, velus, droits, dépassant le front. Trompe courte et comme avortée. Poitrine et cuisses velues. Thorax convexe, arrondi, laineux. Abdomen lisse, velu latéralement. Ailes supérieures assez larges, squammeuses, à lignes nombreuses très-distincles. Les vrais créateurs de ce genre sont les Thérésiens. Leur famille T, sec- tion **, y répond absolument. Quant au nom, il en a changé bien des fois, ûchsenheimer lui a donné le premier celui de Tethea, que Treitschke a changé en Cymaioplwra. M. Stephens lui ayant substitué la dénomination trés-caractéristique de Ceropacha, j'avais cru pouvoir tout concilier en conservant au genre qui renferme la Fiminalis le nom de Treitschke, et â celui-ci celui de Stephens. Maisl'étude plus attentive des caractères m'a yant démontré que la Fiminalis et VOn ne font pas partie de cette famille , je restitue à ce genre le nom de Treitschke. Les Cymatophora proviennent de chenilles très-lisses, le plus souvent de couleurs pâles, qui vivent renfermées entre deux feuilles, qu'elles maintien - nent rapprochées avec de la soie. Ainsi soustraite en partie au contact de l'air, leur peau n'acquiert jamais la même épaisseur que celle des espèces qui vivent à l'air libre. Elles ont généralement une forme aplatie que né- cessite l'étroit espace où elles se condamnent à passer leur vie, et, comme elles ne sont pas aussi cylindriques ni aussi gonflées que les autres, il en NOCTUO-BOMBYCÏD.E. I7 résulte que les plis des incisions et ceux des côtés sont beaucoup plus mar- qués. Lentes et presque inertes, elles ne changent guère de place que pour se filer de nouvelles habitations ou pour subir leur méiamorphose. Elles descendent pour cela au pied de l'arbre ([ui les nourrit et s'y chrysalideut à la surface de la terre : encore quelques-unes s'cvitenl-ellcs jusqu'à cette peine et se changent-elles en chrysalide dans un tissu lâche, entre les feuil- les et les écorces. Les papillons ne sont pas beaucoup plus actifs que leurs larves. Ils volent peu, et se tiennent ordinairement appliques contre le tronc des arbres où les chenilles ont vécu. Ils se divisent en deux groupes assez différents. Le premier, qui se lie avec le genre Leplina , est composé d'espèces à corps grêle , à tète grosse et saillante , à palpes assez épais et un peu ascendants. Ces caractères lui donnent un aspect presque phaléniforme. Le second se rapproche plutôt des Bombyx : il a les palpes courts, grêles et lout-à-fail droits, la tête petite et enfoncée sous les poils du prolhorax, le corps gros et velu, les pattes courtes. Quant aux antennes, elles sont épais- ses et simplement veloutées intérieurement. Toutefois , une espèce forme une exception remarquable à celte régie, c'est la C. Jiuficollis, chez la- quelle la tige est garnie de véritables lames courtes et pubescenles. Je ne connais pas encore de Cymatoplwra exotiques. GROUPE I. 10. Cymatophora Duplaris Lia. F. s. 1357 — Haw. 274 — Steph, III. III p. 52= Binoiata Fabr. Bomb. 2Ù7 = Bicolor Esp. t. <97 = Bipuncta Bork. 264 — Tr. I p. 9i — Dup. III p. 71 pi. 84 — Gn.Ind. p.236— Bdv. 702 = Undosa Hb. 211 (non Bork.) =: Le Colon Engr. 535 a b. Larv. Hb.— Tr. Cette espèce, à laquelle on a donné tant de noms , est bien la Duplaris de Linné, qui l'a prise pour une Pyrale à cause de ses mœurs à l'état de chenille. Nord de l'Europe, en juin. Coll. Div. Les beaux exemplaires ne sont pas très-répandus. II. Cymatophora Fluctuosa Engr. Engr. 534 o 6 c (l'Aqueuse) — Hb. 212 — Haw. 273 — Tr. I p. 94 — Dup. Sup. III p. 162 pi. 15 — Steph. III. p. 51— Gn. Ess. 236 — Bdv. 701. Lajv. Tr. II y a déjà deux Noctuelles exotiques du nom de Fluctuosa. II aurait donc mieux valu latiniser autrement le nom d'A>jutuse^ que lui a donné Engranielle qui l'a publiée le premier. Typo. 1 8 NOCTUO-BOMBYClDiE.^ Saxe, nord de la France, Paris, en juin. Coll. Div. Pas plus rare que Duplaris et toujours mieux conservée. La chenille n'a pas encore été figurée ni décrite avec détail. GROUPE II. ï2. Cymatophora Ruficollis W.-V. Wien.-Verz. 'T.-7 ? — Fab. 255 ?? — Engr. 358 ab (la Vien- noise.)— Bork 263 — Hb. iO'S — Tr. Ip. 89 — Dup. III p. 108 pi. 83 — Gn. Ind. 230 — Bdv. 700. Larv. Tr. Autriche. Centre et Est de la France, en ï»vril. Coll. Bdv. Cette espèce , toujours rare dans les collections , ne se trouve que dans des localités très-restreintes. La clieniile vit sur le cliêne. On l'a quelque- fois rencontrée aux environs de Paris, mais elle n'a pas été figurée. i3. Cymatophora Diluta W.-V. Wien.-Verz. T-6 — Fabr, 254 — Bork. 262— Haw. 270 — Hb. 206 — Tr. I p. 90— Steph. III p. 52— Dup. IV p. lOZipl. 83 — Gn. p. 236 — Bdv. 099= Bomb. Fasciculosa Bork, III 122, Larv. Hb. — Tr. Angleterre, Autriclie, Allemagne, nord de la France, en août. Coll. Div. i4. Cymatophora Or w.-v. Wien-.Verz. T-5 — Fabr. 253 — Sepp. IV pi. 42 — Scriba pi. VI f. U-h (non a) — Hb. 210 — Tr. I p. 98 — Dup. IJI p. 161 pi. 83 — Steph. m p. 53 — Frey. IV pi. 333 — Bdv. 697 — Gn. Ind. p. 2S6 = Gemina Donov. pi. 3Zi7 =^ Consnhrina Bork. 261 = Engr. 533 o-c (La double bande brune) = Ftaviçornis Lin. S. N, 132 — Clerck pi. 6 f. 9 —Haw. 272. Larv. Gn. infrà. Il paraît que cette Ci/matopkora est la vraie Flavicornis de Linné, dans la collection duquel elle existe encore; et en effet, la figure de Clerck citée par lui, seni))le représenter bien plutôt cette espèce que celle que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Flavicornis-, mais la res- titution de ce nom, aujourd'hui adopté par tous les entomologistes sans exception pour cette dernière, causerait une telle confusion, si on l'appli- quait à une espèce si voisine , que je ne me sens pas le courage d'imiter Haworih qui n'a pas reculé devant ce parti. AO""". Ailes super, d'un gris légèrement verdâtre, ordiu*iiremciit NOCTUO-BOMBYCIDiE. ÏQ plus pâle à la côte et à l'apex. Une bande large, sinueuse, composée d'un faisceau de quatre lignes noirâtres à la place de l'extrabasilaire. Une seconde bande de trois lignes moins marquées à la place de la coudée. Subterminalc commençant à l'apex par un trait noir, puis continuée par de petits traits sagittés. Un rang de traits terminaux. Les deux taches ordinaires contiguës, d'un blanc soufré, avec un trait noir dans la réni- forme. Ailes infér. d'un cendré-jaunâtre uni. Thorax gris, avec le tour du prothorax noir. Antennes roussàtres. La chenille vit , en juillet et août, sur les peupliers, entre deux feuilles. Elle est d'un jaune verdâtre très-pâle, sans dessins, avec la ligne vascu- laire un peu plus foncée en transparence , et quelquefois une apparence de stigniatale jaune sur laquelle sont les stigmates qui sont blanchâtres. La plaque du cou est à peu près de la couleur du fond, mais luisante, et, de chaque côté on observe deux points noirs. La tète est d'un roux très- clair, avec deux taches et les mandibules noires et la base du V frontal roussâtre. Elle se chrysalide au pied de l'arbre , et le papillon éclôt eu avril et mai. Il habite une partie de l'Europe et n'est rare nulle part. i5. Cymatophora Ocularis Lin. S. N. 100 = Octogena Esp. t. 49. f. û — Dup. III p. 158 pi. 83 — Curt. 272 = Or Bork. 260 — Scriba pi. VI f. û a (non h.) = Octo- gesima Engr. 532 ( l'Octogésime) — Hb. 209 — Tr. I p. 95 — Steph. III p. 53 pi. aï f. 2 — Bdv. 69G— Gn. Ind. 236. Larv. Frey. Le cabinet Linnéen renferme encore cette espèce à laquelle il nous faut de toute nécessité restituer son premier nom, bien que la description du Systema Natiirœ ne s'y adapte que médiocrement. Ce nom a été in- spiré à Linné par la ressemblance qu'offre la tache réniformc avec une paire de lunettes. Celui û'Octogcna ou Octogesima vient comme on sait du chiffre 80 , ou plutôt 08 , que forment les deux taches ordinaires. Une partie de l'Europe, en mai. Coll. Div. Plus rare que Flavi- cornis. Scriba a pris cette espèce pour le çf de la Flavicomis. iG. Cymatophora Flavicornis Esp, Esp. pi. 18Û f. 1-2 — Scriba m pi. 13 f. 8— Engr. l'orale do (la Fla- vicorne) — Bork. 259 — Hb. 208 — ïr. I p. 100 — Donov. pi. 352 — Uup. III p. 154 pi. 83 — Stcph. III p. 54 — Frey, IV pi. 375 — Bdv. 698— Gn. Ind. 230 = Luteicoriiis Haw. 271— De Geer II p. i22 pi. 7. Larv. Hb. — BRG. Elle habite la plus grande partie de l'Europe, en mars et avril. C'est l'espèce la plus commune du gemc. 20 NQCTUO-BOMBYClDiE: 17. Cymatophora Ridens Fab. Fab. 360. — Haw. 117 — Dup. III p. 151 pi. 8» f. 5-6 — Stepli. III p. 55 — Bdv. 695 — Gn. Ind. 236 = Çhrysooeras Beck. Trans. lin. II p. $ pi. 1 = Flavicornis Wien.-Verz. H-6 = Putris Naturf. VIII n° hl\. = Erythrocephala Esp. t. 121 f. 1, 2, 3 = Engr. 291 a-d (la tête rouge) — Xanthoceros Bork. 117 — Hb, 205 — Tr. I p. 86. Larv. Bork. — Hb. Une partie de l'Europe, en avril. Coll. Div. Pas plus rare qu'Ocu- laris. Albin a figuré, pi. LXVIII, abcd^ une espèce qui ressemble à celle-ci, mais il a représenté la chenille sur l'orme et d'un brun uni. La figure est d'ailleurs si grossière, qu'il est difficile de rien affirmer. FAM. II. BRYOPHILIDiE Gn. Gn. Essai, p. 322=: Bomlycoïdes Bdv. Dup. = Fam. E. part. Pu-' bescentes Wien.-Verz, = f^irescentes part. Haw. = fam. 1. yariegatcc Bork. Chenilles à 16 pattes, cylindriques, courtes, rases, à trapézoïdaux verru- (jueux et luisants, se nourrissant de liclietxs. — Chrysalides non enterrées. — Papillons de petite taille, à corps grêle, à antennes simples, veloutées ou pu- bescentes dans les mâles, à palpes bieti développés, ascendants, à articles dis- tincts, à trompe courte et grêle, à abdomen crête, à pattes longues, assezfortes, renflées, peu velues, à ailes entières, marbrées ou variées, pulvérulentes, dispo- sées, au repos, en toit élargi et peu incliné, à nervule indépendante beaucoup plus faible tjue les suivantes, et recouverte par les écailles. Les auteurs du Catalogue de Vienne ont fait une famille séparée de ces Noctuelles; mais ils y ont mêlé trois espèces qui n'ont avec elles d'autres rapports que la couleur verte ou les dessins marbrés. Tous les entomolo- gistes qui ont suivi se sont autorisés de ce précédent, et ont confondu en- semble les Bombycoïdes et les Bryophilides, et j'ai élé jusqu'ici le seul à les séparer. J'avoue, en effet, que je ne comprends pas comment des Noc- tuelles presque phaléniformes, à corps grêle, à palpes bien développés et à peine velus, à pattes longues et fortes, provenant de chenilles rases, à points verruqueux et vivant exclusivement de lichens, peuvent être réunies à des insectes qui sont presque des Bombyx , à palpes courts et velus , à trompe prescjuc nulle, à pattes courtes et velues, à chenilles velues, vivant sur les arbres, etc. Jamais séparation ne m'a paru plus nécessaire, et je ne puis m' empêcher de persister dans l'opinion émise dans mon Essai et de maintenir ma tribu des Bryophagides, dont je change seulement le nom en celui de Bryophilides pour l'uniformité de la nomenclature. Je conviens toutefois que la place de cette famille est toujours assez incer- taine, et j'avoue que l'étude des exotiques ne m'a apporté aucun éclaircis- sement à ce sujet. Les Thérésiens, qui comprenaient dans les Noctuelles toutes les espèces qui composent aclucllement notre nombreuse tribu des Lithosides, dont les chenilles vivent de lichens, comme les Bryophilides, pouvaient trouver dans cette conformité de mœurs un motif, au moins spécieux, de lier ensemble leurs familles C D et E; mais, outre que cette ressemblance d'habitudes n'est certainement pas suffisante, quand elle est isolée de tous les autres caractères, pour justifier un pareil rapprochement, les Lithosides se rangent dans la méthode actuelle auprès des Glaucopides et des Euchclidcs, où leur place est fort naturellement indiquée. Les Bryo- philides forment donc, quant aux mœurs des chenilles, une sorte d'anoma- 22 feRYOPHlLIDiË. lie dans les Noctuelles, et, comme j'en ferai l'histoire détaillée aux généralités du genre Bryophila, je me dispenserai d'en parler ici autrement qu'en ce qui concerne la classification, Gen. bryophila TRi Tr. I p. 57. — Bdv. Gn. Dup. St. = Pœcilia Ocli. Chenilles cylindriques, courtes, rases, ou munies seulement de poils tsoUs, à tête petite, (jlobuleuse, vivant de lichens et se cachant pendant le jour dans les crevasses. — Chrysalides à peau fine, parfois efflorescenles, contenues dans des coques de soie mêlées de lichens. — antennes simples ou pubescentes dans les çj^, filiformes dans les Ç . Palpes squammeux, ascendants , dépassant sou- vent la tête, à dernier article aciculaire. Trompe grêle, assez courte. Tête assez , grosse. Thorax grêle, arrondi, squammeux, à collier court, un peu relevé. Abdomen grêle, peu velu, crête, terminé par une brosse élargie dans les çf. Pattes fortes et longues. Ailes entières ou subdentées, oblongues, coudées au bord terminal , à lignes et taches distinctes, disposées, au repos, en toit très-" incliné. Les chenilles des Bryophiles sont faciles à reconnaître. Elles sont ramas- . sées;leur ictc est petite, réiractile, luisante ou légèrement rugueuse; les points ordinaires sont verruqueux, toujours saillants, souvent luisants et comme métalliques; ils ne portent jamais plus d'un poil, qui est parfois assez visible, quoique court. Elles se nourrissent exclusivement des lichens qui croissent sur les arbres ou sur les rochers, el, comme toutes les che- nilles lichcnivores, elles ne prennent leur nourriture que quand la rosée ou la fraîcheur du soir l'a ramollie. Dés que le soleil accpuert quehiue force, elles se hàlent de regagner leurs abris. Celles qui mangent les lichens des arbres se retirent entre les écorces ou sous les aisselles des branches ; mais celles qui vivent sur les pierres ne trouveraient pas ainsi un abri suffisant contre la chaleur : elles se filent donc, dans leurs cavités ou entre leurs fentes, de petites coques qu'elles consolident avec des débris de lichen ou de gravier et qu'elles percent pour sortir au besoin. Pour se chrysalider, elles construisent une nouvelle coque, qu'elles recouvrent si habilement de parcelles appareillées, que j'ai vu, sur des pierres bien taillées et qui pnraissaient très-unies, jusqu'à dix à douze coques semblables qu'il était impossible de distinguer au premier abord et qu'il fallait des heures entières pour découvrir toutes. A l'état parfait, les Bryophiles sont de petits insectes à corps grêle et effilé. Leurs ailes sont variées de brun, de blanchâtre et de vert, et imi- tent, en quelque sorte, les lichens sur lesquels les chenilles ont vécu, sur lesquels les papillons se tiendront appliqués pendant le jour, et dont ils sont presque aussi difficiles à distinguer que leurs coques. Le but de ces singu- lières ressemblances est facile à deviner, et la nature lésa multipliées dans teRTOPniTJD.T:.' 23 mille circonstances analogues, ôvidcmment pour donner à des insectes sans défense la chance d'échapper à leurs ennemis de toute espèce. Je ne connais jusqu'ici pour patrie aux Bryophila que l'Europe et l'Amérique du Nord. i8. Bryophila Ravula Hb. Hh. 464 = Lupvta Dnp. VII p. 3G7ipl. 125 et sup. IV p. 222 pi. 60 — Gn. Ann. Soc. ent. 1833 p. 197 el Ess. 236 = Jîaplricula Bdv. 736 (non alior.) = Perla BRG. chcn. Liirv. Gn. Ann, Soc. — BRG. L'espèce de nos environs est bien la Ravula d'Hubner , que Du- ponchcl a confondue avec la Lupula du même auteur (1) , cl M. Boisdu- ^al avec la Raptr-kula des Allemands, dont il sera question plus loin. Au reste, il faut remarquer que Treitschke, dans son Supplément, a cité la chenille de notre espèce figurée dans l'Iconographie de MM. Boisduval, Banibur etGraslin ; mais il l'a fait de confiance et sans avoir vérifié si le papillon produit par celte chenille se rapportait bien à sa propre liap- tricula. Paris et centre de la France, en juin et juillet. La chenille n'est point rare au commencement de mai sur les lichens des pierres, mais ])eu d'en- tomologistes la savent trouver , et le papillon n'est pas extrêmement ré- pandu dans les collections. (i) Je n'ai pu réussir à voir en nature la Lupula d'Hubner, si toutefois elle existe et n'est pas, coiunie je le souj)çonne tort, une simple variété de lîavulo. Diiponche), qui tenait absolument à figurer la vériUible Lupula, la demandait de tous côtés, et ne put la trouver que chez M. Donzel , qui lui envoya sous ce nom notre Eavula qu'il avait reçue d'Allemajifite. Freyer a donné aussi une Lupula des environs de Francfort qui est bien voisine de la nôtre, sinon tout-à-fait identique avec elle. Enfin, Treitschke a décrit dans son Supplément une Lupula envoyée de Paris, et, quoique sa description ne s'accorde pas parfaitement avec notre Noctuelle, il est assez probable que c'est bien elle qu'il a vue. Je suis donc très-disposé à considérer la Br. Lupula comme un double emploi, ou tout au plus comme une variété, jusqu'à ce que j'aie vu un insecte conforme à la figure 573 d'Hubner, et spécifiquement différent de notre Ravula. Quant à la patrie assignée par tous les auteurs à cette Lupula (l'Anda- lousie), j'ai vu un mâle d'une Bryophila rapporté récemment d'Andalousie par M. Lorquiu. Cet individu, le seul qu'il ait pris, ne me paraît différer de notre Ravula , que par une taille plus petite , une couleur plus pale, plus cendrée, des dessins plus effacés, la ligne extrabasilaire peut-être plus droite et les ailes inférieures presque toutes blanches. On voit qu'en ad- mettant même que cette r>ryophiIe constituât une espèce séparée, ce qu'on ne pourra décider que quand on aura »u un plus grand nombre d'exem- plaires, elle aurait des caractères tout opposés à la Lupula d'Hubner. J'ajoute à cette note que la Lupula que M. Herrich-Schu'Ifer vient de figurer sous le n» 86 ne me paraît différer de notre Ravula que par une couleur un peu plus pâle. 24 BRYOPHILIDJE» 19. Bryophila Vandalusi^ Dup. Dup. Sup. IV p. 405 pi. 82. Larv. ignot. Elle est intermédiaire entre Havula et Erepiricula. Elle se rapproche surtout de la dernière, mais elle est plus petite, beaucoup plus pâle; les ailes infér. sont presque entièrement blanches ; le corps est notablement plus grêle, et les palpes proportionnellement plus longs et plus sécuri- formes. De nouveaux exemplaires nous apprendront plus tard si elle est réellement distincte, ou si elle constitue une variété méridionale à' Erep- iricula. Andalousie. Le seul individu connu est l'original qui a servi à Dupon- chel. Il est maintenant dans ma collection. 20. Bryophila Ereptricula Tr. Tr. I p. 69 — Dup. IV p. 239 pi. 115 — Hb, Gey. 863 — Bdv. Icon, pi. 71 et Gen. n" 732 — Gn. Ess. 325 et 236 — Frey. I pi. 58 f. 2 et Beitr. pi, 8Û = Spoliatricula Hb. 20 ? Larv. Frey. Allemagne , Styrie , Prusse , en juillet. Coll. Div. Commence à se ré- pandre dans les collections. La chenille, récemment figurée par M. Freyer, a toute la région dor- sale d'un bleu ardoisé, avec les trapézoïdaux noirs et luisants. Une série sous-dorsale détaches triangulaires fauves, découpées sur un fond latéral noir, avec un petit point blanc sur chaque côté. Ventre et pattes gris. Têle bleue ponctuée de noir. Elle vit sur les lichens des pierres, à la manière de Jïaviila et Perla. 21. Bryophila Troglodyta Frey, Frey. I p. <02 pi. 52 fig. 1 = Erepiricula var. Tr. Sup. X p. 12. Larv. Frey. Un peu plus grande. Ailes super, d'un brun-noir foncé, jamais rou- geâlre. Demi-ligne moins distincte à la côte et davantage au bord interne. Coudée peut-être un peu plus arquée dans sa partie supérieure. Ailes infér. beaucoup plus foncées ainsi que l'abdomen. La chenille diffère de celle ù' Ereptricula par une ligne vasculaire noirâtre interrompue , un point noir dorsal outre les trapézoïdaux, le pre- mier anneau entièrement bleu , une ligne sous-dorsale blanche , inter- rompue par des taches fauves, carrées : au-dessous , deux points blancs au lieu d'un. Elle vit comme celle à' Ereptricula, BATOPHILIDA. 35 Prusse, vers la mi-juillet. Coll. Pierret. Les différences que présente le papillon sont bien légères. Celles de la chenille sont beaucoup plus caractéristiques si elles sont constantes. C'est aux entomologistes qui élèvent les deux espèces , à décider la ques« tioa. ^ 22. BrYOPHILA PeTREA Gn. Larv. ignot. Taille de Fraudatricula y dont elle se rapproche un peu pour les cou- leurs, mais uon pour la coupe d'ailes. Ailes supérieures nuancées de brun verdâtre , de gris et de noir. Les deux lignes médianes plus rapprochées que dans aucune autre Bryophile, surtout au bord interne , où elles sont reliées par un gros trait noir, court. Demi-ligne formant deux V très- aigus. Une tache noire au-dessous. Tache orbiculaire ronde, noire; réni- forme largement éclairée de gris-blanc très-légèrement teinté de fauve. Une autre éclaircie derrière la coudée au bord interne. Deux taches noires devant la subterminale. Ailes infér. sinuées, d'un gris-fauve mordoré. Palpes très-ascendants, à dernier article assez long. Rapportée d'Andalousie par M. Lorquin, Coll. Boisd* Une seule Ç ^ — Cette belle espèce est très-remarquable par la teinte de ses ailes infé- rieures. Elle n'a pas encore été retrouvée depuis M. Lorquin, en sorte que c'est une des plus grandes raretés entomologiques. ;)> 23. Brtophila Deceptricula Hb. Hb. 30 — Tr. I p. 72 — Dup. sup. III 539 pi. 45 fig. 5 a (la Ç) — Frey. II pi. 179 — Gn. Ess. 236 — Engr. 316 a b (le Mantelet) = Divisa Esp. pi. 158 f. 5-6. Laiv. Frey. Hongrie , en juillet. Coll. Div. N'est pas rare. Cette espèce présente deux variétés assez tranchées, mais non pas tel- lement, qu'elles ne se confondent quelquefois. Celle-ci se distingue au premier abord, par la teinte ferrugineuse mêlée de blanchâtre qui s'é- tend plus ou moins largement au-dessus du trait noir longitudinal des premières ailes. A. Baptrtcnla Hb. Hb. 29 — Tr.Ip. "31 — Frey. II pi. 179 f.i = PomulaBotk. 79 — Engr. (la Pomule) 317 a 6 c = Deceptricula çf Dup. sup. III pi. û5 fig. 5-6. Elle diffère de l'espèce typique par l'absence complète de U couleur ferrugineuse sur les ailes supérieures. C'est cette variété que les auteurs français ont confondue avec notre Lépidoplvres, Tome 5. ii i6 BriTOpSitib'.è. Jlavula, dont elle est parfaitement distincte , surtout par la coupe al-« longée des ailes supérieures. Treitschke et Freyer qui ignoraient cette confusion , ont décrit la che- nille de notre Ravula , comme étant celle de la Maptricuîa, ^? 24. BrYOPHILA SlMULATRICULA Gn. Larv, ignot. Taille des grands exemplaires de Fraudatricula dont elle se rapproche légèrement, quant au dessin. Ailes super, plus allongées et moins aiguës au sommet, d'un gris cendré très-légèrement nuancé de verdâtre, sur- tout au bord interne. Lignes médianes peu distinctes, l'extrabasilairc presque droite. Un trait noir longitudinal comme chez Fraudatricula. Tache orbiculaire à peine marquée, en anneau noir ; réniforme formant une large plaque d'un blanc cendré. Une légère teinte du même blanc à l'apex. Ailes infér. arrondies, d'un blanc sale, à bord terminal noirâtre, divisé près de la frange par une teinte cendrée et surmonté d'une fine ligne noirâtre. Une lunule cellulaire noire, bien marquée en dessous, Pal- pes ascendants et assez robustes , avec le dernier article long. Florence ? Coll. Bdv, Un seul individu cf. • ^'^ 25. Bryophila Fraudatwcula Hb; Hb. 28 ~ Tr. I p. 70 et sup. X p. 15 — Bdv. le. pi. 71, et Gen. 734 — Frey. II pi. 170 — Gn. Ess. 230. Larv. Tr. sup. Midi de l'Allemagne, Autriche, Styrie, Hongrie, en juillet. Coll. Div. N'est pas des plus communes. La figure d'Hubner, quoi qu'en dise U. Freyer, est excellente et supé- rieure à la sienne. 26. Bryophila Palliatricula Gn. Taille de Fraudatricula. Ailes supérieures d'un brun-verdâlre foncé, avec une large tache blanche occupant tout l'espace médian jusqu'au trait horizontal noir qui sépare ordinairement les lignes médianes près du bord interne, et limitée par les lignes médianes qui sont dessinées en noir, la coudée, toutefois, s'effaçant dans sa partie supérieure. Un filet terminal noir interrompu. Ailes inférieures d'un gris-brunâtre. Amérique du Nord. Etat de Nevi'-Yorck. Coll. Doublçday. Une geule $. BRYOPHIMDiE. 37 ^ 27. Bryophila Receptricula Hb, Hb. 27 — Tr. I p. 66 — Frey. pi. 179 — Bdv. 733 = Strigula Bork. "38— Engr. 318 o bc (l'Etrille) = Degenér var. Esp. pi. 158 f. ft = Algœ jar? Gn. Ess. p. 236. Larv, Frey. J'ai hésité longtemps à adopter cette espèce, craignant qu'elle ne fût qu'une des nombreuses variétés de V Algœ ; mviis , comme toutes celles qu'on reçoit sont parfaitement semblables, et que tous les auteurs l'ont obtenue également la même, chacun de leur côté, je me range à l'avis le plus général ; d'ailleurs, M. Freyer vient de figurer la chenille qui met la validité de cette espèce hors de toute contestation. Autriche, Hongrie , en juillet et août. Coll. Div. Elle ne parait pas plus rare que VAlgœ. dans les localités qu'elle habite. La figure d'Hub-» nev est excellente. '''yP*'^ 28. Bryophila Alce Fab. Fab. 313 — Scriba pi. X f . 6 — Dup. III p. 212 pi. 86 — Bdv. 729 — Gn. Ann. Soc. ent. 1835 p. 123 et Ess. 325-236 = Degener Bork. 69 — Wien.-Verz. E-û 1 = SpoUairicula Tr. I p. 64 — Frey. II pi. 179 f. 4 — Hb. 26 2 = Engr. 324 a (la Chloé). Larv.Vih. — DG. — BRG. Contre l'opinion de Fabricius, je pense que la Dtgcner du Wien.-Verz. est une Bryophila^ mais il ne m'est pas prouvé que ce soit celle-ci; je lui conserve donc le nom d'Algcc. 22"™. Ailes super, assez larges. Tout l'espace basilaire d'un vert-clair avec la demi-ligne et quelques taches noires. L'espace médian d'un brun foncé , avec une ombre transverse noire près du bord interne, des traits costaux et les taches ordinaires faiblement esquissés en noir , une éclair- cie blanche, quelquefois un peu fauve, sur la réniforme. Espace ter- minal vert, très-varié de brun et de blanchâtre. Frange entrecoupée. Ailes infér. d'un brun-clair , avec un liseré terminal blanchâtre , un point cellulaire et une ligne obscurs, visibles surtout en dessous. — 9 semblable. La chenille est d'tni gris-vcrdâtre , marbrée de blanc , avec la vasculaire et des taches latérales blanches; la stigmatalc et un dessin dorsal en fer iy cheval, noirs; la tète noire. Elle vit sur les lichens des arbres. France, Allemagac, etc., eu juillet. Coll. Div. N'est point rare au- tour Uc Paris, 38 BRYOPHILIDiE. A. Strlgnla Dup. (Non alior.) Dup. III p. 215 pi. 86 — Démener Esp. pi. 158 f. 3 Comprend les individus dont la teinte verte est plus unie, plus terne, moins tranchée avec le brun de l'espace médian. Il ne faut pas la con- fondre avec la N. Strigula du Wien.-Verz. , qui est la Nola Sirigulalis^ ni avec celle de Borkhausen et Engramelle qui appartient i l'espèce pré< cédente. Uémes localités que le type et aussi commune que lui. B. Blandttcala Hb. Hb. 520 — Bdv. 730 — Dup. Cat. = Chloris Bork. 71 î Plus petite; d'un vert plus grisâtre, plus pâle, plus uni; espace médian tout-à-fait concolore. Eclaircie discoldale ordinairement plus large. Midi de la France. Coll. Gn. Commune dans le Midi. C. Calligrapha Bork. Bork. 71 — Hb. 580 — Bdv. 731 — Dup. Cat. D'un vert plus jaunâtre. Espace médian presque concolore. Lesptéry- godes , deux larges taches à la base, une sur le disque et une bande accolée à la subterminale , d'un jaune orangé vif. Midi de la France. Coll. Gn. Assez rare. 29. Brtophila Perla w.-v. Wien.-Verz. fam. E-3 — Fab. 310 -- Esp. pi. 77 f. 2 — Haw. 119 — Hb. «5 — Tr. I p. 61 et sup. — Dup. III p. 210 pi. 86 — Frey. I pi. 70 — On. Ann. 1835 p. 123 et Ess. 236 — Bdv. 726 = Glandifera Bork. 52 — Engr. 321 a-d = Raptricula BRG. chenilles = LUhophila Scriba III p. 262 pi. 18. Larv. Gn. — BRG. — Frey. Europe , en août. Coll. Div. C'est une des plus communes. Elle varie beaucoup, surtout pour la teinte, où domine tantôt le bleuâtre, tantôt le jaune ochracé. A. Plus grande et plus robuste, lignes mieux écrites , surtout la coudée qui est très-entière et à dents plus prononcées. Les deux taches mé- dianes bien comblées de noirâtre, Ailes infér, salies de noirâtre , avec une BRTOPHILID^. 2g bande terminale noirâtre , marquée seulement de deux points blanchâtres à l'angle anal. Chamouny. Coll. Gn. Un (f. 3o, Bryophila Perloides Onî Zarv. igHOt. Elle est tout-à-fait intermédiaire entre la variété Par de la Glandifera et la Perla ; mais elle se rapproche davantage de cette dernière , avec la- quelle je vais la comparer. Un peu plus grande (aS""). Ailes super, proportionnellement plus oblongues et un peu plus prolongées à l'apex , fortement saupoudrées tantôt de jaunâtre, tantôt de gris, mais plutôt alors verdâtres que bleuâtres. Lignes bien écrites, l'extrabasilaire se liant inférieurement à la demi- ligne, la coudée arrondie par en haut, comme chez Glandifera. Les deux taches ordinaires contiguës et la réniforme plus petite et plus sombre , ^ comme chez cette dernière. Frange marquée d'une double série de points noirs. Ailes infér. plus sombres , n'étant point divisées au bord terminal par des taches blanches, comme chez Perla; leur dessous blanchâtre, avec la lunule, la ligne subterminale et le bord nettement marqués. Base de» ptérygodes marquée d'un point noir. Palpes plus recourbés et plus as- cendants que chez Perla. Andalousie. Coll. fidv. Deuxc/** On voit qu'elle diffère de Perla , par les dessins qui sont presque ceux de Glandifera, et de cette dernière par la taille, la coupe et le faciès, qui sont tout-à-fait ceux de la première. 3i. Bryophila Glandifera w.-v. Wien.-Verz. E-2 — Hb. 24 — Tr. I p. 58 et sup. — Frey. I pi. 70 — Bdv. 725 — Gn. Ess. 236 = Lichenis Fab. 312 — Esp. pi. 118 f. 8 — Bork. 53 — Haw. 118 — Dup. III p. 207 pi. 86 = Engr. 322 a-d (ta Perle). Larv. Hb. — BRG. — Dup. Europe, en juillet et août. Coll. Div. Très-commune autour de Paris. A. Par Hb. Hb. 515 — Tr. I p. 60 et sup. D'un vert-grisâtre pâle , avec tous les dessins noirs du type faible- ment indiqués ici en gris ferrugineux et ne persistant eu noir qu'à la cote. 3o BRTOPHÏtlD*; Par Costa p. 5 pi. XIII f. 2-3. Larv, Costa. Toujours plus petite (26"'») et paraissant plus oblongue. Dessins comme chez la variété A, et même encore plus eflfacés, à l'exception de la tache claire trilobée qui est entre la demi-ligne et l'extrabasilaire, et qui reste entourée de noir. Ailes infér. généralement plus claires. Espagne. Coll. Lorquin et Feisthamel. La chenille , figurée par M. Costa, parait un peu différente de notrg Glandifera; néanmoins, il est indispensable de les comparer en nature avant d'ériger en espèce distincte cette Bryopliile si rapprochée du type. 32. Bryophila CoRTicosA Gn. Taille de Glandifera. Ailes supérieures épaisses, squammeuses, variées tle blanc-verdâtre, de brun-clair et de noir, et toutes les lignes noires. Espace basilaire de la première couleur, avec la demi-ligne et une tache au bord interne noires. Espace médian d'un gris-brun , légèrement mêlé de fauve sur le disque ; espace terminal blanc taché de brun. La ligne subterminale très-noire , très-ondulée , et à peu près parallèle à la coudée. Frange blanchâtre, entrecoupée de traits noirs. Ailes infér. d'un blanc nacré , avec une ombre noirâtre partant de l'angle interne et se prolon- geant à peine à moitié. Dessous de l'abdomen blanc. Corps assez robuste. Antennes longues. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Deux ex.' Gen. GRAMMOPHORA Gn. Clwnilles ',„.... — jintennes simplement veloutées, mais épaissies dans leS ç^,avec le premier article épais éi squammeux. Palpes ascendants, grêles, cy- lindriques, squammeux, à dernier article tronqué. Trompe courte et grêle. Thorax globuleux, petit, lisse, squammeux. jlbdomen pèii velu, grêle, avec une seule crête à la base. Pattes squammeuses, à ergots courts. Ailes lisses, entières, un peu luisantes, très-squammeuses, avec les taches et lignes très- tranchées, les inférieures avec l'indépendante assez visible, insérée au milieu lie la disco-cellulaire. Ce genre, dont je ne connais encore qu'une seule espèce en nature, in- cline déjà un peu vers les Bombycoïdcs et louche de prés le genre Miero- cœlia. Il en diffère par l'aspect général de l'insecte, qui est complètement squammeux dans toutes ses parties, la formé dé son thorax, et surtout son RnYOPHiLtD/E. 3l abdomen crctc i la base. 11 diffère également des Brynphila parles mêmes caractères, et en outre par les palpes, la forme dos ailes supérieures plus arrondie, les inférieures plus larges, plus luisantes, etc. Il paraît propre à l'Amérique. Ses chenilles vivent probablement sur leS lichens. 33. Grammophora Hebr^.a Gu. Hehrœicum Hb. Zutr. 25-28. J'ai dû changer le nom, mal orthographié d'ailleurs, d'Hubner, parce tju'il existe déjà une Noclua Hchraica dans le même auteur. Taille de Glandifera. Thorax blanc ponctué de noir. Ailes super, d'un blanc légèrement jaunâtre , avec des dessins d'un beau noir très-tran- ciiés, parmi lesquels on remarque quatre lignes très-anguleuses ou inter- rompues , et les deux taches , dont l'orbiculaire réduite à un point* Frange entrecoupée. Dessous noirâtre avec des taches blanches costales. Ailes infér. d'un blanc sale un peu irisé , avec le bord terminal noirâtre; leur dessous blanc avec des taches noires au bord antérieur. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. 34. Grammophora' Cora Hb. Hb. Zutr. 59-60. Taille de la précédente. Thorax brun-cendré. Ailes super, blanches, avec une bande près de la base et l'espace terminal et subterminal bruns cendrés et une foule de dessins noirs, parmi lesquels on distingue les deux taches ordinaires, en anneau, très-bien écrites. L'orbiculaire petite, avec un point. La rèniforme grande , avec un trait au centre. Ailes infér. d'un gris-cendré, avec une lunule cellulaire et la frange entrecoupée de noir; leur dessous avec la même lunule et quatre taches noires. Géorgie américaine. Décrite sur la ligure d'Hubner, d'après l'inspec- tion de laquelle elle m'a paru appartenir à mon genre Grammophora. Cependant il serait possible qu'elle appartint à un tout autre genre. FAM. IIL BOMBYCOIDjE Bdv. Edv. Ind, méth. p. GO. — Gn. DSp. = Fam, B Bomlyciformes Wlen.- Verz. — Fam. 5 Nuhilœ Bork. — Fam. 6 Cinerece (partim) Haw. Chenilles à 16 patles égales, épaisses^ cylindriques, à trapéio'idaux verrue fjueux et plus ou moins garnis de poils, vivant à découvert sur les arbres ou les plantes. — Chrysalides courtes, épaisses, obtuses^ ordinairement peu lui- santes, renfermées dans des coques filée<; entre les branches ou les mousses, et non enterrées. — Papillons bombyciformes, à antennes courtes ou moyennes, à palpes généralement courts et velus, à trompe grêle et courte, à thorax velu Ou même laineux, à pattes assez courtes, à ailes supérieures épaisses, nébuleu- ses, à ailes inférieures plus courtes, sans dessins, ayant souvent l'indépendante assez développée. Les vrais créateurs de cette famille sont encore les Thérésiens, mais il faut dire qu'ils l'ont bornée au seul genre Jcronycta, dont ils ont jnême retran- ché la Ligustri, pour la rejeter avec les Diphtera dans leur famille E, qui répond à ma famille des Bryophilides. Celle des Bombycoïdes est, au reste, si "naturelle, qu'elle n'aurait échappé à personne. Le nom que lui a donné M. Boisduval indique suffisamment sa parenté avec les Bombyx, et ce m'a été une nouvelle raison de le respecter, quoique, pour l'uniformité du sys- tème, il eiit mieux valu lui substituer celui ô.' Jcronyctides. Quand je djs que les Bombycoïdes ont toutes une parenté évidente, il n'en faut pas conclure qu'il n'y ait entre elles que des différences insigni- fiantes : nulle famille, au contraire, n'est plus féconde en genres et même en espèces fortement tranchés et comme opposés, quant aux caractères les plus essentiels. Ainsi, un des plus saillants ici, ce sont les poils qui sont implan- tés par verlicilles sur des verrues trapézoïdales bien développées, comme chez les Chclonides ou les Liparides; mais il arrive fréquemment que, dans le même genre, ces verrues se réduisent à une petite saillie très-peu visible, qui n'est surmontée que d'un poil isolé. Ainsi, à côté des Acro- nycta Auricovia., Menyanthidis, qui Sont dans le premier cas, nous trou- vons les Acr. Brumosa, Hamamelis, Ligustri^ Strigosa, qui rentrent tout- à-fait dans le second. Les chenilles du genre Diphtera nous offrent des différences tout aussi brusques, puisque la Cœnnbita. est munie de brosses dorsales, comme les Orgyia, tandis que la Ludifica est réduite à quelques poils. plantés sur des verrues arrondies. Peut-être les genres Microcœlia, Prnmeiopvs, dont on ne connaît pas les premiers états, nous réservent-ils des dissemblances encore plus marquées. Les entomologistes qui refusent d'ad- mettre dans la classification les caractères tirés des premiers états, n'ont pas. BOMBYCOIDiE. 33 taanquè de s*einparer de ces dissemblances et de les poser en objection contre la méthode naturelle, au lieu de n'y voir que l'instabilité ordinaire à tous les caractères, même à ceux de l'état parfait, et une preuve qu'il ne faut chercher nulle part de caractères absolus. Mais, sans m'arrôter plus longtemps à ces considérations, je ferai d'un mot l'histoire des Bombycoïdes, en disant qu'elles sont aux Bombyx propre- ments dits ce que les Pseudo-Bombycidcs sont aux Notodonics. Pourtant une circonstance remarquable, c'est que les plus anciens auteurs n'ont point été tentés de les placer parmi les Bombyx, comme ils l'ont fait pour tant d'au- tres espèces ; mais je crois qu'il faut moins en faire honneur à leur sagacité qu'à cette circonstance, que toute» ces espèces, malgré leur faciès bomby- ciforme, n'ont point les antennes pectinécs, caractère qui était regardé au- trefois comme indispensable pour constituer un Bombyx. Les auteurs mo- dernes, au contraire, ont enlevé à cette famille un de ses genres pour le reporter dans les Bombyx (Gen. Colocasia), et un autre (Symira), pour le mettre dans la tribu des Leucanides. Les Bombycoïdes ne diffèrent point, quant aux mœurs, des autres Noc- tuelles. On les trouve, comme elles, appliquées contre le tronc des arbres pendant le jour, ou volant sur les fleurs au crépuscule. Elles sont pourtant généralement plus lourdes que beaucoup d'autres espèces. Leurs ailes sont en général nébuleuses, quoique les lignes et les taches ordinaires y soient bien distinctes : il en est pourtant dont les couleurs sont agréablement va- riées de vert ou de jaune. Beaucoup sont fort communes, et quelques-unes se multiplient assez dans certaines années pour faire du tort à nos potagers ou à nos plantations d'agrément. J'ai vu des boulevards plantés de jeunes marronniers entièrement dévorés par l'Acr. Jceris, et la Bumicis est par- fois tellement abondante, qu'elle se répand sur les plantes potagères qui res- tent à l'automne dans nos jardins. La famille des Bombycoïdes est une des mieux connues des auteurs, parce que ses espèces sont répandues par toute l'Europe. Elles sont fort nom- breuses aussi dans l'Amérique du Nord. On voit donc qu'elles affectionnent spécialement la zone tempérée, et même les pays froids. Les contrées équa- torialesne nous en ont fourni jusqu'ici qu'un très-petit nombre. Gen. MICROCŒLIA cn. Chenilles — Antent^ courtes, pubescentes dans tes ç^. Palpes bien développés, mais minces, ascendants, non velus, à articles très-distincts. Trompe asser. courte. Corps grêle. Thorax court , peu velu , squammeux , à plérygodes écartées. Abdomen cylindrique , effilé , lisse , caréné , velu seulement à l'extrémité. Pattes assez longues, peu velues. Ailes larges, en- tières, les supérieures squammeuses, nébuleuses, à lignes et taches distinctes. Ce genre lie très-bien la famille des Bryophagides à celle des Bomby- coïdes. Il lient encore des premières par son corps grêle, ses palpes bien 34 BONmYCôip^. développés , Ses pattes assez longues. Parles dessins des ailes, il se irappto- che tout-à-fait des Acronycta. Je n'en connais que deux espèces, toutes deux inédites, de l'Amérique du Nord. 35. MicRoccELiA Fragilis Gn; 30mm. Les âcssins des ailes super, ressemblent tout-â-fait à ceux de certaines Acronycta. Elles sont d'un gris-blanc clair poudré de noi- râtre, avec tous les dessins noirs pulvérulents. Au-dessus de la ner- vure sous-médiane, dans l'espace basilaire, est une tache allongée noire. L'extrabasilaire est très-sinuée, géminée, à filets écartés. La coudéj est blanche, fortement lunulée et bordée en arrière d'une épaisse ligne noire, aussi lunulée. Puis viennent quelques taches et un rang de lunules ter- minales noires. La frange est entrecoupée. Les deux taches sont rappro- chées, noires, en anneau , bien distinctes ; elles paraissent très-isolées à cause de la largeur de l'espace médian. L'ombre médiane les traverse et est chargée, au-dessus de la radiale, d'une tache noire pleine qui remplace la clavifornie. Les ailes infér. sont blanches, unies, à frange concoloreet précédée d'im rang de traits noirâtres ; en dessous elles portent un petit point dlscoîdal. 2" article des palpes noir, à sommet gris. Thorax gris, avec le milieu du collier, le bord des ptérygodes et quelques points sur le milieu , noirs. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Un seul ç^. 36. MiCROCOELIA DiPHTEROIDES. Taille d'Omn. Ailes super, d'un vert-blanchâtre pâle, avec les dessins noirs suivants : demi-ligne géminée. Èxtràbasilaire aussi géminée, en zigzag. Coudée lunulée , suivie d'un double rang de points peu distincts. Subterminale composée de taches sagittées, dont trois plus distinctes. Frange doublement entrecoupée. Les trois taches visibles, très-grandes, annulaires; entre les deux médianes, un gi'and intervalle carré, noir, sur- monté d'une double tache à la côte. Une tache costale semblable avant l'extrabasilaire. Ailes infér. blanches, teintées de rougeâtre au bord termi- nal, avec un rang terminal de traits et une ligne vague subterminale noi- râtres; un point cellulaire en dessous. Tout le dessous teinté de rougeâtre, avec la côte des super, noire à l'apex. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday» ^n seul cf. Gev. DIPIITERA Och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Bdv. Gn. St. = Diphtera et Elatina Dup. = Diphtera^ Monta et Lœlia Herr.-Sch. Chenilles à tête grosse, à trapézoïdaux verruijueux, garnis de poils plus ou BOMBYCOID^. 35 moitié longi et nottibyeûx, vivant sur les arbres à découverll — Chrysalides obtuses, renfermées dans des coques de soie non enterrées. •— Antennes velou- tées-pubescentes ou garnies de longues lames pubescentcs dans les q^, toujours simples dans les Ç. Palpes variés. Trompe courte. Thorax robuste, court, velu- laineux, à collier étroit, et ptérygodes courtes et écartées. Abdomen velu, épaiSf portant sur la carène dorsale tantôt des crêtes, tantôt des taches claires dans les deux se.xes. Pattes courtes, annelées, à cuisses velues. Ailes entières, les su- périeures à franges entrecoupées, épaisses, pulvérulentes, à dessins noirs el bien tranchés; les inférieures ayant l'indépendante aussi forte que les autres, et in- sérée non loin du pli cellulaire. Ce beau genre était originairement composé de trois espèces : l'une (Ca'- nohita) a été retranchée par M. Duponchel, qui en a fait son genre Elatina, et vient depuis d'être transportée dans les Bombyx par M. H. Schœffer, qui le met dans le genre Lœlia St. (quoique ce genre n'ait rien de commun avec elle dans l'auteur anglais, puisqu'il ne renferme que le Cœnosa). Mais les deux autres sont tout aussi différentes entre elles ; aussi M. H. Schœffer on fait-il deux genres voisins, sous les noms de Moma et Diphtera, tandis que Duponchel les laisse dans le même. L'une, en effet (Orion), provient d'une chenille semblable à celle des Liparis Salicis et Dispar, et son papil- lon a les palpes bien développés, ascendants, peu velus, à articles bien distincts ; ses ailes inférieures ont deux traits à l'angle anal , et diffèrent peu, quant à la disposition des nervures, des autres Bombycoïdes. t'autre {Ludifica) a les palpes très-couf ts et droits, les ailes inférieures bicolores, avec la nervule indépendante très-fortement accusée. Sa chenille Qgt autre- ment velue et munie de deux pointes saillantes sur le onzième anneau. On ne peut cependant pousser cet esprit de division jusqu'à ses dernières limites, et ce qui en prouve le danger dans le cas présent, c'est que l'une des espèces exotiques présente des caractères communs, non-seulement avec les deux espèces que je viens de nommer, mais encore et surtout avec la troisième, on Elatina Duponchel. Je laisserai donc le genre Diphtera tel qu'Ochsenhoimet l'a créé , et je dirai seulement que , divisé ou non , il me paraît médiocrement bien placé dans les Noctuelles, et qu'il a une extrême tendance à revenir aux vrais Bombyx de la tribu des Liparidcs, Les Diphtera paraissent propres aux contrées boréales de l'ancien et du nouveau continent. Les espèces indigènes seules sont connues des au- tours. 37. Diphtera Deridens On. ûO™". Ailes super. larges, subtriangulaires, un peu prolongées à l'apex, d'un cendré-blanchâtre lavé de jaune, avec plusieurs lignes flexucuscs noirâtres; celles du milieu de l'aile plus marquées, l'une partant de la côte, formant un grand U cl renfermant dans son milieu la tache orbicu- laire qui est ronde et pupiliée de brun; l'autre couliguc et opposée à ceU le-ci au bord interne, renfermant au milieu le bas de l'ombre médiane et 36 BOMBYCOID^. ayant le côté externe formé aux dépens de la ligne coudée. Cette dernière lunulée, suivie d'une autre ligne semblable , puis de la subterminale, un peu plus noire par places. Au bout de la cellule, est un trait noirâtre, et sous la côte, avant l'U supérieur, une liture de même couleur. Des traits terminaux lunules, noirs. Ailes infér. arrondies , d'un blanc sali sur les bords, avec des lunules terminales. "Thorax varié de cendré et de noir. Antennes courtes, fortement pectinées, à lames recourbées en dessous. Palpes courts, bruns extérieurement, à dernier article blanc. Amérique septentrionale. Coll. Bdv. Un cT. Cette Diphtera rappelle, par sa forme, le Liparis Monacha et fournit une nouvelle preuve de l'affinité de ce genre avec les Liparides. * 38. Diphtera Ludifica Lia- Lin. S. N. 1Û3 — Wien.-Verz. E. 8 — Naturf. 1780 tab. III f. A. Fabr. 309 — Esp. pi. 120 f. 1-2 — Engr. 323 (la Joyeuse) — Bork. 55— Hb. 23,524, 580.581 — Treits. I p. 50 -- Dup. III p. 199 pi. 85 — Frey. pi. 63 —Bdv. 723 — Gn. Ess. 236. Larv. Hb. — Scriba. — Dup. Autriche, Suède, Saxe, est de la France, etc., en mai, juillet et sep- tembre. Coll. Div. Type. .^ 39. Diphtera Orion Sepp. Sepp. pi. 9 f. 1-8 — Esp. pi. 118 f. û-7 —Treits. I p. 54 — Dup. III p. 203 pi. 85 — Bdv. 724 — Gn. Ind. 236 = Aprilina Wien.-Verz. E. no 6 — Fab. 306 — Engr. 325 (l'Avrillière) — Hb. 22 = Ludifica Schœff. le. I pi. 92 f. 3. Larv. Hb. — DG. La description d' Aprilina Linné (S. N. 1 38) s'applique si indifférem- ment à celte Noctuelle et à la Chariptera Aprilina^ qu'il serait impossi- ble de reconnaître celle que Linné a eue en vue , s'il n'existait encore heureusement , dans le cabinet Linnéen , une Aprilina étiquetée de sa propre main. 35""». Ailes super, couleur de vert de gris, avec la côte, le bord interne et deux bandes longitudinales, d'un blanc-rosé. Les lignes et les taches or- dinaires épaissies , brisées, irrégulières, d'un noir vif. La coudée éclairée postérieurement de gris-brunâtre luisant. Un rang subterminal de points triangulaires noirs éclairés de blanc-rosé. Frange entrecoupée de noir. Ailes infér. noirâtres, avec la frange coupée de blanc et une double liture anale blanche. La chenille vit sur le chêne; elle est d'un gris-jaunâtre ou roussâtre, munie de poils fins soyeux, recourbés. Tout l'espace dorsal et sous-dor- sal est noir et interrompu par de larges taches ovales d'un jaune-clair. BOMBYCOID^. 37 Les trapézoïdaux sont mamelonnés, blancs sur les 4e et 6s anneaux , d'un rouge-fauve sur les autres. Les stigmates sont noirs, et la tête d'un gris- jaunâtre. Elle se file, en août et septembre , une coqae ovoïde, consis- tante. Nord de l'Europe, en juin. Coll. Div. Assez commune dans certaines années et fort rare dans d'autres. 4o. DiPHTERA JOCOSA Gn. Un peu plus petite qu'Orion et aussi un peu plus velue, à palpes beau» coup plus courts et bombyciformes. Ailes super, vertes avec des dessins noirs éclairés de blanc, composés des lignes ordinaires qui sont très-on- duleuses et très-brisées, et des deux taches médianes annulaires; la réni- forme trois fois plus grande que l'orbiculaire. Entre elles deux , une grosse tache noire, qui n'est autre que l'ombre médiane qui se continue, toujours en noir, jusqu'au bord interne. La ligne coudée est tellement écartée du centre de l'aile, qu'elle occupe la place de la subterminale qui n'existe pas. Une forte tache noire à l'angle interne. Frange entrecoupée de noir. Ailes infér. noirâtres en dessus, à frange blanche entrecoupée de noir; blanchâtres en dessous, avec deux fines lignes médianes , un gros point cellulaire très-marqué et une série terminale de traits noirs. Dessous des ailes super, ayant tout l'espace terminal blanchâtre. Thorax vert, taché de noir. Abdomen noirâtre , avec une série dorsale de taches blanchâtres. Amérique septentrionale. Coll. Doubleday. Une seule 9- Cette espèce parait lier notre Orion avec la Cœnohitu; elle a les cou- leurs et les dessins de la première , l'abdomen , les palpes et la nervula- tion de la seconde. A. Toute l'allc super, envahie par la couleur noire, à l'exception des deux taches, d'un espace costal à la base, et de tout l'espace terminal, qui sont d'un blanc qui a dû être verdâtre quand l'insecte était frais. Dessins du dessous des infér. presque effacés. Cette variété a l'air d'une espèce très-différente du type. On doit trou- ver des individus intermédiaires. Mêmes provenance et collection. 4l. DiPHTERA CoENOBITA Esp. Esp. Bomb. 37 f. 7 et 82 f. 2 — Engr. 184 (la Cénobite) — Hb. 508 c/ et Bomb. 72 — Treits. I p. û8 et sup. X p. 9 — Dup. IV p. 257 pi. 116 — Frey. Beitr. III p. 51 pi. 17 — Bdv. 722 — Gn. Ess. 236 = Panihea Fab. sup. 309-10. Larv. Hb. — Frey. Hongrie , Russie, Allemagne , Suisse, Italie, en mai et juillet. Coll. Div. Toujours fissez rare. 38 BOMBYCOÏD-^. Gen. PROMETOPUS ëni chenilles ....... — Antennes moyennes, cylindriques, nues, et seulement un peu veloutées dans les cf. Palpes très-développés, longs, étendus, droits : leur dernier article aussi lony que le deuxième, un peu spatule. Trompe tnoyenne. Thorax court, velu-hérissé. Jbdomen dépassant beaucoup les ailes, lisse, velu latéralement. Front très-proéminent, rucjucux, arrondi. Pattes assez courtes, aniielées, demi-velues : les postérieures pas plus longues que les précédentes, à ergots inégaux et aigus. Ailes supérieures aiguës et même falquées au som- met, squammeuses, variées, à lignes distinctes et à f ranges entrecoupées ; infé- rieures un peu sinuèes, marquées en dessous de dessins très-prononcés ; la ner^ vule indépendante presque nulle. Il faudrait connaître la chenille de ce genre curieux pour lui assigner une place définitive. L'insecte parfait offre une assez grande analogie avec les Diphtera, dont il diffère, du reste, beaucoup par son organisation, ainsi qu'on pourra s'en convaincre par les caractères ci-dessus. Peut-être devra-l-il se placer dans les Notodontides, quoiqu'il ait bien l'aspect d'une îfoctuelle. Je ne connais jusqu'ici qu'une seule espèce. 42. Prometopus Inassueta Gn; 35™". Thorax et ailes super, variés de blanc, de jaunâtre et de noir. Celles-ci étroites, falquées à l'apex, avec les lignes extrabasilaire et cou- dée presque parallèles , dentées , noires , la subterminale remplacée par une bandelette bJanche, en avant de laquelle sont quelques taches cunéi- formes et derrière trois à quatre taches terminales noires. Tache réni- forme seule visible , irès-irrégulière , blanche, à centre noirâtre. Frange fortement entrecoupée de blanc et de noir. Ailes infér. noirâtres, à frange entrecoupée; leur dessous blanchâtre, avec une forte lunule cellulaire et une ligne médiane fulgurale noires, qui se lépètent un peu en dessus. Abdomen noir en dessus, blanc en dessous. Nouvelle-Hollande. M. N. Deux cf. Gen. COLOCASIA Och. Och. Syst. GIoss. — Gn. Ess. = Gastropacha Tr.= Ciidia Bdv. Dup. Cat. Chenilles à trapézoïdaux tnamelonnés et garnis de poils verliciliés, vivant en société, sous des toiles de soie, sur les Eupliorbiacées. — Chrysalides conte- nues dans des coques non enterrées. — Antennes courtes, garnies depetiles lames recourbées dans les (f, létjèremenl dentées dans les 9- Pilpes droits, écarléSf B6RiŒiYC0ID.E. 89 courtset Irès-vetus. Trompe presque nulle. Thorax robuste, velu'làineux, épais, subcarré, à ptérygodcs écartées, les poils fjui sont entr elles coupés carrément. Abdomen lisse, velu latéralement, très-gros et cylindrico-conique dans les Ç . Pattes courtes, velues, à éperons très-fins. Ailes entières, à lignes très-distinc' tes, à franges entrecoupées , l'indépendante des inférieures à peine distincte. Ce genre avait été placé par Ochsenheimer dans les Noctuélidcs; Troilschkc l'en ôta pour le porter dans les Bombyx, et les auteurs français l'ont imité. Il a, on effet, par sa trompe extrêmement courte et son thorax laineux, qucltjues rapports avec les Bombycides ; mais , si on réfléchit que CCS rapports se retrouvent dans la plupart des genres de la famille des Bom- bycoïdes, que ses ailes ont tout-à-fail le port et les dessins des Noctuelles, que l'aréole est bien distincte, et surtout que les chenilles ont la plus grande affinité avec celles des Acronycia, vivent sur les mêmes plantes que plu- sieurs d'entre elles et se chrysalidcnt de même, on pensera que l'opinion d'Ochsenheimcr était au moins aussi soutenable que celle de Treitschke. Je crois, pour ma part, qu'on ne peut, sans inconséquence, transporter les Colocasia duns les Bombyx et laisser dans les Noctuelles les Biphiera et la plupart des Acronycta. M. Boisduval a cru devoir changer le nom de Colocasia en celui de Clidia^ par la raison qu'il existe un genre de plantes du premier nom. J'ai dit ail- leurs que celte raison n'a jamais été valable pour moi : c'est pourquoi j'ai restituée ce genre la dénomination qui lui avait été imposée, dés 1809, par Ochsenheimer. Les Colocasia sont de petits insectes fort jolis, et qui ont, au premier abord, l'aspect des Cleophana, dont ils différent du reste extrêmement par leur organisation. Leurs chenilles sont lentes comme celles des Acronycta^ et vivent, comme celles du dernier groupe de ce genre, sur les Euphorhia ; mais elles sont réunies par groupes , comme ccrlains.Bombycides, et, dans leur jeunesse, elles s'abritent sous une toile commune. Les deux espèces contenues dans ce genre ont jusqu'ici été confondues en une seule ; mais il m'a paru (ju'ellcs pouvaient être séparées. Je n'ai ce- pendant point élevé moi-même leurs chenilles, qui paraissent, d'après les ligures et les descriptions, encore plus différentes que les insectes parfaits. J'appelle donc sur cette question l'attention des entomologistes que leur position met à même de les observer toutes deux sur le vif. 43. Colocasia Geographica Fab. Fab. 271 — Bork. 84 — Trelts. Bonib. p. 47 et sup. X p. 108 — Engr. 174 bis a-d. {sans nom) — Dup. III p. 184 pi. 84 — Gn. Ind. 235— Bdv. 562 = Auslera Scriba p. 17G pi. VII f. 5— Esp. pi. 191 — Bork. B» 160 = Sericina Hb. B» 7,259 et Bcytr. 11 pi. 4 Y. Larv. Tr. — Esp. SA*"". Ailes supér, iissez larges, d'uQ brua-clair trMaclié de blaoc à ^ pe. /O BOMBYCOIDJE. côte et au bord terminal , avec les deux lignes médianes très-distinctes , blanches lisérées extérieurement d'un filet brun foncé. La coudée très-si- nueuse , denticulée, formant dans son milieu une saillie très-prononcée. Les taches ordinaires réduites à un seul trait obscur. Frange blanche for- tement et nettement entrecoupée de brun. Ailes infér. blanches dans le mâle, avec une ombre terminale et une bande médiane noirâtres plus ou moins marquées , noirâtres dans la femelle, avec une ligne médiane plus claire, à peine distincte. Frange blanche, à peine entrecoupée de noir» Thorax et abdomen mêlés de brun et de blanc. Hongrie, en mai et juillet. Pas très-commune. Coll. Div. La chenille est blanchâtre, saupoudrée et marbrée de noir, avec une large vasculaire noire bordée de blanc des deux côtés, et une sous-dorsale également noire; la stigmatale blanche; une bandelette fauve entoure chaque anneau et passe sur tous les dessins ; les verrues trapézoïdales sont surmontées de poils blancs et noirs ; la tête est d'un noir-brun lui- sant, ainsi que les pattes écailleuses ; les autres sont brunes. Elle vit en juin et octobre, sur VEuphorlia Cyparissias. 44- CoLOCASIA ChAM^SYCES Gn Geographica Bdv. Ramb. Grasl. Chen. d'Europe — Bdv. Icon. Larv. BRG. Taille à peu près de Geographica; mais le cT est toujours plus petit que !a 9> ^t ses ailes sont notablement plus étroites; supérieures d'un brun- clair, beaucoup moins tachées de blanc et n'offrant, outre les lignes mé- dianes, que quelques traits circonflexes terminaux , minces et isolés. Ces lignes, plus effacées et moins distinctes, leur bordure noire moins nette, angle de la coudée moins aigu. Éclaircie blanche du bas de cette ligne plus étendue et plus visible que les autres. Taches ordinaires nulles. Frange moins nettement entrecoupée dans le ç^. Ailes infér. d'un brun foncé uni, même chez le mâle. La chenille vit sur VEuphorhia Chamœsyce ; elle a été figurée dans l'Iconographie de MM. Boisduval , Rambur et Graslin, à laquelle je ren» voie. France méridionale. Coll. Bdv. Malgré ces différences , assez consi- dérables , elle n'est peut-être qu'une variété locale de Geographica^ et j'ai vu trop peu d'individus pour pouvoir trancher la question. Les che- nilles ne me sont également connues que par des figures. J'invite les en- tomologistes qui peuvent les comparer en nature à vérifier ce point inté- ressant d'Entomologie. BOMBYCOID^. 4t Gen. ACRONYGTA Och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Bdv. Dup. = Acronycta et Apatela Stcph. Acronycta Apatela et Semaplwra Gn. Chenilles cylindriques, bombrcif ormes, ayant les points ordinaires verrw- tjueux, souvent développés en mamelons et garnis d'un ou de plusieurs poils irès'visibles. — Chrysalides courtes, obtuses, renfermées dans des coques entre les mousses ou les écorces. — Antennes assez courtes, cylindriques, filiformes dans les deux sexes. Palpes dépassant un peu le front, bicolores, leur second article épais, le troisième court et obtus. Trompe longue. Thorax convexe, velu-lissé, bordé latéralement de noir, à collier couché. Abdomen assez long, gros, caréné, velu latéralement, obtus darxs les deux sexes. Pattes assez courtes, velues, à éperons grêles. Ailes entières ou subdentées, à franges entrecoupées ; les supérieures très-épaisses, pulvérulentes, nébuleuses, à lignes distinctes ; les inférieures peu développées, disposées, au repos, en toit incliné. De tous les genres de Noctuélites, voici certainement ceïui dont les che- nilles paraissent le plus hétérogènes. Toutefois, les différences portent prin- cipalement sur le plus ou le moins de développement des verrues trapézoï- dales. Ainsi, tandis qu'elles s'élèvent, chez Auricoma, Menyantkidis^ Interrupta, Oblinita, Humicis, en mamelons hémisphériques très-saillants et garnis de poils verticillés, comme chez les Chelonia , elles s'aplatissent et se rétrécissent notablement chez les autres, au point de n'être plus , chez la Ligustri, qu'un point trapézoïdal à peine saillant. La nature des poils qui les garnissent varie aussi considérablement. Longs et soyeu.x, mais es- pacés chez Psi, Tridens , etc., ils deviennent épais et disposés en longs pinceaux divergents chez Aceris ; ils couvrent toute la surface de la che- nille chez Leporina ; ils se réduisent à des brosses courtes, quoique assez épaisses, chez Acericola, Oblinita, Bumicis ; on ne compte plus que quel- ques poils chez Hamamelis, Megacephala, Loleliai, puis enfm plus qu'un seul chez Ligustri et Brumosa, et ce poii est, chez VAlni, renflé a l'exlré- milé en manière de rame ou de massue. Toutefois, la longueur des poils et la grosseur des verrues trapézoïdales ne sont pas les seules variations qu'on observe dans ce singulier genre : les formes mêmes des chenilles subissent encore des modifications assez nombreuses. Ainsi, tandis que la grande majorité est cylindrique et seulement un peu aplatie sous le ventre et sans aucune éminence, quelques-unes (Pst, Tridens, Cuspis) portent des tubercules allongés et obtus; d'autres {Haviamelis) ont le 11"= anneau an- guleux ; d'autres [Slrigosa) ont le H" et en outre le h" relevés en pyrami- des; enfin, d'autres ont toutes les incisions profondes et les anneaux sail- lants sur la région dorsale ; chez quelques-unes, la tète est petite et les premiers anneaux très-atlénués (^/n^osa, Ligustri), tandis que chez d'au- tres {Megacephala), la léle et Ic COU soni d'une grosseur démesu- rée, etc., etc. lépidoptères^ Tome 5. 5 ^ /J.2 B01MBYC0ID.E. Comme on peut le voir par les noms des espèces que je viens de ciler, ces modificalions ne correspondent pas au faciès des insectes parfaits, et les genres Jpatela et Semaphora, qu'on avait crû pouvoir isoler du £;rand genre Acroiiycta, se trouvent entièrement ruinés par l'étude des espèces exotiques. Il me suffira de citer pour exemple la Lobeliœ et l'Interrupta, qui rentreraient dans le genre Semafhora, et dont les chenilles ont des ver- rues garnies de poils verticillés, comme Auricoma, et les Hamatnelis et Brumosa, espèces tout-à-fait voisines de Rumicis, et dont les chenilles portent à peine quelques poils isolés. J'ai donc réuni mes genres Jpatela et Semaphora à l'ancien genre Acronycta, et je les conserve seulement comme divisions; encore se fondent-elles par des individus intermédiaires. Les Acronycta vivent sur toutes sortes de plantes et dans toutes les sai- sons, quoique principalement en automne. Elles se tiennent constamment à découvert et on les rencontre facilement. Elles sont généralement assez paresseuses. A l'état parfait, leurs mœurs ne diffèrent pas des autres Noc- tuelles, et elles aiment spécialement à s'accrocher aux troncs des arbres voisins du lieu de leur éclosion. Les deux seXes ne diffèrent point l'un de l'autre. Les espèces sont, dans ce genre, très-voisines les unes des autres, surtout dans le dernier groupe. 11 y a donc lieu d'observer avec attention les pre- miers états, pour séparer les espèces réellement distinctes des nombreuses variétés que les auteurs ont données sous des noms séparés, et pour recti- fier la synonymie des autres. Il est probable, en outre, qu'il nous reste des espèces véritables à connaître. Je n'ai point vu en nature celle que M. Freycr a figurée, t. III, pi. 2S5, sous le nom d'Acuta, et qui est origi- naire de Turquie. L'Europe et l'Amérique du Nord sont les deux contrées de prédilectioa dés Acronycta. GROUPE I. [Semaphora Gn. olim.) t 45. Acronycta Tàitona Hb. Hb. Zutr, 107-1G8. Taille de Tridens. Ailes siipér. plus carrées au bord terminal , d'un gris-vlolâtre foncé un peu marbré de blanchâtre. Ligne coudée mince, on- dulée, noire, rentrante vis-à-vis de la cellule, et coupée, à l'endroit ordi- naire des espèces de cette section, par un trait noir assez épais. Ligne ba- silaire noire et bien marquée. Tache réniforme à peine indiquée et salie de roussâtre : les autres taclies et lignes manquent. Frange à peine entre- coupée. Ailes infér. noirâtres. Géorgie américaine , Floride, CoU, Dbday. et Bdv. BOMBYCOIDiE. 43i 46. ACRONYCTA TrIDENS «CCS, Rœs. I pi. 8. •— Wicn.-Verz. B-1 — Fab. 314 — Sepp. II pi. 22 — Esp. pi. 115 f. 5-8 — Bork. 107 — Engr, (le Trident) 287 ae — Tr. I p. 26 — Dup. III p. 222 pi. 87 — St. III p. ftO— Gfi. 235 — Bdv. 713 = Psi Schœff. II p. 11 8 — Hb. 5. Larv. Sepp. — Hb. Europe , en mai. Coll. Div. Plus commune que Psi dans certaine^ contrées et plus rare dans d'autres. Varie peu. 47. AcRONYCTA Psi Lin. s. N. 135 — Albin pi. 80 — Rœs. I pi. V. — Wien.-Verr. B.2 — Fab. 315 — Geoff. p. 155— Wilk. pi. 60 — Esp. pi. 115 f. 1-2 — Bork. 106 — Engr. (le Psi) 286 abc — Donov. III pi. 133 — Tr. I p. 30 — Dup. III p. 218 pi. 87 — St. III p. 39 — Frey. I pi. 58 — On. 235 — Bdv. 71û = Tndens Sepp. IV pi. û— Hb. U. Larv, Hb. Europe et Amérique, en juin. Coll. Div. Très-commune, surtout dans les contrées boréales. A. Ailes super, pliis blanches, moins saupoudrées et sans aucun mélange de violâtre, avec tous les traits noirs plus épais. La coudée ombrée dans loule sa longueur de noir fondu. Ailes infér. ordinairement plus claires. France centrale. Coll. Gn. B. Ailes super, un pou plus carrées, plus claires, moins saupoudrées ; les infér. d'un gris- noirâtre, presque uni, dans les deux sexes. Amérique Septentrionale. Coll. Dbday. Fcistli. et Gn. Elle est si voisine de la nôtre, que je n'ose en faire une espèce avant de counaitre la chenille, qui peut être cependant fort diflérente. 48. Aci\ONYCTA CUSPIS Hb. Hb. soft — Tr. I p. 32 et sup. p. û — Frey, I pi. 57— Bdv. le. pi. 71 et gcn. 515 — Gn. Ind. p. 235 — Dup. sup. III p. 150 pi. 13 = Psi var. Engr. 287 d. Larv. Ilb. — Frey, Allemagne , France centrale et occidentale, en juin. Coll. Div. Je i^[^ BOMBYCOID^. l'ai trouvée aussi dans nos environs ; mais elle est incomparablement plus rare partout que la Psi. La Cuspis M. de Stephens n'est qu'une variété de Psi. 49.. ACRONYCTA LoBELIiE Gn. SS»". Ailes super, oblongues, un peu Carrées, d'un cendré clair, sau- poudré, avec une épaisse ligne basilaire, le trait transversal inférieur épais , et le supérieur plus faible et noir. Lignes ordinaires assez bien marquées. Taches peu nettes, réunies par un trait noir épais; l'orbiculairo relativement petite. Frange nettement coupée de noir. Ailes infér. d'un blanc sale un peu irisé, avec les nervures et le bord largement lavés de noirâtre; leur dessous blanc, avec un trait basilaire , une grosse tache triangulaire, une ligne transverse interrompue et de forts traits terminaux, noirs. — 9 à ailes super, relativement plus larges, à infér. plus obscures avec la ligne du dessous plus entière. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. La taille de cette grande espèce ne permettra pas qu'elle soit confondue avec aucune autre. La chenille est dessinée sur une espèce de Lohelia. Elle est épaisse, d'un gris-verdâtre, avec la vasculaire, le milieu des anneaux, la sous-dor- sale etlastigmatalc,d'un grisochracé. Les points ordinaires sont disposés en séries transversales, verruqueux, mais très-petits, concolores : ils por- tent des poils longs, mais rares, excepté sur les 2e et 3"' anneaux, où ils forment deux petits pinceaux peu fournis. Sur le Ile, on voit une tache triangulaire brune. La tête est grosse, d'un gris-jaunâtre, avec deux lar- ges taches ferrugineuses sur le sommet. Cette chenille rappelle un peu nos chenilles de Liparis Dispar, 5o. ACRONYCTA FURCIFERA Gn. Û0""°. Ailes super, subdentées, oblongues, d'un cendré clair saupou- dré de noirâtre, comme chez notre Auricovia. Ligne basilaire épaisse, trifide, s'arrêlant à l'extrabasilairc. Coudée bien écrite, bien bordée de noir, avec le trait transversal inférieur noir, bien marqué, mais dépassant peu ou point la partie claire de la ligne. Taches ordinaires bien écrites et réunies par un trait noir prononcé. Ailes infér. blanchâtres, légèrement ombrées de noirâtre et marquées de points piononcés au bord terminal; leur dessous blanc, avec une tache cellulaire et quelques traces grises à la côte, — Femelle un peu plus sombre, avec les ailes infér. lavées de gris et ayant la ligne médiane du dessous bien entière. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. BOMBYCOII)^. 45 5l. ACRONTCTA HaSTA Gn.' Elle est très-voisînc de la précédente , dont elle se distingue surtout par ses quatre ailes plus sombres; elle en a la taille et le port. Ailes super, d'un cendré violâtre foncé. Ligne basilaire épaisse, fondue înférieurement, se prolongeant au-delà de l'extrabasilaire. Coudée un peu confondue dans la couleur du fond, avec le'trait transversal inférieur biea marqué, aigu, dépassant sa partie claire. Ligne subterminale plus ou moins nettement découpée en clair. Ailes infér. d'un gris sale un peu irisé, avec les poils de la base mêlés de gris-rosé et de noir; leur dessous blanc, saupoudré à la côte, avec une grosse tache cellulaire et une ligne médiane plus ou moins bien écrites, mais dont il persiste toujours une large tache entre la 4« inférieure et la sous-médiane. — Je n'ai pas vu la 9. Amérique Septentrionale. Coll. Gn, Deux cf ► 52. AcRONTCTA TeLUM Gn. Elle a beaucoup de rapport avec les deux précédentes, mais elle est plus . oblongue, et le dessin du dessous des inférieures est très-différent. 45°"". Ailes super, étroites, oblongues, prolongées à l'apex, d'un cen- dré fortement saupoudré, avec les lignes écartées, fines, les taches liées, et bien écrites seulement par en bas. La ligne basilaire longue, épaisse , très-fondue înférieurement. Les deux traits transversaux longs, mais me- nus. La frange nettement entrecoupée. Ailes infér. d'un gris-blanc très-salî, un peu irisé, avec le bord et les nervures fortement teintés de noirâtre; leur dessous d'un blanc un peu nacré, avec un trait basilaire, une forte tache cel~ lulaire, une ligne épaisse et interrompue et de forts points terminaux, noirs, Amérique Septentrionale. Coll. Gn, Uno^. 53. AcRONYCTA Spinigera Gn- Taille et port de la Furcifera. Ailes snpér. d'un gris-cendré clair sau- poudré de noirâtre, avec des dessins peu marqués. Ligne basilaire très-fine et joignant l'extrabasilaire. Tache orbiculaire petite, arrondie. Réniforme très-grande , salie de noirâtre. Ligne coudée assez marquée, denticulée, noire, fine, mais ombrée largement, quoique vaguement, de brunâtre; un rang de petits points terminaux. Frange à peine entrecoupée. Trait trans- versal inférieur à pointe fine, mais plus visible que tout le reste. Ailes infér. d'un gris-jaunâtre, presque uni; dessous d'un blanc-jaunâtre , avec la ligne discoïdalc et les lunules peu marquées. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Deux<;f en assez mauvais état, ce qui fait que cette description laisse pcut-Ctre quelque chose à désirer. 46 BOMBYCOID^. 54- ACRONYCTA IntERRUPTA BJv. Plus petite que Psi. Ailes supérieures blanches, avec les lignes et ta- ches ordinaires et des stries costales dessinées en noirâtre pâle , et la ligne basiiaire, le trait du bord interne, un autre trait parallèle vis-à-vis la cellule, et enfin un commencement de ligne partant de la côte et tra- versant la réniforme, noirs. La ligne basiiaire est anguleuse au milieu, et bifurquée au sommet : tous ces dessins sont nets, mais minces. Un rang terminal de points noirs. Ailes inférieures d'un gris-jaunâtre uni. Thorax blanc. La chenille rappelle un peu celle A'Orion; elle est de couleur de chair, jaunâtre sur les côtés, avec les incisions et de petites lignes qui leur sont parallèles, noires. Les points ordinaires forment de petits mamelons d'un rouge vif garnis de poils verticillés peu nombreux. La tête est de la couleur du fond. J'ignore quelle est sa nourriture. Amérique Septentrionale. Décrite, ainsi que la chenille, sur un des- sin d'Abbot. N'ayant pas vu en nature l'insecte parfait, je ne suis pas très-certain qu'il appartienne à ce groupe. 55. ACRONYCTA LePUSCUJjINA Qd. Elle est intermédiaire entre V Interrupta et la Leporina d'Europe. Elle a à peu près la forme de cette dernière, mais elle est un peu plus grande. Les ailes super, sont d'un blanc-grisâtre saupoudré de fins ato- mes noirs; elles portent à peu près les mêmes taches que notre Leporina, r.'est-à-dire une ligne basiiaire, 4 taches noires à la côte, une au bout de la cellule, deux ou trois près du sommet, et enfin une autre en angle ou en T près du bord interne. La frange est coupée de points noirs. Les ailes infér. sont d'un blanc sale, avec la frange coupée de points noi- râtres arrondis; le dessous des quatre ailes est blanc, avec une lunule et une ligne centrale noires. Les deux sexes sont semblables. M.N. sans indication de patrie. Je la crois de l'Amérique du nord» tf 56. Acronycta Leporina Lin. S. N. 109 — De Geer I p. 210 et II p. 411 pi. 12 — Wien.-Verz. B-8 — Fab, B'' 144 — Esp. pi. 91 — Bork. 103 — Engr. (le Flocon de laine) 296 a-d — Hb. 1 5 — Haw. 62 — Tr. I p. 7 — Dup. îll p. 225 pi. 87 — Donov. pi. 327 — St. III p. 35 — Gn. 235 — Bdv. 707. Larv. Hb. — BFiG. — Tr. etc. Europe, en mai. Coll. Div. Jamais très-commune. BOMBYCOID.E. 4? A. Bradyporina Tr. Tr. I p. 9 — St. III p. 36 pi. 26 f. 3 = Leporina var. Sepp. I pi. 23 — Engr. 296 c — Hb. 16 — Gn. Bdv. etc. — Tr. sup. p. 3. Les ailes super, sont plus ou moins saupoudrées d'atomes noirs , et tous les dessins y sont beaucoup plus marqués et plus nombreux ; les jnfér. sont plus foncées , avec les nervures noirâtres. Mêmes localités. Treitschke, qui avait pensé que cette Noctuelle était constamment produite par les chenilles à fond vert, reconnut lui-même son erreur dans son supplément ; mais , ce qu'il y a d'original , c'est que Hubner, qui n'était pas tombé dans la même erreur, et qui l'avait figurée dès le principe comme simple variété de Leporina .^ donna plus tard, sous le nom de Bradyporina^ deux Leporina ordina|res (570-371)^ et doubla ainsi une erreur qu'il avait évitée. B. La Rose Engr. Engr. 297 c 5. Fond des ailes supérieures et incisions abdominales d'un rose vif. Cette cbarmante variété paraît fort rare, mais elle résulte cependant d'une loi commune à. presque tout le genre Acronycta, dont quelques individus isolés tournent sensiblement à cette couleyf. GRQUPP II. 67. Acronycta Hastulifera Abb. Abl). II pi. 92. 60°"». Beaucoup plus grande que notre Aceris, avec laquelle elle a beaucoup de rapports. Ailes super, oblongues, d'un cendré clair, saupou- drées , avec les lignes ordinaires fines et souvent peu distinctes , surtout l'extrabasilaire. Basilaire presque nulle. Coudée sinueuse, dentée, avec le trait interne assez marqué. Tacbes parfois bien écrites, la réniforme alors bien concave. Frange coupée de points noirs. Ailes inférieures d'un gris obscur, avec les nervures plus foncées et quelques places un peu plus claires. Dessous des quatre avec une forte tache cellulaire et une ligne médiane épaisse, sinueuse, noirâtres. — 9 ayant les ailes inférieures d'un gris-noir uni. On ne peut confondre cette espèce avec aucune autre , à cause de sa taille; c'est la plus grande des Acronycta. Ajpérique Septentrionale, en «vril. Coll. Div. Ne paraît pas rare. Chenille d'un jaune citron, couverte de poils abondants, épais, soyeux, de même couleur. Les troisième et cinquième anneaux portant deux longs 48 BOMBYCOID^, pinceaux de poils noirs, et le onzième un seul. Tête et pattes noires. Elle vit en octobre sur l'Acer ruhrum. On voit que cette chenille se rapproche assez de notre Leporina, ^ 58. ACRONYCTA ACERIS Lin; S. N. 137 — Albin pi. 83 — Wilk. pi. 67 — Wien.-Verz. B-7 — Fab. 322 — Esp. pi. 1 1 7 a [Ruvdcis par erreur) et 114 f. 4-7 — Borl{. 102 — Sepp. Iirpl, 16 — Donov. Xpl. 330— Hb. 13 — Tr. I p. 11 — Dup.III p. 253 pi. 88 — St. III p. 36 — Gn. p. 235 — Bdv. 708 = L'Omicron ardoisé , Engr. 295 a-f. Larv. Hb. etc. Commune dans toute l'Europe, en juin. Coll. Div, Elle se rencontre Surtout abondamment près des jardins publics plantés de marronniers d'Inde, que sa chenille affectionne particulièrement. A. Candeliseqaa Esp. Esp. pi. 191 f. 1 = Paradoxa Bdv. Ind. meth. p. 60. Ailes supérieures plus sombres, d'un ton plus jaunâtre , avec les lignes et taches plus distinctes. France méridionale. 59. AcRONYCTA ACERICOLA,^ Aceris Abb. II pi. 93. Géorgie , Virginie , en juin. Je n'ai pas vu cette espèce en nature, ou plutôt le dessin d'Abbot est si grossier, que je ne sais au juste à quelle espèce il faut le rapporter , ni jusqu'à quel point elle ressemble, comme il le dit, à notre Aceris d'Eu- rope. Au reste, on remarquera qu'il n'est pas difficile sur les affinités. La chenille est d'un jaune foncé piqué de ferrugineux, avec la région latérale noirâtre. Sur son dos sont des poils épais, également noirâ- tres, serrés comme des brosses. Les stigmates sont blancs et très-appa- rents. La tête est noire ainsi que les pattes. Elle vit en septembre , sur le Betvla serrulata et sur l'aune. 60. AcRONYCTA RUBRICOMA Gn; Elle est extrêmement voisine de notre Aceris d'Europe, et j'avoue que, pour ma part, je n'y vois aucune différence bien marquée, si toutefois Jes individus que j'ai devant les yeux, et qui proviennent bien authenti- quement de l'Amérique du Nord, sont bien ceux qu'Abbot a dessinés BOMBYCOID^. 49 Quoi qu'il en soit, la chenille est aussi diiTérente que le papillon est sem- blable. Elle est d'un ferrugineux clair, avec toutes les verrues dorsales saillantes, d'un ferrugineux vif, et surmontées de fascicules de poils de même cou- leur. Les trois premiers anneaux sont bruns, coupés par les venues en question : sur les suivants , les lignes vasculairc et sous-dorsale sont noi- râtres, fines, interrompues par les verrues, et la stigmatale est liserée ea dessous par un filet semblable et porte les stigmates, qui sont grands, blancs, à contour noir. Les poils des premier, deuxième et douzième an- neaux sont plus longs que les autres. La tête et toutes les pattes soot ferrugineuses. Elle est représentée sur une espèce de Jîhus. GROUPE liï. 6r. ACRONYCTA ObLINITA Abb. Abb. p. 187 pi. n. 50">"». Ailes oblongues î les supérieures un peu lancéolées, d'un blanc cendré, avec une multitude d'atomes et de petits dessins noirs, parmi les- quels on distingue, avec de l'attention, les lignes ordinaires très-interrom- pues , la coudée composée de dents aiguës, et même la trace des deux taches. La réniforme ordinairement souillée de noir. Un rang terminal de petits points noirs bien distincts. Frange non entrecoupée. Ailes infér. d'un blanc pur dans les deux sexes. Dessous blanc, avec une tache centrale et les points terminaux noirs. Antennes courtes et simples dans les deux sexes. Palpes peu développés. Chenille jaune, avec le ventre brun et toute la région dorsale, à l'ex- ception des incisions, noire. Les trapézoïdaux séparés sur les premiers anneaux, réunis sur les autres, rougeâtres et donnant naissance à des verticilles de poils fauves. Tête et pattes noires. Elle vit sur le coton- nier ( Gossypium Canadense) et le saule. Elle file entre les feuilles une coque blanche, et le papillon éclôt en avril. Commune dans l'Amérique Septentrionale. Coll. Gn. GROUPE IV. 62. AcRONYCTA MegACEPHALA De Geer. II p. 413 pi. 7 f. 9 — Wien.-Vcrz. B-5 — Fab. 325 — Esp. 05 f. 1 — Bork. 102 — Engr. (la grosse tête) 294 a 6 c d — Sepp. III pi. 0 — Hb. tO, 1 1 — Tr. I p. 13 — Dup. III p. 244 pi. 88 — St. IIl p. 37 — Gn. 235 — Bdv. 709 = Rumicis Esp. pi. 117 f. 7. Larv. Hb. — DG. Commune dans toute l'Europe, eu mai. Coll. Div. La manière Is èù iOMBYGOIDiE^ plus simple de se la procurer est de chercher la chrysalide sous les écorces des peupliers et des trembles. Engr. 293 p f. Ailes super, d'un blanc rosé, avec tous les dessins très-distincts. — Cette variété, figurée par Engramelle , se reproduit assez fréqueramentf J'en ai vu plusieurs exemplaires. 63. AcRONYCTA Pachycephala. Gn. Un peu plus grande que notre Megacephala,, dont elle se distingue par les caractères suivants : Les espaces basilaire et subterminal sont plus roussâtres et tranchent davantage sur le fond. La ligne coudée est com- posée de deux filets fins, noirs , plus finement et plus profondément den- ticulés. Elle forme un sinus plus profond en approchant du bord ter- minal, où elle devient simple. Le dessous des ailes supérieures est blanc, avec (Jeux taches cellulaires, une ligne, piiis une large bandp, noirâtres. Les palpes sont plus épais et à peine tachés de noirâtre. L'abdoipen de la 9 est bcaucpup plus gros, terminé en pointe mousse et nullement déprimé ni velu latéralement, comme chez Megqcephala. Les ailes infér, put un petit dessin denticulé noir à l'angle anal , et Ipur nervure médi£»nfi (est très-prononcée et vient se joindre à la suivante , à l'endroit de Ja tache cellulaire (1). Sénégal. Coll. Bdv, 64- AcRONYCTA InNOTATA Gn. Comme je ne connais pas la chenille, je ne sijis pas sûr qu'elle appar- tiepne à ce groupe. Elle tient à la fois des Psi, des Aceris et des Mega- cephala. Taille et coupe d'ailes de cette dernière. Supérieures d'un blanc un peu cendré et comme satiné. Dessins très-yagugs et très-peu distincts, à l'exception de la ligiie coudée qui est noire et éclairée de blanc intérieu- rement, et d'une série de points terminaux noirs. Il n'y a point de trait noir près de l'angle interne. On voit cà et là une ombre noirâtre, sur- tout à la côte et sur la réniforme. Ailes infér. blanches , avec des points terminaux noirâtres. Dessous blanc, avec uu point cellulaire et les mêmes points terminaux. Araéjfiqu]e S,eplentrioi)a|e. Coll. Bdv. et Dbday. (i) Cette observation est bien propre à prouver ce que j'ai dit dans ma préface, savoir : qu'il n'y a aucun caractère abs.olu, et que, tel qui est de la plus grande importance dans un cas, n'en a souvent aucune dans un autre, l.a disposition des nervures, qui peut être quelquefois un excellent carac- tère de genre et même de famille, ne vaut ici que comme caractère spé- cifique, car il ne faut pas penser à séparer génériquement deux espèces aussi voisines que la Megacephala et la Pachycephala. SOMBVCGID^. $1 GROUPE V. 65. AcROiSTGTA StRIGOSA Fab. Fab. 79 — Wien.-Verz, T-15 ? ? — Bork. 277 — Tr. I p. 23 — Frey, Beit. pi. 9 — St. III p. 19 — Gn. 235 — Bdv. 712 = FaviUucea Na- turf. 1789 pi. 3 f. 5-8 (larv.) — Bork. 100 — Esp. pi. 127 f . û — Hb. 2 — Diip. III p. 230 pi. 87 = La Grisette , Èngr. 285 a h. Larv. Hb. — Frey. Autriche , Allemagne, Angleterre , nord de la France, en juin. Assez rare partout. Coll. Div. J'ai peine à croire, malgré l'affirmation de Treitsclike, que la Sirigosa du W.-V. se rapporte ici, puisqu'elle est rangée dans la section des OH- venbraun und ff-icklerformig et décrite ainsi : GrÛ7ilichlraune graue- gemischte. Cette jolie espèce tient à la fois de ce groupe et du groupe I, et notamment de la Cuspis. 66. 4cR0NïCT.A Alni Un- S. N. 134? — De Geer (la Phalène à avirons) I p. 280 pi. Il f. 25-28 et II p. Û12 — Naturf. 1778 p. 56 pi. 1 et 1780 p. 77 pi. Û — Fab. 266 ~ Esp. pi. 116 et 190 — Bork. 109 — Engr. 386 a-e (l'Aunette) — Hb. 3 — Tr. Ip. 16 — Donov. Xpl. 327 — Dup, III p. 233 pi. 87 — St. IIIp. 38 — Gn. 235 — Bdv. 710. Lai-v. Hb. Suisse , Russie , Suède, Autriche, Angleterre, nord et centre de la France, en mai. Coll. Div. Toujours rare, au moins chez nous, car elle est commune à Kasan, suivant M. Eversmann, et elle parait aussi assez répandue en Suède. La phrase du Systema naturcc laisse beaucoup à désirer , et Linné ne cite aucun autre auteur. 67. AÇRONYCTA LiGUSTRI D. C. De Geer (la Plialène d'avril) I p. M8 pi. 5 et II p. 434 — Wien.-Verz, E-1 — Fab. 303 — Kléem. I pi. 22 f. 1-6 — Esp. pi. 119 — Bork. 51 -r- Engr. (la Troënière) 320 u 6 c rf — Hb. 21 — Haw. 52 — Tr. I p. 20 — Dup. III p. 250 pi. 80 — St. m p. 38 — Gn. 235 — Bdv. 7H = Lit- terata Panz. in ScliafT. Il p|. 105 f. 3-i. Larv. Hb. Dans la plus grandjc partie de l'Europe cl surtout dans Iq Nord, en ipai et parfois Juillet. Coll. Div. M. Herrirh-Schœffer a fait à la fois de celte espèce, une Acronyda et une Phlogophora. 5^ BOMBTCOIDJE.- GROUPE vr, 68. AcRONYCTA Brumosa Gn. Un peu plus grande que notre Jtumicis^ à laquelle elle ressemble uit peu. Ailes d'un gris un peu moins fuligineux, avec toutes les lignes et les taches visibles en noir. L'orbiculaire assez grande, claire et marquée d'un point central. La réniforme très-grande et salie de noir au milieu. Une ombre noirâtre et large, plus marquée encore que chez Rumv' cis, part de la base de l'aile et aboutit presque au bord terminal, en s'interrompant au-dessous de la réniforme. La frange est visiblement en- trecoupée. La petite lunule blanche qu'on voit au bord interne chez .^M?raia>, n'existe pas ici. Ailes infér. d'un gris-jaunâtre très-clair, un peu transparentes, avec les nervures plus foncées. Une faible lunule cellulaire, et la frange entrecoupée. Bord terminal brunâtre chez la femelle. La chenille vit sur une espèce de chêne d'Amérique. Elle est entière- ment d'un jaune clair, avec une fine ligne vasculaire noirâtre continue, et la tête d'un rouge fauve. Les trapézoïdaux sont à peine verruqueux, très- petits, fauves, et n'émettent qu'un seul poil. Les stigmates sont cerclés de noirâtre. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. et Dbday. On voit que la chenille de cette espèce est voisine de la Ligustri^ tandis que le papillon a beaucoup de rapport avec la Rumicis^ 6g. AcRONYCTA Hamamelis Gn. Taille de Rumicis, dont elle est très-voisine. Ailes super, à peu prés du même gris, mais d'une forme un peu plus rectangulaire. Les dessina ne diffèrent presque pas. L'orbiculaire est plus grande et un peu plus distincte. La ligne subterminale est plus régulièrement dentée, et la lu- nule blanche près du bord interne n'est pas plus marquée que les autres éclaircies . Chez les exemplaires frais, les lignes noires sont formées par de petites écailles relevées. Ailes infér. comme chez Rumicis, mais avec la frange plus entrecoupée et une ligne médiane obscure peu visible. Le dessous est très-différent, blanchâtre, avec cette même ligne, une lunule discoïdale et des points terminaux, bruns. La chenille est aussi éloignée de Rumicis que le papillon en est voisin. Toutes les régions dorsale et sous-dorsale sont d'un gris-jaunâtre, et la ven- trale est d'un rose ferrugineux. Ces deux couleurs sont séparées par uue ligne d'un vert foncé. On voit en outre sur le dos six larges taches et deux lignes fines du même vert. La tête est claire. Le onzième anneau est un peu relevé en pyramide , et les trapézoïdaux donnent naissance chacun à un poil. Elle vit sur VHamamçlis virginiana. Géorgie, Virginie, etc. Coll. Bdv. BOMBYCOID^é 53 70. ACRONYCTA RUMICIS Lin. S. N. 184 —Albin pi. 22 — De Geer I p. 185 pi. 9 et II p. b\i — Rœs. I pi. 27 — Wilk. pi. 56 — Wien.-Verz. B-3 — Fab. 358 — Esp. pi. 117 et dl7 a f. 3-4 {Aceris par erreur, corrigée dans le texte) Bork. 108 — Engr. (la Cendrée noirâtre) 288 a & d c /"— Hb. 9 — Haw. 50— Donov. pi. 126 — Tr. Ip. 38 — Dup. III p. 241 pi. 88— St. III p. Û3— Gn. p. 235 — Bdv. 718. Larv, Omn. Très-commune dans toute l'Europe, en mai et souvent plus tard. Coll. Div. Sa chenille vît surtout chez nous sur le Polygonum avtculare^ où on là rencontre très-communément en automne. Il est surprenant que tous les auteurs, à l'exception de Wilke, aient oublié cette nourriture dans la longue liste de celles qu'ils ont indiquées. fabricius la place entre VHepial, Hectus et VAbrost. Tnplasia! Ici se rapportent comme variétés, plusieurs espèces de M. Stephens s Euphorbiœ, III , p. 43; Euphrasiœ, même page. hd^Rumicis variant peu chez nous, je n'ai pu rapporter les espèces de l'auteur anglais à aucun indi- vidu plus spécialement, et je n'en ai point vu les types venant d'Angle- terre. 71. ACRONÏCTA SUPERANS Ga. Elle est au moins un tiers plus grande et plus large que Rumicis , à la- quelle elle ressemble moins que les deux qui la précèdent. Elle est d'un gris soyeux légèrement bleuâtre , avec la côte , une large bande vague , mais continue de la base au bord terminal, la place des taches ordinaires et une tache triangulaire subterminale, d'un brun-noir. Les lignes et les taches ordinaires sont aussi de la même couleur, pas très-nettement écrites, ou, pour mieux dire, mélangées en partie avec des atomes noirs. Le bord terminal est distinctement festonné, avec la frange fortement entrecoupée. Ailes infér. d'un gris-brun, avec une lunule cellulaire, une ligne médiane et le bord terminal, plus foncés. Leur dessous blanchâtre, avec ces mêmes lunules et lignes, et une série de points terminaux brun» très-distincts. Etat de New-Yorck. Une seule $ . Coll. Doubleday. 72. AcRONYCTA PRUINOSA Gn. Taille de Rumicis. Ailes super, d'un blanc sale saupoudré d'atome& bruns. Espace basilaire brunâtre, avec une lunule blanche près de l'at- tache de l'aile. Toute» les lignes visibles, mais fines et décousues. Traits 5A BOMBYCOIDJE. costaux bien marqués. Ombre médiane distincte, au moins entre les deux taches. Une tache brunâtre au bord interne derrière la subtermi- nale, puis une autre vers le milieu, remontant parfois jusqu'à l'apex. Frange entrecoupée. Tache orbiculaire distincte, arrondie, blanche. Ailes infér. d'un blanchâtre plus ou moins fuligineux, avec le bord terminal et une ligne plus obscurs : cette dernière plus distincte en dessous. PalpeS très-ascendants. Java, Silhet. Coll. Gn, Coll. C'"^ des Ind. Deux mâles. Nota. Je remarque quelques différences entre l'individu de Java et celui de Silhet. Le premier est plus petit, plus clair, à places nébuleuses moins étendues, plus tranchées. Ses palpes ont le deuxième article entièrement noir, et les deux autres blanchâtres. Ils paraissent moins robustes et moins ascendants. Peut-être devra-t-il former une espèce distincte, quand ou en aura vu un plus grand nombre. 73. ACRONYCTA ClARESCENS Gn. Taille de lîumicis. Ailes super, d'un cendré clair, un peu bleuâtre dans les individus frais. Lignes et taches ordinaires distinctes et formées par de petites écailles relevées, partie noires, partie à peine plus foncées que le fond. Ligne basilaire noire bien visible. Un trait fort mince près du bord interne , comme dans le premier groupe. Frange entrecoupée. Ailes iiilér. d'un cendré brunâtre , avec le bord terminal, une lunule et une ligne médiane, un peu plus sombres. Palpes un peu ascendants, blancs, avec le deuxième article entièrement d'un noir foncé. Les deux sexes sont peu différents, même pour les ailes inférieures, qui sont seulement un peu plus sombres dans la 9- n Etat de New-Yorck^ et diverses autres parties de PAmérique du Nord. Coll. Gn. Bdv. Dbday. ^I- AcRONYCTA LoNGA Gn. â3'"'". Ailes super, oblongues, étroites, d'un cendré terne comme notre Auricoma, avec des atomes noirâtres, et toutes les lignes et taches de celte dernière couleur ; le tout distinct, mais peu tranché de îa cou- leur du fond. La ligne coudée seule est un peu plus claire que le reste. Ailes infér. d'un cendré blanchâtre dans les deux sexes, avec les nervures plus foncées. Dessous des quatre ailes blanc, avec des atomes et une lu- nule cellulaire noirâtres. Cette espèce tient à la fois de Rumicis et ù^ Auricoma. La forme al- longée de ses ailes ne permet de la confondre avec aucune autre. Amérique du Nord. Coll. Bdv. BOMBYCGIDiE. 55 75. AcRONYCTA AuracoMA Rœs. Rœs. I pi. m f. 1-6 — Wien.-Verz. B-6 — Fab. 316 — Esp. pi. 117 — Bork .105— Engr. (la Chevelure dorée) 289 abc — Hb. 8 — Haw. 58 — Tr. I p. 35 — Dup. III p. 320 pi. 8t — St. III p. 41 — Gn. p. 235 — Bdv. 717 = Lapathi Schr. fauii. boic. 1499 = Similis Haw. 57 — St. III p. 41. Larv. Rœs. — Hb, France, Allemagne, Angleterre, etc., en mai et août. Coll. Bî^^, Moins commune que Jîumicis. On n'a pas encore de bonne figure de cette espèce si connue. C'est celle de Diiponchel qui nie parait la moinâ mauvaise; lès dessins sont ou- trés dans celle de Rœsel. Les différences signalées par Schranck pour sa Lafathi paraissent insignifiantes. A. Pcpll Hb. Hb.614. La couleur du fond est d'un gris plus bleuâtre et en même temps plus obscurci d'atomes noirs, ce qui rend les dessins moins distincts. La frange est très-nettement entrecoupée. Les ailes inférieures du mâle sont blan- châtres au centre. Allemagne, Normandie. Coll. Gn. et Pierret. Quelque voisine du type que soit cette variété, il serait bon de s'âssUfèP de l'identité des premiers états. M. Bruand m'a envoyé de Besançon lé dessin d'une chenille qui diffère de Vyluricnma en ce que les six tuber- cules intermédiaires sont seuls fauves , tandis que tous les autres sont noirs. 11 l'a rencontrée sur une Euphorlia , mais il n'a pu en obtenir le papillon. Serait-ce celle de la Pcpli ? Nota. M. Freyer (tom. III p. SS'pl. 255 f. 3) décrit et figure une Acronycta sous le nom ù'Jcuta , qui parait devoir se placer ici. Elle a été trouvée par Kindermann, près de Conslantinople, en mai. Je n'ose rien en dire sur sa figure qui est assez grossière, et qui s'accorde peu a^ec sa description. J'aime donc mieux y renvoyer mes lecteurs. Cette espèce n'a pas été reproduite par M. Herrich-Schœffer. 7G. AcRONtCTA MeNYANTHIDIS Esp. Ësp. p. Û61 pi. Mi'i — View. p. 50 pi. 2 f. 1-2 — Scpp. IV pi. 49 — Hb. 6 — Tr, I p. 3A — Dup. IH p. 239 pi. 88 — St. HI p. ^2 pi. 27 f. 1 — Gn. 235 — Bdv. 710. Larv. Curt. Prusse , Angleterre , Ecosse , Dancniarck , en juin. Coll. Div. Moins commune que les autres, parce qu'elle habite des localités plus rcstreinics. 56 bômbycoÏdje^ La chenille est parfois très-commune en Angleterre sur le Myrica A. Salicis Curt. Curt. 136. Beaucoup plus foncée, et tellement chargée d'atomes noirs, que les dessins sont très-peu distincts. Une seule lunule blanchâtre persiste au bas de la coudée, comme chez Rumicis. Ailes infér. plus brunes, à bord et lunule plus foncés. Angleterî'e. — La chenille figurée à côté du papillon , par M. Curtis , indique assez que cette Salicis n'est qu'une variété de Menyanthidis, 77. ACRONYCTA XyLINOIDES Gn. ÛO'""'. Ailes super, étroites, prolongées à l'apex, d'un cendré-bleuâtre clair, nuage de noirâtre, avec les lignes fines, noires, assez peu distinctes. La coudée plus visible, denticulée, très-rapprochée du bord terminal, traversée près de l'angle interne par uu trait noir assez épais , comme dans le premier groupe , et ombrée postérieurement de noirâtre. Tache orbiculaire seule bien distincte. Annulaire subovale. Ailes infér. blanches d^is le (f, salies dans la 9 > â nervures apparentes, avec une série de très-petits points terminaux. Deuxième article des palpes très-laché de noir. Antennes épaisses, roussâtres dans le cf. La forme de cette Acronycta la fera sûrement distinguer. Le ç^ res- isemble un peu à une Xylina , et les deux sexes se distingueront facile- ment par la ligne qui croise la subterminale. Géorgie, Floride, M. N. et Coll. Doubleday. GROUPE VIL ils 78. Acronycta Euphorbia w.-V. Wien.-Verz. B-û — Fab. 324 ~ Engr. 293 a h (l'Omicron gris) — Esp. 117 f. 1-2 — Schranck. fauu. boic, 1500 — Treits. I p. Û02 — Herr.- Sch. 375,376(377?). Larv. Rœs. — Naturf. — Frey. Allemagne, Autriche, Hongrie, en avril. Coll. Div. La synonymie de cette espèce est inextricable. Le Catalogue de Vienne ayant signalé deux chenilles différentes , qui produisent des papillons très* Toisins , chacun s'est évertué à démêler ces deux espèces , et il en est ré- sulté une confusion à laquelle il y a peu de chose à comparer en Entomo- logie. Les chenilles, si réellement il y en a deux, ont été mêlées , et quant aux papillons, il n'y a point de collection à Paris dans laquelle ils soient Réparés d'une manière satisfaisante. J'ai devant les yeux une quantité BOMBYCOID^. 57 considérable de ces Acronycta , de bien des collections et de bien des provenances, et j'ai réussi, avec quelque peine, à les séparer en trois es- pèces; mais je déclare ici que si les chenilles ù'Euphorbice et Euphrasicc ne passaient pas, depuis un temps fort ancien, pour différentes, et si je ne connaissais des exemples frappants, dans le genre Acronycta, d'espèces extrêmement voisines, produites par des chenilles très-dissemblables , je n'hésiterais pas à les réunir. J'y serais d'autant plus disposé, que toutes les fois que j'ai demandé des renseignements sur la chenille de la vraie Buphorbiœ, on m'a toujours envoyé soit des dessins, soit des descrip- tions de celle que nous trouvons ici en abondance sur Y Euplwrhia Cy~ parisstasy et que nous rapportons à VEuphrasiœ. Enfin, les auteurs qui ont figuré ou décrit cette chenille ù'Euphorbice, ne sont point d'accord entre eux. Esper la figure toute noire, avec la stigmatale rouge; Rœsel lui donne de larges taches blanches latérales ; le Naturforscher, une bande dorsale blanche et une triple ligne latérale rouge; Hubner, une bande la- térale brunâtre ; Borkhausen et Treilschke, qui l'a à peu près copié, don- nent une description qui peut, ù la rigueur , s'appliquer à celle de notre Euphrasiœ. Enfin, d'après la figure de M. Freyer, elle n'en différerait qu'en ce que les taches noires dorsales seraient confluentes. La nourriture de cette chenille n'est pas moins indlpse que sa description. Outre les Ew phorbia esula et cy/?am5zas quÀIJfcurrissent également la nôtre, on l'a fait vivre sur : \esErica, les Ritf)^, les Poiygonum, les f^accinium, le» Bubusy les Prutius, etc. Toutes ces données si contradictoires appellent donc une vérification, qui est facile, du reste, pour les entomologistes allemands, et s'il arrivait que la chenille qui produit leur papillon fût re- connue identique avec celle que je décris ci-après, les Acronycta Eu- pliorbiœ et Euphrasicc devraient être réunies en une seule espèce , qui porterait alors le premier nom, qui est le plus ancien. Quant au papillon, comme je décris ci-dessous VEuphrasiœ, je me bor- nerai à dire ici, que l'espèce d'Allemagne, ou Euphorbiœ provisoire, n'en diffère que par l'absence de toute teinte jaunâtre sur les ailes supé- rieures et le thorax , ou, si Ton aime mieux, par une couleur générale d'un gris plus cendré ou plus bleuâtre. Les femelles sont généralement plus foncées, d'une teinte plus uniforme, avec les dessins moins tranchés, et l'apex des supérieures est peut-être plus arrondi. Autriche, Allemagne, etc., en avril, mai et août. Coll. Div. A. Montivaga Gu. Euphorbiœ Hb. 12? Les ailes super, sont d'un gris ardoisé foncé, avec un léger mélange de blanc-bleuâtre et les dessins presque absorbés par la couleur du fond. Le thorax est du même gris, avec les ptérygodes liscrées de noir. Les ailes infér. du o^ sont un peu saupoudrées de noirâtre au bord terminal, avec les nervures plus foncées et une lunule cellulaire bien marquée en des- Lépidopièrcs, Tome 5. 4 -'î'c 5 g BOMBYCOIDiE. SOUS ; celles de la 9 sont d'un gris obscur, avec la frange très-blanche» Ses ailes super, ne diffèrent point pour la teinte de celles du cf. Chamouny. Coll. Gn. Pierret, Bdv., Feisthamel. Cette variété est constante. Peut-être est-elle due à l'influence des montagnes; il ne serait pas impossible non plus que la chenille fût très- idifférenle. La figure de VEupJiorbiœ Hb. lui conviendrait assez, en admettant toutefois, qu'elle représente une $, quoiqu'on lui ait fait un abdomen de (f, ce qui, avec les ailes inférieures grises, est un contre-sens dans ce groupe. 79. ACRONYCTA EUPHRASI^ Dup. Dup. III p. 250 pi. 88 fig. û •— Bdv. 719 — Gn. Ess. 236. Euphorbiœ Scriba II p. 109 pi. IX — Bork. 103 — Tr. I p. Û3Î — Haw. 51 ? — Dup. III p. 250 pi. 88 fig. 3 (exchid. synon. et larvœ des- cript.) — Hb. 529 cf (non, 12). = AbscondUa Herr.-Sch. 87-89. :;::;: Cyparissiœ Hb. 615 (la Ç). Larv. BRG. — DG. Tpve. 35""". Ailes super, d'un blanc-grisâtre plus ou moins teinté dejau- jV; nâtre, saupoudrées de fins atomes noirs, avec les deux lignes médianes bien écrites, la première géminée, à filets écartés, touchant les deux bords, ondée mais non coudée; la seconde denliculéc. L'ombre médiane très-vi- sible à la côte et formant souvent une taciie vague et large au bord in- terne. Les deux taches en anneau : l'orbiculaire petite, arrondie, la réni- forme au moins double. Les traits costaux bien marqués: le tout noirâtre. Frange coupée de traits noirs souvent interrompus. Ailes infér. d'un blanc pur dans le c/', d'un cendré obscur à frange d'un blanc-jaunâtre dans la Ç . Lunule cellulaire nulle ou à peine marquée, même en dessous. Thorax mêlé de blanc, de gris et de jaunâtre, sans lignes noires. Chenille moniliforme, d'un gris noirâtre, avec une très-large bande dor- sale blanche ou soufrée, sur laquelle est une suite de larges taches d'un noir velouté partant de l'incision et s'arrêtant aux 3/4 de l'anneau. Stig- malale large, ondée, blanche ou jaune, teintée de jaune fauve ou de rouge triqueté dans son milieu. Deuxième anneau saillant, avec une tache semi- lunaire d'un rouge carmin, bordée de noir. Verrues de la couleur delà partie qui leur sert de base, avec des poils blancs et noirs. Stigmates blancs, placés sur une tache noire. Tête d'un noir luisant, avec un V frontal et une tache latérale blancs. Premier anneau noir en des- sus, avec l'origine des lignes vasculaire et sous-dorsales, blanche. — Elle vit principalement sur VEuphorbia Cyparissias. Elle file entre les feuilles une coque ovoïde d'un blanc pur. Le papillon varie extrêmement , surtout les 9» Qui sont parfois pres- que entièrement brunes, mais ce brun a toujours quelque chose de jau- BOMBYCOIDiE. 5g iiâtre. Il faut se défier du rétrécissement de l'abdomen, qui ferait facile- ment prendre pour des çf celles qui ont pondu, ce qui exposerait à des erreurs de détermination. Commune dans le centre de la France, en mai, juin et août. A. Ksulao Hb. 613. Variété femelle assez rare, d'un ton bistré, avec les lignes et les taches très-bien écrites. Je l'ai quelquefois rencontrée. 80. ACRONYCTA AbSCONDITA. Treils. sup. X p. 5 — Frey. II p. 132 pi. 178 ? — Herr.-Sch. 378 ? Larv. Frey. Prusse, eu mai. Aucun des trois auteurs précités ne semble d'accord avec les autres sur cette espèce, et les individus qu'on m'a communiqués me paraissent tous plus ou moins apocryphes. Je ne puis donc dire mon opinion sur VAbscondita, dont je n'ai peut-être pas vu d'exemplaires authentiques. Ce qui caractérise le mieux cette espèce , c'est la chenille, qui, d'après la ligure de Freyer, est petite, noire, avec les incisions d'un gris clair et une bande dorsale d'un noir de velours plus foncé. Toutes les verrues dor- sales sont d'un jaune d'ocre, et toutes les latérales d'un rouge ferrugi- neux. La stigmatale est bien distincte, d'un jaune clair, interrompue par les verrues latérales. La tête et les pattes sont noires. Elle vit comme les autres sur les Euphorlia. On voit que cette chenille est, dans tous les cas , notablement différente des autres du même groupe, en sorte qu'il faut ranger le papillon, quel qu'il soit, au nombre des espèces distinctes. 81, ACRONYCTA MyRIC^ Gn. Larv. ignot. Taille et port â'Euphrasiœ. Ailes supérieures visiblement plus plrolon- gécs à l'apex , ou, si Ton veut , à bord terminal coupé plus obliquement ; d'un gris-blcu-noirâlre foncé, uniforme et fortement saupoudré, avec les dessins noirs. Lignes médianes très-écartécs, celle des lunules de la coudée qui est placée au-dessous de la quatrième inférieure, tendant à former une petite tache annulaire. Taches ordinaires bien écrites, l'orbi- culairc toujours très-petite dans les cf. Frange bien entrecoupée et ayant la moitié inférieure concolore avec l'aile. Ailes inférieures d'un blanc un peu violàtrc, avec les nervures et de petits points terminaux noiiàlres ; leur dessous avec un point cellulaire et un commencement Uc ligue à la 6o BOMBYCOIDiË. «t côic. — 9 tout-à-fait semblable pour les ailes supérieures, mais à ailes inférieures d'un gris-noir uni , à frange blanche. Ecosse. Coll. Gn. Quatre cfi deux 9. Cette jolie Acronycta me paraît bien distincte de ses voisines. Je ne crois pas qu'elle se rapporte à VAbscondiia des auteurs , quoiqu'elle ait plusieurs caractères qui semblent communs au premier abord. Elle se trouve dans les lieux marécageux, principalement dans le comté de Perth. Sa chenille vit sur le Myrica gaie et le Salix caprœa. Je n'en ai pas encore une description exacte. Nota. Je possède une autre Acronycta de ce groupe, qui mç semble en- core différente, mais la confusion est si grande dans ces espèces, que je ne veux pas risquer de l'augmenter encore, n'en ayant devant les yeux que deux individus dont je ne connais point la patrie, et n'en ayant vu de sembla- bles dans aucune autre collection. Ce qu'ils présentent de plus extraordi- naire, c'est que la 9 a les ailes blanches comme le o^ , et ce fait est si exceptionnel dans ce genre, que je crains toujours de m'être trompé. Gen. SlMYRxl och. Och. Syst. Gloss. — Treits. — Gn. Dup. Bdv. Gen. = Leucania Bdv* Ind. méth. Chenilles cylindriques, épaisses, ayant les points ordinaires tuberculeux^ mamelonnés, et donnant naissance à des poils verticillés et nombreux ; vivant de plantes basses. — Chrysalides courtes, un peu obtuses, renfermées dans des coques mêlées de soie et de débris. Antennes courtes, veloutées ou garnies de lames pubescentes dans les cf. Palpes courts, grêles, velus-hérissés, à dernier article point ou à peine distinct. Trompe nulle ou rudimentaire. Thorax con- vexe, velu-cotonneux. Abdomen lisse, court dans les çf, long et épais dans les 9 . Pattes courtes et velues. Ailes supérieures entières, à sommet prolongé, à nervui-es saillantes, à taches ordinaires nulles; inférieures peu développées, ayant l'indépendante peu distincte et suivant le pli cellulaire. M. Boisduval avait trouvé ce genre si voisin des Leucania, qu'il l'y avait réuni dans son Index. Je suis si loin de partager cette opinion, que les Simyra ne me paraissent avoir avec les Leucanies que de vagues rap- ports de couleur et de dessin. Les autres caractères, palpes, spiritrompe, antennes, abdomen, etc., inc semblent accuser nettement leur place dans les Bombycoïdes, et les chenilles me confirment complètement dans cette opinion. Ces chenilles ont les plus grands rapports avec les Acronycta. Comme elles, elles sont munies de verrues mamelonnées qui portent des poils verti- cillés, comme celles du dernier groupe. Elles vivent de préférence sur les Euphorbes. Dans leur jeunesse, on les confondrait facilement avec celles des Arctia. Elles se métamorphosent dîtns des coques filées entre les feuilles ou contre les branches. BOMBYCOID^. 6 1 Les papillofis ont un aspect particulier, qu'ils doivent surtout à leurs ailes supérieures prolongées à l'apex et presque dépourvues de dessins. Ils ont les mêmes mœurs que les autres Noctuelles; mais ils habitent de pré- férence les lieux marécageux où ont vécu leurs chenilles. Tous ceux qu'on connaît sont européens. Quelque peu nombreux que soit ce genre, il faut absolument le diviser en trois groupes. Le premier a les ailes supérieures arrondies à l'apex ; ou y dislingue la trace des lignes ordinaires, et en outre des traits bien accusés prés du bord terminal. La chenille a des mœurs parliculières. Le second a les ailes supérieures extrêmement aiguës et lancéolées. Les wàles ont les antennes très-courtes et garnies de lames pubescentes. On ne distingue sur ses ailes supérieures ni lignes ni taches. Enfin, le troisième se rapproche des Leucania par la forme des ailes; les inférieures sont d'un blanc pur. Les antennes des mâles sont absolument nues et simplement veloutées ; elles sont un peu plus longues que dans les autres espèces. L'abdomen des femelles est proportionnellement moins long et moins volumineux. Securis Hb. Zutr. 291, 292 de Java pourrait bien appartenir au genre Simyra. GROUPE L 82. Simyra Dentinosa Frey. • Frey. III p. 97 pi. 263 — Dup. sup. III p. û26 pi. 37 — Gn. Ess. 237 •— Eversm. Faun. p. 263 — Bdv. 1090 — Herr.-Sch. 394. Larv. Frey. Turquie, Oural, Orembourg, Sarepta , en avril et mai. Coll. Div. Espèce nouvellement connue et peu répandue dans les collections. On sait que la chenille vit sur les Euphorbia^ qu'elle se trouve en mal sous une grande toile blanche, dans laquelle elle reste jusqu'à sa transfor- mation ; mais on n'a pas plus de détails, ce qui est d'autant plus fâcheux que ses mœurs sont, comme on voit, tout exceptionnelles. GROUPE II. 83. Simyra Nervosa w.-v. Wien.-Vcrz. Q-12 — Fab. 49 — Ilb. 226 — Bork. 315 — Haw, 44 — Tr. II p. 283 et sup. X p. 85 —Dup. IV p. 330 pi. 120 — Frey. pi. 101 — St. III p. 82 — Gn. p. 237 —Bdv. 1089= Oxyptera Esp. pi. 130 f. 6 =: La Sillonnée, Engr. 307 a h. Larv. Frey. 35mm, y^iies super, très-lancéolées, très-entières, d'un jaune d'ocresale, 6a iîOMBYCOÏDy'Ër lavées de blanchâtre dans leur première moitié et Saupoudrées d'atomes noirs, avec un liseré clair à la côte, et les nervures blanchâtres et bordées de chaque côté, à partir de la cellule, de deux filets d'un gris foncé. Frange non-cntrecoupée. Taches et lignes ordinaires nulles. Ailes infér, d'un gris obscur mêlé de blanc, suivant le sexe, avec la frange blanche ou ochracée. Corps uni, de la couleur des ailes. La chenille est d'un blanc-jaunâtre sale, avec une large bande dorsale et une autre au-dessus de la stigmatale noires, cette dernière coupée par les verrues, qui sont sur les côtés d'un roux obscur, et sur le dos de la couleur du fond. Poils blanchâtres. Tète noire, avec une tache latérale rousse. Elle vit en juin sur les Euphorhia^ les Ruvies et quelques autres plantes , et varie passablement. Hongrie, Prusse, Valais, Allemagne, en juillet et août. Coll. Div. N'est plus rare maintenant dans les collections. '!} 84. SlMYRA TOROSA Gn. Argenlaceat Hcrr.-Sch. 387, 388. Larv. ignot. Elle est très-voisine ùaNervosa^ dont elle me paraît cependant dis- tincte. Le fond des ailes supérieures est d'un blanc pur, et les nervures sont J)ordées de gris très-clair. Entre les nervures médiane et sous-mé- diane, on voit une bandelette de la couleur du fond, qui va de la base de l'aile au bord terminal. La frange est blanche et unicolore. Les ailes infé- rieures sont d'un blanc pur dans les deux sexes, avec quelques atomes noirâtres à peine distincts sur le disque. Le thorax est blanc, mêlé de gris clair. Les palpes paraissent moins velus et plus distincts que chez Fe- mosa, et les antennes sont peut-être un peu plus cilicées. Les ailes super, sont encore plus lancéolées. Sarepta. Prise par M. Kindermann. Coll. Pierret. Je n'ose rapporter ici, qu'avec doute , V Argentacea de M. Ilerrich- SchœfTer, dont la figure et la description ne s'accordent pas parfaitement avec mes individus. GROUPE IIL '^Ji 85. SfMYR.4 VenOSA DeGeer. De Geer II p. ûl5 pi. 7 — Bork. 316 — Tr. Il p. 281 et sup. X p. 85 — Dup. IV p. 3û3 pi. 120 — St. m p. 82 — Gn. p. 237 — Bdv. 109a = Derjener Sepp. II pi. ."î f. i-î> — Hb. 380 = Alomina Haw. 43. Lan\ De Geer. Prusse, Autriche, Russie, Allemagne, Angleterre, est et centre de la France, en juin. Coll. Div. Elle n'est point rare. TRIBU lî. Chenilles à 16 pattes complètes , jamais arpenieuses , glabres ou à peine munies (le quelques cils isolés, dépourvues d'èminences , vivant solitaires. — Chrysalides lisses, luisantes, presque toujours enterrées ou contenues dans de? coques mêlées de terre. — Papillons de taille moyenne, à antennes cili- cées ou pubcscenles, à palpes bien développés, à corps robuste, à pattes fortes, parfois épineuses, garnies d'éperons prononcés, à ailes plutôt oblongues que triamjulaiivs; les supérieures très-épaisses, avec une aréole distincte; les infé- rieures minces, de couleurs insifjnifiantes , à nervure indépendante beaucoup plus faible que les autres et visible seulement quand l'aile est dénudée. Cette tribu comprend à elle seule la moitié des Noctuélidcs du globe, et les sept-huitièmes de celles d'Europe; aussi sont-ce les Noctuelles qui nous tombent le plus souvent sous la main et celles qu'on désigne le plus ordinairement sous ce nom. On verra aux différentes familles qui compo- sent la tribu, Thistolre très-variée de leurs mœurs sous tous leurs états. On peut la diviser comme il suit : A. Chenilles longues, endophytes, ou simplement cachées, mais marquées alors de lignes fines et nombreuses ; chry- salides enterrées ou contenues dans des tiges. — Papil- lons de couleurs pâles, à dessins peu compliqués, à ab- domen lisse, à jambes non épineuses Leucanidœ. B. Chenilles endophytes. — Papillons à trompe presque nulle, à antennes courtes, à palpes rudimenlaircs . . Glottulidœ. C. Chenilles se cachant pendant le jour. — Papillons de couleurs obscures, à palpes ascendants, à trompe lon- gue, à pattes très-forles. a. Ailes disposées en toit incliné. § Chenilles cylindriques, glabres, endophytes ou ca- chées. — Papillons à pattes non épineuses , ayant ordinairement l'espace terminal plus foncé que le fond yipamiilœ. §§ Chenilles courtes ou onisciformes, à poils isolés mais visibles. — Papillons i\ pattes non épineu- ses, à lignes et taches distinctes, mais ù fond uni Caradrinidœ, 64 GENDINiB. h. Ailes super, en toit très-aplatf , se recouvrant en partie l'une l'autre. — Chenilles souterraines ou du moins irès-cachées. — Papillons à abdomen lisse et à tibias souvent épineux Noctuidce, D. Chenilles simplement abritées. — Papillons de cou- leurs variées. a. Palpes velus, courts, presque droits. Ligne sub- terminale droite. Tache réniforme souillée de noir. Abdomen ordinairement lisse Orthosidœ. h. Palpes robustes , ascendants. Ligne subterminale brisée. Abdomen le plus souvent crête. . . . Iladenidce, c. Lignes médianes non dentées et disposées en tra- pèze. Chenilles vivant renfermées entre des feuil- les attachées avec de la soie Cosmidœ, E. Chenilles vivant ù découvert. — Chrysalides souvent munies d'un appendice ventral. — Papillons allongés, à ailes oblongues et k dessins longitudinaux, à collier or- dinairement relevé, à pattes mutiques Xylinidœ, F. Chenilles moniliformes, vivant à découvert à l'extré- mité des plantes. — Papillons à antennes simples, à ailes le plus souvent tachées de noir, à jambes ordinairement mûmes d'ongles ou d'épines; volant en plein jour. . , ffeliothidce. FAM. I. LEUCANID^ Gn. Gn. Ess, Noct. — Bdv. Dup. = Fam. Q. Arciostriatœ Wien.-Verz. — Fam. 16 Heliophilœ Bork. — Fam. 5 Fenosœ Haw, Chenilles à 16 pattes égales, cylindriques, allongées, rases, sans éminences, de couleurs pâles^ vivant sur les plantes basses, et principalement sur les grw minées, et cachées pendant le jour, soit sous les feuilles, les débris ou dans tes touffes, soit même dans l'intérieur de leurs tiges. — Chrysalides renfermées soit dans une cogue non filée et enterrée, soit dans les tiges où les chenilles ont vécu. — Papillons de taille petite ou moyenne, à antennes pubescenlcs ou crénelées, à palpes bien développés, ascendants, velus-hérissés, à trompe moyenne, à thorax peu carré, médiocrement velu, lisse, à abdomen assez grêle, lisse, à pattes longues, à ergots prononcés, à ailes oblongues, les supérieures entières, peu épaisses, de couleurs pâles ou tenues, peu chargées de dessins, à lignes et taches rarement distinctes, souvent striées en longueur, disposées en toit incliné dans le repos, ce qui donne à l'insecte une forme allongée. Voici une famille qui est tellement naturelle, que tous les anciens auteurs l'ont isolée eux-mêmes. Elle paraîtrait pourtant au premier abord devoir se diviser en deux familles distinctes, surtout si on se préoccupe principalement des premiers états. Mais en suivant cette marche on rencontrerait des gen- res intermédiaires qui ne permettraient pas de les limiter d'une manière ri- goureuse. Je vais faire successivement l'histoire de ces deux séries. Les chenilles de la première, ou Leucanides proprement dites, sont de couleurs pâles, mais décidées cependant, ordinairement carnées ou jaunâtres et rayées d'une multitude de lignes fines, parmi lesquelles les lignes ordi- naires sont les plus saillantes. Elles sont tout-à-fait cylindriques, cl leur tcle un peu aplatie est en partie rétractile. Elles vivent toutes de graminées et ne choisissent pas d'autre abri que l'intérieur de leurs touffes ou les feuilles sèches et broussailles qui sont le plus à leur portée. Elles s'enfer- ment dans la terre pour se changer en une chrysalide de forme ordinaire, luisante et aiguë à l'extrémité. Les insectes parfaits participa en général de la couleur pâle de leurs chenilles. Leurs ailes supérieures sont tantôt sans aucun dessin, tantôt avec les lignes ordinaires un peu apparentes. Les ta- ches médianes sont nulles ou réduites à un ou deux petits points. Ils les portent plices en toit assez incliné, et se fourrent dans les broussailles pen- dant le jour. Ils volent le soir avec assez de rapidité. Les deux sexes sont tout-à-fait semblables. Les chenilles de la seconde série, ou Nonagrides, ont des mœurs particu- lières qui entraineui des modillcalions dans leur organisation. Elles vivent 66 LEUCANïD^. étroitement renfermées dans l'intérieur des tigcS des cypéfacéeS, des lypha- cées ou des graminées qui croissent sur le bord des eaux. (Je renvoie aux généralités pour les détails.) Ce genre de vie leur communique un aspect particulier : elles sont encore plus allongées, leur peau est luisante, leur consistance molle, à l'exception des plaques cornées qui sont bien pronon- cées. So^istraites en partie à l'influence colorante de la lumière, elles sont généralement ternes et comme transparentes, avec des lignes rares et peu marquées. Enfin, comme toutes les chenilles endophytes, elles ont les points trapézoïdaux demi-verruqueux et plus vivement colorés que le fond. Leurs chrysalides, placées dans les tiges mêmes où leurs chenilles ont vécu, ont la partie abdominale fort allongée, elles sont plus ternes et plus obtuses que celles de la première section. Les insectes parfaits sont aussi un peu différents. Chez eux, les taches tendent à reparaître, quoique les lignes restent la plupart du temps oblitérées. Ils tiennent leurs ailes en toit un peu plus élargi, mais ils ne différent pas, quant aux mœurs. Leur corps a une tendance extrême à tourner migras, comme toutes les espèces qui vivent dans l'intérieur des végétaux. Les deux sexes sont habituelle- ment très-différents. La 9 » outre qu'elle est beaucoup plus grande que le cf, se distingue d'ordinaire par une couleur plus pâle, et surtout par l'abdomen, qui est extrêmement long et gros à proportion ; aussi les pontes sont-elles très-nombreuses et les individus très-multipliés dans les locali- tés, heureusement toujours assez circonscrites, qu'elles affectionnent. Les espèces de la famille des Leucanides sont très-nombreuses, et comme leurs dessins sont réduits presque à rien, les différences qui les séparent sont souvent insignifiantes ; aussi sont-elles fort difficiles à étudier. Cette étude est d'ailleurs assez ingrate, puisqu'elle porte sur les moins jolies comme les moins variées de toutes les Noctuelles ; cependant nous ne voyons pas qu'elles aient été plus négligées que d'autres par les auteurs, et il existe même des entomologistes qui ont pour elles une sorte de prédilec- tion. Ceci s'explique par l'attrait que portent avec lui le travail et la satis- faction des difficultés vaincues. Les Leucanides sont répandues sur toute la surface du globe, comme les graminées qui les nourrissent. Il est probable que les pays étrangers en pos- sèdent une immense quantité. L'Amérique surtout en nourrit aux bords de ses fleuves et de ses lacs une variété dont je ne puis donner qu'une faible idée, car ces espèces ne s'obtiennent guère que par l'éducation, qui est, comme on^»^. forcement Qcsligfie par les voyageurs. Geîj. SYNIA Dup. Dup. Cat. = Leucania Tr.-Bdv. Gn. olini. Herr.-Sch. = Simyra St. Chenilles — Insecte parfait. /Intcnnes pulescentes dans lesçf. Tou- ■pet frontal, squammeux-hérissé . Palpes Ircs-courts, grêles, velus-héiiisés, à dernier article court et en bouton. Trompe courte. Thorax peu convexe, velu, tEUCANID^. 67 (arrondi, lisse. ^Abdomen long, lisse, glabre, soyeux, luisant. Pattes moyennes, utiles supérieures à dessins longitudinaux ou rayonnes, à taches ordinaires, confuses, nullement bordées de noir ; inférieures à nervure médiane trifde, ^indépendante plus faible et confondue avec le pli cellulaire. La place de ce genre est encore incertaine, principalement parce que ses premiers états sont inconnus. M. lioisclu val dit clans son Gênera que VjlMus- ciilùsa doit peut-être se placer près des Endagria, c'csl-à-dire dans la tribu des Hépialidcs. Je ne saurais partager celle opinion, car les Synia me paraissent de franches Noctuelles. Si l'on examine leurs caractères gé- néraux, et si l'on réfléchit à la facilité avec laquelle leurs abdomens inur- itcnt au gras, on se trouvera disposé à les placer dans celte famille, en at- tendant que la découverte de leurs chenilles soit venue nous mettre sur la voie. Le genre ne contient encore que deux espèces peu répandues. 86. SVNIA MUSCULOSA lib. Hb. 363— Tr. II p. 28G — Dup.IVp. Wi pi. 120 — Gn. p. 237 — Bdv. 1048 = Flava Frey. IV pi. 370 f. 2 = Siiccinea Esp. 190 f . 3 ? = Nervosa St. IIl p. 82 ? 2 Larv. ignot. France méridionale, en juillet. Coll. Div. Toujours rare. Nous n'avons pas encore de bonne figure de cette espèce, et ollfi paraît n'a- voir été vue des différents auteurs que dans un état imparfait de conserva- lion. Aussi la synonymie qui en aété donnée est-elle fort contestable. Treit- schke cite la Pudorina de Borkliausen , dont la description me paraît s'y rapporter médiocrement, et la pâle d'fùigramelle 3Û6, qui n'est probable- ment qu'une variété blanchie de la Clnanlha Pcrspicillaris. M. Doubieday me mande, que la Nervosa de M. Stephcns est notre Musculosa , mais je crains qu'il n'ait fait lui-même confusion, et je doute qu'une espèce .si franchement méridionale se trouve en Angleterre. D'ailleurs la descripiio» de M. Stephens ne convient pas du tout aux individus que j'ai observés. Quant à la Musculosa de ce dernier auteur, c'est la Lcucania Phragmi- tidis. 87. Synia Maculata Fv. Evcrsra. Faun. p. 267. Lurv. ignot. SS*""". Corps assez gi-C-le. Ailes super, d'un jaune ochracé un peu oli- vâtre, clair, sans lignes distinctes, avec la base des deux nervures prin- cipales, les deux taches ordinaires cl deux bandes maculaircs, l'iuie sub- 68 LEUCANin^; terminale et traversant toute l'aile, l'autre plus courte et Iplacée Sous l'or- biculalre , d'un blanc argenté. Orbiculaire petite et arrondie. Réniforme marquée inférieurement d'un point noir, mais nullement cerclée de foncé. Frange large, entrecoupée de noirâtre. Ailes infér. blanches, avec le bord terminal et le disque semés d'atomes noirs. Disque des super, noir en dessous, avec une tache cellulaire blanche. Montagnes de l'Oural, environs de Sarepta, fin de juin et commence- ment de juillet. Cette charmante espèce a la trompe un peu moins court? que la Musculosa, elle me paraît cependant appartenir au même genre. Gen. MITHYMNA Och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Dup. Gu, = Luperina Bdv. = Leucania H.-S. Chenilles cylindriques, de couleurs sales, avec tes trapéioïdaux surmontés de poils isolés assez visibles, vivant sur les plantes basses et se tenant cachées pen- dant le jour dans la terre. — Chrysalides enterrées. — Antennes du (f cour- tes, tendant à se contourner, fortement crénelées de lames courtes etvelues cjui donnent à chaque article un aspect triangulaire , celles de la Ç renflées au milieu, moniliform.es, à articles courts, serrés et comme hér-issés. Palpes courts, droits, velus-laineux, à dernier article court et tronqué. Trompe courte. Tho- rax laineux, subcarré. Abdomen court, grêle, caréné et velu dans les rf, sub- ovoïde et garni de bouquets de poils sur les côtés et à Fanus dans les Ç . Pattes moyennes, un peu velues. Ailes entières, courtes, épaisses^ mates, un peu velues, à lignes distinctes. L'unique espèce à laquelle j'ai réduit le genre Mithymna a été trans- portée d'un genre dans un autre, mais toujours sans succès, et la vérité est qu'on ne lui connaît encore aucun analogue. Nictitans et Comiexa, à côté desquelles M. Boisduval la fait figurer dans son Gênera, n'ont réellement point d'affinité avec elle. Sa chenille a sans doute quelques rapports avec les Noctuides ou les Apamides, autant que j'en puis juger sans l'avoir éle- vée moi-même, car ses mœurs n'ont pas encore été bien soigneusement ob- servées; mais le papillon se rapproche beaucoup des 1" et 2® groupes des Leucania, sans pouvoir être confondu avec elles, comme on le verra par leurs caractères respectifs. Ce qui le dislingue surtout, c'est l'extrême dis- semblance qui existe entre le mâle et la femelle, qu'on ne serait certaine- ment guère tenté d'accoupler, si on ne les prenait ensemble. Outre les des- sins des ailes, cette différence porte principalement sur les antennes, qui, dans les deux sexes, ont une forme toute particulière, et sur laquelle j'ap- pelle l'attention. Au reste, il diffère encore des autres genres par ses mœurs, car il vole avec vivacité, en plein jour, sur les fleurs. CEUCANIDiE. 69 88. MiTHYMNA ImBECILLA Fab. Fab. 840 — Hb. 555 (le çf) — Tr. II p. 193 et sup. p. 65 -- Frey, II pi. 153 Ev. 231 — Gn. Ind. 237 — Bdv. 898 — Dup. sup. III p. 363 pi. 8» = Hb. Jlpina Hb. 728-29 (la 9) = Frey, Beltr. 36 f. 2 — Disparilis Och, Syst. Gloss. = NexaDM^. III p. 62 pi. 104 (non alior). Larv, Frey. 26mm ç^. Ailes super, d'un oehracé-roussâtre nuancé de ferrugineux» surtout à la côte et à la frange, à nervures marquées, avec les deux li- gnes médianes et la demi-ligne fines, nettes, d'un brun rougeâtre. L'ex- trabasilaire formant un V sur la nervure costale, puis arrondie en arc. La coudée formant un seul coude arrondi. Ombre médiane rougeâtre, tra- versant la tache réniforme qui est à peine visible et ne se trahit que par un trait extérieur un peu plus clair que le fond. Ailes infér. noirâtres, à frange rousse en dessus; ochracées, avec une ligne médiane plus foncée en dessous. Anus d'un rouge vineux. 9 à ailes plus oblongues, les super, d'un roux ferrugineux foncé, ab- sorbant en partie les lignes ordinaires, avec l'espace terminal un peu plus noirâtre et le trait extérieur de la tache réniforme découpé en blanc-jau- nâtre. Ailes infér. plus noires, avec la ligne du dessous absorbée en partie. Alpina Hb. est simplement la 9 ordinaire. Alpina Freyer en est une variété, chez laquelle l'espace médian est d'un brun qui contraste avec le fond qui est d'un jaune pâle. Styrie, Hongrie, Auvergne, Russie méridionale, etc., en mai et août. M. Bellier l'a rapportée en abondance du Mont-Dore. Chenille d'un gris sale, avec une série dorsale de grandes taches noi- râtres, ovales et contiguës, traversées par la vasculaire fine et blanchâtre. Sous-dorsale claire, avec une série de points au-dessus. Stigniatale nette- ment coupée supérieurement par une bande d'un gris-noir. Stigmates noirs, surmontés d'un point luisant. Tête d'un gris-noir. Elle vit déplantes basses (peut-être de graminées). Aliéna Hb. 39/j a été citée ici comme variété. Comme elle me paraît différer très-essentiellement pour la coupe et les dessins du mâle d'/iw- becilla, je n'ose la lui rapporter sans l'avoir vue en nature. Il ne faut pas la confondre avec son Aliéna ûûl, qui appartient au genre Hadena. Gen. LEUCAiNIA Och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Bdv. St. Chenilles cylindriques, rases, pâlis, avec de fines li()nes longitudinales; à tète subijlobuleuse ; vivant de graminées, et se cachant pendant le jour, soit yO LEUCANIDiE. dans les touffes, soit, dans l'intérieur des tiges coupées, mais sans en manger la moelle. — Chrysalides contenues ordinairement dans des coques, sous la terre. — Antennes assez courtes, pubesccntcs, avec deux cils plus forts par article dans les cT) parfois crénelées de cils verticillés. Palpes assez épais, connivents, ve- lus'fourrés, à dernier article très-court. Thorax lisse, subcarré. Abdomen lisse, assez allongé, garni de poils à la base en dessus et parfois sur les côtés. Pattes plus oit moins velues. Trompe bien développée. Ailes supérieures entières, à sommet plus ou moins aigu, ayant rarement les lignes et les taches bien dis- iittctes ; ces dernières presque toujours réduitesà un point cellulaire. Au repos, les ailes :,ont disposées en toit très-incliné. La plus grande parli(3 de ce que j'ai dit dans les généralités de la famille sur la première section des Leucanides s'applique au grand genre Leucania. On voudra donc bien s'y reporter, et je n'ajouterai ici que ce qui lui est tout-à-fait particulier. Les chenilles des Leucania sont extrêmement voisines les unes des au- tres, et il faut toute l'expérience que donne une longue habitude d'élever des chenilles pour les distinguer; encore le plus habile s'y trompe-t-il sou- vent. Aucune espèce européenne, à ma connaissance, n'est de couleur verte, toutes sont d'un blanc d'os, d'un gris carné ou jaunâtre, avec des lignes ordinaires bien continues et bien marquées, et, entre ces lignes, une foule d'autres lignes ou bandes surnuméraires, résultant souvent de l'aggloméra- tion d'atomes bruns ou rougeâties. Ce sont là, du reste, tous leurs dessins, mais souvent la sous-dorsale est chargée de traits noirs qui ne se continuent pas sur tout l'anneau. Les stigmates sont souvent entièrement noirs ou bruns. Ces chenilles vivent exclusivement de graminées, et on en rencontre sur celles qui croissent la racine presque dans l'eau, comme sur celles qui ne viennent que sur les collines les plus desséchées. Celles qui forment d'é- paisses touffes offrent un abri tout naturel au milieu duquel les chenilles passent leur vie, ne grimpant à l'extrémité des feuilles que le soir ou même la nuit. Quant à celles qui vivent sur les graminées à feuilles espacées, comme elles ne pourraient s'y trouver suffisamment abritées, elles se cachent sous les broussailles ou les feuilles sèches, à peu de distance. Enfin, quel- ques-unes de celles qui mangent des graminées aquatiques se retirent dans les tiges dont le sommet a été coupe de main d'homme ou cassé acciden- tellement. Elles s'y enfoncent jusqu'à ce qu'un nœud vienne les arrêter, et leurs excréments, qui remplissent une partie de ces tubes, témoignent qu'elles ne quittent absolument leur demeure que pour aller prendre de la nourriture. Cette retraite, si elle ne les garantit pas des piqiu"es des ichneu- mons, les met au moins complètement à l'abri des attaques des oiseaux; mais ce n'est pas là son seul bienfait, et elles l'utilisent encore quand ar- rive l'époque de leur métamorphose. En effet, elles ne s'enfoncent point en terre comme leurs congénères, et elles se contentent de filer au-dessus et au-dessous d'elles doux petits planchers entremêlés de rognures de ro-^ seaux. LEUCANIDiE. 7 1 Les Leucanies qui se chrysalidcnt dans l'arrière-saison passent l'hiver dans leurs coques à l'état de chenilles, comme je l'ai dit dans l'introduction, et ne subissent leur première métamorphose qu'au printemps. Arrivées ù l'état parfait, les Leucania peuvent rcvendi(iuer encore la ma- jeure partie de ce tjuo j'ai dit dans les généralités de la famille. Plusieurs d'entre elles ne sont guère moins difliciles à distinguer que leurs chenilles, dont elles reproduisent pour ainsi dire les couleurs. Nos espèces indigènes donnent une idée fort nette des exotiijues, et ce genre, quelque partie du globe qu'il habite, ne subit point de modiflcations importantes. Les sexes ne diffèrent point entre eux, et les variétés ne sont pas fort abondantes, ce qui s'explique suflisamment par le peu de complication et (juelquefois par l'absence complète du dessin. Je viens de dire que le senre Leucania ne subissait point de modifica- tions iinporianles, et je me hâte de corriger ce que cette assertion a de trop exclusif. En effet, nous trouvons chez nous une espèce (la Turca) qui dif- fère un peu, sous ses divers états, des autres Leucanies. Sa chenille est moins atténuée, plutôt marbrée et striée que marquée de lignes. Le papillon diffère de nos autres Leucanies par ses jambes abondamment garnies de poils touffus; mais il est, sous ce rapport, dans le même cas que la Pseu- dargijria, ijui est pourtant si manifestement semblable à nos Lilhargyria et AUjipuncia. Quant à l'abdomen velu, tout le groupe de ces espèces se res- sent plus ou moins de cette particularité. J'ai disposé les Lcucanidcs en quatre groupes principaux. Le premier diffère de tous les autres par les lignes et les lâches ordinaires, qui sont bien visibles, et par ses antennes, parfois garnies de cils plus apparents et verticillés. Dans le second, les premières espèces ont encore les lignes distinctes, mais les taches se réduisent à un seul point blanc. Les ailes sont d'ailleurs plus épaisses et plus larges que chez les Leucanies propres. Celles-ci constituent le troisième groupe. Comme il est fort nombreux, j'ai essayé de le diviser en sections ; mais je dois prévenir qu'on rencontre certaines espèces qui participent un peu de l'une et de l'autre, et que, parmi les espèces exotiques, le nombre des individus sur lesquels j'ai fait mes descriptions étant souvent assez petit, je puis m'ètrc trompé dans cette appréciation très-délicate. Lnfin, le quatrième groupe renferme des Noctuelles qu'on avait placées jusqu'ici dans les Nonagria; il se distingue par ses ailes unies, et sans aucune espèce de dessins, et les inférieures toujours sombres dans les deux sexes. GROUPE I. I 8q. Leucania Littera Go. 34010). Ailes super, assez larges, «nliëres, mais légèrement festonnées ^3 LEUCANID^. au bord terminal , d'un rouge porphyre foncé, avec les deux lignes mé- dianes seules visibles non ondulées, très-écartées, d'un blanc rosé par en haut. L'extrabasilaire très-peu arquée. La coudée presque droite, éclairée intérieurement de blanc-rosé fondu. Tache réniforme, seule visible, très-nette , d'un blanc pur, en forme d'L, presque comme chez Nexa, Côte finement liserée de blanc. Ailes infér. d'un gris-rougeâtre, avec une ligne presque droite plus foncée. Dessous des quatre, d'un blanc sablé de rouge porphyre, avec une ligne droite ombrée de brun-rouge; inférieures ayant en outre un trait cellulaire arqué. Thorax brun-rouge, avec le collier plus clair. Floride. Coll. Dbd. Une $. Le dessin de cette Noctuelle la rapproche un peu de la Conigera; mais elle en est d'ailleurs si différente, que j'hésite fort à la placer dans ce genre, quoique je n'en voie pas qui lui convienne beaucoup mieux. Peut-être, si j'avais plusieurs exemplaires, et surtout des mâles bien con- servés , parviendrais-je à la classer plus naturellement. <î 90. tt Leucania Conigera W.-V. Wien.-Verz. Q-3 Fab. 3ûl — Engr. (la Conigère) 492 — Bork. 303 ~ Hb. sa» et Beitr. pi. û Z — Haw. 229 — Tr. II p. 190 — Dup. IV p. 60 pi. 104 — St. II p. 151 — Gn. p. 237 — Bdv. lOûû = Floccida Esp. pi. 123 f. 5. Larv. Tr. Hb. Autriche, Allemagne, Angleterre, nord de la France, etc. à la fin de juin. Coll. Div. Ce n'est pas une des plus communes. Sa chenille n'est encore connue que par la figure d'Hubner, et, bien qu'il l'ait représentée sur une graminée, les auteurs qui l'ont suivi veulent lui donner la pâque- rette {Bellis perennis) pour nourriture, ce qui me paraît fort impro- bable. gi. Leucania Claudicans Gn. 40œm. Ailes super, peu aiguës à l'apex, à bord terminal arrondi et très- légèrement festonné, d'un ochracé un peu roussâtre (comme chez la Coni- j^em), légèrement saupoudré, avec les deux lignes médianes bien distinctes, fines, noirâtres. L'extrabasilaire un peu sinueuse. La coudée simplement arquée, formant un coude très-arrondi dans le haut. Taches ordinaires visibles, cerclées de noirâtre, de forme ordinaire et non rétrécies. La réniforme traversée par une ombre médiane légère. Subterminale à peine indiquée , si ce n'est à l'apex , où elle dessine une tache un peu plus claire. Ailes infér. comme chez Conigera. Leur dessous d'un ochracé clair, avec une fine ligue obscure. Abdomen sali de noirâtre en dessus. LEUCANID^. ^3 Abyssinie. M. N. Une 9- L'individu sur lequel je décris cette espèce, est assez mal conservé. Il faudrait voir des mâles pour s'assurer que l'espèce est bien une Leu~ cania. O l^l:^^JiSVC^Îà-yjXEJJ^A. . Eugr, Engr. (la Délicate) 506 ab— Hb. 379-589 — Tr. II p. 356 et sup. X p. 88 — Dup. IV p. 475 pi. 1 30 f. 5 — Gn. p. 237 — Bdv. 1047. Larv. BRG. Midi et centre de la France, Autriche, Hongrie, en août et septembre. Coll. Div. Elle a été assez abondante en 1834 et 1835, dans les environs de Cliâteaudun ; mais on ne la trouve plus que de loin en loin. Je l'ai prise aussi dans les dunes autour de Bayonne ; mais je ne la crois com- mune nulle part. Elle varie , pour la couleur de fond , depuis le jaune paille jusqu'au roux-jaunâtre vif, et les dessins sont plus ou moins mar- qués, suivant l'intensité de la couleur. J'en ai sous les yeux un individu pris auprès de Bone (Algérie), qui ne iîiffère pas de ceux de la France. GROUPE II. t Leucania Turca Lin. e s. N. lûO — Wien.-Verz. Q-2 — Fab. 339 — Esp. pî. 122 f. 5-6 — Bork. 301 — Engr. (la Turque) 497 — Hb. 218 -- Haw. 266 — Tr. II p. 181 et sup. p. 72 — Dup. IV p. 56 pi. 104 — Frey. Beitr. III pi. 122 — St. II p. 150 — Gn. Ind. p. 237 — BdV. 1043 = f^olupia Naturf. IX p. 123. Larv. Gn. infrà. France, Hongrie , Allemagne, Angleterre , en juin. Coll. Div. K'est plus rare nulle part. Chenille d'un gris-jaunâtre terreux , marbré , avec la vasculaire fine, blanchâtre, et la sligmatale séparant la chenille en deux couleurs, toute la partie ventrale étant plus claire. Une série de losanges dorsales très- imparfaites, sombres, éclairées de chaque côté. Tète d'un blond corné, luisante, sans taches. Stigmates très-visibles, à contour noir. Pattes conco- lores. Vit, en février et mars, sur les graminées des bois et principalement sur la Luzula vernalis. On ne .se douterait pas, au premier abord, que celte chenille produit une Leucania. (Voir les généralités.) Làpidoplèies. Tome 5. 5 y4 LEUCANID.E. tt r** é 94. Leucania Pseudarcyria Gn. Notablement plus grande que la Lithargyria , à laquelle elle ressem- ble beaucoup. Les ailes super, sont plus oblongues et plus rectangulaires. La ligne coudée est composée d'une douUe série de points bien marqués. Au lieu du point blanc qui remplace la tache réniformc chez Lithargyria^ on voit ici dislinciement les dexix taches ordinaires dessinées en gris- 3aunàLre,sur un fond un peu plus foncé que l'aile, mais nullement cerclées de brun. Le dessous n'est pas métallique, mais seulement un peu luisant. Les antennes du mâle sont subciliées, son abdomen gros et extrêmement velu, et ses pattes antérieures garnies de faisceaux de poils très-longs et très-épais, comme chez la Turca. Etat de New-Yorek. Coll. Doubleday. 95. Leucania Obusta Gu. Un peu plus grande que Lithargyria. Ailes supérieures plus oblongues et plus arrondies au bord interne, d'un rouge-briqueté clair, uni ; on y voit à peine la trace des deux taches ordinaires plus claires, et de la ligne cou- dée, qui consiste, comme chez la précédente, en une double rangée de points rougeâtres. Ailes inl'ér. noirâtres, plus claires à la base, avec la frange rougeâlre. Dessous des quatre un peu luisant, d'un rouge-rosé à disque jaunâtre, avec une ombre vague , noirâtre, en forme de bande, n'attei- gnant pas les bords. Infér. ayant en outre un point cellulaire. Antennes du mâle très-nionililormes, avec des cils verticillés très-sensibles, comme chez la Pseudargyria. Abdomen et jambes antérieures moins velus, Amérique Septentrionale. Coll. Doubleday. Un seul cf. 96. Leucania Ebriosa Gn. Taille ù\4lhipuncta. Ailes super, coupées carrément au bord terminal et assez aiguës au sommet, d'un rose vineux très-foncé, avec la côte étroi- tement blanche. Quelques vestiges à peine visibles des lignes, d'un gris-noi- râtre terne; une tache celhdaire de même couleur, au milieu de laquelle est un très-petit point blanc et une série subterminale de points blancs en- core plus petits, derrière lesquels est une tache noirâtre. Ailes infér. d'un gris-brun, avec la frange rose; dessous coinmechez l'espèce précédente. Antennes du cf crénelées de mamelons courts, pubescents, avec le cil du sommet plus long. Pattes sans bouquet de poils. Amer. Sept. Coll. Doubleday. Un seul cf. Sa couleur de lie de vin très-foncée et ses antennes suffisent pour U faire reconnaître. lEUCANID^. 7 5 Ul^J' LeUCANIA LlTHABûYRIA Esp. Esp. t. 124 f. G— Hb. 225 — Treits. II p. 183 — Bork. 305 — Dup. IV p. 100? pi. 7 f. 1 — Cdv. lOûG — Gn. Ëss. 237 — l'Argentée Engr. 40» a-h. = Albipuncla View, n" 90 pi. 3 f. 3 — Dup. pi. 80 f. 1 = Ferraga Fab. 217, = /è/Ti/ot/jca Scriba pi. 10 f . 5 (la 9) := Grisea Fab. 1932 — Haw. 200— St. III p. 150= Anargyria Dup. sup. III p. Û8i pi. Al. Larv. BRG. Cette espèce, confondue par plusieurs auteurs avec VAlUpunctafS'&n. distingue par une taille plus grande, les ailes super, moins ferrugi- neuses, le point blanc se fondant par en haut dans une lunule claire (qui forme avec lui la tache rénifornie) , la ligne coudée moins visible, et, au contraire, la série de points yui la suit beaucoup plus marquée. V Aiuinjyria Dup. n'est point une variété, comme on le croit générale- ment, mais tout simplement la femelle de la Litharyyria. Si les ailes ne sont point métalliques en dessous , et si le bouquet de poils noirs abdo- minal manque, c'est que ces deux caractères sont les attributs des mâles. La même chose s'observe chez Albipuncla; mais, dans ces deux espèces, l'abdomen de la femelle diflère à peine pour la forme de celui du çf, et c'est ce qui a induit tous les lépidoptérisles eu erreur. C'est la Grisea des auteurs anglais : leur Lithargyria n'est qu'une variété pi us pâle, avec les lignes ordinaires un peu marquées, A. Ailes super, d'un gris-blanchâtre clair, sans aucune teinte rosée. lufér. blanchâtres, avec les nervures et le bord terminal gris, et une rangée plus ou moins visible de points noirs sur le disque, France mérid. Coll. Bdv. e {:é. Leucania Albipdwcta w.-v. Wien.-Yerz. Q-û — Fab. 3/12 — Engr. (le Point blanc) Zi98 abcd — Scriba pi. 12 f. 8-10 — Hb. 223 — ïr. II p. 187 — Gn. p. 237 — Bdv. 10Û5 = Lithargyria Esp. pi. 124 f . 5 = Punctum album De Vill. 376. Larv. BUG. France, Allemagne, Autriche, etc., en juillet et aofit. Coll. Div. Plus commune chez nous que la Lithargyria : elle paraît moins répandue qu'elle. Beaucoup d'auteurs l'ont confondue avec celle-ci, et, en parti- culier, Duponchel, dont les descriptions se rapportent indifféremment aux deux espèces : quant à ses ligures, elles paraissent représenter tou- tes deux la Lithargyria. Pour Uoiiuer une idée du peu d'ordre qui règne dans YEntomologia 7 6 LEUCANID^. systematlca, il suffira de dire que cette espèce et la précédente sont sé- parées par cent vingt-cinq numéros. ^ 99. Leucania Dactylidis Bdv. Bdv. Gen. n" 1066 — Dup. sup, IV p. 226 pi. 69 — Herr.-Sch. 318. Larv. ignot. Taille d'Albipuncta. Ailes super, d'un gris-carné clair, saupoudré de fins atomes bruns, avec la côte pl«s claire. Un petit point blanc légèrement marqué de noir au bout de la cellule , et une série de très-petits points noirs parallèles à la coudée, dont on voit à peine la trace. Frange et bord terminal un peu obscurcis. Ailes infér. blanches, avec les nervures et le bord légèrement carnés ; dessous blanchâtre, sans lignes ni points. Ailes super, de la 9 P'us foncées , presque sans atomes. Inférieures à peine plus obscures que celles du cf. Provence, Languedoc, en juin. Coll. Bdv. Rare et très-nouvellc- ment découverte. ^ 100. Leucania Scirpi Bdv. Bdv, Gen. 1065 — Dup. sup. III p. 3û9 pi. 3% = Caricis Herr.- Sch. 324-325 (non Tr.) Zarv. ignot. Taille à.^ Alhipuncta. Ailes super, d'un gris clair, très-finement sablé de brunâtre, avec un très-petit point blanc ordinairement accolé à un point noir encore plus petit, et une ligne à peine visible de petits points foncés derrière la coudée qui est nulle. Ailes infér. blanchâtres , avec le bord lavé de gris ; leur dessous blanc, avec une série terminale de points noirs. Corse, midi de la France, en juin. Coll. Bdv. Encore très-rare. La Caricis de M. Herrich-Schœffer me parait se rapporter ici. Dans tous les cas, ce n'est évidemment pas celle de Treitschke, dont il suffit de lire la description pour s'en convaincre. loi. Leucania Montium Bdv. Bdv. Gen. n" 1067 — Frey. V pi. 395 -- Herr.-Sch. 319. Larv. ignot. Plus petite qu'Jlbipuncta. Ailes super, d'un gris-cendré jaunâtre, finement saupoudrées d'atomes bruns, avec un point blanc très-petit, Jégèrement ombré de brun , et la ligne coudée peu apparente , écartée LEUCANID^. yy du centre, composée de pciites lunules contiguës et très-fines. Ailes infér. blanchâtres, un peu irisées, avec les nervures et le bord vaguement brunâtres; dessous assez luisant; celui des super, gris, celui des infér. blanc, à côte grisâtre. Sommet des Alpes du Valais. Coll. Bdv. Un seul cf. C'est encore une grande rareté. M. Herrich-SchoefTer figure un çf qui serait d'un ton plus foncé, moins jaunâtre, avec les ailes infér. obscures. ttt 102. LeUCANIA CyPERI Bdv. Bdv. Gen. 106A. Larv. ignot. Je ne l'ai pas vue. — Calabre, Coll. de M. Escher. io3. Leucania Ze/E Dup. Dup. IV. p. 363 pi. 122 — Gn. p. 237 — Bdv. 1050 — Herr-Sch. 815. (non 311.) XojT. Dup. France méridionale , en juillet. Coll. Div. Est maintenant très-ré- pandue dans toutes les collections de France. La figureSIl de M. Herrich-Schœffer donnerait une très-fausse idée de cette espèce, tant pour la coupe d'ailes que pour les couleurs et les dessins. Il paraît que M. Kindermann en a envoyé de grands exemplaires de la Russie méridionale, sous le nom de Caricia. Je n'ai pas vu celte variété et ne puis en parler. tttt (J i 104. Leucania Extranea Gn. Elle varie pour la taille ; mais elle dépasse toujours celle de Lithav gyria. Elle a une coupe d'ailes toute différente et qui se rapproche un peu de celle des Helioth. Annigera et Peltigera. Ses supérieures sont très- aiguës au sommet, d'un gris plus ou moins roussâtre, parfois blanchâtre, fortement saupoudrées d'atomes noirs. Les deux taches ordinaires se détachent dans la cellule en couleur claire plus ou moins lavée de rous- sâtre. Sous la réniforme est un point blanc, vaguement entouré de noi- râtre. On ne voit pas de traces des lignes, mais la série de points noirs qui suit la coudée est souvent irès-disiincle. Un trait oblique noir, par- lant de celte ligne , remonte Jusqu'à l'apex, et, avec la forme des ailes, caractérise principalement cette espèce. Les ailes infér. sont un peu ^8 LETJCANIDJ:. transparentes, grises, avec le bord terminal et les nervures noirâtres. Elles différent à peine d'un sexe à l'autre. Amériq. Septentrion,, Brésil, Colombie, etc. Coll. Div. Très-com- mune. A. Pas de point blanc à l'extrémité de la cellule. Java, Ind. or. Coll. C'" des Ind. B. Pas de point blanc. Ailes super, moins sablées , avec le trait apical moins marqué. Inférieures ayant une large bordure noirâtre nettement découpée, surtout en dessous. Nouvelle Hollande. M. N, ttttt ïo5. Leucanfa Yu. 55mm. Ailes super, droites à la côte et au bord terminal, d'un gris un J)eu ochracé très-clair ou couleur d'os, sablées çà et là de noirâtre, avec la côte et toute la cellule encore plus claires; cette dernière, nettement limitée en'dessous et à son extrémité par une teinte plus foncée et rou- geâtre, et renfermant deux points noirs, dont le premier (l'orbiculaire) gros et ovale , le second très-petit à la place ordinaire. Ligne coudée , remplacée par un feston fin très-denté, subterminale par une traînée grise ondulée. Ailes inférieures d'un gris-noirâtre, avec la base plus claire et un peu byaline, et la frange d'ini blanc-jaunâtre ; leur dessous avec une série de points terminaux noirs, sans autre dessin. Dessous des supé- rieures avec une traînée noire sous la côte, et une lunule noire costale à î5on extrémité. Manille. Coll. Lefcbvre. Cette espèce, assez curieuse pour le genre, m'a été communiquée par M. Lefebvre , sous le nom ci-dessus, inédit du reste, mais que j'ai cru devoir adopter. GROUPE iir. t ïoC). Leucania Videns Gn. SO""", Ailes super, d'un gris-brun noisette , avec les nervures parse- mées d'écaillés blanches et noires , et une longue traînée longitudinale noirâtre sur la nervure médiane coupée par deux groupes d'écaillés blan- ches : le premier, vague, oblong, évidé au milieu; le second, plus compact, arrondi et pupille de noir. Série ordinaire de points noirs et blancs. Des rayons noirâtres entre les nervules. Frange noirâtre, avec un petit trait blanc au bout des nervules. Ailes infér. d'un blanc pur, mais non transpa- LEUCANiDvE. yg ttnt , avec un éti'oît lîseré noirâtre ; leur dessous ayant la côte largement teintée de roussâtre et saupoudrée de noir, avec une lunule cellulaire , un commencement de ligne et les nervures poudrées dQ noirâtre. Floride. Coll. Doubleday. Un çf. Cette esijèce, assez remarquable pour le genre, rappelle un peu, par ses dessins, la Nonagria Nevrica. La chenille est d'un vert sombre, avec une multitude de lignes blan- ches longitudinales, dont la stigmatale plus large et sans autres dessins. Les pattes, membraneuses, sont d'un rose foncé. La tête est verte, avec deux traits bruns. Abbot a dessiné cette chenille sur une plante du genre Solidago; mais il est évident que ce n'est pas là sa nourriture, et elle doit Vivre, comme toutes les autres, de graminées. (Jf^O'J- Lctcania ExTiycTA^ Go. 32'"'". Aspect d'une Nonagria. Ailes super, oblongues, à apex assez aîgu et bord terminal arrondi rentrant inférieurement, d'un gris de ro- seau très-clair, un peu carné, avec la nervure médiane poudrée de noi- râtre jusqu'à l'extrémité de la cellule, où elle porte un petit trait blanc virgulaire , marqué en dessus d'un très-petit point noir, ce qui le fait paraître pupille presque comme chez la Non. Nevrica. Une ligne de petits points noirs derrière la place de la coudée et une série terminale de petits points semblables bien marqués. Ailes infér. d'un blanc nacré, avec le bord terminal lavé de gris, et des points terminaux très-visibles de part et d'autre. 9 semblable, mais avec les ailes infér. toutes blan- ches. Floride. Coll. Doubleday. Cette espèce a les ailes un peu soyeuses, ce qui augmente encore son analogie avec la N. Neurica, n 108. Letjcania IIerrichii, Hcrr.-Schœff. 341. Larv. ignot. Je n'ai pas vu cette espèce, dont voici une description succincte , d'après la figure de M. H.-Schœffer. Taille et port de Punctosa. Ailes super, d'un gris-vineux , avec tout l'espace terminal d'un gris foncé. Les deux lignes médianes noires, bien marquées, dcnliculées, laissant entre elles un espace sombre au milieu et traversé par la nervure médiane, et ses nervures qui .se découpent en blanc. Un point blanc au bout de la cellule. Les deux taches ordinaires très-visibles, de la couleur du fond, détachées sur l'espace foncé. L'orbi- 8o LEUCANIDiE. culaire annulaire, très-oblongue. La réniforme marquée d'un trait noir. Côte Hn peu plus claire. Ailes infér. blanches , avec l'extrémité des uer- vures et le bord grisâtres. Bosphore. — M. Herr.-Schœffer la place dans la même sect ion que Lithargyria et Albipuncta ; mais c'est uniquement parce qu'elle a les deux lignes médianes distinctes : car il dit lui-même qu'elle est très-voi- sine de Putrescens. "^ Ï09. Leucania Punctosa Tr. Tr. II p. 287 et sup. p. 9/( — Gn. Ind. p. 237 — Herr.-Sch. 310. Larv. ignot. Sicile, France méridionale, Espagne, en juillet. Est répandue mainte- nant dans toutes les collections. C'est à tort qu'on cite ici la Boisdiwalii de Duponchel qui se rapporte à la Putrescens. Au reste , Treitschke lui-même a commis cette erreur, mais évidemment sans avoir vu ni l'original ni même la figure de Du- ponchel. ^ iio. Leucania Putrescens Hb; Hb. Gey. 730-731 — Herr.-Sch. 339-338 = Punctosa Bdv. 1058 — Gn, Ind. p. 237 = Boisduvalii Dup. IV p. 79 pi. 105 = Caricis Tr. sup. p. 91? Larv. ignot. Ouest et midi de la France, en juillet et août. Toujours assez rare» Je l'ai prise, en certaine quantité, dans les dunes de la Bretagne. Quelque mauvaise que soit la figure de Geyer, je crois décidément que c'est bien le type de cette espèce qu'elle représente, et non, comme je l'a- vais pensé d'abord, une variété. Quant à la Caricis Tr., je n'ose la rappor- ter ici qu'avec doute, quoique la description lui convienne assez. Elle n'a rien de commun, dans tous les cas, avec la Caricis de M. Herrich-Schœf- fer, qui paraît être notre Scirpi. III. Leucania Uda Gn. Elle est très-voisine de Punctosa, dont elle a à la fois la coupe d'ailes, la taille et la couleur. Les ailes super, ont la côte largement blanchâtre. Les nervures sont finement dessinées en blanc. Le point cellulaire est un peu plus vague et moins arrondi. La ligne de points qui remplace la coudée est très-fortement marquée et joint les deux bords ; mais, au lieu des traces de l'extrabasilaire qui s'aperçoivent chez la Punctosa, on ne voit ici qu'un seul point noir, placé sur la nervure radiale. Le bord terminal est LEUCANIDJE. 8 1 plus rougeâtre et plus tranché. Les ailes infér. du cf sont comme celles de la 9 j j' i33. Leucania Amens Gn; Elle est de la taille de L. Album, dont elle se rapproche un peu, et elle forme le passage entre cette section et la précédente. Les ailes super, n'ont pas l'apex si aigu. Le fond de l'aile est plus clair, et les espaces bruns y sont moins nombreux et moins étendus. Le signe de la nervure médiane n'a pas la même forme; il se bifurque et se continue davantage; il est ombre de noir en dessous. L'aile inférieure est plus blanche, avec la bordure moins vague et les nervures bien moins marquées. Le point cel- lulaire du dessous est bien distinct. Le cf n'a pas de bouquet de poils noirs sous la poitrine. • Cap de Bonne-Espérance. Coll. Bdv. M. N. lEUCANID^. «9 134. Leucania L Album Lin. S. N. 154 — Wien.-Verz. Q-9 — Fab. 205 — Esp. pi. 90 f. 3,4 — Engr. (le Crochet blanc) 503 ad — Bork. 312 — Hb. 227 et Beitr. pi. 2 K. — T. II p. 306 — Dup. IV. p. 70 pi. i05 f. 2. — Gn. p. 237 — Bdv. 1056. Larv. Tr. La plus grande partie de l'Europe , en juin et septembre. Coll. Div. Commune surtout à la seconde époque. Elle voltige le soir autour des ti'eilles pour sucer le suc des raisins. Il paraît que cette espèce , si répandue chez nous , n'habite pas l'An- gleterre. i35. Leucania Albilinea Hb. Hb. Zutr. 337-338. Taille d'Z Album. Ailes super, un peu plus ochracées, avec une large bande grise sous la nervure médiane, traversée par deux traits noirs plus apparents , et l'espace terminal également gris et coupé brusquement en angle »" sommet de l'aile. Un point noir plus ou moins étendu au Jîout de la cellule. Frange divisée comme chez L. Album. Ailes infér. d'un blanc transparent , avec les nervures un peu plus foncées et une légère teinte cendrée au bord terminal. Dessous presque entièrement blaac. Abdomen très-long. Amérique septentrionale. Coll. Gn. L'individu figuré par Hubner, et qu'il a reçu du Brésil , est beaucoup plus foncé que le mien. Serait-ce une espèce distincte? ttttttt i36. Leucania Phragmitidicola Gn. 34mm. Ailes sup. d'un gris de roseau un peu rosé , avec la nervure médiane blanche ombrée en dessous de noirâtre , surmontée, à l'extré- mité de la cellule, d'un point noir, et suivie de noirâtre entre les bifurca- tions des If' et 3« ncrvules. Série de points noirs bien visible. Une autre série de points terminaux. Frange d'un gris-vineux. Espaces entre les nervules finement entrecoupés de noirâtre, surtout au sommet où le trait oblique est ordinairement bien marqué par un espace triangulaire noirâ- tre. Ailes infér. blanches , avec le bord lavé de gris-rosé. Abdomen blan- châtre, avec une ligne latérale noirâtre en dessous. — 9 semblable. Amérique Septentrionale. Assez commune. Lépidoptères, Tome 5. 6 If 137. LeTJCANIA HuMÎDICOLA Ga. 34min. Ast^ect de Pollens. Ailes siipëi». asse« étroites, d'un blartc pail- lé, avec la nervure médiane blanche, ombrée en dessous de brun-olivâtre. Un espace triangulaire brunâtre peu marqué au bord terminal près du sommet. Un petit point noir sur l'extrémité de la nervure médiane, et 2 ou 3 autres à la place de la ligne transverse ordinaire. Enfln , une série terminale de très-petits points noirs. Ailes infér. entièrement d'un blanc nacré , de part et d'autre dans les deux sexes, sans aucun dessiu. Abdo-^ men du cT très-long et très-velu, ainsi que les pattes, surtout lçsjambe;% des antérieures. Cayenne. Coll. Feislhamel. J'ai reçu un individu de Sidney, de la coll. de M. Saunders, qui ne me paraît pas ea, différer. La 9 ne participe en rien de la vestiture excep- tionnelle de l'abdomen et des pattes du cf , et ne diffère point , sous ce rapport, de nos Leucanies européennes. » Y î38. Leucania Extenuata Gn. 30""". Port de Riparia, Ailes super, étroites, coupées assez carrément au bord terminal , d'un blanc-jaunâtre carné, finement rayé de blanc et de brunâtre clair, avec la nervure médiane ombrée , en dessous, de bru- 3iàlre, et une tache vague de la même couleur au sommet de l'aile, comme chez Biparia. Deux ou trois points à la place de la série. Ailes infér. d'un blanc nacré pur, avec le bord et l'extrémité des nervules un peu gris. Dessous des super, d'un blanc-jaunâtre, avec un point noir bien marqué â la côte. Collier bordé de gris-violâtrc. Anus du çf garni , en dessous, de poils très-longs qui se relèvent souvent en pinceaux divergents. Brésil. Coll. Gn. i3g. Leucania Tayaudi Felsth. Mêmes taille et couleur que la précédente, mais ailes super, moins car« rées. Dessin à peu près semblable. Un point noir sur l'extrémité de la nervure médiane qui est blanche, ainsi que l'origine des nervules. Pas de point noir à la côte en dessous. Abdomen moins long et dépourvu deg faisceaux de poils. Monte- Video. Coll. Feisth. Dédiée, par M. Feisthamel, à M. Tayeau, cbipurgien-major de la marine, qui possède, à Rochefort, une belle col-* Jectioa de Coléoptères. LEUCANïD^. n l4o. LeUCANIA RipARÏA Ramb. Ramb, Ann. Se. obs. 1829 p. 261 pi. 6 f. 3 et Ann. Soc. ent. I p. 288 pi. 9 f. 1 — Bdv. 1055 — Dup. sup. III p. 339 pi. 31 — HeiT.-Sclu SOS, 3i«. Larv. ignot. Corse, France méridionale, en mai, août et septembre, dans les endroits herbus, sur le bord des rivières. Pas très-commuue. i4i. Leucania Congrua Hb. Hb. 616? — Tr. sup. X p. 92 — Herr.-Scb. 357-60 — Amnicola Ramb. And. Se. obs. 1829 p. 162 pi. 6 f. 5 et Ann. Soc. ent. I p. 289 pi. 9 — Gn. p. 237 — Bdv. 1002 — Dup. Siip. III p. 336 pi. 31 — Herr.-Scb. 334. Larv. BRG. Sicile, Corse, Hongrie, midi de la France , en mai , août et septembre, au bord des rivières. Coll. Div. Il mo paraît liors de doute que cette Leucanie est bien la Congrnà de Treilschke, dont la description lui convient parfaitement ; mais je n'ai pas la certitude que ce soit bien celle d'Hubner; il me paraît y avoir des différences dans sa figure. Il n'est donc pas certain qu'on ne retrouve pas plus tard une autre espèce à laquelle le nom de Congrua conviendra davantage. Celle-ci devra alors reprendre celui dC Amnicola. Quant à YAmnicola et à la Congrua de M. Herrich-Schœffer, elles sont bien certainement identiques. 142. Leucania Sicula Tr. Tr. sup. X p. 90 — Gn. Ind. p. 237 — Bdv. 1063 — Herr.- Scb. 3Û0. Larv. ignot. Sicile. — Je ne l'ai pas vue, et elle n'est connue en France que par la description de Trcitschke. Elle paraîtrait, d'après cette description, voi- sine de Stratidnea, d'Inipiira et de Pallcns. Cependant, à en juger par la figure de M. Herricli-Scbœlîer , elle serait presque voisine de Phragmi- /Wt« pour les couleurs. Dans son texte, au contraire, il la place entre Zeœ et Grassicornis. 143. Leiicania Straminea Tr. Tr. n p. 297 et sup. X p. 89 — Frcy. II pi. 123 — Gn. p. 237 — 92 LEUCANID^. Bdv. 1069— Dup. sup.IIIp. 3Zi6pl. 32 f. 2— Herr.-Sch. 321,322,323. Larv. Tr, — Gn. infrà. Allemagne, France centrale et occidentale, en juin, dans les prés maré- cageux. Assez rare. Le papillon a été bien décrit par Treitsclike ; mais il n'en est pas de même de la chenille , qui varie beaucoup, s'il faut en juger par les des- criptions et figures si différentes que nous eu avons. Voici le résultat de mes observations personnelles : Elle est très-allongée , un peu aplatie en dessous, à pattes très-longues, à tête lenticulaire, d'un carné-jaunâtre, avec la vasculaire très-fine, placée entre deux séries d'atomes noirâtres. La sous-dorsale est pareille, mais moins nette. Entre eile et la stigmatale, on voit une série de petites lignes fines alternativement noirâtres et de la couleur du fond, ou même plus claires. Cette dernière est large, nette- ment coupée des deux côtés, un peu plus claire sur les bords. Les stig- mates sont au-dessus, blanchâtres, cerclés de noir, celui du cou très-grand. Les plaques du cou et de l'anus sont d'une couleur très-pâle , ainsi que les pattes. La tête est fort pâle, avec des linéaments obscurs. On la trouve, dès le mois de février, dans les prairies basses et au bord des ruisseaux. Elle aime à se tenir très-allongée et immobile. ^ ^^ V i44- Leucania Impur a Albin. Albin, pi. 33 f. 53 — Engr. (laBlême)305 aie— Hb. 396 — Tr. II p. 294 et sup. p. 89 — St. III p. 75 — Gn. Ind. p. 237— Bdv. 1070 — Herr.^îSch. 319, 3SO = FuUgosina Haw. 39. Larv. Hb. France centrale et boréale , Angleterre, Allemagne, en juin et juillet. Coll. Div. Il paraît qu'elle est extrêmement commune en Angleterre. Punctina Haw. ûo, St. III p. 75, ne paraît qu'une variété insignifiante de Ylmfura. Arcuata St. III p. 76 en diffère par une couleur plus claire , et les ailes inférieures presque blanches, peu teintées de noirâtre, avec une sé- rie de points nervuraux. — Ces deux variétés ne constituent pas des races distinctes. ûfi'^' Leucania Pallens Lin. S. N. 107 — Clerk. pi. û. f. 6 — Wien.-Verz. Q-10 — Fab. hl — . Esp. pi. 90 f. 1 (non 2) — Engr. (la Blême) 505 de — Bork. 314 Hb. 234 et Beltr. pi. 2-L — Haw. û2 — Tr. II p. 290 — Dup. IV p. G8 pi. 105 f. 1 — St. m p. 75 — Gn. p. 237 — Bdv. 1073 = Rufescens Haw. Ûl — St. III p. 76 (la ^)=Ochràcea St. IIl p. 97. Larv. Gn. infrà. ^imm. j^iics super, coupées un peu carrément , sans bordure , d'un LEtrCANID-E. 93 ocliracé-roussâire très-pâle , avec les nervures plus claires et de légères nuances carnées ou noirâtres entre elles. Un point noir au bout de la médiane , et souvent , deux autres points sur les 1"^ et W inférieures. Ailes inférieures d'un blanc pur; leur dessous avec quelques points ter- minaux. — Femelle avec les super, plus aiguës a l'apex, et les infér. sa- lies de noirâtre dans leur milieu. Très-commune dans toute l'Europe, mais principalement dans les con- trées du Nord, en juin et septembre. Coll. Div. Chenille atténuée postérieurement, d'un carné presque gris, clair, avec la vasculaire continue entre deux filets noirâtres; la sous-dorsale un peu plus large; au-dessus, un filet pareil à ceux de la vasculaire, et paraissant géminé. Trapézoïdal postérieur à peine plus gros que l'antérieur, qui est bien visible. Une bande roussâtre plus claire au centre, puis une large bande grise; puis enfin, la stigmatale carnée, mais plus pâle que le fond. Stigmates au-dessus, très-visibles, entièrement noirs. Tête roussâtre mar- brée de brun, avec deux traits frontaux bruns. Vit, en mars, avril et août, sur les graminées des champs. Elle est très-commune dans les prai- ries artificielles. Bufescens, Ochracea et Suffusa des auteurs anglais sont à peine des variétés. La première se trouve généralement dansles femelles; la seconda consiste en de petits individus très-pâles. Quant à la troisième, elle n'» qu'un seul point noir sur le disque. Ce serait à elle que se rapporterait, d'après Treitschke, la ysifiéié Pallida de Bork. 317, qui aurait aussi, si on s'en rapporte à la description de ce dernier, les ailes inférieures blanches, avec les nervures à peine ochracées. Toutes ces différences, qui ne sontja- mais constantes et qui se combinent avec toutes les autres modifications, ne sauraient constituer des races distinctes. On retrouve , dans l'Amérique du nord , notre Pollens avec toutes ses modifications. A. Ectypa Bdv. Bdv. Index. — (non Hb.) — Engr. b05 />. Diffère des individus ordinaires par la couleur fortement roussâtre de ses ailes supérieures et du même ton que la figure à! Ectypa Hb. Mêmes localités. B. Une teinte rosée sous la nervure médiane et quelques rayons sembla- bles vers le bord terminal. Ailes infér. ayant les nervures salies de noir sur le disque. Un point cellulaire en dessous. New-Yorck.| Coll. Doubleday. 94 lEUGANIB^, # i4<5. Leccania Ectypa Hfa. Hb 231. Larv. ignot. Elle n'a pas été retrouvée encore en nature; mais toutpofte àcroirequ'eUa constitue une espèce bien distincte. On a cru , quelque temps , qu'elle n'était qu'une variété de la Pallens; mais la coupe des ailes supérieures, qui est différente, la bande médiane noirâtre des inférieures et d'autres caractères rendent cette opinion très-peu vraisemblable. M. Herrich- Schœffer, dans son texte, rapporte cette Ectypa à la Straminecu Cotte opinion ne me semble pas plus heureuse que la première. '!^' i/ly. Leucania Furcata Ev. Eversm. B. Mosc. 1837 — Faun. Ural. p. 26a — Herr.-Seh, 364. Larv. ignot. Je ne l'ai pas vue. M. Eversmann la dit voisine de Pallens et la décrit ainsi ; Abdomen jaunâtre. Thorax et ailes super, d'un brun-cannelle pâle, avec les nervures blaacbes. Ailes infér. blanchâtres, légèrement salies Uft brun extérieurement. Oural. Rare. D'après la figure de M. Herrich-Schœffer, elle pourrait, en effet, se pla- cer ici. Dans son texte, il la dit voisine de Felutina. * i/jS. Leucania Verecunda Ev. Eversm. B. Mosc. 1848 n» 3. Je ne l'ai pas vue. Voici la description qu'en donne l'auteur : Alœ anticœ levissimè è virescenii pallidè lutescenies, concolores . Alce posticce sordide lutescentes, concolores. Elle c^ la taille et le port de Pal- lens; mais ses ailes sont lisses et unicolores. Midi de l'Oural, en juillet. GROUPE IV. i'.î il\<^. Leucania Phragmitidis Hb, Hb. 230 — Tr, II p. 316 — Dup. IV p. 90 pi. 106— Gn. p. 2ST — Bdv. 107Û = Semicana Esp. pi. 189 f. 5 = Muscuhsa St. III p. 81. Larv, Tr. Angleterre, Danemarck, Autriche, Franconie, bords du Rhin, en juil- let. Coll. Div. La femelle est, dit-ou, beaucoup plus rare que le (f. LEUCANIDJÎ. 95 Les beaux individus des deux sexes ne sont pas communs. La chenille se retire, à ce qu'il paraît, dans les tiges sèches de Varunda fhragmites, comme plusieurs des espèces du 2* groupe, ce qui avait fait fanger d'abord cette espèce parmi les Nonagria. i5o. Leucamia Moribunda Gq. Elle ressemble beaucoup à Phragmitidis , mais elle est un tiers pluS petite. Les ailes super, sont de la même couleur, mais elles ont partout une teinte uniforme. Leur apex est moins aigu et nullement falqué. Les infér. sont aussi légèrement noirâtres, mais leur bord terminal est plus clair. Le contraire du dessus a lieu pour le dessous, c'est-à-dire que les aUes infér. y sont d'un jaunâtre uni , taudis que les super, ont le disque noi- râtre. Coll. Gn. Une seule 9> dont j'ignore la patrie. Je connais une troisième espèce, de la Nouvelle-Hollande , qui semblp se placer ici ; mais, comme le seul individu que je possède est en très- mauvais état, je n'ose le décrire. Gen. SESAMIA Gn. Nonagria Dup. Bdv. Gn. olim. = Levcania H.-S. Chenille médiocrement aUon(]ée, à tête petite, de couleurs sales, à trapézo'i- daux non verruqueux^ à plaques cornées distinctes, vivant dans l'ititérieur d(f tiges des graminées , dont elle ronge la moelle. — Chrysalide à tête proé- minente, pointillée sur le dos , contenue dans les tiges mêmes. — Antennes courtes, garnies chez les q" de longues lames pubescentes. Palpes rappro^ chés, presque droits, velus-hérissés, à dernier article épais, peu distinct, Troynpe presque nulle. Front arrondi. Thorax peu convexe, velu-colon^ neux, à plérygodes écartées. Abdomen lisse, cylindrique , très-long, très-volu- Tnineux et obtus chez la 9- Pattes assez courtes, à ergots peu saillants. Ailes entières, lisses, soyeuses, luisantes; les supérieures très-arrondies, à franges longues et serrées; les inférieures unies, à indépendante absorbée dans le pli cellulaire. L'unique espèce qui compose ce genre a été prise pour un Cossus par celui qui la découvrit le premier. Depuis, on l'a rangée avec plus de raison dans le genre Nonagria, d'où M. Hcrricli-Schœffcr l'a enlevée tout récem- ment pour en faire une Leucaniu, à cause de l'absence du prolongement frontal, qui est pour lui le caractère indispensable des Nonagries. Mais on s'aperçoit, en l'éludianl, qu'elle n'apparlicnl réellement ni à l'un ni à l'au- tre, et qu'elle se distingue des deux par ses antennes courtes et furlemenl peclinées, sa trompe presque nulle, ses pattes, la coupe de ses ailes, etc. La chenille, qui a élC louguemcût décrite par M. Rambur, dans le supplé- 9^ ieucanidjE. mont (leDnponchcl, vil dans l'inlérieur des tiges du maïs [Zea maïs), dont elle ronge la moelle. Elle a des mœurs à peu près semblables à celles de cerlaines Nmagriu. On a remarque (ju'elle attaque presque exclusivement les épis mâles. On en trouve souvent plusieurs dans une même tige. Elle se chrysalide dans l'intérieur, la tête tournée en bas, dans une légère coque composée de soie et de débris. Quelquefois la plante, continuant à végéter, chasse au dehors la chrysalide, qui tombe alors à la base des feuilles engai- nantes de la plante. Le papillon ne passe pas plus de quinze jours en chry- salide, et deux ou trois générations se succèdent quelquefois dans le cou- rant de la belle saison, au grand dommage des champs de maïs. Il ne diffère pas, pour les mœurs, des autres Leucanides. i5i. Sesamia Nonagrioides Lef. Lefebv. Ann. Soc. Lin. VI p. 98 pi. 5 — Bdv. Ind. = Hesperica Gn,' Ind, p. 237 — Bdv. 108a — Dup, sup. III p. û70 pi. ûl f. 2 — Hcrr.-Scli, 3/iû, 345. Larv. Dup. 30mm. Ailes super, d'un gris-jaunâtre (couleur de roseau desséché J uni, avec le bord terminal liseré de noirâtre très-fondu et ne touchant point les bords. La nervure médiane ombrée au-dessous de la même cou- leur, qui laisse à l'extrémité un point clair presque insensible, une série de points à peine perceptibles et un autre point en avant. Ailes infér. d'un blanc pur. — Femelle plus grande (35"'"), mais semblable, même pour les ailes inférieures. Sicile, Andalousie, midi de la France. Coll. Div. Quelquefois très- commune dans les champs de maïs. Chenille roussâtre jusqu'à la stigmatalc , puis jaunâtre-livide. Vaisseau dorsal visible en transparence. Stigmates roussâtres à bord noir. Tête d'un brun-bistré, avec la pièce triangulaire noire. Plaques écailleuses rousses, luisantes. Pattes concolores. Vit sur le Zeaviaïs. (Voiries gé- néralités.) Gen. MELÏANA Curt; Curt. 201 = Senta St. = Chilodes Herr.-Sch. = Symira Tr. Chenilles — antennes longues, pubescentes dans les çf, avec deux cils plus longs par article. Palpes ascendants-obliques, assez courts, compri- més, à dernier article très-court, conique et squammeux. Trompe courte, grêle, a filets disjoints . Corps très-grêle ; le thorax court , globuleux, velwcotonneuxm lissé, à collier élevé; l'abdomen long, effilé, cylindrique, soyeux ; celui du Cy terminé par des poils comprimés ; celui delà Q brusquement aigu et muni a un oviducte saillant, lamelleux, très-comprimé, échancré. Pattes grêles, lon- gues, presque glabres, ^iles minces, entières; les supérieures lancéolées, à ^c= LEUCANIDiE. 97 nemutes costales serrées et découpées en blanc, seins taches ni lignes; les infé- rieures larges et stnuées, à nervure médiane franchement trifide. L'espèce rare, et probablement unique de ce genre, a le corps si grêle et les ailes si minces, que les auteurs'anglais l'ont placée, l'un dans lesPyrales, l'autre dans les Teignes. Son port lui donne, en effet, une ressemblance apparente avec les Tinea de la tribu des Chilides; mais les caractères es- sentiels de cette tribu, et en particulier les palpes, sont complètement dif- férents, et il n'y a aucun doute que cette esp'éce ne soit franchement Noc- tuélide. Sa place ne paraît guère plus douteuse. Elle se rapproche, pour les dessins, de certaines Leucanides, et, en particulier, de VEvsanguis. Par son corps grêle et allongé, elle ressemble à plusieurs espèces de cette famille, et surtout à VUlvœ. M. Stephens les a même placées toutes deux dans son genre Senta ; mais les caractères sont trop différents pour permettre cette réunion. M. H.-Schœffer dit que la chenille de la Bubiosa a été trouvée vivant enterrée profondément dans le sable, et, si ces mœurs exceptionnelles se confirment, elles ne feront qu'ajouter à la validité du genre. Les espèces, ou plutôt l'espèce unique du genre Meliana (car il me semble qu'il y a eu double emploi) habite la Hongrie et l'Angleterre. iSi. Meliana Flammea Curt. Curt. 201 — St. IV p. 297 = Arundinis Haw. mss. = Arundinicola Dbday. Cat. Larv. ignot. ÛO™'". Ailes super, d'un gris-carné un peu jaunâtre , clair, saupoudré çà et là d'atomes noirs, avec les nervures finement découpées en blanc. Cellule divisée par une nuance d'un brun-noir, nettement coupée supérieu- rement, fondue inférieurement, se prolongeant en mourant jusqu'aux trois-quarts de l'aile, bordée supérieurement, à partir du tiers, par une ligne rousse qui se bifurque avec la ligne noire. Apex et bord terminal oc- cupés par de petits rayons noirâtres internervuraux. Une série de points faiblement accusés à la place ordinaire. Une autre série terminale plus nette et plus nombreuse. Ailes infér. d'un blanc sali de gris-carné. Quel- ques atomes noirs à la côte, en dessous. Palpes salis de brun. — Femelle un pou plus claire, avec les ailes inférieures plus blanches et les nervures vaguement grisâtres. Angleterre, Coll. Dbday et Gn. Très-rare jusqu'ici. i53. Meliana Dubiosa Tr. Tr. sup. p. 86 — Herr.-Sch. 856. Larv. ignot. Hongrie. Très-rare. §8 leucanîd^. Je ne l'ai point vue en nature et je crois qu'il n'existe guère que l'indi- vidu décrit par Treitsclike. Toutefois, d'après cette description et la figure qu'en a donnée M. Herr.-Scli., non-seulement elle me paraît bien appar- tenir au genre Melïcma, mais je la crois complètement identique avec la Flammea ; elle devrait alors prendre ce dernier nom qui est bien antérieur à celui de Treitsclike. Gen. SENTA steph. Steph. Illustr. III p. 279= NonagriaOch. Tr. Bdv. Dup. = Chilodes Herr.-Sch. Chenilles allongées, c^lindriijues, pâles, avec des Ugr\es fines longitudinales, vivant sur les roseaux. — Chrysalides lisses, luisantes, allongées, renfermées dans les roseaux, — Antennes très-brièvement pu bescentes, mais à cils serrés dans les cf. Pulpes grêles, ascendants, écartés, à dernier article très-distinet et assez long. Corps très-grêle; le thorax court, sitbcarré, sfjuammeux, muni dune crête entre les ptérygodes ; l'abdomen très- long, aplati dans les deux sexes, /l'sse, velu sur les côtés. Pattes longues et grêles. Ailes minces, oblongues, soyeuses; les supérieures un peu anguleuses au bord terminal, à côte un peu tronquée à l'extrémité, avec les nervures claires et notnbreuses à la côte et les deux taches distinctes; les inférieures sinuées, avec P indépendante assez mar-- guée, longeant le pli cellulaire. Abusés encore par l'aspect grêle de cette Noctuélide, les auteurs anglais en ont fait une Tinéidc. Si l'on ne consultait que ses mœurs, on la rangerait en effet dans la tribu des Chilides ; mais son organisation accuse une vraie Noctuelle, et c'est avec raison que les auteurs allemands et français l'ont placée dans celle famille. Toutefois, c'est aller trop loin que d'en faire un* «impie Nonagria, Elle diffère trop des espèces de ce genre par ses palpes, son abdomen, ses ailes, et aussi par sa chenille, pour pouvoir y être laissée. L' insecte parfait vole dans les lieux humides, comme les Leucania ot les ^onagria, i54. Senta Ulv^e Hb. Hb. C35, 636, 666-668 — Treits. II p. 310-^ Bdv. 1079— Gn. p. 231 — Bdv. 1019 — Herr.-Sch, 397 = Sericea Curt. 201 — St. IV p. 297. Lan. Tr. 30mm. Ailes sup. oblongues, d'un gris-jaunâtre très-pâle, avec les ner- vures, principalement celles de la côte, et deux anneaux presque égaux à la place des taches ordinaires, blancs. Une légère trace de la ligne extra- basilaire et une série de points noirs à la place de la coudée. Une autre série terminale de points noirs entourés ou séparés par du blanchâtre. Cel- lule un peu plus fauve que le reste de l'aile. Ailes infér, blanches tlans les LEUCANIDJE. 99 deux séxes, avec une lunule centrale et deux séries de points noirâtres en dessous. Angleterre, Saxe, bords da Rhin, fin juin et juillet. Coll. Div. Tou- jours assez rare. Cette Noctuelle varie passablement pour le plus ou le moins de netteté des dessins. A, Bipiinctata Ilaw'. Haw. Trans. eut. I m=Ilylliia Anella St. IV p. 297. Les deux taches ordinaires et un petit point qui les précède , d'un noir profond. Angleterre. Coll., Dbday. et Gn, A. Uue large bande noire traversant le milieu de l'aile de la base à l'apex, Angleterre. Coll. Dbday. et Gn, Gen. NONAGRIA Och. Och. Syst, Gloss. — Treits. Bdv. Gn. Dup. St. = Leucania et,iVo»a- gria H. -S. Chenilles cylindriques, allongées, décolorées, nrnniei de plaques cornées très 'distinctes, ayant lei points ordinaires sub'icrruqueux et luisants, vivant dans l'intérieur des tiges des graminées et des cypéracées, — Chrysalides lon- gues, à partie abdominale cylindrique, à tôle munie d'un prolongement aigu, renfermées dans les liges oh les clienilles ont vécu. — Antennes puhescentes oU à cils fascicules dans les cf. Palpes droits ou presque droits, à dernier article distinct, nu et tronqué au sommet. Front parfois prolongé en pointe saillante. Trompe assez courte, mais robuste. Thorax lisse, arrondi, velu-cotonneux. Abdomen long, lisse, épais dans les Ç, Ailes supérieures entières, asses étroi- tes, de couleurs sales, ayant parfois les taches, mais rarement les lignes vi- sibles. Voiei un genre beaucoup plus remarqualtlc par les mœurs des chenilles que par les insectes parfaits, quoique ces derniers mérilenl bien, comme je vais le dire, une élude atlenlive. Il est généralement adopté, même ymr les auteurs qui répudionl les premiers étais comme cai'aciére, quoique c'ait été pour eux la raison dctcrminanle pour y ranger la plupart dos espèces, et en particulier cerlaines d'culr'ellcs à faciès douteux et voisin des Leucania. Les chenilles des Nonagries sont encore plus longues que celles des Leu- cania, plus molles, plus ridées et moins consistantes. Leurs dessins sont beaucoup moins nombreux et se réduisent aux lignes ordinaires, qui sont la plupart du temps pou marquées ; mais leurs iwiuls irapozoïUuux, en re- ÏOO lEÛCANIDiE. vanche, sont bien saillants, toujours verruqueux, luisants et comme cornés. Le poil qui les surmonte est toujours bien visible. Les plaques du cou et de l'anus sont larges, luisantes, cornées, et souvent de couleur tranchant avec celle du corps, qui est ordinairement pâle. Leurs pattes membraneuses sont longues, surtout les anales, et leur tête assez grosse. Ces chenilles sont com- plètement endophytes, et passent toute leur vie, depuis la jeunesse jusqu'à l'éclosion du papillon, dans l'intérieur des tiges, surtout des plantes aquati- ques, rongeant la moelle et n'attaquant jamais les feuilles. Les petites che- nilles, au sortir de l'œuf, vivent ordinairement réunies sur une même tige, et au sommet, où la partie à perforer est plus en rapport avec la faiblesse de leurs mâchoires; mais elles ne tardent pas à se séparer, et chacune d'elles va alors habiter une tige ou une portion de tige distincte. Elle s'en- fonce en perçant , dans sa partie la plus basse , un trou qu'elle bouche de suite avec les rognures, puis elle s'élève peu à peu dans le conduit, à me- sure qu'elle consomme la moelle, et ses excréments ne tardent pas à rem- plir la partie vidée. Si la plante est une gramince, et que, par conséquent, un nœud vienne l'arrêter, elle tente tout d'abord de le percer, et quand elle n'y peut parvenir, elle pratique une ouverture circulaire à peine du même diamètre que son corps, par laquelle elle sort sans prendre, bien entendu, la peine de la refermer. Elle recommence ensuite son opération, soit au-dessus du nœud, soit sur une lige voisine, et continue ainsi jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa croissance. Quand elle est sur le point de se métamorphoser, ce qu'elle fera dans la tige même, elle perce encore une ouverture ; mais cette fois elle n'attaque que la substance intérieure de la tige et laisse intacte la feuille qui la re- couvre, ou, si la tige est nue, elle en ménage la pellicule externe. Le trou n'a pas non plus les mêmes dimensions, et, au lieu d'être arrondi, il est fortement ovale et beaucoup plus grand. On conçoit le but de ces différen- ces, puisque le papillon, eu sortant, aura besoin d'un plus grand espace, et que, n'ayant plus de mâchoires, il ne doit trouver qu'un obstacle propor- tionné aux efforts qu'il peut faire avec sa tête. Quant à la prévoyance qui préside à ces dispositions, elle a sa source dans celte étonnante faculté di- vinatrice que nous qualifions assez dédaigneusement d'instinct, et sur la- quelle la réflexion appelle une admiration qui ne tarit point. Après ces dis- positions, la chenille ne pense plus qu'à s'arranger le plus commodément possible pour subir sa transformation. Elle file un plancher en forme de calotte, entremêlé de soie et de rognures pour contenir la chrysalide, ua second plancher pareil pour l'abriter, quelquefois même une coque com- plète, toujours en soie et en rognures, après quoi elle entre dans cette pé- riode d'immobilité, et on dirait presque de maladie, qui précède son chan- gement de forme. La chrysalide est très-oblongue, à partie abdominale surtout très-allon- gée, et obtuse à l'extrémité, qui est munie de crochets assez nombreux, mais elle n'est point garnie, comme les Sesia et les Cossus, de ces rangs circulaires de dents qui servent à retenir sou têt dans l'ouverture, tandis LÈUCANID^. loi que le papillon se dégage, et elle reste en effet tout entière dans la tige. Elle y est placée toujours verticalement, mais la tête est tantôt en haut, tantôt en bas ; le trou ménagé poiar la sortie du papillon est alors au-des- sous. M. Rambur a observé, comme je l'ai dit dans le genre Sesamia, des exemples de chrysalides chassées hors de la tige par l'action de la végéta- tion, quand elles s'étaient métamorphosées à l'extrémité. Les iNonagries, arrivc'cs à l'étal parlait, perdent tout l'intérêt exceptionnel qui s'attache aux mœurs de leurs premiers états. Elles voltigent alors, comme toutes les autres Noctuelles, au crépuscule, entre les roseaux, dans les lieux humides. Les femelles, pourvues d'un abdomen spécialement long et gros, restent à peu près immobiles toute leur vie. Les mâles, beaucoup plus petits, et ordinairement plus vivement colorés, ont l'abdomen terminé par un pinceau de poils écartés. Elles sont bien connues des auteurs, quoi- qu'il y ait encore un peu de confusion dans leur synonymie, et habitent les contrées froides ou tempérées de l'Europe et de l'Amérique. Mais si les Nonagries ont un aspect assez uniforme et peu attrayant, elles regagnent bien vile l'intérêt quand on étudie de près leurs caractères. Au- cun genre, peut-être, ne présente sous ce rapport une plus grande diversité, et si on y attachait la même importance que les auteurs anciens, nul doute qu'on ne fût obligé d'en faire cinq ou six genres séparés. M. llerrich- Schœffer s'est attaché à une seule parlicularité, à savoir : la structure du front , dont je vais parler ci-après , et a rejeté dans les Leucaiiies toutes les espèces qui ne lui ont pas offert cette construction parliculiére. Mais il n'y a pas de raison pour faire prédominer ce caractère sur ceux des antennes, des pattes, de la forme des ailes, etc., qui sont diversiliés à l'infini, et dont je vais donner une idée sonunaire en expliquant ma division en groupes. Le groupe I contient des espèces dont les premières se rapprochent un peu des Senta par leur corps grêle et effilé. La 1"= section a une petite sail- lie pyramidale sur le milieu du front, les antennes filiformes et brièvement pubescentes, le corps si grêle et si menu, qu'on prendrait l'insecte pour un microlépidoplère. — La section ff <>' «"^ssi les antennes simplement pubes- «entes, mais le front est étroit, déprimé et uni, quoique recouvert de poils iiérissés fort longs, le corps est assez proportionné aux ailes. — La sec- lion ttt porte deux cils plus longs à chaque article des antennes, le front est armé d'une proéminence fortement bifide, excepté dans Tune des espèces. Les ailes ont des taches presque ocellées, ou du moins des points blancs J}ien distincts. Dans le groupe II, la saillie du front redevient simple, à une seule pointe (excepté toutefois dans la Typhœ, où elle se bifurque à son extrémité) ; mais les antennes des o" s'épaississent, deviennent moniliformes et sont garnies de cils plus robustes et disposés par faisceaux. L'abdomen acquiert souvent chez les 9 ^^ volume el une longueur considérables. Le groupe III ne contient qu'une espèce et a été érigé en genre séparé par M. Herrich-Schœffer; il se fonde surtout sur les ailes étroites et cou- 102 LEllCANID^E. pces presque verticalement au bord terminal, avec la frange longue et h forme de la taclie réniforme. Les antennes sont celles des Lcucanies. Dans le groupe IV, le front est plat et uni, et l'aréole des ailes supérieu- res est trés-allongée et très-étroite ; les ailes sont épaisses et pulvérulentes. Les papillons ont l'aspect de certaines Hépialides exotiques. Je ne puis rien dire des antennes, parce que je n'ai vu que des femelles. Le groupe V a été rangé par tous les auteurs dans les Leucanies, quoique sa chenille vive à la manière des Nonagries. Les cils verlicillés de ses an- tennes sont encore plus longs que dans le deuxième groupe. Son front ne présente aucune saillie, et son abdomen dépasse tous les autres en vo- lume. Enfin, le groupe VI comprend une petite espèce à ailes arrondies, à an- tennes à peine pubescentes, et à front bombé et caréné, mais sans saillie bien nette. Ses jambes antérieures sont armées de deux ongles bien dis- tincts, ce qui est une anomalie dans cotte famille. On voit, d'après cet aperçu, combien le genre Nonagriadi peu de carac- tères communs, et combien serait fragile la base sur laquelle on songerait à asseoir, quant à présent, un genre absolu. GROUPE r. t (Cocnohia St.) l55. NONAORIA DeSPECTA Tr. Tr. Il p. 311 — Hb.Gey. ^51 'ÎSS — Gn. p. 237 — Bdv. 107«— Dup. sup. III p. 35îi pl- 32 — Herr.-Sch. 365 = Lineola St. (Jcosmetia) III p. 123 = Mtifa Haw. Pliyt. 16 ? — St. III p. 123 = Lùieola St. IH p. 123. Larv. îgnot. Poméranie, Angleterre, ouest de la France. Coll. Div. Elle est com- mune dans l'ouest de la France où madame Lesage l'a prise en abondance. Elle n'est pas plus rare en Angleterre. Cette petite espèce est si délicate, que bien des amateurs ne la considè- rent pas comme une Noctuelle. M. Pierret l'avait placée parmi les micro- lépidoptères. Elle ne varie pas beaucoup , et la Lineola de M. Stephens ne me parait pas constituer une race distincte. n l56. NONAGRIA FULVA Hfo. Hb. â06— Dup. p. 83 pi. 106 fig. 4. — Herr.-Sch. 333 333 = Flvm Ilb. Û13Î? — ïreits. II p. 313 et sup. p. 94 — Bdv. Ind. 1077— Sleph, ^? LEUCANIDJ:. Ï03 p. 77— Gn. ïod. 237 — Dup. sup. III p. 351 pi. 39= Pi/pitiina Haw. û6? uon Steph. = Pallida St. III p. 78 = Neurica St. p, 79 (non alJor). Larv. Tr. sup. Angleterre, Autriche, nord de la France, en août et septembre. Coll. Gn. Je ne puis conserver à cette espèce le nom le plus répandu {Fluxa)^ par la raison qu'il ne m'est pas prouvé que la Flvxa Hb., qui est figurée avec les ailes super, très-aiguës à l'apex, une grande tache brune au bout de la cellule et un« coupe d'ailes très-différente, soit identique avec celle-ci. Il est vrai que sa Fulva est aussi très-exagérée en couleur, mais au moins présente-t-elle tous les caractères de la nôtre. Cette Nonagria varie depuis le gris-jaunâtre le plus pâle, jusqu'au rouge de brique, mais on la distinguera toujours sûrement de Y Hellmanni^ à ses ailes étroites, presque constannnent carnées ou rosées, avec les ner- vures principales, ou du moins la médiane, saupoudrées de gris, et surtout à l'absence toujours complète des lignes et des taches ordinaires, et de la Coiicolor par la coupe des ailes inférieures. Les passages étant très-fré- quents, il n'est guère possible d'établir des races distinctes, quoique le? auteurs anglais en aient fait quatre espèces différentes. i5j. Nonagria Extrema. Hb. Hb. 512. — Tr. II p. 315 — Bdv. 1075 — Herr.-Sch. 336 337. Larv. ignot. Allemagne et Autriche» Voici une espèce sur laquelle la lumière n'est pas encore bien faite. Je n'en ai vu qu'un seul exemplaire dans la collection de M. Boisduval, et j'avoue qu'il ne m'a paru qu'une variété pâle de la Fulva. Néanmoins VE.vtrema passe en Allemagne pour une espèce bien caractérisée. M. Herrich-Schœffer qui a vu l'original de la figure d'Hubncr, en donne une description qui s'accorde fort bien avec ma No7>a()ria Concolor, et sa lig. o37 s'y rapporte aussi assez bien ; mais sa description du mâle et ses figures 332, 333 et 33G, n'appartiennent certainement pas à la même es- pèce que la mienne. La description de Treitschke et la figure d'Hubner laissent trop à désirer pour qu'on puisse asseoir sur elles une opinion dé- finitive. i58. Nonagria Concolor Go. Extrema Herr.-Sch. 337 (non alise) et texte 140 p. 228? 28""". Ailes super, oblongues, à bord terminal plus droit d'abord, puis plus coudé que chez Fulva^ d'un blanc d'os dans les deux sexes, lé- gèrement saupoudrées de gris ^l'extrémiLé des espaces iutcrnervuraux et ,lo4 LEUCANIDjE* liserées de traits noirâtres peu sensibles. Une série de points noirs tou- jours distincts, quoique mal exprimés, à la placé de la coudée. Ailes infér. d'un gris-noiràtre uni dans les deux sexes, avec la base et l'extré- mité des nervules un peu plus claires, et la frange claire. Leur dessous un peu sablé de gris à la côte et à l'angle externe, avec un petit point cellu- laire à peine perceptible. Angleterre, au commencement de juin. Coll. Dbday. et Pierret. En- core rare. Cette Nonagrie est certainement distincte de la Fulva, autant par ses caractères que par l'époque de son apparition. i5g, NoNAGRiA Inquinata Gn. 2imm^ Port de Fulva. Ailes super, d'un blanc ochracé sale, avec les nervules un peu plus claires et des atonies noirâtres semés çà et là sur le disque et principalement sous la nervure médiane. Un trait noir inter- rompu placé au-dessus de la sous-médiane, et occupant l'espace qui sé- pare d'ordinaire la ligne extrabasilaire de la coudée, qui est parfois in- diquée en noirâtre. Une série de points terminaux allongés. Ailes infér. d'un blanc sali. Dessous des quatre ailes d'un blanc jaunâtre sans des- sins. Etat de New-York. Coll. Doubleday. Une 9. 160. N0NAGRIA? Hellmanni Ev. Eversm. B. Mosc. 18û3 — Faun. Ural. p. 270 — Herr.-Sch. 338 339. Larv. ignot. Un peu plus grande que Fulva. Ailes super, un peu plus larges, plus aiguës au sommet et formant un léger coude vers les deux tiers du bord terminal, d'un jaune d'ocre carné-pâle saupoudré de gris, avec la trace de la tache réniforme imprimée en rougeâtre clair et les deux lignes ordi- naires grises, plus ou moins indiquées, mais rarement bien distinctes dans les mâles. Ailes infér. blanchâtres, saupoudrées de gris, à frange conco- lore : leur dessous plus clair, sans taches. Thorax mêlé de poils violàlres. — Femelle ayant les deux lignes ordinaires bien distinctes, et une ligne médiane vague sur les ailes inférieures. Prairies de l'Oural , en juillet. Coll. Bdv. Var. A. Moins rougeâtre, plus sablée de gris ; tache réniforme plutôt jaunâtre LErCANlDJE. Jïo5 que rougeâtre. Ailes Infér. plus sombres, avec les traces d'une ligne mé- diane en dessous, même dans le mâle. Angleterre, en juillet. Coll. de M. Henri Doubleday, Nota. Je n'ai pas la certitude que cette espèce appartienne au genre I^onagria. 161. NoNAGRIA JdNCI ' Bdv. Bdv. Gen. 1076. Lan. iguot. Encore une espèce sur laquelle je ne puis me prononcer personnelle- ment. L'unique individu qui existe dans la collection de M. Boisduval étant presqu'entièrement dépouillé d'écaillés. Ouest de l'Allemagne, en juillet. (Bdv.) 162. NoNAGRlA ElYMI Tr. Tr. II p. 294 — Gn. Ind. p. 237 -^ Bdv. 1072 — Dup. sup. p. 334 pi. 31 f. 1 — Herr.-Scb. 346. Larv. ignot. Prusse, bords de la mer Baltique. Très-rare. Je ne l'ai pas vue en nature ; mais d'après les descriptions et les figures que j'ai consultées, elle me paraît se placer beaucoup mieux ici que dans Je genre Leucania. l63. NoNAGRIA EnERVATA Gn. 30™". Port de Neurica, mais plus oblongue. Ailes super, entière- ment d'un gris-brun noirâtre un peu luisant, sans aucune tache ni ner- vures plus claires ni plus foncées. On voit seulement au bout de la cellule deux points noirâtres superposés à peine distincts et quelques points ter- minaux. Ailes infér. d'un cendré foncé uni. Dessous des quatre ailes du même ton uni. Floride. Coll. Doubleday. Un seul o". 164. NoNAGRIA FODIEXS Gn. Taille de Neurica, mais plus oblongue. Ailes super, à bords presque parallèles, d'un gris-brun, avec la nervure médiane et la base de la sous- médianc largement saupoudrées de noirâtre. Des traces de la ligne extra- basilaire. Une double série de points touchant les deux bords, à la place de la coudée (la première série n'éli^iU que la coudée elle-mCme qui est Lépidoptères. Tome 5. 7 lOQ LBUCANlDiE. interrompue et peu sensible.) Une tache noirâtre divisée en deux par un trait de la couleur du fond à la place de la réniforme. Extrémité des uer- vules formant de petits rayons foncés et une série terminale de points dans les espaces intemervuraux. Ailes infér. d'un blanc sale, avec une ligne et une lunule vagues en dessous dans la femelle. Floride. Coll. Doubleday. Une seule 9- L'abdomen de cette espèce est terminé par une pièce cornée divisée eu deux lames aplaties , con- tournées en dessous et sur lesquelles sont implantés des poils ou soies raides. ttt ij:, l65. NONAGRU INfEURICA Hb. Hb. 381 — Tr. II p, 319 — Dup. ÏV p, 85 pi. 106— Gl}. p. 237 — BdV, 1080 — Herr.-Sch. 347, 348. Larv. Tr. Allemagne et surtout environs de Darmstadt, Angleterre, en juillet et août. Coll. Div. Toujours assez rare, mais comme elle a été trouvée en Angleterre dans ces derniers temps, elle ^e répandra bientôt dans les col* lections. La figure de Hubner, assez grossière d'ailleurs, donne une très-fausse îdée de sa couleur. ;)^ l66. NONAGRIA DiSSOLUTA Tr. Tr. II p. 319 (Var. Neuricœ) — Hb. 559, 560, 561= Hessii Bdv. Gen. 1081 — Gn. Ess. 237. Larv. ignot. On dit que cette Nonagrie pourrait être une variété de Neurica. Je ne puis prononcer en pleine connaissance de cause , ne l'ayant point élevée et n'en ayant vu que deux individus. Tout ce que je puis dire, c'est que parmi les nombreuses Neurica que j'ai observées, je n'ai pas trouvé un seul individu intermédiaire. Elle a, au premier abord, l'aspect de Paludicola. Les ailes super, sont d'un brun-noirâtre uni, sans autres dessins que la tache réniforme qui est noire, en forme de Z, et entourée d'un liseré jaunâtre dans le haut et blanc dans le bas. Les inférieures sont d'un gris clair uni , avec la base blanchâtre. En dessous, les quatre ailes sont d'un blanchâtre sali de brun, avec une lunule cellulaire et un rang de points terminaux noirâtres. Environs de Darmstadt, en août. Coll. Bdv. * 167. NoNAGRiA Paludicola '^^' Hb. C2ft, 637 — Tr. II p. 321 — Gn, Ann. Soc. ent. II p. hhl pi. 16 -. LELCANIDJi. 107 Ind. 237 Bdv. 1085 — Dup. sup. III p. 357 pi. 33 = Arunddnis Sepp^ IV pi. 20 f. G, 7 = Geminipvncta Haw. û5 — St. III p. 79. Larv. Gu. France centrale et boréale, Allemagne, Angleterre, au commencement d'août. Coll. Div. ]\'est point rare dans les contrées qu'elle habite. A. Gattans lib. Hb. 628, 629. A peine doit-elle être considérée comme variété. Elle est un peu plus pâle et d'une couleur unie. La tache réniforme se compose de deux points bien marqués. 168. NONAGRIA StILLATA Gn. Plus petite et plus grêle que les précédentes. Ailes super, d'un grls- noirûtre, avec une ombre longitudinale plus foncée sous la cellule, abou- tissant à un double point blanc , cerclé finement de noir. Plus loin, une série de tacbcs punctiformcs noires , souvent effacée en partie , et une ligne interrompue noirâtre précédant la frange. Ailes infér. blanches, plus ou moins souillées de grisâtre à la côte et jusque sur la frange, en dessus comme en dessous. Antennes fortement subciliées. Brésil ? Coll. Gn. GROUPE II. t ^ 169. NoNAGRIA NeXA Hb. Hb. 308 — Tr. II p. 195 et sup. p. 97 — Frey. Il pi. 13fl — €n. Ind. p. 237 — Bdv. 1083 ■— Herr.-Sch. 34S, 343. Larv. Tr. Allemagne, Poméranie, nord de la France, en aofit. Coll. Bdv, C'est encore une des meilleures espèces. Elle a été trouvée quelquefois autour de Paris. Cette Nonagrie diffère beaucoup des autres par le dessin, et il a fallu la connaissance de la chenille pour faire voir qu'elle appartient bien à ce genre. La carène frontale est d'une seule pièce et seulement un peu con- cave à l'extrémité. tt .^ 170. NONAGRIA CANNiE Engr. Kiigr. (la Fauve) 501 ulcd — Tr. II p. 325 — Dup. IV p. 87 108 LEtCANID.!:. pi. 106 et sup. m p. 361 pi. 33 — Gn. 237 — Bdv. 1086 — Herr.- Sch. 354, 355 = Jlffœ Esp. pi. IZjO f. 1, 2 — Bork. 319 = Arundi- nis Hb. 386 387. Larv. Tr. Nord de la France, Angleterre, Allemagne, en août. Coll. Div. Aussi commune que les suivantes. Elle varie extrêmement pour la couleur. Cette espèce , connue depuis fort longtemps, avait reçu beaucoup de noms dont j'ai été obligé d'adop- ter le plus moderne , par la raison que tous les autres étaient déjà em- ployés. ii^ 171. NONAGRIA SpARGANU Naturf. Naturf. 1777 p. 30 pi. 3 f . 1 (sans nom) — Esp. pi. l/»8 f. 2, 3 — Bork. 320 — Hb. 549, 550 — Tr. II p. 323 et sup. p. 98 — Frey. Ipl. 88 — Dup. IV p. 92 pi. 106 — Gn. 237 — Bdv. 1087 — Herr.-Sch. 352, 353 = la Massette variété Engr. 502 a (larv.) Larv. Frey. — BRG. Allemagne, Autriche, nord et centre de la France, en août. Coll. Div. Une peu moins commune que la Typhce. On trouve des exemplaires çf depuis le gris-blanc ochracé jusqu'au fauve-brunâtre. y^**' 172. NoNAGRIA TyPHiE Naturf. m Naturf. 1777 p. 30 pi. 3 f. 2, û (sans nom) — Esp. pi. 140 f. 3-5 — Eng-r. (la Massette) 502 bcdef— Bork. 321— Hb. 415 — Haw. 35 — Tr. II p. 327 et sup. 99 — Dup. IV p. 94 pi. 106 — Frey. I pi. 89 — St. III p. 71 — Gn. 237 — Bdv. 1088 — - Herr.-Sch. 351 = Arundinis Fab. 71. Larv. Frey. — BRG. Q» 40mm. ç 48mm, ^iles supér. d'un brun-marron clair chez le o", d'un gris-jaunâtre chez la 9» avec les nervures découpées en blanc. Taches ordinaires un peu plus claires , liserées de noir et se rejoignant par le bas. La réniforme seule bien marquée , irrégulière et suivie d'une ombre noirâtre divisée par les nervures. Quelques points à la place de la coudée. Un série subterminale de points noirs sagittés. Espace terminal un peu plus obscur, puis une série de points noirs terminaux. Un gros point noir à l'attache de l'aile. Ailes infér. d'un blanc-jaunâtre, avec les nervures plus claires. Un point cellulaire, une bande subterminale vague et des lunules terminales, noirâtres. Antennes du cf subciliées. Chenille très-allongée, d'un gris livide, avec la stigmatale jaunâtre, la tête ferrugineuse, et les stigmates noirs. Elle vit, de la manière LEUCANIDiB. I09 que j'ai décrite dans les géaéralités, dans les tiges du Typha, Latifolia, On la trouve en juin, et le papillon éclôt en août et septembre. France, Allemagne, etc. Coll. Div. J'ai vu un individu çf de l'Amérique septentrionale, qui ne me parait pas différer des nôtres. A. Esp. Tab. 140 fig. 5— Herr.-Sch. 350. Ailes sup. d'un brun foncé noirâtre ou rougeâtre, qui absorbe presqus tous les dessins et nervures. La frange est seulement entrecoupée da blanchâtre. Nervures des infér. noirâtres. B. IVervofsa. Esp. Esp. pi, 148 U 1 (non alior.) = Fratema Frey. I pi. 89 — Herr.- Scl). 349. Ailes supérieures d'un gris-brun uni dans les deux sexes, avec les ner- vures plus claires, mais presque sans points ni taches. Ailes inférieures du (f presque blanches. GROUPE III. {Proxenus H.-S.) ^ 173. NONAGRIA HOSPES Tr. Tr. sup. p. 96 — Trey. pi, 21 — Herr.-Sch. 360, Zarv. ignot. Sicil«. Très-rare. Je n'ai pas vu cette espèce , dont M. Herricb-Scbœffer fait un g«nre ii part, qu'il nomme Proxenus. GROUPE IV. 174. NoNAGRIA OSSEA Gn. Taille de Typhce. Ailes super, d'un blanc-ochracé, avec quelques atome» noirâtres clair-semés. Un point noir au bout de la cellule. Ligne subter- minale très-ondulée et comme dentée, d'un roussâtre très-clair, à peine visible. Quelques linéaments semblables la précèdent vers le sommet de l'aile et on en voit aussi des traces à la place de l'cxtrabasilaire. Une série de points noirs terminaux. Ailes infér. un peu plus foncées que les super., surtout vers le bord abdominal. Thorax , abdomen et dessous des quatre ailes de la couleur des supérieures. Brésil. Coll. Gn. Nota. Les ailes de cette espèce sont plus épaisses et plus velues que celles des autres Nonagria, surtout les inférieures. Il serait donc possible f ÏIO LEUCANIDJE. qu'elle n'appartînt pas à ce genre. Peut-être même devra-t-elle rentrer dans les Zeusérides et former un genre voisin de YArundinis. N'ayant vu que deux femelles en fort mauvais état et sans antennes, je ne puis me prononcer quant à présent. 17 5. NONAGRIA VUTERIA StolL Stoll. pi. 36 fig. 5. Je ne l'ai pas vue, mais elle me paraît appartenir tout-à-faît au genre Nonayria. Elle a la taille de la précédente. Ses ailes super, sont d'un jaune d'ocre-rougeâlre, avec la côte finement bordée de noir. Deux points noirs au bout de la cellule et une série de points terminaux. Les infér. sont d'un blanchâtre uni. Cap de Bonne-Espérauce. GROUPE V. 176. NONAGRIA SeNEGALENSIS Gn. çf 27™'". 9 30""". Ailes luisantes, les supérieures oblongues, arron- dies au bord terminal» à frange longue, d'une couleur d'os jaunâtre saupoudré çà et là de carné-rosé, avec une large bande noirâtre commen- çant en pointe à la base et s'étendant, en suivant la cellule et en s'élargis- sant à mesure, jusqu'au bord terminal ; cette bande aurait ainsi une forme triangulaire, si elle n'était divisée dans sa longueur par une bandelette blanche surmontée elle-même d'un trait rosé, et qui est placée dans la cellule même. Une série de points noirs terminaux et une trace de quel- ques points noirâtres à la place de la coudée, mais perdus en partie dans la bande longitudinale. Ailes infér. blanches dans les deux sexes, avec quelques points noirs terminaux très-fins: leur dessous sans taches. Thorax mêlé antérieurement de brunâtre. Antennes courtes à peine pubescentes, même dans le (f. Sénégal. Recueillie par M. Leprieur. Coll. Feistbamel. Cette espèce a un faciès assez distinct des autres Nonagria , et je ne répondrais pas qu'elle appartînt définitivement à ce genre. Les jambes antérieures du çf sont armées de deux ongles très-visibles, inégaux, ce qui augmente encore mes doutes, aucune autre Nonagrie ne présentant ce caractère. Elle a un peu de l'aspect de la Sesamia Nonagrioides. GROUPE VI. -j^ 177. Nonagria Lutosa Hb. Hb. 232 = Crassicornis Haw. p. 175 n» 3G — Stcph. III p. 72 = Batkijerga Frey. Il pi. 170 f. 1 — Gn. Ind. p. 23S — Bdv, 10G8 — r>»p. LEUCANID^. III sup. m p. 8/i3 pi. 32 — Hcrr.-Sch. 30-?, 312, 313= Vectis Curt. 459 = Pilicornis St. III p. 71 pi. 29 f. 1 = Cannœ St. III p. 73. Danctnarck, Angleterre, en septembre. Coll. Gn. Quelque répandu que soit le nom de Bathyerga, il doit s'effacer devant celui d'Hubner qui lui est bien antérieur. (Il serait d'ailleurs primé par celui d'Hawortli.) Cette JNonagriay assez commune en Angleterre, varie extrêmement pour la taille et pour la couleur. La grandeur va depuis celle de la PoWcn* jusqu'à celle des plus grands individus de la Typhœ. La couleur varie du blanc ochracé ù l'isabellc; mais il existe tant de tran- sitions, qu'on ne peut rapporter ces variétés à des types précis. Néan- moins, M. Stephens a créé à ses dépens, outre le type, deux autres espèces : 1" Pilicornis III. III p. 71 pi. 29 f. 1 , qui est un mâle de très- grande taille à peine saupoudré et à points à peine distincts ; 2o et Cannx (qu'il ne faut pas confondre avec la Cannœ des auteurs) et qui paraît 6tre un petit individu rouge5tre , avec les dessins plus prononcés. FAM. II. GLOTTULIDiE Gn. Chenilles à 16 pattes complètes, cylindriques, rases, à trapézoïdaux subverrw tjueux, vivant dans l'intérieur des plantes bulbeuses. — Chrysalides lisses, non efflorescentes, enterrées. — Papillons à antennes courtes ou moyennes, à palpes généralement courts, dépassant peu ou point le front , à articles peu distincts, à trompe courte, à thorax épais et velu, à abdomen lisse, soyeux, à pattes moyennes, à ailes luisantes ou veloutées, entières, marquées de lignes ou taches souvent très-vives; les inférieures discolores, unies et sans dessins, dis- posées, au repos, en toit incliné. Quoique peu nombreuse en espèces, cette famille n'est pas une des moins intéressantes ni des moins belles des Noctuélides. Les chenilles se rappro- chent de .plusieurs Apamides par leur manière de vivre; mais elles ont des couleurs et des dessins plus tranchés. Les papillons ont un faciès particu- lier; la brièveté de leur trompe et leur thorax velu les rapprochent un peu des Bombyx. Presque tous sont exotiques ; aussi ne puis-je rien dire de leurs mœurs. Gen. CALLYNA Gn. Chenilles — Antennes moyennes, filiformes, avec deux cils seulement par anneau dans les deux sexes. Palpes très-ascendants; arqués, appliqués contre le front, cylindriques-lissés, à articles peu distincts. Trompe assez lon- gue pour cette famille. Thorax lisse, arrondi, squammeux, peu convexe. Abdo~ men lisse, conique, presque glabre. Pattes fortes, squammeuses, fortement an- nelées. Ailes entières, luisantes, à écailles larges et déprimées, arrondies; les supérieures à lignes et taches très-distinctes; les inférieures larges, sinuées, avec l'indépendante aussi forte que les autres, et insérée non loin du pli cellu- laire. ■ Ce beau genre n'est composé jusqu'ici que d'une seule espèce. Elle n'est peut-être pas ici à sa véritable place, ce que la découverte des chenilles peut seule nous apprendre. La disposition des nervures des ailes inférieures semblerait la rapprocher des Diphtera; mais c'est à peu près le seul rap- port qu'elle présente avec la Diphtera Ludifica, dont la nervulalion est ana- logue. Les palpes très-développés, l'abdomen lisse, et tout le corps plutôt squammeux que velu, les pattes longues, etc., indiquent suffisamment, au contraire, que cette Noctuelle ne touche nullement aux Bomb jx. Elle habile 1 Inde et paraît inédite. , GLOTTULIDyE, H 3 178. Callîna Siderea Gn. 40mm, Ailes super, d'un noir de corbeau luisant, avec le contour des trois taches, un trait au centre de chacune, l'origine de l'extrabasilaire , la coudde et un rang de points subterminaux, d'un noir mat. Quatre taches à la côte; les deux premières plus petites, orangées; la troisième blanche, et l'apicale mi-partie des deux couleurs. Deux points orangés à l'angle interne. Ailes infér. noirâtres avec une tache blanche à l'angle in- terne. Corps noir, avec les palpes, la poitrine et l'anus orangés. Les deux sexes semblables. Silhet. Coll. Gn. Bdv. Saunders. Cette belle Noctuelle a été reçue dans les premiers envois qui nous sont arrivés de Silhet, mais elle n'est pas revenue depuis. Gen. POLYTELA Gn. chenilles cylindriques, allongées, vivant dans iinlcrieur des plantes but' beuses. — antennes moyennes, cylindriques, à peine pubescentes dans les ç^. Palpes courts, droits, épais, bicolores, dépassant à peine le front ; leur 2e article velu-hérissé. Trompe assez courte, mais robuste. Thorax lisse, arrondi, un peu velu. Abdomen cylindrique, caréné, lisse, terminé par une forte touffe élargie dans les (f, obtus dans les Ç. Ailes entières, lisses, à écailles f nés ; les supérieures prolongées, mais obtuses à Fapex, à lignes et taches très -distinctes ; tes inférieures assez étroites, à nervule indépendante aussi robuste que les sui- vantes et insérée, près du pli cellulaire, sur la disco-cellulaire qui est très-- épaisse jusqu'à elle et cesse subitement après. Ce genre ne contient que deux espèces encore plus jolies que la précé- dente. Elles ont des rapports manifestes avec elle, mais elles s'en distinguent assez, par les caractères ci-dessous indiqués, pour ne pouvoir entrer dans la même coupe générique. Quelques renseignements, peu détaillés du reste, m'apprennent que les chenilles de ces belles espèces vivent à la manière des Glottula, dans les ognons des plantes bulbeuses, ce qui confirme la place que j'avais assignée à ce genre d'après l'insecte parfait. Elles habitent toutes dans l'Inde, et Fa- bricius en a connu une qu'il a rangée parmi ses Bombyx. 17g. PoLYTELA GlORIOS.E Fab. ^ Fab. E. S. B'. 2û2. 30 à SG"""'. Ailes super, d'un gris-noir mat un peu rosé, avec les trois premières lignes d'un noir vif éclairées de jaune-orangé. Tache orbiculaire très-petite, jaune, ocellée. Re du second a été classée dans bien des genres différents, et il règne encore à son sujet, entre les entomologistes, un profond désaccord, auquel la connaissance de ses premiers états peut seule mettre un terme. Enfin, le troisième, parfaitement connu sous tous ses étals, ren- ferme le type du genre et trois autres espèces qui lui sont étroitement unies. M. Herrich-Schœffer a adopté ce genre; mais il y renferme les espèces les plus disparates. Il me suffira, pour le prouver, de ciicr rindelicia, Marginata et Cilrago! 1 20 APAMID^. GROUPE h ^ T96. Hl'DROECIA NiGTITANS Lin, S. N. iàl — Esp. pi. 125 f. 5 (non 6) — Bork. 184 — Engr. (l'Ecla- tante) 394 a-c — Tr. II p. 83 — Dup. IV p. 58 pi. lOa — Stepli. III p. 7 — Gn. Ind. 237— Bdv. 8Q9 = Chrysograplia'Wmi.-Yerz. 0 20-21 — Hb. 221 = Cinerago Fab. sup. 218-219 2 = Auricula Donov. pi. 397 f, 3 — Haw. 232. Zarv. Tr. Nord et centre de l'Europe , en aoilt. Coll. Div. Jamais très-com- mune. ^- / A. Erythrostigma Haw. Haw. 231. "^ .-.-^-» — - ■'- — Ne diffère des individus ordinaires , qu'en ce que la tache réniforme , au lieu d'être d'un blanc jaunâtre, est d'un jaune safrané plus ou moins roussâtre. B. Ailes super, un peu plus aiguës à l'apex , d'un fauve incarnat beaucoup plus pâle, ce qui rend les lignes plus distinctes, Amérique Septentrionale. Coll. Dbday. A la forme près des ailes super., cette variété se trouve aussi en Europe. C. Lucens Herr.-.Sch. Herr.-Sch. 85-88 = Engr. 390 a 6 ? (l'Hiéroglyphe) = Fucosa Frey. Beitr. m p. ISûpl. 141 ? J'ai comparé beaucoup d'individus de cette Noctuelle, avec une très- grande quantité de Nictitans, et j'avoue qu'il m'est Impossible de pré- ciser aucun caractère valable pour les séparer. Cependant, on ne peut nier qu'elle n'ait un faciès un peu différent. Les ailes super, paraissent au premier abord plus étroites et plus rectangulaires, et les infér. plus développées. Elle a aussi, comme la Nictitans, sa variété Fmcoso. C'est elle que Freyer a représentée dans son Beitraege^ pi. lui f. 2. Prusse, nord de l'Allemî^gne. Coll. Pierret. GROUPÉ II. 197. IIïDROECIA LOREA Gn. N'ayant pas vu la 9 de cette espèce, je ne sais si elle a un oviducte saillant , et je ne suis pas sûr conséquemment qu'elle appartienne à ce groupe. APAMID/E. 127 Taille de CupreUé Ailes super, d'un jaune de basane saupoudré d'a- tomes brunâtres. Ligne coudée très-nette, un peu lunulée jusqu'à la pre- mière nervule de la nervure médiane, puis droite Jusqu'au bord interne. Espace médian beaucoup plus étroit inférieurement que chez Cuprea^ entièrement foncé et contenant les deux taches ordinaires qui ont la même forme que chez C«jBrea,mais dontla bordure blanche est bien moins nette. Ligne subterminale de la couleur du fond, bordée d'atomes foncés anté- rieurement, et postérieurement par l'espace terminal qui est entièrement sombre. Une tache carrée , également sombre , la précède près de l'apex. Côte marquée de cinq ombres brunes. Ailes infér. d'un gris-brun, avec la frange couleur d'ocre. Dessous des quatre ailes d'un blanc-ochracé , poudré de brun, avec une ligne médiane brune et un point cellulaire aux Inférieures. Amérique Septentrionale, État de New-Yorck. Coll. Dbday. deux cf. 198. Hydroecia Cuprea w.-v. Wien.-Verz. Y-3 — Hb. 62 — Tr. II p. 125 — Frey. pi. "ÏB f. fi — God. II p. 197 pi. 63 — Gn. Ind. 237 — Bdv. il65 = Hœmatitidea Esp. pi. 182 f. û. Larv. ignot. Autriche, Styrie, Suisse, Laponîc, en août. Coll. Dîv. Jamais três- êommune. La place de cette Noctuélide a été longtemps incertaine. Tout derniè- rement encore M. Rambur a critiqué celle que je lui ai assignée, et pro- pose de la reporter dans les Agrolis ; pour moi, je persiste à croire que sa véritable place est ici, et l'espèce précédente me confirme encore d«ns celte opinion. ' GROUPE IIL 19g. Hydroecia Vindelicia Frey. Frey. V pi. 531 f. 3 — Herr.-Sch. 521-523. Taille d'O^ah'wa. Ailes super, d'un gris-brun un peu violâtre, avec toute la partie extérieure de l'espace médian, l'espace terminal et un trait entre l'apex et la coudée, d'un brun plus foncé. Nervules piquées de blanc. Ligne cxtrabasilaire formant un arc très-courbe et très-régulier. Ligne coudée presque droite et ne se courbant que vers la nervure sous- costale. Les deux taciies ordinaires grandes, de la couleur du fond. Ailes infér. d'un gris plus clair, avec une lunule cellulaire, une ligne médiane et une ombre subterminale , plus foncées. Dessous d'un gris blanchâtre sablé de brun, avec la lunule et la ligne très-distinctes. 9 semblable au cf. Bavière, environs d'Augsbourg. Coll. Pierrot et Gn. Encore rare. I a8 APAMID^. A. Petasitis Dbday. Plus petite. Le dessin des ailes super, est très-confus , et toutes le* ailes sont plus luisantes et comme plus velues. On la rencontre, quoique assez rarement , sur le Tussilago petasites , dans les racines duquel la chenille vit probablement. Angleterre. Coll. Dbday. ^P®' 200. Hydroecia Micacea Esp. * Esp. pi. 145 f. 6 — Sepp. IV pi. 38 f. 67 — Tr. II p. 333 — Dup. IV pi. 243 pi. 115 — Curt. 252 — Frey. II p. 117 — Steph. III p. 69 — Gn, Ind. 237 — Bdv. 1166 = Cypriaca Hb. 224 ^ Haw. 197 = l'Irrésolua Engr. ao7 ahc. Larv. Hb. liO""». Ailes super, d'un gris-incarnat, avec les deux lignes médianes et le pourtour des deux taches ordinaires , brunâtres, fins. Ligne subter- minale de la couleur du fond, détachée sur l'espace terminal qui est bru- nâtre, et précédée d'une ligne vague, ondée, de la même couleur. Un trait oblique semblable, à la c6te, avant l'apex. Espace médian plus ou moins rembruni. Ailes infér. d'un blanc jaunâtre dans le (f, plus obscures dans la 9> avec une lunule cellulaire et une ligne médiane plus foncées. Des- sous des quatre ailes d'un blanc-jaunâtre carné, avec une lunule et une ligne ondée brunâtres. Une crête sur le premier' anneau de l'abdomen. La chenille est d'un gris-carné, avec la vasculaire plus foncée, les tra- pézoïdaux subverruqueux, fins, noirâtres, les plaques cornées d'un fauve elair, et la tête rousse. Elle vit dans les racines des Cypéracées. Elle se chrysalide dans la terre, et le papillon éclôt en août et septembre. Autriche, Allemagne, Angleterre, France centrale et boréale, etc. Coll. Dlv. Jamais bien commune. Sepp figure deux variétés très-différentes. La figure 6, 7 est la nôtre, mais la figure û, 5 est d'un cendré-verdâtre. Les dessins sont les mêmes, mais le o^ n'a pas de ligne discoïdale sur les inférieures. La chenille, qu'il figure dans l'intérieur d'une racine de Rumex^ est d'un violâtre obscur, 20I. Hydroecia Immanis Gn. 55mm. Cette grande Hydrœcia, qui a presque le double de la taille de notre Micacea, lui ressemble extrêmement pour les couleurs et les des- sins. Elle est seulement un peu plus foncée, ses ailes super, sont un peu dentées, «t l'espace médian est couvert en partie d'atomes obscurs. Les ailes infér. ont la ligne médiane plus droite, et je ne vois pas de trace, de part ni d'autre, de la lunule cellulaire. En dessous, cette lunule est à peine APAMIDJE. 1 29 marquée aux ailes supérieures, et la ligne qui la suit est plus droite et non denticulée. Pour tout le reste, elle ressemble à la Micacea^ dont elle n'est peut-être qu'une modification américaine. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Une seule Ç. 202. Hydroecia Stramentosa Gn. Elle ressemble un peu à Micacea, dont elle a la taille. Ailes super, d'un jaune de paille clair. Ligne coudée très-nette, largement bordée in- térieurement de brun-olivâtre. Claviforme entièrement de cette couleur. Trois grandes taches ou ombres d'un brun-violet partant de la côte, les deux dernières séparant les taches ordinaires, qui sont peu distinctes. Ligne subterminale fine , ondulée , du même brun et joignant les deux bords. Un liseré terminal rougeâtre avant la frange, qui est légèrement dentée, obscure et un peu entrecoupée de noirâtre. Ailes infér. d'un jaune paille uni, dans les deux sexes. Une petite ligne violâtre sur le prothorax. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Gen. NEPHELODES Gn. Chenilles :. — Antennes courtes, demi-pectinèes, c'est-à-dire garnies de dents pubescentes, et surmontées d'un poil raide dans les q^, minces et filifor' mes (à cils isolés) dans les Ç. Palpes ascendants-obliques, le 2* article épais, velu-herissè, le 3^ grêle, court, mais bien distinct, dirigé en avant. Trompe courte. Thorax robuste, carré, velu-serré. Abdomen long, caréné, robuste, très- volumineux dans les Ç, ou il est cylindrique, avec le 7^ anneau formant une pointe brusque et obtuse. Poitrine velue. Pattes un peu velues, à jambes asseï fortes, non épineuses, plutôt squammeuses que velues. Ailes larges: les supérieu- res épaisses, veloutées, subaiguës à l'apex, à lignes et taches distinctes, mais né- buleuses; les inférieures ayant, l'indépendante aussi forte et même plus saillante Ailes inférieures d'un gris- noirâtre obscur dans les deux sexes, avec la frange d'un carné-vioiâtre ; leur dessous de cette dernière couleur, avec la ligne médiane assez mar- quée et une lunule cellulaire. Etats de New-Yorck et des Illinois. Coll. Doubleday. Ne serait-ce qu'une variété locale de la précédente? 20 5. Nephelodes Rubeolans Gn. tf 40™"'. Ailes super, d'un rouge-tuile, avec la partie foncée de l'es- pace médian et l'ombre qui précède la subterniinale d'un rouge-brique foncé, les dessins plus distincts et plus tranchés, surtout la sublerminale qui est nettement denticulée. Orbiculaire aussi plus apparente, tandis que la réniforme est plus courte et plus arrondie. Ailes inférieures noirâtres, avec la frange d'un carné vif; leur dessous de cette nuance, avec un point cellulaire et une ligne bien marqués. Palpes moins longs, à deuxième ar- ticle plus arrondi et à troisième plus court. Nouvelle-Hollande. M. N. Un cf. Cette provenance est-elle bien cer- taine? Je la croirais plutôt américaine. APA]»nD.i;. i3i DEUxiÈarE SOUS-FAMILLE (Xylophusides). Gen. SCOLECOCAMPA Gn. Chenilles cylindriques, épaisses, de cottfcutt livides, ayaM les points Ordinai- res subverruffueux et garrds citaciin d'un poil visible, et deux plaques cornées luisantes. — Chrysalides oSlongrtes, basantes- — .Antennes pubescenles dans li's cT- Palpes très •développés, droits, très-comprimés, larges, sécurif ormes , velus, à dernier article confondit avec fc 2®. Touffe Jrontale proéminente, ai- guë, lissée, recouvrant lefrotil, qui est aplati. Trompe très-courte. Jambes très- velues; les antérieures courtes, les postérieures à ergots robustes. Thorax arrondi, lis^e, ainsi que l'abdomen. Ailes entières^ épaisses, squammeuses, à franges longues et denses; les inférieures presque aussi épaisses que les supérieures. Voici encore un genre dont les chenilles ont les plus grands rapports avec les Hydra-ciu ou les Xylophasia. Celle de la seule espèce que je connaisse étant dessinée sur un morceau de bois, on peut supposer qu'elle vit dans l'intérieur, à la manière des Cossus, mais je ne saurais l'affirmer. Peut-être a-t-elle été trouvée simplement cachée dessous, comme la Xylophasia Po- lyodon SOUS les pierres. La chrysalide ne paraît pas, autant que j'en puis juger d'après le dessin, porter de traces de vie endophyte. Le papillon est lout-à-fail distinct des autres de la même Aunille par ses palpes prolongés en bec, presque comme chez les Calpides, son toupet fron- tal triangulaire et aigu, ses pattes dont les tibias sont largement velus, ses ailes très-épaisses, à franges très-fournies, etc. Je ne connais que le mâle; mais j'ai un dessin de la femelle, qui me montre qu'elle n'eu diffère que par son abdomen beaucoup plus gros et trés-renflé. 206. ScOLECOCAMPA LiGNI Gn. 35 à ûO""". Ailes supérieures veloutées, d'un gris un peu carné, avec quelques fins atonies noirs. Des traces des deux lignes ordinaires réduites àdespointsrougeâtresou noirs, plus ou moins nombreux. Rénifornie bien visible, noirâtre , évidée. Orbiculaire remplacée par un petit point noir. Une tache noirâtre au bord terminal vis-à-vis de la cellule, et confondue avec un rang de points noirs terminaux. Frange rougeâtre coupée de gros points noirs. Bord interne velu et souvent rouge. Ailes infér. brunâtres, unies, avec la frange carnée et précédée d'un rang de points noirâtres ; leur dessous d'un gris-ocliracé, avec une lunule, une ligne discoidale et des points terminaux, noirs. Palpes bruns à tranche supérieure carnée. Pattes antérieures brunes. 9 P'us grande, plus jaunâtre, à dessins plus noirs et plus marqués. La chenille, d'après un dessin d'Abbot, est d'un gris-rougeatrc livide, avec U vasculaire noirâtre bordée de blanc , et tous les points, trapézoï- i32 apamidj:. daux et latéraux, noirs. Tête , plaques cornées , stigmates et pattes écail- leuses, noires. Elle est représentée sur un morceau de bois sous lequel je suppose qu'elle aura été trouvée. Elle vit probablement de racines de plantes basses, comme les Xylophasia^ avec lesquelles elle a beaucoup de ressemblance. Amérique Septentrionale, Géorgie. M. N. et Coll. Bdv. Gen. ACHATODES * Gn. chenilles .:,: — antennes pubescentes dans les q". Palpes courts, ptu ascendants , à 2e article comprimé, velu- hérissé, à 3^ très-court, oblus, velu. Front formant une saillie conique. Trompe très-courte. Thorax carré, velu,' Abdomen long , fortement caréné, crêlé sur presque tous les anneaux dans Us deux sexes. Pattes assez courtes. Ailes supérieures entières, épaisses, marbréesp à lignes et taches confuses; les inférieures épaisses, ayant l'indépendante presque aussi forte que les deux suivantes, mais rapprochée du pli cellulaire. Ce genre, composé jusqu'ici d'une seule espèce d'un aspect assez ambigu, me semble ici à sa place, autant que j'en puis juger sans la connaissance des chenilles. Il est facile de le distinguer des précédents et des suivants, à la forme de son front, à son abdomen fortement crété, etc. Il est américain. F207. AcHATODES SaNDIX Gll. M /'^f^^A<^ 32™°». Ailes super, veloutées, d'un gris-violâtre d'agathe, avec tout l'espace basilafrc, la côte et le sommet de l'aile, d'un rouge sombre. On voit sur la partie grise, les traces des lignes ordinaires géminées et des deux taches médianes dessinées en noirâtre. Derrière la coudée est une double série de points noirs, très-apparente, mais qui se perd avant d'ar- river à la partie rouge , près de la côte. Celle-ci est marquée près de l'apex d'une grande tache plus ou moins nette, puis en descendant, de quelques points vagues, d'un orangé vif. Ailes infér. d'un gris-clair, avec le bord noirâtre coupé de clair, et une ligne discoïdale; leur dessous jaunâtre, avec la côte rougeâtre et une forte ligne noire. Dessous des supérieures avec tout le bord terminal largement rougeâtres. Tête et collier mêlés d'orangé et de rougeâtre. Les deux sexes semblables. Amérique Septentrionale, Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. et Bdv, Un cf. Une 9. Gen. AXYLIA Hb. Hub. Vcrz. p. 242 — Xylina Och. — Agrotis Bdv. Dup. = Xylc phasia Gn. Ind. Oienilks cylindriques, épaisses, de couleurs sales, à points ordinaires sub- APAMID^. 2 33 vemiqueux, renflées postérieurement, avec leW^ anneau relevé en bos$e ; vivant à la base des plantes basses dont elles se nourrissent. — Chrysalide enterrée. — Antennes filiformes, cylindriques dans les deux sexes. Palpes écartés, assez courts, subascendants-obliques , grêles, peu velus, à dernier article court et en bouton. Trompe courte. Thorax peu robuste, un peu velu, à collier dis- colore, un peu relevé. Abdomen court, conique dans les deux sexes, obtus, assez gros, lisse et presque glabre. Ailes supéiieurcs oblongues, entières, à dessins longitudinaux, à tache réniforme distincte, à frange entrecoupée; les inférieures bien développées, sinuées. Représenté en Europe par une seule espèce, le genre Axylia a été jus- qu'ici placé tantôt dans les Xylina, tantôt dans les Agrotis. 11 diffère sur- tout des Xylophasia, dont il est le plus voisin, par son abdomen non crête. La chenille de la Putris, la seule dont les premiers étals soient con- nus, ne diffère pas moins de ces dernières pour la forme et la disposition des dessins, puisqu'elle a une certaine ressemblance avec celle de la Mam. Persicariœ, à en juger par ce qu'en dit, dans ses Ahbildungen, M. Fischer, le seul auteur qui la décrive d'après nature, car celle que Hubner a figurée sous ce nom est bien la Hurea, quoi qu'en dise Treitschke, et ne concerne en rien la véritable Puiris. Les papillons sont tous parfaitement reconnaissables à leurs ailes oblon- gues, plissées, et qui, lorsqu'elles sont repliées, donnent à l'insecte une forme allongée. Tous leurs dessins présentent une grande ressemblance; ils sont disposés en partie dans le sens de la longueur, comme ceux des Xylo- phasia. On voit surtout deux traits foncés terminaux qui viennent vers la tache réniforme, qui est toujours la plus visible. Si on joint à cela le collier dont toute la partie antérieure forme une demi-lune pâle et tachée de brun, comme dans les Pygœra, les ailes inférieures bien développées, et l'abdo- men conique et si peu couvert de poils, qu'il parait tout-à-fait glabre et lui- sant, on ne pourra confondre les Axylia avec aucun autre genre de cette famille. Toutes les espèces sont de petite taille, et la nôtre est la plus grande de celles que je connais. A l'exception de celle-ci, elles sont toutes, propres à l'Afrique. 20 8. Axylia Corrupta Gn. 80«*"»4 Ailes super, d'un grîs-brun, avec quelques linéaments et le contour des taches ordinaires plus foncés, et tout l'espace terminal d'un jaune d'ocre foncé, formant une saillie qui s'avance jusqu'à la réniforme. Bord terminal et frange marqués, presque vis-à-vis celte dernière, d'une tache d'un brun-ferrugineux. Une autre plus petite et presque effacée vis- à-vis de la nervure sous-médiane. Frange ochracée coupée de brun. Ailes infér. d'un gris-cendré, plus claires à la base , surtout en dessous. Thorax d'un gris-noiràtre, avec la tête et le collier d'un jaune-ferrugiueux,^Abdo-; men d'un gris-jaunâtre. Sénégal. Coll. BUv. Une 9. . i34 ^£°* 209. AxYLIA PuTRIS Lin. S. N. 152 — Fab. 370 — Esp. pi. 138 — Engr. (la Putride) 376 a 6 c— Bork. 136 — Haw. 34— > Tr. III p. 29 et VI p. 411 — Dup. IV p. 168 pi. 111 — St. II p. 172 — Gn. 240 — Bdv. ^bi — SubcoriicaUs Nalurf. IX p. 128 = Ligmsa Hb. S4lk. Larv» Fisch. Abbild. 33mm. Ailes super, d'un jaune-paille très-clair, avec la côte largement brune. Taches ordinaires cerclées de brun, avec le centre ardoisé. Ligne extrabasilaire fine, noirâtre, en zigzags très-profonds. Une double série de points noirs derrière la coudée, qui est oblitérée, hormis au bord in- terne. Une tache oblongue géminée, brune , allant de la réniforme à la Irange. Une autre moins distincte à l'angle interne. Frange entrecoupée. Ailes iufér. un peu transparentes, avec un point cellulaire et une série de points terminaux bruns. Thorax mêlé de brun. Tète et collier jaune-paille. Les deux sexes semblables. Chenille d'un brun-d'écorce, avec la stigmatale d'uu blanc sale et la vas- culaire fine, jaunâtre, marquée d'un point jaune et accompagnée de deux points blancs sur chaque anneau, et d'une tache triangulaire d'un vert- noirâtre sur les quatrième et cinquième. Tête concolore, stigmates blancs cerclés de noir. Le onzième anneau relevé en bosse arrondie , presque comme la Mam, Persicariœ, Vit en août sur les plantes basses. Allemagne, France, Autriche , Angleterre , en juin. Coll. Div. N'est pas rare, surtout dans le Nord. M. Lefebvre l'a recueillie abondamment en Normandie. — Il faut bien se garder de confondre avec cette espèce, la Putris des Thérésiens et de Hubner, qui est notre Xylopli. Rurea^ 210. AXYLIA PUTREFACTA Gu. 32'"'». Ailes super, oblongues, entières, d'un brun-ochracé clair, uti peu saupoudré, avec toute la côte, l'apex excepté, et une liture longitu^ dinale partant de la base , traversant les deux taches et aboutissant au bord terminal, d'un brun-violâtre ou brûlé. Taches assez rapprochées, de forme ordinaire, d'un brun-obscur, plus grisâtre et moins velouté que la liture, qui est très-foncée entre elles. Ligne extrabasilaire visible, com- posée de traits fortement en zigzag. Coudée ne se trahissant que par des points inférieurement. Ailes infér. demi-transparentes, un peu irisées, avec un point cellulaire bien marqué, une ligne médiane plus accusée sur les nervures, et le bord terminal lunule, obscurs. PoiUine et jambes pos-t térieures mêlées de poils rougeâtres. Abyssinie. M. N. C'est peut-être celle qui se rapproche le pluade notr^ espèce d'Europe, APAMIDiB. l35 211. AxYUA SiCCA Gn." Un tiers plus petite que Putris, à laquelle elle ressemble pour les aile» supérieures, si ce n'est que la teinte costale est plutôt noirâtre que brune, surtout entre les deux taches ordinaires où elle forme une tache carrée presque noire. Ailes infér. entièrement d'un blanc pur, transparent, de part et d'autre. Tète, thorax et palpes d'un jaune paille. M. N. Va seul (f dont j'ignore la patrie. 212, AXYLIA TabIDA Ga. 25mm, Ailes super, d'un jaune d'ocre pâle, teintées de carné-rougeâtre, surtout dans l'espace médian , avec la côte d'un gris-ardoisé, teinté lui- même de rougeâtre. Tache réniforme bien visible, d'un gris-ardoisé fine- ment liseré de noir. Des rayons brunâtres sur toutes les régions terminale et subterminale. Frange fortement entrecoupée de la même couleur. Ailes ^nfér. blanches, avec la côte brunâtre, surtout en dessous. Thorax, tête et palpes noirâtres. Sénégal. Coll. Feisthamel. Une $. 21 3. Axylia Plectilis Gn. 25mm, Ailes super, pas très-oblongues, un peu luisantes, d'un brun- noisette, avec une large bande longitudinale noirâtre , partant de la base où elle est très-étroite et atteignant le bord terminal, en s'élargissant entre les deuxième et quatrième inférieures. Au-dessus et au-dessous de cette bande le fond s'éclaircit, est coupé par des rayons d'un brun-fauve vif, et la frange est coupée de traits blancs très-distincts. Les deux taches médianes sont écartées, concolores, séparées et précédées par du brun- fauve. L'orbiculaire est ronde, très-pelite et finement liserée de noir. La réniforme plus grande, bordée de clair. Point de lignes ordinaires, mais une trace de points qui suivent ordinairement la coudée. Ailes infér. d'un blanc assez pur, avec la frange teintée de noirâtre, surtout en dessous. — Ç semblable, avec les ailes inférieures teiutées de gris-brun en dessus et de roussâtre ou nankin en dessous. Sierra-Leone. Coll. Qn, Gen. XYLOPHASIA steph. în. Dup. = Xylina Och. Tr. = Ltq t N Wien.-Yerz, = Lignicolores Haw Chenilles grosseSf cjUndrigues, luisanteSf de couleurs suies et Iransparen* Steph. Cat. — Gn. Dup. = Xylina Och. Tr. = Lvperina et Hadenn Bdv. = Fam. K, et N Wien.-Yerz, = Lignicolores Haw. ;i 36 APAMID^. tes à points ordinaires verruqueux et luisants ; vivant cachées sous les pierres ou à la base des plantes basses. — Clujsalides à peau fine , ren- fermces dans des coques de terre peu adhérente. — Antennes longues , garnies de cils fascicules ou de dcnls pubescenles dans les cf. Palpes lat" qes, ascendants, à 2^ article bicolore, velu 'hérissé. Touffe frontale saiU lante, presque toujours divisée par une petite ligne noire. Thorax robuste, carré, velu-squammeux , crête. Abdomen long et dépassant les ailes infé' rieures, crêlé, caréné après la mort de l'insecte, terminé, daris les çf, par une forte touffe de poils, élargi en pointe obtuse et velue dans la 9« Ailes supérieures allongées, plus ou moins denticulées, à dessins ordinaire- ment longitudinaux. Grâce à la forme allongée de ces insectes et à leurs dessins longitudinaux, on les a confondus longtemps avec les Xylinides, et M. Stephens lui-même, en créant pour eux, avec raison, un genre séparé, les a laissés dans leur voisinage. J'ai dit dans mon Essai combien ce rapprochement me parais- sait peu naturel, et dans mon Index je leur ai assigné la place que l'expé- rience me fait leur conserver aujourd'hui. Les chenilles des Xylophasia sont de couleurs sales, luisantes, un peu vermiformes, avec les points trapézoïdaux verruqueux et luisants; elles vivent toujours cachées et à portée des racines ou des feuilles les plus bas- ses des plantes dont elles se nourrissent. Ces plantes sont surtout des Gra- minées ou des Cypéracées. On les trouve d'ordinaire au printemps, quel- ques-unes même dès le milieu de l'hiver, et les papillons éclosent de juin à août. Ceux-ci sont bien reconnaissables et ont un air de famille prononcé. Une petite ligne noire coupe horizontalement leur toupet frontal et fournit un caractère sûr, quoique léger en apparence. Leurs mœurs ne différent point de celles de l'immense majorité des Noctuélides et n'offrent rien de parti- culier. Les Xylophasia sont nombreuses en espèces, tant indigènes qu'exotiques. Les premières ont été, pour la plupart, mal étudiées par les auteurs, et surtout par les auteurs français. Ceux-ci ont prétendu que la Lithoxylœa avait été obtenue de la même chenille que la Polyodon, et on est parti de cette erreur pour en commettre d'autres, en rapportant comme sous-varié- tés à celte dernière la Sullustris et la Musicalis d'Esper. Il pourrait bien y avoir aussi deux espèces dans la Rurea; enfin la Petrorhiza, qui a si bien tous les caractères du genre, quoiqu'elle diffère beaucoup pour la couleur, avait été présentée comme différant tout-à-fait, pour les mœurs, de ses ana- logues. Toutes ces erreurs se rectifient peu à peu ; mais une bonne mono- graphie de ce genre, n'avançant que des faits précis et accompagnés de bons dessins, surtout des chenilles, serait loin d'être une œuvre inutile en Ento- mologie. t'Europe elles Amériques paraissent être la patrie des Xylophasia^ APAMIDJE. ^J j^ 214. XyLOPHASIA ZOLLIKOFFERI Frey. Frey. II p. 145 pi., i 84 fig. 1-2 - Evers. Faun. p. 271 - Dup sud IV p. 209 pi. 68 - Bdv. 878 - Gn. 239 - Herr.-Sch 103, 104 Larv. ignot. M. Freyer a rangé mal à propos cette belle espèce dans les Nonaarîa, elle appartient bien évidemment aux Xylophasies. Bords de l'Oural, environs de Sarepta, en juillet. 21 5. XyloPHASIA LateRITIA Naturf. Naturf. IX p. 127 - Esp. pi. 131 - Bork. 188 - Tr. III p. 45 -Dup IV ^; ui V * f- ^ ~ ^'^y- ^ P'- ^5 - Gn. p. 238 - Bdv. 879 = Molo^ china Hb. 741 (non Esp.) Larv. Frey. Suisse, Italie, Dalmatie, Styrîe, Carinthîe, en juin et juillet. Coll. Dit. N est commune nulle part. Elle varie peu, si ce n'est pour l'intensité de la nuance. 216. Xylophasia Apamiformis. Gn. ûe™». Ailes super, très-allongées, avec des dessins très-semblables k ceux ùtsjpamea, d'un brun-carmélite, avec les traits costaux et plu« sieurs linéaments noirs et bruns, qui ne sont autre chose que des dé« bris des lignes ordinaires. Tache claviforme très-distincte, noire, évidée, courte. Orbiculaire ovale-oblique à peine visible. Réniforme bien marquée] noirâtre, avec un trait externe d'un blanc-jaunàtre, comme chez beaucoup û'Apamea. Bord terminal offrant pareillement deux espaces d'un brun- noir derrière la subterminale qui n'est qu'indiquée. Celle-ci précédée à la côte d'une ombre brune, puis, vis-à-vis des deux espaces bruns terminaux de deux taches noirâtres, dont celle du bord interne carrée, et d'une double série de points peu marqués. Ailes infér. d'un noirâtre uni, à frange roussàtre; leur dessous avec une forte lunule et une ligne médiane. Bouquet anal d'un roux-ferrugineux. Amérique Septentrionale. Etat de New^yorck. Coll. Doubleday. 217. Xylophasia Rurea Fab. Fab. 378 — Bork. 137 — Tr. III p. 36 — Dup. IV p. 197 pi. -lis — Bdv. 880 —Gn. Ind. p. 238 — Steph. II p. \1&= Putris Wien.-Verz. K-U — Hb. 241 =: Luculenla Esp. pi. 133 f. ft = Hepaiica Haw, 26. Larv. Tr. La Putris du catalogue de Vienne et d'Hubner n'étant pas celle d« Lépidoptères. Tome 5. 9 J 38 APAMIDiÊ. Linné, j'ai adopté pour cette espèce le nom de Fabricîus, seulement il faut lire dans sa phrase spécifique : Margine tenuiori^ au lieu : de cras' siori, 40™™. Ailes super, d'un jaune d'ocre roussâtre, avec le bord interne blanchâtre et une ligne épaisse près de la base, une large tache à la côte renfermant les taches ordinaires, et deux taches saillantes au bord ter- minal, d'un brun-rougeàtre. Lignes ordinaires nulles ou à peine indiquées. Uae double série de points noirs derrière la place de la coudée. Frange entrecoupée de jaune d'ocre et de brun-rouge. Ailes infér. d'un gris-noir, avec la frange ochracée , une ligne discoïdale incertaine et la base plus claires. Leur dessous avec une lunule cellulaire et une ligne punctiforme brunes. Thorax ferrugineux , à ptérygodes brunes. La chenille est très-voisine de celles des Apamea Gemina et Basilinea, elle vit en mars et avril sur les plantes basses, les Primula, les Bumex, les Graminées, etc. Elle se chrysalide dans la terre, et le papillon éclôt en mai et juin. Il habite, ainsi que les variétés suivantes, la France, l'Alle- magne, l'Autriche, l'Angleterre, etc. On le retrouve aussi sans aucune mo- dification dans l'Amérique Septentrionale, A. Alopecnrns Esp. Esp. pi. 147 f. 3 = Comhusta Hb. 366 — Dup. IV p. 211 pi. 11» f , 6 — Steph. II p. 177 = le Carreau 373 a. b. Engr. Fond des ailes entièrement d'un brun-rouge foncé uni, avec quelques éclaircies à la côte et le contour extérieur de la réniforme jaunâtres. Frange des quatre ailes également brune, avec quelques traits jaunâtres aux su- périeures et une ligne rougeâlre aux inférieures. Celles-ci dépourvues de la ligne claire discoïdale en-dessus. Femelles encore plus foncées, B. La Bigarrée 374 a b Eng. Intermédiaire entre le type et la variété A. Tous les dessins reparaissent, même les lignes ordinaires qui sont oblitérées dans le type. Le fond est brun-rouge mêlé de jaune d'ocre et de blanchâtre. Dans les femelles le fond est généralement plus gris. Je n'en ai cependant pas vu d'aussi exa- gérée, et à la fois d'aussi rapprochée du type, que lafig. h d'Engramelle, ^ 21 8. Xylophasia Aquila Dodz. Donz. Ann. Soc. ent. VI p. û76 pi. 1 S f. 6 — Gn. Ind. p. 238 — Dup. 5up. III p. 4^8 pi. 39 — Herr.-Sch. 498. Larv. ignot. jjOmm. Ailes super, d'un gris-rougeâtre presque uni et seulement puancé çà et là de gris plus noirâtre à peine tranché, avec toutes les li- APAMIDiE.' 'l3g gnes indistinctes, les deux médianes consistant en de petits filets noirâtres peu visibles, ainsi que la tache clavifornie, et là subterminale indiquée seu- lement par quelques traces plus claires. Tache orbiculairc nulle. Réni- forme grande, bien distincte, concolore, mais marquée extérieurement de traits blancs détachés et saupoudrée intérieurement de blanc. Côte en- trecotipée de cendré. Ailes inférieures d'un gris-noirâtre, un peu plus claires à la base; leur dessous avec un trait cellulaire et une ligne mé- diane obscurs. Digne, en juillet. Coll. Donz. On ne connaît encore qu'un seul indi- Tidu de cette espèce. J'ai dit qu'il est assez difficile de se prononcer sur sa validité. Il ne diffère de certaines variétés de Rwea que par une taille un peu plus grande et le corps plus robuste , la tache réniforme blanclic et la couleur plus unie. Quant à la différence de longueur dans le troisième article des palpes, signalée par M. Herrich-Schœlîeretqui serait plus con- cluaaie, elle ne me paraît pas bien sensible. ^ 219. Xylophasia Lithoxyl.ea W.-v. Wien.-Verz. K-2? — Fab. 371 ? — ïr. III p. Ixl et VI p. /i12 — Haw. 25 — Dup.IV p. 175 pi. 111 fig. 5 — Steph. II p. 175 — Gn. Ess. 358 et Ind. 238 — Bdv. 885. = SuUvstris Ësp. 1. 133 fig. 2 (non 1 )= la Dou- cette Engr. 379 = Polyodon var. Bdv. Ind. Larv. ignot. Autriche , Hongrie , Dalmatie , Tyrol , Saxe , France centrale et méri- dionale, Angleterre, etc., en juin et juillet. Coll. Div. aussi commune chez nous que la Polyodon. Est-ce cette espèce ou la suivante qui est la véritable Litlwxylœa du Wien.-Vierz? La question est très-diflicile à résoudre, puisque le catalogue de Vienne ne donne aucune description. Celle de Fabricius, inexacte de lout point, ne saurait nous mettre sur la voie. Quant à Borkhausen, il semble avoir décrit la Musicalis d'Esper, qui est une espèce ou variété fort incertaine et que personne n'a vue en nature. Treitsclike a confondu cette espèce et la suivante et a cité ainsi indistinctement leurs syûo- nymies. On a prétendu que cette Noctuelle n'était qu'une variété de la Polyodon. J'ai dit, dans mon Essai sur les Noctuélidcs, ce qui m'inspirait à cet égard des doutes que je crois fondés. Depuis, en cfl'ct, M. Boisduval les a séparées dans son nouvel Index. Toutefois la chenille de celle-ci n'a en- core été ni décrite ni figurée. C'est d'après des renseignements inexacts que les Thérésiens , et Trcitschke après eux , la font vivre sur le poirier. 'ii 220. X\'LOPH.VSIA SUBLUSTRIS Esp. Esp. pi, 133 fig. 1 (non 2) — Steph. II p. 115 = Lùhosijlœa Hb, S40 I/J^O APAMID^. = Musicalis Dup, IV p. 177 pi. 113 f. 1 — Bdv. gen. 88S (var. £i- ihoxylœa) (non Esp.) = laCitrine Engr, 378 6. Larv. ignot. Les auteurs français l'ont confondue à tort avec la Musicalis d'Esper, qui est toute différente, d'un gris-bleuàtre clair et qui a, au premier aspect, l'air d'une variété de Conspicillaris. La Sublustris est-elle une espèce séparée ou simplement une variété de la Lilhoxylœa? c'est ce que l'éducation des chenilles peut seule nous ap- prendre. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle est constante dans ses carac- tères, dont je rapporte ici les principaux pour attirer sur ce point l'atteo- tion des amateurs. Elle est de la taille de Litlwxylœa, mais ses ailes sont proportionnelle- ment plus larges, ou moins oblongues si on l'aime mieux. Sa couleur est toujours beaucoup plus rousse et les taches beaucoup mieux marquées. Les ailes inférieures ont une ligne discoïdale brune très-distincte entre la lunule cellulaire et la bordure terminale. Allemagne, Autriche, Angleterre , environs de Paris, etc. Coll. Div« Plus rare que Lithoxylœa. 221. Xylophasia Lignicolora Gn. Taille et port de Lithoxylœa. Ses ailes super, sont un peu plus courtes et plus arrondies, moins dentées. Le fond de la couleur est plus chaud et plus nuancé de rougeàtre. Les taches brunes du bord terminal sont aussi marquées et même plus foncées que chez la Sublustris. Il en est de même de l'espace qui renferme les taches ordinaires. Enfin, l'on voit sur l'aile plusieurs linéaments rougeâtres qu'ilserait trop long de décrire, et notam- ment un trait basilaire , comme chez Polyodon. Ailes infér. à peu près comme dans cette dernière, avec la frange rougeàtre ; dessous d'un blan- châtre-carné, avec une tache cellulaire claire sous les super., foncée sur les inférieures. Un espace noirâtre de chaque côté des yeux s'étendant sur les cuisses antérieures. Amérique Septentrionale, Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. I 222. Xylophasia Denterna Gn. àO""!. Ailes super, à dents très-aiguës 5 celle de l'angle interne plus grande, très-rentrée et prolongée par des cils jusqu'au quart du bord interne; d'un ochracé pâle, avec tout l'angle interne, compris la frange et la dent ci-dessus, et le bord interne d'un brun-carmélile, interrompu par un trait ochracé au-dessus de la sous-médiane. Côte coupée de traits bruns géminés. Tache réniforme en carré étranglé, de la couleur du fond entre deux nuances olivâtres. Une liture rougeàtre au bord terminal vis-à- vis de la cellule. Ailes infér. un peu irisées, saupoudrées de noirâtre ; leur APAMIDJE. l4ï dessous avec la côte, l'angle externe et une ligne de points, rougeâtres. Un pinceau de poils cotonneux, longs, roux ou ochracés à la base des cuisses postérieures. Brésil. Coll. Gn. Colombie. Coll. FeisthameL Cette espèce rappelle notre CucuUia Lychnitis. j 223. XylOPHASIA DlMlNUTA Gn. 27mn>. Très-voisine de la précédente , dont elle semble n'être qu'un diminutif. Les dents sont moins profondes. L'angle interne moins sail- lant, d'un brun moins tranché , plus circonscrit, plus divisé par le trait ochracé, qui est double. La liture, vis-à-vis de la cellule, est noirâtre, plus délayée, plus longue, et s'étend jusqu'à la réniforme. L'abdomen est entièrement ochracé. Je ne vois pas de pinceau de poils à la base des cuisses postérieures. Je n'oserais cependant affirmer qu'il n'existo pas. Brésil. Coll. Gn. Un seul (f. 324. Xtlophasïa Verbascoides Ga. Elle a une ressemblance apparente avec les CucuUies Thapsiphages , d'où son nom. 42">°'. Ailes super, d'un carné-roussâtre dans toute leur longueur, depuis la côte jusque vers la nervure médiane , puis d'un brun-rougeâtre au milieu, puis enfin d'un gris-violâtre clair au bord interne. Une ligne basilaire et une autre à l'origine de la nervure radiale, noires ; une autre, Jbeaucoup plus épaisse, entre les deux, se continuant jusqu'au bout de l'aile, mais interrompue par un croissant blanchâtre à centre noir, pres- que comme chez les CucuUia précitées. Deux rayons d'un carné-jaunâtre, suivant les 2° et 3" nervules médianes et séparant, au bord terminal, deux taches d'un brun-brûlé , comme dans les espèces précédentes. Frange coupée de noir. Ailes inlér. brunâtres, avec une lunule foncée et la frange claire. Amérique du Nord, Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. 225. Xylophasia Sectilis Gn. 34""". Ailes super, d'un jaune d'ocre pâle un peu carné, avec tout le disque largement occupé par du brun-brûlé qui s'avance , d'une part , jusqu'aux taches ordinaires qu'il absorbe en partie, et d'autre part, jus- qu'aux deux taciics foncées du bord terminal, entre lesquelles il laisse un espace de la couleur du fond, laissant ainsi tout le bord inicrne de cette couleur. Frange fortement coupée de traits cunéiformes bruns. Ailes infér. un peu irisées, avec les nervures et le bord terminal noirâtres. Dessous des quatre ailes d'un blanc a peine camé , avec une lunule ccUu- l4.3 APAMIDJE. laire et une série discoïdale dô point? truns. Ptérygoô^s J)njinfis. ^tei)-* nés fortement ciJiées. Je ne connais pas sa patrie, mais je la crois américaine. Coll. Dou- bleday. Un seul cf. Elle est assez voisine de la suivante ; ipais les palpes pQt uaç ^Vitra forme et les ailes une autre couleur. 226. Xyiophasia Mucens Hb. Hb. Zutr. 415, Û16, Taille et port de la précédente. Ailes super, d'un jaune d'ocre pâle urt peu carné, avec deux taches terminales, une autre séparant les taches or- dinaires, et une quatrième au-dessous , liserée inférieurement de noir et éclairée de blanc dans une échancrure latérale , d'un brun ferrugineux. Une ligne basilaire étroite, noire. Une série de petits points noirs éclairés de blanc à la place ordinaire. Ailes infér. un peu irisées, avec les nervu- res et le bord bruns ; leur dessous blanc, poudré de brun , avec un point cellulaire et une série discoïdale, noirs. Antennes fortement ciliées. Pensylvanie, Floride. Coll. Boisduval et Doubleday. ■xin. Xylophasia Confusa Hb. Hub. Zutr. 495,496. Elle a UQ aspect ua peu différent des autres espèces, et offre, au pre- mier abord, une ressemblance apparente avec notre Xylocanpa Lithoriza, Ailes super, d'un gris mêlé, avec les deux taches ordinaires plus ou moins saillantes en gris clair. Ligne basilaire noire, joignant à son extrémité deux festons, dont le dernier repose sur le bord interne , et qui ne sont autres que la partie inférieure de l'extrabasilaire. Coudée distincte aussi dans sa partie inférieure , où elle forme deux dents éclairées de blanc Tout l'espace terminal occupé par des traits longitudinaux internervu- raux, noirs. Un espace clair à l'angle interne. Ailes infér. grises, plus claires sur le disque. Dessous des quatre d'un gris-blanc poudré de noir, avec une lunule et une ligne noires, punctiforme sur les inférieures, Caroline, Pensylvanie. Coll. Bdv. et Guérin. iH- 228. Xylophasia Pulla w.-v. Wien.-Verz. K-8 — Hb. 338,692 -- Tr. III p. 51 — Dup. IV p. 22S pi. \\k — Felixii Frey. IV pi. 311. Larv. ferè ignot. Autriche, Hongrie, Marseille, en septembre, Coll, Div, APAMIDiE. 143 On peut considérer la chenille comme à peu près inconnue. Le peu qu'en dit Treitschke , me semble reposer sur des renseignements inexacts. N'ayant pas devant les yeux la Pulla d'Autriche et d^e Hongrie, qui est toujours fort rare , je ne puis préciser les caractères qui la séparent de celle du midi de la France, que M. Freyer a flgurée sous le nom de Felixii. Tout ce que je puis faire, est de donner une description de cette dernière , afin de mettre les entomologistes allemands à même de les sé- parer en deux races, s'il y a lieu. Il paraît surtout y avoir entre elles une différence de taille considérable. 48""». Ailes super, subdentées, oblongues, un peu en amande , d'un cendré clair, nuancé de blanchâtre et de gris, avec les nervures plus fon- cées, et les dessins confus. Demi-ligne suivie d'une large teinte noirâtre. Extrabasilaire dentée en zigzag, un peu épaisse et noirâtre par en haut, peu distincte et formant de grandes dents claires par en bas. Coudée fine, à dents aiguës formant un trait noirâtre oblique entre la û' infér. et la sous-médiane. Subterminale peu marquée, très-sinuée , laissant le bord terminal plus obscur, saillant en espèces de dents vis-à-vis de la cellule, puis, au-dessus de la sous-médiane, où on voit deux traits noirs. Taches ordinaires confondues^ Une légère teinte jaunâtre à la place de la réni- forme, et orbiculaire indiquée en clair. Ombre médiane épaisse, noirâtre, depuis la côte jusqu'à la nervure médiane, où elle figure un trait géminé noirâtre. Frange coucolore sans points terminaux. Ailes infér. blanches, avec les nervures et un fin Iijseré noirâtres ; dessous dans le même cas , sans aucune tache. Abdomen n'ayant à la base que des poils croisés au lieu de crêtes. Pattes fortes, épaisses, très-squammeuses, avec une gne longitudinale noirâtre. — Femelle plus foncée et plus noirâtre, avec une nuance légèrement jaunâtre dans les sinus de la subterminale, et les ailes inférieures d'un blanc moins pur. On n'a encore aucun renseignement certain sur la chenille , les indi- vidus obtenus à Marseille provenant de chrysalides trouvées dans la terre. Coll. Pierret et Gn. Elle est toujours rare. 229. Xtlophasia Petrorhiza Bork. Bork. 1Û3 — Tr. III p. û9 et sup. X p. 117 — Frey. Beitr. pi. 113 — Dup. IV p. 223 pi. 114 — Gn. p. 238 — Bdv. 921 = Comvia Wien.-Verz. K-9 — Fab. 318 — Ilb. 251 — (noii Lin.) = Taimceti Esp. pi. 116 = Detersa Esp. text. p. 260 = la Grisonne Eiigr, 283 abc. Larv. Frey. Suisse, Autriche, Ilonçnc, nord de la France, en juillet. Coll. Div. Les Thérésiens et Fabiicius ont cru reconnaître, dans cette Noctuelle, 1 44 APAMlDiE. la Comma de Linné. Illiger déduit très-bien une partie des raisons qui rendent cette opinion impossible à soutenir. J'ajoute que la Comma de Linné, vérifiée sur sa collection, est bien la Leucanie du même nom, et non celle» ci, 23o. Xylophasia Polyodon Lin. s. N. 170 — (non Clerck.) — Bork. 109 — Haw. 73 — Tr. III p. 41 — Dup. IV p. 171 pi. m — St. II p. 176 — Gn. 238 — Bdv. 883 = Radicea Wien.-Verz. N-15 — Fab. 377 — Bork. 235 — Hb, 82 = Occulta Esp. pi. 132 = Monoglypha Esp. text. — Knock. III pi, 5 f. 5 — Engr. (la Monoglyphe) 380 cde = la Cou- reuse Engr. 245 ab (la Chenille.) Larv. Hb. Toute l'Europe, en juin et juillet. Coll. Div^ Commune partout. Pé- nètre souvent jusque dans les maisons. S'il était permis de choisir les noms, celui de Radicea serait certaine- ment beaucoup plus convenable pour cette espèce que celui de Polyodon qui a été appliqué , par Clerck, à la Conspicillaris; par Fabricius, à U Nehulosa; par Hubuer, à la Serraiilinea, etc. 23 1. Xylophasia Hepatica Lin. f S. N. 169 et F. S. 1209 — Clerck pi. 8 f. 3 — Wien.-Verz. 0-16 — Fab. 337 — Bork. 189 — Tr. III p. 39 — Dup. IV p. 204 pi H3 — Frey. IV pi. 310 — Gn. 238— Bdv. SU = Characterea Hb. 133, 638= Epomidion Haw. 27 — St. II p. 178 = la Pétrifiée Engr. 375 b. Larv. Hb. — Frey. Autriche, Allemagne, Angleterre, France centrale et occidentale, en Juin. Coll. Div. Toujours peu abondante. Linné a eu le tort de dire d'elle : Alis glaucescentibus^ et Clerck de la peindre en effet avec des ailes bleuâtres , ce qui a fait croire à Hubner que c'était la Tincta. 232. Xylophasia Cariosa Gn. Taille et port de VHadena Genistœ. Ailes super, d'un gris-carné clair très-nuancé de noirâtre, avec deux taches terminales noires, comme chez les autres espèces. Ces taches précédées de la ligne subterminale qui est claire et en zigzag. Devant celle-ci est une teinte d'un rouge-brique, tra- versée par quelques traits noirs. Les espaces médian et basilaire sont très-rcmbrunis : le dernier est traversé par une ligne basilaire et une APAMID^. 145 autre au bord interne noires, et le premier par un trait noir, situé entre les nervures médiane et radiale et qui se continue jusqu'à la ligne subter- minale, interrompu toutefois par la coudée, dont on voit les traces , ainsi que de l'extrabasilaire. Les deux taches ordinaires sont bien visibles. La côte est entièrement claire. Ailes infér. brunes, à frange claire. Ptérygodes marquées d'un trait noir. Amer. Sept., Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Je n'ai vu qu'une femelle. Il serait possible que cette espèce fût une vraie hadena, ce dont je n'ai pu bien juger sur un seul individu d'une conservation médiocre. "îZZ. Xylophasia Scolopacina Esp. Esp. pi. 130 f . 1 — Engr. (la Mignonne) 377 abc — Hb. û60 — Tr. III p. 33, VI p. Û11 et sup. X p. 114 — Dup. IV p. 201 pi. lis — Frey. I pi. 64 — St. II p. 178 — Gn. 238 — Bdv. 881 = ^5- hreviata Haw. 28. Larv. Frey. Allemagne, Auft-iclie, Angleterre, nord de la France, en juillet et août. Coll. Div. Elle varie beaucoup pour la taille et pour l'intensité de la couleur; mais les lignes sont toujours plus distinctes que sur aucune autre Xyl= et 4*^ nervules inférieures. Elle est traversée par un trait brun. Les ramifications de la médiane sont du même jaune, très-détachées, mais ne se prolongeant pas au-delà de la coudée. Les deux premières sont un peu empâtées par le bas de la tache réniforme, dont les contours ne se dis- tinguent qu'avec de l'attention, parce que l'extérieur est interrompu au- dessus de la fourche nervurale et ne reparaît que plus haut, pour former une sorte de tache ou trait oblique, en sens contraire de l' orbiculaire, sou- vent chevronné et atteignant la sous-costale. Un petit trait arqué, égale- ment isolé, achève le contour interne de la tache, et est séparé de la grande tache claire par un petit espace triangulaire du brun le plus foncé. La tache claviforme existe, mais souvent à peine marquée. L'espace subterminal est toujours d'un gris plus clair que le fond, et ordinairement d'un cendré- bleuâtre. Il dessine à l'apex une tache encore plus claire, qui est limitée intérieurement par une tache costale brune. En outre, on voit au milieu de l'aile, appuyée sur la ligne subterminale, une grande place noirâtre plus ou moins étendue, sur laquelle sont des traits internervuraux d'un noir pro- fond. Cette dernière ligne est fine, claire, un peu sjnuée, et n'atteint pas APAMVDJE. l6l' les bords. Elle est suivie d'un liseré obscur ou rougeâtre, qui laisse après lui un autre lilet clair ; puis enfin vient une bandelelte terminale, étroite, parallèle, nette, mélangée de noir et de gris-brun. La frange est foncée, précédée d'un nouveau filet clair, et entrecoupée de traits clairs à l'extré- mité des nervules. Les ailes inférieures sont toujours d'un blanc pur, un peu transparent et un peu irisé; elles sont parfois marquées d'un liseré noirâtre étroit, et parfois aussi les nervures se dessinent en noir, tandis que, d'autres fois, elles sont absolument concolores. Le thorax est très-va- rié de gris et de noir, avec plusieurs lignes de cette couleur sur le collier et les ptéry godes. Les deux sexes ne diffèrent absolument que par la forme de l'abdomen; encore celte différence est -elle souvent peu sensible. Les chenilles des Prodenia ont beaucoup de l'aspect de celles des Tri- phœna ; elles sont, comme elles, atténuées antérieurement, avec des lignes bien marquées et une série de taches noires sous-dorsales, mais qui ne se réunissent pas sur les derniers anneaux en triangles opposés. Elles sont or- nées de couleurs assez tranchées, et paraissent vivre comme les autres espèces de la famille, quoique probablement un peu moins cachées, et nul- lement souterraines. Je ne saurais bien préciser les plantes sur lesquelles elles vivent, à cause de la mauvaise habitude qu'ont les auteurs anglais de figurer sur leurs planches une plante souvent prise au hasard, au lieu de représenter rigoureusement l'espèce ou du moins la famille qui sert réelle- ment de nourriture à leurs chenilles. Les chrysalides sont comme la majeure partie de celles des Noctuelles, d'un brun-rouge luisant, et ne présentent rien de particulier. Les Prodenia habitent presque toutes les parties du globe? Elles sont aussi communes dans les Amériques que dans les Indes, et se retrouvent également dans les archipels de l'Océanie et sur les îles et le continent afri- cains. Dans ces derniers temps, la Retina a été retrouvée dans la Turquie, en-deçà du canal de Constanlinople, et même, dit-on, à Cadix, où elle aura probablement été importée par des bâtiments venus du levant. Mais, quel que soit l'intérêt qui s'attache à cette question pour ceux qui bornent leurs collections aux espèces européennes, il n'en est pas moins vrai que le genre Prodenia est lout-à-fait exotique, comme les genres Charaxes, Dajiais, etc. dont quelques espèces outrepassent quelquefois leurs limites et continuent même à se reproduire sur le continent européen. 255. Prodenia Androge.4 Cr. Cr. 310 D. 54""". Ailes supéf. oblongucs, d'un gris-vineux, varié de blanc-rosé et de gris-noir. Tache claire apicalc très-grande, s'étcndant sur la frange qui est fortement entrecoupée de blanc-rosé. Ligne subterniinale formant deux arcs : celui du bas bien distinct et découpant bien la tache noirâtre, l62 APAMIDjEb laquelle est marquée de trois forts traits noirs. Tache réniforme presque de la forme ordinaire cliez les autres Noctuelles. Bandelette claire très- oblique, se poursuivant jusqu'à la coudée , et marquée d'une très-fine li- gne noire au milieu. Les deux lignes assez distinctes, claires. Ailes infér. d'un blanc nacré pur, sans bordure, avec les nervures un peu plus fon- cées, surtout à la côte. Cayenne, Surinam. Coll. Feisthamel. Une 9. L'individu sur lequel je fais cette description étant passé, elle peut ne pas contenir tous ses caractères distinctifs. Mais il n'est guère possible de confondre VAndrogea avec aucune autre Prodenia, hors la Commelinœ^ dont les caractères ci-dessus la feront suffisamment distinguer. 256. PrODENIA CoMMELINiE Abb. Abb. Il p. 189 pi. 95. 55ram. j^iies super, très-oblongues , d'un gris-vineux varié de brun- noir et de blanc-jaunâtre, avec la tache claire apicale d'un blanc-violâtre. La tache brune qui précède la subterminale iiien foncée, marquée de traits noirs assez étroits et qui ne se prolongent pas au-delà. Une autre tache brune, située au-dessus de celle-ci et derrière la subterminale. Les deux lignes médianes mal écrites. La bandelette claire qui renferme la tache orbiculaire, assez délayée, ne se prolongeant pas jusqu'à la côte. La tache claire qui forme le haut de la réniforme très-longue, très-oblique, remontant très-haut, et presque parallèle à la côte. Le bord interne d'un blanc-jaunâtre. Ailes infér. d'un blanc pur, bien irisé, avec l'extrémité des nervules et le bord noirâtres. Abdomen très-long, à bords et anus jau- nâtres. La chenille est d'un brun de bois, avec une bande stigmatale très-large et très-nette, jaune, teintée de fauve au milieu de chaque anneau, et une sous-dorsale aussi très-large , continue , mais concolore et surmon- tée d'une épaisse tache noire sur chaque anneau. Les stigmates sont très-gros, blancs, bordés de noir. La tête est fauve. Elle vit sur la Com- meline, le noyer, les pois, etc., au dire d'Abbot. C'est dire qu'elle est polyphage, car ces plantes n'ont guère d'analogie entre elles. Cette espèce est, après VAndrogea, le plus grande de toutes. Ses des- sins sont plus allongés que dans toute autre, et le ton violet bien marqué. Elle rappelle, d'une manière éloignée, notre Phlog. Empyrea. Amérique Septentrionale, Ile Saint-Thomas, en septembre. Coll. Div. J'en ai vu un individu un peu plus petit et plus foncé, du Brésil. En- fin, je trouve un exemplaire , étiqueté du Sénégal, qui ne diffère pas des autres; mais je doute de cette dernière provenance. APAMID.E. l63 25 7. PrODENIA TASMANicA Gn. 40'"'". Ailes super, d'un gris-perlé, avec les nervures et taches du dis- que d'un blanc-jaunâtre-rosé, et les taches et lignes terminales d'un gris- blanc, parfois aussi un peu rosé. Tache brune subterminale, longue, divi- sée et prolongée par des traits sagittés nombreux. Point d'espace jaunâtre au bord interne ni de teinte ochracée sur l'espace médian. Ailes infér. av9c un liseré noirâtre assez épais et bien marqué. Tasmanie. M. N. Deux exemplaires. 258. Prodenia Ornithogalu Gn. 4(jmm. Ailes super, d'un gris-brunâtre, uni , sans teintes jaunes ni ro- sées. La tache réniforme mieux dessinée que dans les autres espèces , à sommet non aigu. Tache aplcale presque blanche ; la ligne brune qui di- vise la bande blanche subterminale assez large. Ailes infér. avec une bor- dure et les nervures noirâtres; leur dessous sans teinte rouge. Abdomen cendré, à crêtes et anus. concolores. Palpes très-menus, presque unico- lores. Amérique Septentrionale. Coll. Gn. Chenille ayant l'espace dorsal d'un gris-noir, la sous-dorsale très- large, d'un jaune citron , liserée de noir inférieurement et surmontée de traits épais noirs, la stigmatale étroite, fauve. Les stigmates au-dessus. Espace latéral gris-clair, strié et divisé, au milieu, par une fine ligne noire. Sur les cinq premiers anneaux , la sous-dorsale et la stigmatale sont bordées d'un bande épaisse noire , qui remplit presque l'espace la- téral. Tête rousse , avec deux traits clairs. Pattes écallleuses, noires, membraneuses, fauves. Abbot la représente sur un Omithogalluvi, 25g. ProBENIA RetINA Herr.-Sch. Herr.-Sch. 145 (non Ihh) = Uadena Littoralis Bdv. Faun. Mad. p. 91 pi. 13 f, 8. SS»""». La couleur des ailes supérieures est le gris foncé , nullemenl mélangéde jaunâtre, et d'un ton presque uniforme. La tache orbiculaire est traversée par un trait gris bien prononcé, et sa bandelette blanche extérieure est très-étroite, en sorte qu'elle est moins apparente que chez les autres espèces. Le cendré de l'espace subterminal est peu tranché; les traits noirs de la tache subtemiinale bien marqués ; la bandelette brune qui suit la ligne subterminalc assez large et obscure. L'abdomen est d'un cendré uniforme, à anus concolore. Asie Mineure, et par extension, Turquie d'Europe, et Ile de Crète, Madagascar, Ile Maurice, en octobre. Coll. Div, 1 64 APAMID^. A. Une teinte violâtre sur l'espace subterminal. Ailes infér. plus Irisées, à nervures marquées en noirâtre et à liseré plus prononcé. 5ilhet. Coll. Gn. Ile Maurice. Coll. Guér. B. La teinte générale des ailes supérieures est ochracée, uniforme, et ab- sorbe même les dessins blancs. Les ailes inférieures sont d'un blanc plus pur, à nervures concolores, et avec l'angle externe seulement d'un brua-< Jaunâtre. Sénégal. Coll. Bdv. Peut-être forme-t-el!e une espèce distincte , ce que je ne puis décider sur un seul individu en très-mauvais état. Nota. Cette espèce paraît varier à l'infini; mais elle se reconnaît tou- jours à sa teinte grise presque uniforme. C'est celle qui rappelle le plus notre New. Saponariœ. J'en ai vu un individu de Sidney, qui ne me paraît point différer des individus asiatiques. Je n'ai pu lui conserver le nom que lui avait imposé mon collaborateur, ce nom ayant déjà été appliqué à une Leucania. Le \\° 144 de M. Herrich-Schœffer ne ma paraît pas appartenir à la même espèce. Il représente peut-être VEu- diopta ou la Testaceoides, qu'on a confondues avec la Hetina, pour les vendre comme européennes. Cependant , l'espace médian n'est nullement teinté de jaune. 260. PflODENIA GiLIGERA Gn, 38>"">. L'espace subterminal est bien cendré et teinté de lllas, ainsi que l'espace basilaire, et tranche ainsi avec l'espace médian, qui est d'un gris- brun , mais sans teinte jaune. La bandelette blanche qui renferme l'or- blculalre est large et très-nette , et absorbe presque complètement cette dernière tache. Les ailes infér. sont bien transparentes , avec les ner- vures et le bord noirâtres dans les deux sexes. Les Ptérygodes sont d'un gris clair "au centre. L'abdomen a les crêtes et l'anus mélangés de poils d'un rouge-brun. Enfin , les antennes du çf sont beaucoup plus ciliées que dans toutes les autres espèces. Java. Coll. C''° des Indes. 261. Prodenia Eudiopta Gn, 36"»™. L'espace médian est, par en bas, d'un jaune-brunâtre, qui con- traste avec le ton cendré de la base et de l'espace subterminal, dont la tache apicale et la ligne subterniinale sont presque blanches. La bande- lette de l'orbiculaire est d'un jauae-ochracé , avec cette même tache à APAMID^. l65 peine distincte. Les ailes infér. sont assez transparentes, avec les nervures et le bord noirâtres. Le thorax est entièrement d'un blanc un peu olivâ- tre , avec toutes les lignes seulement un peu plus foncées, mais sans ou presque sans brun-noir. Amérique Septentrionale ? Coll. Bdv. et Gn. Six exemplaires. 262. Pjrodenia Testaceoides Gu. Elle est voisine de la précédente, mais un peu moins bigarrée, quoique l'espace médian soit d'un jaune-testacé qui tranche également avec le cendré de la base et de l'espace subterminal; mais la bandelette terminale, la ligne qui divise les deux lignes claires, la frange, la bandelette de l'or- biculaire et quelques parties de la base participent aussi de cette couleur testacée. La tache réniforme est un peu mieux accusée dans ses contours. Les ailes infér. sont d'un blanc de neige luisant, avec les nervures conco- lores, l'angle externe et un très-léger filet terminal^ testacés et non noi- râtres ; leur côte en dessous, ainsi que toutes les ailes supérieures et tout le dessous du corps, sont d'un jaune-ochracé clair. Inde centrale, Ile Maurice. Coll. Div. M. Pierret m'en a communiqué deux exemplaires qui lui ont été en- voyés comme européens, avec la Retina, et sous le même nom ; mais il est très-probable que le marchand qui les lui a vendus ne s'est pas inquiété de constater leur origine, et qu'il aura confondu , sous le nom de Retina, toutes les Prodenia qu'il aura pu rassembler pour les vendre plus avan- tageusement. Nota. Il y a certainement plusieurs autres espèces distinctes dans le genre Prodenia. J'en ai plusieurs devant les yeux, tant du Brésil que des Indes et de la Nouvelle-Hollande; mais, dans un genre tel que celui-ci, je n'ose les décrire avant d'en avoir vu des exemplaires mieux conservés et en plus grande quantité. Gen.* CALOGRAMMA Gn. chenilles — jintennes courtes, minces, pubescentes dans les (f. Palpes subascendants, les deux premiers articles distincts, courts, épais, velus, le 3" très-court, ovoide, obtus. Toupet frontal court, bifide. Trompe robuste, moyenne. Thorax très-convexe, court, élargi, velu- squammcux , très-fourré, à ptérygodes courtes, triangulaires, écartées, et muni de deux crêtes postérieures relevées. Abdomen long, velu, lisse, caréné, cylindrique, obtus. Poitrine et pattes très-velues, celles-ci courtes , à jambes robustes et éperons courts. Ailes supérieures oblongues, entières, lisses, épaisses, velou~ tées, à dessins tranchés et à nervures plus claires. Une seule espèce compose ce genre, qui a beaucoup d'affinité avec le» l66 APAMIDJE. Prodenia, mais c^ui en diffère essentiellement par l'abdomen lisse, les an- tennes, les pattes et le thorax. Il conduit à mon genre Neuria et habite l'Océanie. 263. Calogramma Picta Guér. Guér. Voy. de la Coquille II p. 285 pi. 19 f. 7 = Festiva Donov. Ins. New.-Holl. pi. 36. ^5mm. Ailes super, d'un jaune d'ocre très-clair, abord terminal et frange unis, avec les espaces basilaire et médian marqués d'une foule de dessins d'un noir velouté, coupés par les nervures et par la bande de l'or- biculaire , qui sont de la couleur du fond ; la dernière avec un trait noir au milieu, et la côte et une partie de la coudée lavées de rouge porphyre vif. Ailes infér. d'un blanc irisé , avec la côte et le bord jaunâtres, mais sans dessins noirs. Thorax très-épais, très-velu, ainsi que la poitrine, d'un jaune-roux lavé et strié de rouge. Abdomen d'un jaune d'ocre. Nouvelle-Hollande, Tasmanie, Port Jackson, Coll. Div. J'ai adopté le nom de M. Guérin, celui de Donovan étant affecté, depuis longtemps, à une espèce du genre Noctuoi. Gen. NEtJRIA Gn. On. Ind. p. 241 — Dup. = Hadena Tr. Steph. Bdv. Chenilles courtes, épaisses, très-cylindriques, rases, à écussons distincts, à tête assez grosse, (jloiuleuse, de couleurs sales; vivant cachées sur les plantes basses. — Chrysalides enterrées. — Antennes assez courtes, pubes- cenles dans les ç^, subpubescentes dans les Ç . Palpes subascendants , dé- passant la tête, les deux premiers articles indistincts, larges, comprimés, velus-hérissés, le Z" très-court, tronqué. Yeux velus. Toupet frontal court, serré, subbifde. Trompe moyenne. Thorax robuste, carré, velu, à ptérygo- des écartées, à collier relevé et muni de deux crêtes bifides. Abdomen ro- buste, un peu velu, rectangulaire et déprimé dans les (f, caréné et ter- miné en pointe obtuse dans les Ç. Pattes assez longues et assez robustes. Ailes un peu oblongues, presque entières, à nervures claires, à lignes cl taches très-distinctes; les inférieures à bordure tranchée. On a considéré longtemps l'espèce qui forme le type de ce genre comme très-voisine des Dianthœcia, à cause d'une certaine ressemblance de des- sins entre elle et la Capsincola; mais le fait est qu'elle n'a pas d'autres rapports sous tous ses états. Les chenilles ne se renferment nullement dans les capsules, et les chrysalides n'ont point d'appendice ventral ; enfin, les papillons prcsenlcnl une affinité marquée avec ceux du genre Prodenia. En créant ce genre, j'y avais compris la Grammiptera, espèce nouvelle alors, et dont je n'avais vu qu'un seul exemplaire en mauvais état. Mainte- APAMIDiE.' 1 67 fiant que je puis l'étudier 6ur plusieurs individus bien intacts, je pense, avec M. Rambur, qu'elle est beaucoup mieux placée dans les Piociuélides. Le genre Neuria se trouve donc réduit à deux espèces, dont la seconde, encore extrêmement rare, partage absolument tous les caractères de la pre- mière. Elles sont l'une et l'autre européennes et ne différent point, pour les mœurs, des autres Noctuélides. Nota. Il est bien entendu que mon genre Neuria n'est pas identique avec celui que vient de donner M, Hcrrich-Schœffer, et qui est le plus hétcro- géne qu'on puisse voir. 264. Neuria Saponari^ De Geer. De Geer II p. 233 pi. 7 f. 27 — Esp. pi. 198 — Bork. 152 — Tr. I p. 303 — Dup. III p. 272 pi. 90 — Stepli. II p. 189 — Frey. III pi. 231 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 932 = Calcatrippœ Wiev. p. 71 n° 111 = Typica Hb. 58 (non alior.) = Marginosa Haw. 101 = la Leucographe Engr. ft62 abc. Larv. Frey. 37mm, Ailes super, d'un brun de bols, avec les nervures, les quatre lignes et les deux taches médianes très-distinctes, d'un blanc-jaunâtre. Les deux lignes médianes géminées, teintées de rosé; l'extrabasilaire arquée et formant un petit coude au bord interne; la coudée un peu lunulée, à angles arrondis, peu marqués ; la subterminale précédée de traits noirs oblongs , subluBuIée ; la lunule placée entre les 2" et 3* nervules infér. en forme de V. Tache claviforme distincte, mais noire, anueléc, arrondie. Les deux autres tacites grandes, salies au milieu. La réniforme bordée , en avant et en arrière, de traits noirs qui descendent au-dessous, en ligne flexueuse, jusqu'au bord interne. Ailes infér. à disque Jaunâtre largement bordé de noirâtre, avec la frange jaune. Europe, en juillet. Coll. Div. Assez abondante sur les fleurs de nos jardins dans les années chaudes. Chenille d'un gris-jaunâtre ou rougeàtre fverte dans sa jeunesse seule- ment), fortement striée de brun, avec la.vasculaire à peine plus claire.iLa stigmatale et le ventre d'un gris clair, sans taches ni points. Tète et écus- sons bruns. Vit sur plusieurs plantes basses et particulièrement sur les Siiene. 265. Neuria Dentigera Ev. B'" Mosc. 1837 n° 1 — Faun. p. 218 = DiantU Hb. 587? Elle est très-voisine de Saponarùr, mais un peu plus petite (35"""). Les ailes super, sont un peu plus pâles, avec la moitié supérieure seulement de l'espace médian plus foncée, en sorte qu'il y a une partie claire qui s'avance sous la cellule eu formant une sorte de dent comme chez les ,l68 ' APAMID-E. Hadcna. Les deux lignes médianes sont plus fines, plus écartées. La cou- dée plus perpendiculaire par en bas, moins arrondie par en haut, et for- mant un angle vis-à-vis de la cellule. Les taches sont plus rapprochées; l'orbiculaire petite; la claviforme plus oblique et plus finement cerclée. La ligne subterminale forme un g plus distinct, et n'est surmontée que de quelques traits cunéiformes. Les ailes infér. sont plus blanches , avec la bordure noirâtre plus tranchée, non précédée d'une ligne et coupée, à l'angle anal, d'une liture claire. Il y a un trait oblong cellulaire bien dis- tinct. XJral inférieur et bords de la mer Caspienne , en juin. Eversmann dit qu'elle est principalement commune près des ruines de Saratschik. La figure de Diantld Hb. se rapporte assez bien à cette espèce, et si Godart n'avait figuré une autre Diantlii sur un individu venant de Russie, et qui ne paraît plus du tout être la même , j'aurais été porté à les con- sidérer comme identiques. TROISIÈME SOUS-FAMILLE. {Epîsémides.) Gen. HELIOPHOBUS Bdv. Bdv. Index — Gn. Dup. Steph. = Hadena Tr. Chenilles épaisses, rases, cylindriques, pleines, de couleurs ternes, atté' nuées aux extrémités , à tête globuleuse , vivant cachées à la racine des plantes basses. — Chrysalides enterrées. — Antennes des o" presque éga- les en largeur de la base au sommet, largement pectinées, à lames lon- gues, minces, rapprochées, à cils contigus, celles des $ plus courtes, grê- les, filiformes- subdentées. Palpes droits, courts, presque bombycides, à 2* article velu-hérissé. Trompe presque nulle. Thorax robuste, subcarré, très' velu, légèrement crête, lisse. Abdomen lisse, velu dans les çf, épais et ter- miné en cône obtus dans les $. Pattes velues, à jambes non épineuses. Ailes supérieures entières, épaisses, veloutées, à nervures plus claires, à lignes et taches distinctes, non confiuenles, sans taches bidentées, avec une série sub- terminale de traits cunéiformes foncés. Les chenilles de ce beau genre vivent à la manière des Xylophasia; maïs on les en dislingue facilement, ainsi que de celles des Agrotis. Elles sont toutes connues, quoiqu'elles n'aient pas toutes été figurées, et présentent entre elles beaucoup de rapports. Les papillons se distinguent facilement des Pachetra par leur abdomen lisse, des Episema par les dessins de leurs ailes, et enfin des Agrotis du groupe de Crassa, Ohesa, etc., dont elles pa- raissent, au premier abord, très-voisines, par leurs palpes, leurs antennes nullement effilées à l'extrémité, la forme de leurs lignes et taches et leurs jambes rarement garnies d'épines. APAMID.E. I Gçf Ce genre, très-naturel si on le réduit à la sewle Popvlan's, parnîibicn vile hétérogène quand on essaie d'y faire entrer d'autres espèces. Tl me ré- pugne pourtant de le fractionner à l'infini; je le diviserai donc eu grDUpes, qui seront aussi nombreux que les espèces, à l'exception de la f^ilialba, qae je n'ai pas vue, et qui peut bien encore en constituer un séparé. Le premier renferme le type du genre. Sa chenille est parfaitement con- nue. Elle présente beaucoup de rapports avec celle de certaines Lvperinœ, et vit comme elle à la racine des graminées; elle est particulièrement lui- sante, épaisse et atténuée aux extrémités, et elle se roule en hélice aussitôt qu'elle est inquiétée. Le papillon ressemble au premier abord aux Neuria, qu'on a mis longtemps dans le même genre ; mais ce sont ses nervures blan- châtres, fortement découpées sur un fond brun, qui occasionnent cette ressemblance, qui n'est qu'apparente. La femelle dopasse, pour la grosseur de l'abdomen, toutes les espèces européennes connues. Le mâle vole avec vivacité au crépuscule, et il suffit de laisser une lumière dans un appar- tement donnant sur la campagne , à la fia de l'été, pour s'en procurer une certaine quantité. Le second groupe nous offre une des plus curieuses anomalies. La fe- melle, inconnue jusqu'ici, et qui vient d'être découverte par M. Dardouin, de Marseille, a les ailes réduites à de petits moignons très-courts, comme celles des Hyhemia. Le thorax est fort rétréci, et il n'existe que des rudi- ments des plérygodes et du collier. Les palpes, encore plus courts que ceui du cT, sont tout-à-fait incombants, et les pattes, pres-^ue glabres, ont les er- gots à peine sensibles. L'abdomen seul est développé dans une proportion considérable ; il est fusiforme, obtus, et à peine garni de poils. Le çf diffère des groupes précédents par son abdomen entièrement garni de poils laineux- hérissés, ses pattes moins allongées, ses palpes, qui sont presque rudimen- taires, très-hérissés, divergents, et cachés en partie dans les poils de la lête, etc. Le troisième et le quatrième réunis ont reçu de M. Rambur le nom gé- nérique de Cladocora. Cet auteur les fait entrer dans la tribu des Agrotides (Noctuides), dont ils se rapprochent par les jambes antérieures armées d'é- pines ; mais ils s'en éloignent au moins autant par l'absence de la trompe et la forme presque bombycide de leurs palpes. Dans tous les cas, les deux seules espèces qui composent ce genre Cladocera diffèrent beaucoup en- tr'elles. La première (3« groupe) a les palpes tout-à-fait de ce genre, le tho- rax plus épais et plus laineux, les pattes courtes et velues, les ailes infé- rieures bordées de brun chez le cf et presque entièrement brunes chez la 9; '<5S épines des tibias antérieurs consistent presque uniquement dans un onglet crochu qui est placé à leur extrémité. La seconde (mon -f groupe) a les palpes assez développés, étendus, avec le dernier article long, subspalulé, les pattes assez longues, les ailes infé- rieures festonnées, blanches dans les deux sexes, labdomen très-allongé et presque glabre dans les 9 > etc. Les épines qui garnissent ses tibias ne dif- fèrent pas de celles des Ajrotis. Je ne parle pas des différences des dessins, Lépidoptères, Tome 5. 11 I-O APAMID^. qui sont aussi trés-caractérisés, et des époques d'apparition, qui sont com- plètement opposées, puisque l'une éclôt au printemps et l'autre en au- tomne. Le cinquième groupe repose sur un individu exotique, le seul du genre qui soit dans ce cas. Ses ailes sont généralement plus larges; les infériem-es plus sinuces et bordées de traits noirs très-marqués. Ses tibias antérieurs sont armés de deux ongles assez forts. Je ^e connais que le cf. Enfin, le sixième groupe se rapproche un peu des Episetna, dans les- quels M. Boisduval l'a placé ; mais il me paraît encore appartenir ^aux Hé- liophobes. GROUPE I. "^yV^- 266. HeLIOPHOBUS POPULARIS Fab. 'M Fab. Bomb. 2û0 — Kléem. II pi. 2 — Haw. 63 — Tr. I p. 316 — Stcph. 111. II p. 189 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 864 = Graminis Wien.-Verz. 0-3 — Hb. 59 = Lolii Esp. pi. 48 f. 1-û — Bork. 61 — Engr. 244 abc (la Nasse) — Dup. III p. 279 pi. 90 = Typir coïdes Donov. pi. 50S. Larv. Hb. — Gn. infrà. 36mm. Ailes super, d'un gris-noirâtre, avec les nervures blanches dans toute leur longueur. Les deux taches ordinaires jaunâtres, à centre gris. Les deux lignes médianes géminées, noires, et la subterminale niaculaire jaunâtre, surmontée de traits noirs sagittés. Tache clavifornie très-grande, oblique, concolore, cerclée de noir, avec un trait central noir effacé. Ailes infér. grises, avec le disque blanc dans le çf et seulement un peu plus clair dans la Ç. Collier et ptérygodes marqués de lignes noires dis- tinctes. Abdomen un peu zôné de foncé. Angleterre, Allemagne, Autriche , nord et centre de la France, en août et septembre. Coll. Div. Chenille d'un brun-bronzé métallique, plus foncé sur la région dor- sale, avec toutes les lignes larges , bien nettes et bien continues , d'un blanc sale, et coupées par des atonies d'un brun-rosé; les deux plaques d'un noir luisant; les stigmates entièrement noirs ; la tête grise, avec deux traits noirs. Vit en avril et mai, à la base des graminées et presque enterrée. Elle est fort jolie, quoique de couleurs ternes, et aime à se tenir roulée en hélice. ^ 267. HelIOPHOBUS ViTTALBA Frey. Frey. II p. 48 pi. 124 — Tr. sup. X p. ÛO — Bdv. Icon. pi. 73 — Gn. Ind. 241 ^.^ Herr . -Sch . 34-36. Sicile. C'est toujours une des plus grandes raretés entomologiques , et per^ sonne ne l'a trouvée depuis Dahi. Aucune collection fle Paris ne la pos- sède. Je ne l'ai donc point vue en nature, et ne la place ici que sur le témoignage de Treitsclike , qui dit que Dalil l'a élevée d'une chenille semblable à celle de la Popularis. GROUPE II. 268. Heliophobus Hirta Hb. Hb. 591 — Bdv. Icon. pi. 74 et Gen. 862 — Evers. 186 -« Gn. Ind. 2/il — Dup. sup. III p. 176 pi. 10 f. Û. Larv. ignot. Russie méridionale. Coll. Bdv. et Pierret. Rare. Plus petite, plus pâle. La côte moins cendrée. L'espace médian moins noirâtre. Lés ailes inférieures avec la ligne médiane nulle ou à peine dis- tincte. Midi de la France, Espagne. Coll. Div. Se répand dans les collec- tions, depuis qu'on l'élève à Montpellier et à Marseille. J'ai dit au\ généralités que la femelle de cette espèce est aptère. GROUPE III. 269. Heliophobus Optabilis Bdv. Bdv. Icon. pi. 74 et Gen. 859 — Gn. Ind. 241 —■ Dup. sup. III p. 170 pi. 16 — Herr.-Sch. 31-33. Larv. Dup. Espagne, Provence, Russie méridionale, en avril. Coll. Div. Cette belle espèce commence à se répandre dans les collections. Les entomologistes du midi l' élèvent de la chenille, mais ils n'ont pas publia celle dernière. GROUPE IV. 270, Heliophobus BoEficA Bdv. Bdv. Icon. pi. 74 f. 6 et Gen. 860 — Gn. Ind. 241 — Dup. sup. IH p. 215 pi. 20 — Herr.-Sch. 23. Larv. iguot. Andalousie , en octobre. Endroits sablonneux et couverts de gcnfits. Rare, surtout le çp. Coll. Div. lyn APAMID^. GROUPE V. 271. Heuophobus Fimbriaris Gn. 35""". Ailes supdr. entières, mais profoudtîment festonnées, larges, triangulaires, soyeuses, d'un cendré-rougeâtre clair, avec les deux lignes médianes un peu plus claires et presque punclifornies. Tache orbiculaire réduite à un point brun. Rcnifornie en forme de x allongé , étroite , étranglée au milieu, jaunâtre, bordée extérieurement d'un arc brun. Une ombre indique la subterminale à la côte. Bord terminal festonné de traits truns. Ailes infér. d'un blanc sale, ocliracé , un peu luisant , avec une ombre subterminale et le bord festonné de lunules épaisses noirâtres. Frange des quatre ailes longue, squammeuse, bien fournie. Tibias anté- rieurs armés de deux ongles assez forts. Amérique septentrionale. Coll. Doubleday. Un seul çf, GROUPE VI, ^k 272. Heliophobus Odites Hb. Hb. 69« — Gn. Ind. 2û1. Larv. jgnot. Je ne l'ai point vue et ne connais personne qui la possède. * 273. Heliophobus Hispida Hb. Hb. "784 — Tr. sup. X p. 39 — Bdv. Icon. pi. "SS f. 6, 7 — Gn. Ind. 241 =Hirta Dup. III p. 275 pi. 90. Larv. Dup. , Provence, en septembre. Coll. Bdv. et Gn. Duponchel, en se rectifiant (sup. III p. 177), commet une seconde er- reur, quand il dit que son Hirta est la Pilosa de Hubner. 11 n'y a point de Pilosa dans cet auteur, mais M. Boisduval avait, dans son premier Index, désigné ainsi l'HeV Hispida. A. Généralement plus pâle, plus jaunâtre, moins violette, avec les lignes et les taclies plus tranchées, d'un blanc plus vif. Les ailes inférieures plus claires. Ouest de la France. Recueillie par M. Graslin. Coll. Pierret, APAMID;!:. 173 Gen. EPISEMA Och. Och. Syst. Gloss — Tr, Bdv. Gn. Dup. Chenilles — antennes des ç^ largement pecllnées, à lames longuesi minces, rapprochées, pubescenles; celles des Ç minces, filiformes. Palpes droits, courts, bombyciformes , velus-hérissés, le 3^ article distinct. Trompe pits- <}ue nulle. Toupet frontal très-volumineux, laineux-hérissé. Thorax robuste , laineux- héiissé, à ptérygodes courtes et obtuses à l'extrémité. Abdomen épais dans les deux se.res, lisse, velu. Poitrine très-velue. Pattes velues, les jambes postérieures épaisses, à éperons assez forts. Ailes entières, épaisses, veloutées^ à franges denses; les supérieures à taches toujours conJJuenlcs et traversées par la nervure médiane qui est claire, sans taches cunéiformes subterminales; ivfé» rieures sinuées, de couleurs claires. Tous les auteurs modernes ont reporté ce genre dans la famille des Or- thosides, et je les avais imites. J'avoue que je suis revenu de celte opinion. Les Episema différent si peu des Heliophobus, qu'il me parait impossible de les séparer. VI. Cinctuvi seule m'a paru cire une véritable Ortlioside, et elle diffère en effet trôs-notablemenldcs autres JET/Jtsewfl; je croWqu'oa ne peut la séparer de la Gothica. Le genre £'jt)jse7;ia reste donc réduit pour moi à la Tnmacula, à laquelle il faut joindre une autre espèce d'Espagne, que Duponchel avait prise pour la véritable Trimacvla, mais quiesl inGni- ment plus précieuse, et qu'on n'a pas retrouvée depuis. Les Episema sont, de toute la famille, les insectes les plus bombycifor- mes. Leurs palpes presque complètement avortés, leur trompe presque nulle, leur thorax laineux et leurs antennes fortement pectinécs contribuent à cette ressemblance. Les chenilles, connues sans doute de quelques ama- teurs, puisqu'on reçoit des insectes parfaits évidemment obtenus par édu- cation, n'ont point encore été publiées. Les papillons éclosent en automne et habitent les lieux secs. Ils s'abritent,^u moins chez nous, contre les mottes de terre que la charrue a soulevées, et passent ainsi leur vie au milieu des champs. 274. Episema Hispaxa Ramb. Ramb. Ann. Soc. ent. 18i8 p. G6 (non alior.) = Trimacuîa Dup. III p. 193 pi. 85 (non allor.) = N. Sp. Gn. Ind. 241. La7-v. ignot. Espagne, Algérie. Extrêmement rare. Je regrette que M. Rambur ait choisi pour cette espèce un ncm déjà employé pour une variété de la suivante. Bien qu'il fût devenu libre, il prCtc encore à la confusion. 174 APAMID£. Type. 275. Episema Trimacula W.-V. ^- Wien.-Verz. Bonib. M-4 — Hb. 141-2 — Tr. I p. 117 — Bdv. Icon. pi. 'ÎS f. 1. — Gn. Ind. 241 — Herr.-Sch> 106= Glaucina Esp. pi. 81 f. 4, 5, 6 = Dentimacula Hb. Beytr. II pi. 2 f. G. Larv. ignot. SS-nm. Ailes super, d'un cendré un peu jaunâtre, saupoudré de quel- ques atomes noirs, avec une partie de l'espace médian (la côte toujours exceptée) d'un brun-noir, sur lequel se dessinent les deux taches ordi- naires, de la couleur du fond et prolongées en dessous de la nervure mé- diane qui les traverse et les lie. Lignes médianes d'un brun-noir. L'extra- basilaire arquée. La coudée sinuée formant deux coudes arrondis et suivie d'un filet vague, foncé , parallèle. Bord terminal subfestonné et pré- cédé d'une bordure parallèle, étroite, foncée. Ailes infér. d'un gris-bru- nâtre un peu plus clair sur le disque dans les deux sexes. Collier un peu plus brun que le thorax. Abdomen gris-brunâtre. Houfjie, Autriche, en septembre. Coll. Div. Assez répandue main- tenant. A. Dispana Bdv. Bdv. Ind. — Icon. pi. 92 f. 4, 5 ~ Dup, s«p. III p. 68 pi. 16 = Tri^ macula var. Tr. — Gn. — Herr.-Sch. 105. Les ailes super, sont d'un cendré-bleuâtre clair, sans aucune nuance jaunâtre. Le bord terminal est moins foncé ou même tout-à-fait concolore. Les ailes infér. sont plus claires, avec la frange presque blanche. Valais, France centrale. Coll. Div. \ wM^.-i ..:n' -fSsH ^' Tersa W.-V. ' 'Wîén.-1''ërz!t-8i9 — Engr. sup. 142 ad bis (sans nom) — Hb. 140 — Treits. I p. 118 — Bdv. Icon. pi. ^2 f. 2-3 — Dup. sup. III p. 164 pi. Ii5 =: Glaucina Esp. pi. 81 f. 3 (subvar.). Le ton devient plus jaunâtre que dans le type. Le brun des lignes mé- dianes et de l'espace médian disparaît presque complètement, tandis que le filet ombré qui suit la coudée persiste ordinairement. Les taches ordi- naires se confondent avec le fond et sont précédées et séparées par deux taches cellulaires, anguleuses, d'un noir décidé. Mêmes localités que le type. C. Unîcolor Dup, Dup. Ann. Soc. ent. IV p. 193 pi. 4 — Sup. III p. 166 pi. 15. Ailes super, et thorax eatièremeat d'un gchracé-roussàU'e clair, §ans APAMID^. 175 aucune espèce de dessin. Abdomen et ailes infér. d'un blanc ochracé t frange roussâtre dans les deux sexes. Montpellier. Coll. Bdv. Nota. Il va sans dire qu'on trouve une foule de variétés qui passent de la Trimacvla à YHispana et de la Tersa à VUnicolor. Je n'ai décrit que les types bien trancliés. Gen. charmas st. Steph. II p. 109 — Gn. Dup. = Heliophobus Bdv. = CerapUryét Curt. Chenilles rases, de couleurs sombres, à lignes très-distinctes, avec les plafjùês ducou et de l' amis cornées et discolores; vivant cachées à la racine des g ra mi' nées. — Chrysalides enterrées. — Antennes du ç^ droites^ assez courtes, garnies de barbules fortes, légèrement pubescentcs, et diminuant insensiblement jusgu à l'extrémité de la tige, gui est très-aiguë; celles de la Ç à articles trapézoïdaux dont, chaque angle anléneur porte un cil. Palpes courts, droits, velus-hérisséa, à dernier article ovcïde, épais, squammeux. Thorax velu-laineux. Abdomen garni de poils latéralement et à l'anus. Pattes courtes et velues. Ailes entières, courtes, épaisses et comme velues, à frange dense, double, à taches distincleSt avec une tache bidentée au bout de la cellule. Tous les auteurs ont réuni cette espèceaux Heliophobus ou «axEpisema. Pour moi, je ne lui vois point d'analogues, el je l'ai complèlement isolée dans mon Index. M. Duponchel, qui m'a imité, lui a adjoint ÏOpiabilis du midi de la France; mais je no puis approuver celle réunion. La chenille de la Clmr. Gram.inis est depuis longtemps célèbre par les dégâts considérables qu'elle cause en certaines années dans les prés, en Suéde el en Norvvège. Pessima nostratibus, dit Linné, prata devasians fœnum oinne consumens, indè pecora periclitantur pretium fceni adscen- dit... pellitur cornicicus, suibus, fossis. Elle parait avoir fait, en 1741 et 1778, des ravages tels, qu'ils se sont élevés aux proportions de véritables calamités. Quoiqu'on la rencontre dans plusieurs autres contrées de l'Eu- rope, et même chez nous, elle n'a jamais été assez commune pour causer la mcaie effroi à nos cultivateurs. On n'a jamais été à même non plus, du moins à ma connaissance, de vérifier l'assertion du même auteur, iju'elle épargne seulement les graminées du genre Jlopecnrvs (d'autres ajoutent les Trifiilium), et il est d'autant plus à souhaiter que les patres de notre Au- vergne, où elle est assez abondante, ne voient point se re|»roduire chez eux les culaiiiilés do la Suéde, qu'en présence d'un pareil (léau il faudrait souf- frir les bras croises, car les remèdes indi(piés par Linné, en admettant qu'ils fu55ÇDt possibles à appliquer, seraient presque aussi désîisireux que le malt ï^6 APAMIDiE. Les Charmas, arrivées à l'état parfait, ne différent en rien, pour les mœurs, des autres Noctuelles, et ne volent point en plein jour, comme les Miihymna. Treitsclike a cité, comme synonymie de notre espèce euro- péenne, la Sannio, Cramer 399 D., de Surinam, qui peut en effet appartenir au même genre, mais qui est nécessairement bien loin d'être identique avec elle. Peut-être même est-ce une Heliophobus du groupe à'Hirta. ^ 'i'jS. CharjEAs Graminis Lin. S. N. 73 — De Geer II p. 340 — Fab. Bomb. 239 — Bork. 171 — Esp: pi. 68 f. 1 — Engr. 593 a ô c d (la Graminîvore) — Haw. Bomb. H7 cl N" 188 - Donov. pi. 4o8— Hb. 480,481 — Tr. I p. 120 — Dup. III p. 195 pi. 83 — Steph. II p. 111 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 861 et Icon. pi. 74. Larv. Tr. 28""". Ailes super, d'un brun-roux, teinté de ferrugineux sur le disque, ou entièrement ferrugineux, ou d'un brun-noirâtre, avec l'espace terminal plus foncé et précédé d'une série de traits cunéiformes peu visibles et la frange claire. Les trois taches ordinaires séparées, de forme normale , plus claires, nullement cerclées. Sous la réniforme, à l'endroit où la nervure médiane se ramifie, une tache oblongue, blanche, bidentée. Ailes infér. noirâtres, à disque clair, avec la frange d'un blanc-jaunâtre. Dessous des quatre teinté de rouge à la côte ; celui des super, avec la tache réniforme plus claire. Les deux sexes semblables. Suède, Norwège, Autriche, Groenland, Ardennes, Auvergne, Irlande et nord de l'Angleterre, en mai et août. Chenille brune ou noirâtre, avec la vasculaire et les stigmatales jaunâ- tres. La tête et les plaques cornées de l'anus et du cou noirâtres. Elle vit sur presque toutes les graminées au pied desquelles elle se tient et qu'elle dévore jusqu'à la racine. Cette chenille, quelque commune qu'elle soit, n'a encore été ni figurée ni même décrite d'une manière satisfaisante. A. Trîcuspis Esp. Esp. pi, 68 f. 2-3 = Cerapteryx Hilernicus Curt. 451 . Les taches ordinaires et la tache bidentée confluentes, ainsi que la cla< ' viforme, et se prolongeant en jaune clair jusqu'à la base de l'aile. Mêmes localités. Elle mérite à peine le nom de variété. Tricuspis Hb. 143 est une variété plus marquée, mais tout-à-fait acci- dentelle. Je n'ai pu voir en nature l'^iJîweura Bdv. Icon. pl.74f. 4, qui, d'après son propre aveu , est une simple variété de Graminis, APAMID*. 17^ Gen. PACHETRA Ga. Gn. Ind. p. 241 — Dup. = Hadena Tr. = Luperina Bdv. = Helùf phohus St. Chenilles épaisses, veloutées et chatoyantes, renflées postérieurement, à pattes ventrales petites et courtes, à têle grosse et luisante, à lignes Jines, mais à Irapê- zoïdaux non saillants ; vivant cachées au pied des graminées. — Chr^'salides courtes, ventrues, à anneaux chagrinés antérieurement, à atius obtus; renfer- mées dans des coques molles, parmi les mousses. — Antennes des q" longues, à • sommet aigu, fortement peclinées ; leurs barbules minces, droites, pubcscentes , celles des Ç mitices et presque complètement filiformes. Palpes courts, droits ; le 2* article large, velu-laineux; le 3^ très-court, subovoïde, squammeux, velu. Thorax large, carré, velu-fourré, à ptérygodes courtes, larges, relevées, avec une forte crête derrière te collier. Abdomen crête dans les deux se.ves ; celui des O" velu latéralement, caréné ; celui des Ç très-volumineux, renflé en dessous, terminé en pointe brusque et obtuse. Ailes subdenlées ; les supérieures épaisses, pulvérulentes, veloutées, à taches et lignes très-distinctes ; les inférieuivs sub- hyalines, à itervures très -visibles. II n'existe point d'analogue à la seule espèce européenne qui compose ce genre. Sa chenille, dont les mœurs sont semblables à celles de plusieurs genres de la uiême famille, offre une particularité assez curieuse, qui consiste dans un aspect velouté tout particulier, qui n'est point dû à un duvet, si ténu qu'il soit, et qui ressemble plutôt à une efflorescence comme celle qui couvre certaines chrysalides ; 11 n'est pourtant point non plus de la même nature et ne s'enlève pas par le contact; mais il est très-appréciable au toucher et fait éprouver au doigt l'impression d'un velours très-fin. Celte chenille vit en hiver, au milieu des touffes de graminées, dans les bois. Le pa[)illon, si reconnaissable à ses antennes peclinées, à son abdomen crêlé, même chez la Ç, où il acquiert un volume considérable, passe sa vie accroché aux arbres ou aux plantes, et ne vole guère, même le soir, très-différent en cela des Héliophobes du premier groupe, avec lesquels il ne manque pas d'ailleurs de rapports. 277. Pachetra Leucoph^ea w.-V. VVien.-Verz. 0-5 — Hb. 80,817 — Bork. 164 — Engr. 245 (la Cou- reuse) — Tr. I p. 319 — Stpp. II p. 190 pi. 24 — Frey. IV pi. 382 — Dup. III p. 282 pi. »0 — Gn. Ess. 052 et Ind. 2il — Bdv. 86o=jF'«/mi- nea Bomb. Fab. 2il= f^estigialis Esp. pi. 53 f. 4, -i. Larv. Frey. — Gn. infrà. 41"""". Ailes super, subdentées, d'un gris-blanc, nuancé par places da Jaunâtre et varié de bruu-uoir, avec les trois premières ligues géminées, iy8 APAMIDjE. denticulées, et la subterminale maculaire, précédée de taches noirâtres, et dessinant un M au bout des deuxième et troisième inférieures. Les trois taclies bien mai-quées, grandes ; l'orbiculaire bien ronde, et la réniforme en haricot, blanches, à disque gris; la claviforme courte, large, pleine, d'un noir-brun. Frange coupée de gris-noir et de blanc. Ailes infér. blan- châtres, avec les nervures, une ombft-e subterminale, nn liseré terminal et une grosse tache cellulaire, noÏTàtres. Crêtes de l'abdomen noirâtres. Pté- rygodes tantôt noirâtres, liserées de gris, tantôt grises, avec une ligne courbe noirâtre. Antennes jaunâtres. Europe, en juin. Coll. Div. Chenille épaisse, d'un jaune-grisâtre strié, avec la v^sculaire continue et très-apparente, d'un jaune nankin; la sous-dorsale plus vague; la stig- malais fondue inférieurement dans une partie plus claire. Tous les points excessivement lins et à peine visibles. Stigmates fortement cerclés de noir. Tête d'un brun-clair luisant. Ecusson du cou du même brun. Pattes à peu près concolores. Vit depuis octobre jusqu'en avril , dans les touffes de graminées qui croissent au milieu des bruyères des bois secs. A. Bavida £sp. Esp. pi. 143 f. 1 (non alior.). Tout l'espace médian roussâlre. Dessins très-marqués. Une ligne mé- diane entre la lunule cellulaire et l'ombre subterminale des inférieures. Bavière. QUATRIÈME SOUS-FAMILLE (Apamîdes propres). Gen. CERIGO St. St. Cat. et 111. II p. 5 — Gn. Bdv. Dup. = Polia , puis Mithymna Tr. ,,.,.,.,.,,■ V.. Chenilles allongées, cylindriques, rases, lisses, dé 'àolilèiiri soinbrl^, rày^s loiicjitudinalement ; vivant sur les graminées et se cachant avec soin pendant le jour. — Chrysalides enterrées. — antennes garnies de dents courtes et pubeê- ventes dans les ç^, minces et filiformes dans les Ç . Palpes un peu ascendants; écartés, cotnprimés, leur 2* article large, velu-hérissé, le 3^ court. Thorax convexe, subcarre, muni d'une crête épaisse à sa basé, à collier relevé, caréné. Abdomen long, lécj'èrement crèlé, velu latéralement dans les (f, terminé par une brosse de poils duiis les deux sexes. Pattes moyennes, ûri peu. velues, à j(^mbes non épineuses. Ailes entières, à frange longue, double, squammeuse ; les supérieures épaisses, à taches bien distinctes^ les inférieures jaunes, à bor- dure noirâtre. Ce genre de M. Stephens, que j'ai le premier adopté, mais dans lequel APAMIDiE. 17g j'ai eu tort de comprendre la Prospicua, oscille, comme plusieurs de ses voisins, entre les Apamides et les Noctuides. Il rappelle même lout-à-fait, pour la tournure, les Agrotis delà division de Forcipula. Néanmoins, son abdomen légèrement crété et son port d'ailes en toit m'ont déterminé à le placer ici. Les chenilles sont un peu semblables à celles de certaines Leucanides, Elles vivent ircs-cachées et se nourrissent exclusivement de graminées. Elles passent l'hiver, et ont acquis au printemps toute leur grosseur; mais elles sont délicates, et, quoique les pontes soient considérables, il n'y en a qu'un petit nombre qui arrive à l'état parfait. Les papillons ont les mœurs de toute la famille. La seule espèce qui com- pose ce genre est très-anciennement connue et vit en Europe. Les 9 diffèrent beaucoup des cT pour les antennes et la forme de l'abdo- men, mais ks ailes sont absolument semblables. ^ 278. Cerigo Cytherea Fab. Fab. 157 — Haw. 6 — God. II p. 147 pi. 5'ï — Gn. Ind. 259 — Bdv. 7oS = Texta Esp. pi. 108 — Bork. 48 — Engr. ( la Tissue ) 450 a ô c rf Tr. II p. 62 — Steph. II p. 106 — Frey. III pi. 257 = Matura Naturf. IX p. 140 — Berl. Mag. III p. 414 = Connexa Hb. 109, 548 (et Texta dans le texte) = Prospicua Haw. 2 (la 9)- Larv. Gn. infrà. 40mm. Ailes super, d'un gris-testacé mêlé de brunâtre, avec les lignes grises, distinctes. Les trois premières géminées, ondulées. La.subterniinale plus vague, ondée et brisée, précédée de traits sagittés, vagues, et coupée par l'exlréniilé des nervules, qui est grise. Les trois taches bien distinctes, cerclées de noijàtre. Les deux super, teintées de rougeàlre dans leur mi- lieu. Ailes infér. d'un jaune-paille, avec une bordure noirâtre et la frange d'un blanc sale ; dessous des super, avec la réniforme claire. Europe, en août. Coll. Div, Chenille d'un gris-jaunàtre , avec les trois premiers anneaux et la ré- gion latérale d'un brun de bois. Toutes les lignes visibles, noires. La vas- culaire la plus marquée, géminée, comblée de noir, et veloutée sur la partie antérieure des anneaux , la sous-dorsale aussi géminée , la sligmatale liscréc de noir supérieurement, avec une autre ligne noirâtre au-dessus. Tête d'un blond-clair, avec deux traits noirs. Elle vit depuis le mois de septembre jusqu'au mois d'avril sur les graminées qui croissent sur les collines arides et pierreuses. 11 faut élever cette espèce si on veut avoir des individus bien intacts; mais telle est la pâleur de ses teintes, que , même en sortant de la chrysalide, elle paraît comme décolorée. l8o APAMID^. Gen. LUPERINA Bdv. Bdv. Ind. 1829 — Gn. Dup. Cat. = Hadenâ , Goriyna et Mamestra Tr. = Hama et Charœas St, Chenilles épaisses, de couleurs livides, à trapézoïdaux plus ou moins diS' tincts, vivant soit dans l'intérieur des tiges, soit cachées dans les racines ou sous les feuilles basses. — Chrysalides enfermées dans des coques de terre. — Antennes garnies de dents ou de lames pubescentes dans les cf. Palpes robustes* mais courts, un peu ascendants, velus-hérissés, à dernier article court. Trompe moyenne. Thorax velu- hèriisé, arrondi. Abdomen lisse, très-épais dans les Ç, muni quelquefois d'un oviducte saillant. Pattes assez épaisses, 7wn épineuses. Ailes supérieures subdentées, à lùjnes et taches distinctes ; la réniforme souvent souillée de brun inférieuremenl, comme chez les Orthosides. J'ai été le premier à adopter ce genre, de M. Boisduval, qui m'a paru fondé sur de bons caractères; mais, loin d'approuver l'extension considéra- ble qu'il lui a donnée dans son Gênera, je l'ai encore restreint plus que je ne l'avais fait dans mon Index. Réduit comme il l'est ici, il se compose pourtant encore de deux groupes très-distincis, et qui ont besoin chacun d'une histoire séparée. Les chenilles du premier ont à peu près les mœurs des Goriyna, c'est-à- dire qu'elles se creusent, dans les racines de certaines plantes, des galeries dans lesquelles elles s'avancent, à mesure qu'elles les vident pour se nour- rir, mais elles n'habitent les tiges que dans leur jeunesse; de plus, la chry- salide n'est point renfermée dans la galerie où la chenille a vécu, en sorte que le papillon ne sort pas par une ouverture ménagée à l'avance, comme les véritables endophytes. Une conséquence de cette manière de vivre, c'est que la femelle de l'in- secte parfait est pourvue d'un oviducte térébriforme commc\cs Bianihœcia, et, comme la chenille vil parfois sur des caryophyllées, M. de Graslin, qui a publié un excellent mémoire sur les mœurs de la Luteago, s'autorise de cette apparente conformité pour la classer dans ce genre; mais les mœurs même de cette chenille, le faciès de l'insecte parfait, ses pattes robustes, la conformation de sa tête, et jusqu'aux dessins de ses ailes, montrent qu'il ne peut être réuni aux Dianihœcia. Il a, au contraire, surtout dans son dernier état, tous les caractères des Lvperina. Les chenilles du second groupe vivent cachées, mais non pas à l'intérieur des végétaux. Elles sont de couleurs ternes, et se rapprochent, pour les mœurs, des Xylophasia. Les papillons ont tous un air de famille assez prononcé, lis sont lourds, surtout les femelles, dont l'abdomen est volumi- neux, et cependant allongé. L'un d'eux fait exception dans le genre par sa couleur d'un vert tendre, qui contraste avec les nuances sombres ou sales des autres espèces. Je ne connais jusqu'ici aucune Luperina proprement dite qui soil exotique. APAMID^E. l8l GROUPE I. [Gortyna Tr.) 279. LUPERINA LUTEAGO W.-V. Wien.-Verz. S-6 — Fab. 216 -- Engp. ( la Citronnée ) 372 a i ? — Hb. 184 — Tr, II p. 358 — Gn. 237 — Bdv. 1169 — Diip. sup. III p. 246 pi. 83 f. 3-4 — Grasl. Ann. Soc. ent. 18i2 p. 313 pi. 13 = Lutea Bork. 296 = Brunneago Esp. pi. 196 f. 2,3 — Olbiena Hb.-Gey. 829, 830. Larv. GraslJn. Hongrie, Autriche, France, Allemagne, en mai et août. Coll. Div. Toujours rare. Fabricius die : Poslicœ albidcc^ mais il n'est pas à cela près d'une pa- reille inexactitude, et je crois que c'est bien elle qu'il a décrite. Elle varie pour la couleur qui est d'un jaune plus ou moins pur et plus ou moins vif, et qui devient parfois grisâtre. Chenille un peu atténuée aux extrémités, d'un gris-roussâtre livide, avec la vasculaire d'un brun-violàtre, visible à partir du troisième anneau; les points ordinaires petits et bruns ; les stigmates carnés , cerclés de noir ; la tête et les pattes écailleuses d'un rouge-fauve luisant; les pattes mem- braneuses concolores. Vit en juillet et août, d''abord dans la tige, puis dans la racine du Silène in/laia, dans laquelle elle se creuse une galerie quelquefois à un pied de profondeur. GROUPE 11. 280. LuPERINA FeRRAGO Eversm. Eversm. Bull. Mosc. 1837 et Faun. Ural. p. 276 — Frey. IV p. 135 pi. 364 — Herr.-Sch. 4* = Caltkeago Bdv. 1162. Larv. ignot. Taille de Ruhella. Ailes super, d'une couleur d'ocre-caméc, avec l'es- pace terminal, l'ombre médiane (qui manque parfois) et les deux lignes médianes fines, denticulées, de forme ordinaire, plus foncés et ferrugi- neux. Tache réniforme grande, un peu plus claire que le fond et salie par en bas de gris-ardoisé. Ailes infér. d'un jaunc-ochracé très-clair, unies dans les deux sexes; dessous de celte dernière couleur, saupoudré de rou- geàtre à la côte des ailes, mais sans lignes ni points. Casan, Oural, bords du Volga, en juin et juillet. Coll. Bdv. Pierret et Donzel. La figure de Freyer en donne une très-faussc idée. On dirait, d'après elle, d'une Euperia voisine de Fulvago. Au reste, c'est dans ce genre que M. Boisduval l'a placés, mais je crois qu'il s'est trop occupé de la cou- l82 ÀPAMID^; leur et pas asscz des autres caractères qui l'éloignent CêHainemént beau- coup des Cosmides. ^ 281. LUPERINA RUBELLA Dup. Dup. sup. III p. 249 pi. 23 f. 1 — Gn. 238 — Edv. 870 - Herr.-Sch, 431,433. Larv. ignot. France méridionale, en juillet. Coll. Lly. La figure de M. Duponchel est outrée quant aux couleurs. Elle est pour- tant encore supérieure à celle de M. Herrich-Scliœffer. A la ressemblance de cette espèce avec la Testacea^ on peut juger que la clienille doit avoir la même manière de vivre. Elle ne m'est pas encore connue. Type. 282. LuPERINA TeSTACEA. W.-V. Wien.-.Verz.N-H— Hb. 139— Treits.IIp. 107— Dup.IIIp.lôSpl. 81 — Bdy. 869 — Gn. 238 — Stepli. III p. 5 = Sordida (l'Avare) Engr. 43,1 ab= Unca Haw. 96 = Lnnato-Strigala Haw. 97 =^ X-Notata Haw. 98. Larv, Tr. 33""'". Ailes super, d'un gris-clair un peu carné , nuancé çà et là de gris plus foncé, avec toutes les lignes visibles, mais souvent incertaines ou in- terrompues. Les deux médianes composées de lunules noires irrégulières, celle de la coudée qui est entre les nervures médiane et radiale plus grande et plus marquée que les autres. Tache claviforme petite , mais distincte, noire, évidée; les deu\ autres taches bien visibles, plus claires que le fond, mais en reprenant la couleur dans leur centre ; la réniforme toujours ombrée de noir du côté interne. Ligne subterminale claire, on- dulée, rarement bien écrite. Tout l'espace qui la suit constamment foncé, hormis au sommet. Des traits terminaux noirs. Frange grossièrement en- trecoupée. Ailes infér. d'un blanc-carné dans les deux sexes, avec un liseré noirâtre interrompu. Un point cellulaire en dessous. France, Allemagne, Hongrie, etc., en août et septembre. A. Ailes super, d'un gris-blanc à peine jaunâtre, avec tous les dessins plus harmonieux et généralement mieux écrits. Ligne subterminale un peu moins coudée et plus parallèle au bord. Lunules terminales noires, bien distinctes. Ailes infér. d'un blanc très-pur. Cette jolie variété , qui pourrait bien constituer une espèce, se trouve aux environs de Gicn, où elle a été découverte par M. Abicot. i^ APAMID^r 'l83 B. Ailes super, plus oblongues, d'un gris-cendré à peine mélangé de carné. Lignes peu disiinctcs; l'extrabasilaire ayant inférieurement les dentelures beaucoup plus aiguë5. Espace terminal coupé par une série de traits ou litures noirâtres qui s'avancent enU'c les nervures. Ailes infér. d'un blanc très-pur, à liseré à peine visible. Pyrénées-Orientales. Coll. Pierret. Un cf. Elle est encore très-différente de nos Testacea, mais M. de Grasiin, qui l'a élevée de la ciienille et qui est plus à même que moi d'apprécier ses différences sous tous les états, la considère comme une simple variété. La Lunato-Strigata et VX.-Notata de Hawortli ne peuvent être consi- dérées comme des races distinctes. La première ne diffère que par la taille, et la seconde que par une teinte roussàtre ; quant aux dessins, ils sont plus ou moins nettement exprimés, et la Testacea varie à l'inOni sous ce rapport. 283. LUPERINA DUMERILII Dup. Dup. IV p. 277 pi. 90 f. 4 — Tr. sup, X p. 66 — Gn. p. 258 — Bdv. 868 — Herr.-Sch.lOl. Laiv. iguot. Angleterre, France centrale, occidentale et méridionale, en août et septembre. A. Couleur des ailes supérieures presque uniforme. Point d'espace subter- minal plus clair. Taches de la couleur du fond. Lyon. Coll. Pierret. 284. LuPERINA DeSYLLESI Bdv. Gen. 867. Larv. ignot. Intermédiaire entre Testacea et Cespitis. Taille à peine de DumeriUi. Ailes super, d'un gris-brunâtre, avec les deux lignes médianes lines, noi- râtres, assez écartées par en bas, éclairées extérieurement d'un lin liseré j9Unâtre. Point de tache claviforme (au moins dans le o^ que j'ai sous les yeux). Taches ordinaires distinctes, d'un blanc-jaunâtre à centre gris- brun. Ligne sublcrminale d'un blanc-jaunâtre, étroite, mais continue et touciiant les deux bords. Espace terminal point ou à peine plus foncé que le fond. Ailes infér. blanches dans les deux sexes, avec un liseré grisâtre; dessous des quatre blancliâlrc , avec une ligne ondée grise assez rapprochée Uu bord terminal. Antennes du çf fortement crénelées. Liiloral de la Manche. Coll. Bdv. Deux Exemplaires, 1 84 APAMID.Ï:. ^ 285. LuPERiNA Cespitîs W.-V. Wien.-Vierz. 0-2 — Fab. 191 — Kléem. Ipl. 29 f. MO — Bork. 165 — Hb. 428 — Treits. II p. 115 — Dup. IV p. 26 pi. 102 — St. II p. 109 — Frey. II pi. 111 — Gn. p. 258 — Bdv. 866 = la Gloutonne Engr. 459 ab c =z Hordei Schr. F. Boic. 1565 = Autumnalis Curt. p. 163 = Con- finis St. II p. 109. Larv. Kléem. — Frey. Allemagne, France, Hongrie, Angleterre, en août et septembre. ^ 286. LuPERINA VlRENS Lin. S. N. 139 — Wien.-Verz. Q-8 — Fab 307 — Knock. II pi. 1 f . 1 — Esp. pi. 1-2-2 f. 1 — Engr. (la Verdoyante) 493 a 6 c — Bork. 310 — Hb. »35 — Tr. II p. 276 — Dup. IV p. 66 pi. 104 — Gn. 258 — Bdv. 877. larv. Tr. Suisse, Autriche, Allemagne, nord de la France, en juillet et août. Coll. Uiv. K'est commune nulle part. Elle varie pour la nuance du vert qui passe quelquefois au jaune- ocliracé. La figure d'Engramelle en est un exemple. A. La Verdiurette Engr. Engr. 496 o 6 c. La tache blanche des ailes supérieures manque complètement. On trouve cette variété assez fréquemment avec l'espèce typique. Gen. CRYMODES Gn. ïnd, p. 238 — Dup. = Hadena Bdv. Chenilles — Antennes épaisses, crénelées dans les mâles de cils courts, dont deux plus longs par article. Palpes courts, connivents, velus- hérissés, à dernier article mince et caché dans les poils du précédent. Trompe assez longue et forte. Thorax robuste, subcarré, convexe, couvert de poils laineux, épais et fourrés. Abdomen assez long, caréné, plus ou moins crête, velu latéralement, terminé dans les cT par un large pinceau carré, et en pointe allongée dans les Ç . Poitrine très-velue. Ailes entières, épaisses; les supérieures très-squammeuses, nébuleuses, de couleurs ternes, ayant toutes les lignes et les trois taches visibles ; inférieures ayant la nervule indépendante presque aussi forte <]ue les suivantes et insérée sur la disco-celluUiire un peu en avant du pli cellulaire , mais très- arquée à son sommet. Ce genre, très-voisin du groupe II des Mamestra, s'en distingue pour- APAMIDiE. l85 tant par un faciès tout-à-fait propre, et en outre par la forme de la nervule indépendante, la vestilure du thorax, l'abdomen à peine crêlé, etc., etc. Les premiers états des Crymodes sont tout-à-fail inconnus. A l'état par- fait, ce sont des insectes peu brillants, ordinairement gris, à dessins con- fus, et dont le corps est garni de poils épais, comme tous les animaux qui habitent exclusivement les pays froids. Ils sont tous très-peu répandus dans les collections, à cause de la difficulté qu'on éprouve à obtenir toutes les espèces polaires. Ceci est d'autant plus regrettable, que le genre, quoi- que assez peu intéressant par lui-même, paraît être nombreux en espèces qui sont très-voisines les unes des autres, et qui ne peuvent être distinguées d'une manière définitive que sur un bon nombre d'exemplaires. Aussi ne saurais-je me flatter de n'avoir pas commis d'erreur à cet égard. Les au- teurs n'en contiennent qu'un petit nombre d'espèces, et généralement mal décrites. L'Amérique Septentrionale , le Kamschaïka, le Labrador, la Laponie el l'Islande paraissent être la patrie exclusive des Crymodes, 287. Crymodes Groenlandica Somm. Lefebv, Ann. Soc. ent. in not. — Dup. sup. III p. 228 pi. 21 — Gn. înd. p. 238 — Bdv. 955 — Herr.-Sch. 151. Larv. ignot. 42""". Ailes super, assez arrondies à l'apex, d'un gris-brun un peu Jaunâtre, saupoudré d'atomes blanchâtres, à nervures concolores, avec toutes les lignes visibles, noires, vaguement éclairées de blanc; la coudée denticulée, suivie d'une série de points clairs, oblongs, placés sur les ner» vules ; la subterminale brisée en angles, surtout au milieu, surmontée de chevrons noirâtres plus ou moins exprimés et vaguement précédée de cou- leur foncée. Les deux taches grandes, comblées de gris-blanc et cerclées de noirâtre ; l'orbiculaire ovale-oblique ; la réniforme grande, bien creusée; la claviforme allongée, noire, vague extérieurement et teintée de jaunâtre dans le sinus. Ailes infér. d'un gris-jaunàtre , à frange d'un blanc-jaunâtre précédée de traits noirâtres; leur dessous avec un point cellulaire et une seule ligne , noirâtres. — $ un peu plus saupoudrée de blanc et à lignes plus distinctes. Cap Nord, Groenland, Islande. Coll. Bdv. Pàerr. et Gn. Toujours rare. 288. Crymodes Exulis Lef. Lefebv. Ann. Soc. ent. t. V p. 393 pi. 10 f. 2 — Gn. Ind. p. 238 — Bdv. 938 — Dup. sup. III p. 588 pi. 49 f. 2. Xarr. ignot. Elle est assez voisine de la Groenlandica^ mais son faciès est différent. Lépidoptères. Tome 5. 13 |8^ APAMIDiË. et elle ressemble davantage â une Hadena ou à m\& Luperina. Ses ailea supérieures sont coupées un peu plus carrément, plus dentées, avec la der- nière dent du bord interne plus rentrante. L'espace médian est plus foncé que le fond, bordé de lignes moins noires. La subterminale est plus nette, plus continue, et sa partie claire forme bien l' g. Les taches ordinaires sont plus grandes, la réniforme plus élargie. La frange est plus entrecoupée. Les ailes infér. ont aussi la frange d'un, blai\c-ocbraeé trèg-tranché. Labrador. Décrite sur l'individu même qui a servi de type à M, Le- febwe. 289. Crtmodes Gelida Gn; Elle est également très-voisine de la Groenlandica.» mais elle est nota- blement plus petite (S?™"')- Les ailes super, sont d'un gris-blond pâle, avec la côte, les lignes et les taches, blanchâtres et moins cernées de noir. L'orbiculaire est plus arrondie, au moins dans le cf. La frange des quatre ailes est d'un blanc à peioie jaunâtre. La ligne subterminale est perdue pos- térieurement dans l'espace terminal, qui est plus clair. La 9 est du même ton que le cf , seulement les lignes sont un peu plus bordées de noir, et la réniforme est plus étranglée. Le thorax est mêlé de poils cendrés. Mus. Nat. N'ayant vu que deux individus, je n'ose assurer que cettq espèce soit bien distincte. Elle a cependant un aspect particulier. ^ 290. CkYMODES GeLATA Lef. Lefebv. Ann. Soc. ent. V p. 395 pi. 10 f. 3. — Gn, p. 238 — Bdr. 937 — Dup. sup. m p. 590 pi. 49 f. 3. Larv. ignot. Elle se distinguera toujours parfaitement des précédentes par les liguef très-marquées en noir sur un fond d'un ton uniforme et presque sans ëclaircies, et par la ligne des inférieures bien plus marquée et qui, en des- sus, limite une sorte de bande terminale qui est séparée de la frange par une traînée claire. Les taches sagittées qui surmontent la subterminale sont plus longues , plus aiguës. Les lunules terminales forment le feston. Les taches sont bordées, du côté interne, de noir qui remplit presque leur séparation. La claviforme est aussi noire que le reste des dessins. Labrador. Coll. Lef. M. N, ^ 29 î. CrYMODES BoREA Bdv. Edv. Gen. 936 (sans descript) jjOmm. Ailes super, assez oblongucs, arrondies et nullement coudées ^w bord terminal, d'un brun-noir plus ou moj^s mêlé de blanchâtre ou d© ÀPAMID^. 187 jaunâtre Sur le disque, avec toutes les nervuresblancliâtres et très-trancliées. Lignes médianes blancliûlres peu lunulées. Taclies ordinaires d'un blanc- jaunâtre séparées par du noir. Frange d'un blanc-ocliracé uni. Ailes infér. comme chez Groenlandica. Femelle plus uniformément noire que le mâle et ayant la ligne cxtrabasilairc aussi distincte que la coudée. Amérique Boréale, Laponie. Mus. Nat. Coll. Bdv. * 292. CRYaioDES Poli Gn. Çervinà Herr.-Sch. texte n° 54?? Marmorata Herr.-Sch. 451 1 Plus petite que la Borea. Ailes înfér. moins oblongues et moins carrées» d'un brun-noir mêle de blanc à la côte, avec les nervures légèrement sail- lantes en blanc, et les deux taches bien écrites en blanc, séparées par du noir; la réniforme souvent traversée par une teinte rousse. Une série de points blancs très-marqués sur les nervures, en avant de la subterminale qui est appuyée sur de grosses taches cunéiformes, noires, et dont la partie claire est presque indistincte. De fortes lunules noires avant la frange, qui est bruuc et coupée de fins traits blanchâtres. Ailes infér. d'un gris-noi- râtre beaucoup plus claires à la base ; dessous des quatre, avec l'extrémité (des ncrvuras plus claire. Régions du nord do l'Europe. Coll. Pierr. — C'est probablcraeut elle que M. Herrich-Schœffcr vient de publier, d'abord sous le nom de Marmo^ rata qu'il a reconnu inexact, puisqu'il Pa remplacé dans son texte par celui de Corvina, qui ne peutpas être conservé davantage, puisqu'il exista une autre Noctuelle du même nom. (Voy. le G. Mamestra.} ..j. 393. Crymodes Sommeri Lef. Lefcbv. Ann. Soc. ent. p. 391 pi. 1 0 f. 1 — Gn. 238 — Bdv. 934 — Dup. sup. III p. 586 pl.49f. 1. Larv. ignot. Groenland, Islande. Coll. Bdv. L'individu de celte espèce qui se trouve dans la collection de mon collaborateur est si mauvais, que je n'ose en donner une description, qui serait nécessairement fautive et qui ne fe- rait peut-être qu'ajouter à la confusion qui règne déjà parmi ces espèces. Nota. Il existe dans le Mus. National deux individus (f d'une Crymodes Toisinc de Gclata, mais plus petite, et qui me paraît différente; mais ils sont tellement Justes, que je n'ose domicr d'après eux une description, qui serait nécessairement inexacte. l88 APAMIDJE. Gen. MAMESTRA Och. Ocli. Syst. Gloss. St. = Hadena et Lvperina'Ëùs. Dup. = Polia H. -S. Chenilles cylindncjues, allongées, rases, de couleurs livides, vivant des feuilles des plantes basses et se tenant cachées pendant le jour. — Chrysalides renfer- mées dans des cocjues de terre et enterrées. — Antennes assez longues, simples ou dentées, garnies de cils isolés ou fascicules, très-courts, dans les (f. Palpes épais, courts, velus-hérissés, à dernier article très-court. Trompe moyenne.» Thorax robuste, convexe, velu, mêlé d écailles, subcarré. Abdomen assez bng, robuste, plus ou moins caréné, crêlé au moins sur le premier anneau dans les deux sexes, velu latéralement. Pattes robustes, à jambes velues. Ailes entières ou subdentées; les supérieures épaisses, squammeuscs, pulvérulentes^ de couleurs sombres, plus ou moins nébuleuses, mais à taches et lignes distinctes. Le genre Mamestra, tel qu'Ochsenheimer l'avait créé, ne pouvait sub- sister, parce qu'il contenait beaucoup d'espèces qui ne diffèrent point des Hadena ordinaires. J'ai donc employé ce nom pour le genre actuel, où restent d'ailleurs plusieurs des Mamestra de l'auteur allemand. Je l'ai di- visé en quatre groupes. Le premier comprend des espèces d'assez grande taille, dont l'abdomen est peu crête, et qui habitent principalement les con- trées montagneuses. Une d'elles a les antennes fortement dentées. Le second renferme des insectes à ailes entières, arrondies, chez lesquelles la tache ré- niforme est marquée extérieurement d'un ou plusieurs points clairs ; leur abdomen n'est pas plus crcté que dans le premier. Le troisième a l'abdomen fortement crêlé dans les deux sexes, et la tache rénitorme entièrement ou presque entièrement claire; les lignes commencent à s'y dessiner plus net- tement. Les chenilles sont mieux connues que celles des précédents. Enfin, le quatrième forme un très-bon passage au genre Dasygaster ; son ab- domen est fortement crêlé, ses ailes bien dentées, et les inférieures sont marquées de bordures sombres, qui tranchent nettement, surtout ea dessous, avec le fond de l'aile. Les chenilles des Mamestra de tous ces groupes sont un peu moins ver- miformes que celles des autres genres de la famille. Leurs trapézoïdaux ne forment pas de verrues luisantes bien développées, et leurs couleurs sont généralement moins sales. Elles vivent aussi, pour la plupart, moins ca- chées. Plusieurs sont signalées comme nuisibles, mais surtout la Brassicœ, qui ne borne pas ses ravages aux choux de nos jardins, mais qui se par- tage, avecla Triph. Pronuba, une partie de nos plantes potagères. Ses dé- gâts sont surtout sensibles à nos jardiniers, parce qu'elle les continue pen- dant une partie de l'hiver et aux époques où la verdure devient la plus précieuse. On a recommandé, pour les prévenir, des remèdes pires que le mal, et d'ailleurs à peine praticables, comme de saupoudrer les plantes atta- quées avec de la chaux délitée, ou de les laver avec des liqueurs préparées APAMID.«. l8§ avec de la suie ou du tabac, etc. Indépendamment de la dépense et de la main-d'œuvre considérable que nécessite l'emploi de ces moyens, outre qu'ils nuisent aux plantes elles-mêmes ou allèrent leur saveur, ils n'ont pas même le mérite d'atteindre leur but, car certaines parties de la plante échappent toujours au traitement, et les chenilles savent fort bien les dé- mêler, et d'ailleurs celles même qui y sont soumises ne les rebutent pas toujours. En admcllant encore qu'on parvint à les éloigner, elles se répan- draient sur les plantes voisines, car je viens de dire qu'elles sont polyphages, et on ne peut, en définitive, droguer un jardin tout entier. D'un autre côté, ces chenilles ne vivent point en société, même dans leur jeune âge, et ne signalent point leur présence par des toiles ou des agglo- mérations de feuilles, en sorte que, pour s'en débarrasser, on est obligé de tuer une à une, et jour par jour, celles qu'on rencontre, c'est-à-dire à peine la moitié de celles qui existent, car un grand nombre parviennent facile- ment à se dérober aux recherches les plus suivies. Il résulte de là que la destruction des Mamestra est à peu prés impossi- ble, et que, sauf les cas où leurs ravages sont tout-à-fait alarmants et justi- fient l'emploi d'une main-d'œuvre particulière, nous sommes obligés de nous en remettre, pour leur extermination, à des ennemis plus patients que nous, mais surtout à la nature, qui arrête subitement leur multiplication par des influences atmosphériques, ou d'autres que nous ne pouvons expli- quer. A l'état parfait, les Mamestra rentrent, pour les mœurs, dans les condi- tions ordinaires des Noctuelles. Leur organisation extérieure ne présente non plus rien de particulier. Leurs couleurs sont, en général, assez insigni- fiantes, quoique leurs dessins soient nettement exprimés. Les deux sexes ne différent point entre eux. Elles sont répandues sur une grande partie du globe- Les espèces, assez nombreuses, sont en partie de découverte plus ou moins récente, et les an- ciens auteurs n'en ont connu qu'un petit nombre. GROUPE I. /294. Mamestra Calidipes Gu. T' "^^^,4^ 43""". Ailes super, festonnées, obtuses au sommet, un peu carrées au bord torminal, d'un grls-testacé , presque entièrement recouvert par une poussière brune et rougcâtre qui absorbe presque tous les dessins. Ligne coudée seule plus distincte , régulièrement et profondément dentée. Quelques traits cunéiformes devant la subterminaie , qui est tout-à-fait indistincte. Frange divisée par un trait épais, noirâtre. Ailes infér. d'un blanc-jaunàtrc , un peu irisé, avec une large bordure noirâtre et les ner- vures plus foncées, lin dessous , cette bordure est composée d'atomes grossiers , se rétrécit et s'éteint avant d'arriver au milieu de l'aile, et la tgô APAMID^. côte des supérieures est rougeâtre. Jambes garnies de poils très-épais et très-touffus, et si longs aux intermédiaires , qu'ils dépassent, dans leur milieu , 5 millimètres. Poitrine et première moitié de l'abdomen égale- ment recouvertes de poils extrêmement longs et touffus. Nouvelle-Fnbourg (Brésil). Coll. Gn. Trois o". n * 295. Mamestra CheNopodiphaga Ramb. Ann. Soc. ent. 1832 p. 285 pi. 9 f . 7 — Frey. III pi. 209 f . 4 — fib.-Gey. 851, 852 — Gn. Ind. 245 — Bdv. 969 — Dup. sup. III p. 251 pi. 23 f. 5. Larv. Ramb. Corse. Provence, Iwrds de la Méditerranée, en juin. ColL DU. Elle a été plus abondante dans les premiers temps de sa découverte qu'elle ne l'est aujourd'hui, parce qu'on néglige de l'élever. ^- 296. Mamestra Immunda Ev. Eversm. Bull. Mosc. 1842— Faun. Ural. p. 193— Herr.-Scli. 161,162. Larv. ignot. Un peu plus petite que Serraiilmea. Ailes super, assez aiguës à l'apex, d'un gris-blond un peu verdâtre, comme chez VAgr. Pyrophila, avec toutes les lignes bien distinctes, fines et très-dentées. La coudée peu sinueuse, mais composée de dents aiguës. La subterminale en zigzag et composée aussi de dents très-aiguës et très-arrêlées, fortement ombrées de noirâtre intérieurement. Espace terminal concolore , avec une série de lunules noires terminales. Tache orbiculaire et contour de la réniforme plus clairs. Claviforme à peine indiquée. Frange concolore. Ailes infér. d'un • noirâtre presque uni , avec la base un peu plus claire et la frange d'un blanc-jaunàtre. En dessous , leur disque d'un gris-jaunâtre, séparé par une ligne ondée et dentée noirâtre, d'un espace terminal plus foncé. Les deux sexes semblables. Baskirie, Oural, environs de Casan, en juin et Juillet. Coll. Bdv. et Douzel. Fiare. ttt Mamestra Décolora Gn. 40mm. Ailes super, oblongues , légèrement festonnées, à frange longue et dense, d'un gris-testacé ou un peu bioni, avec toutes les lignes et les taches dessinées en gris plus clair, et- cernées de plus foncé : le tout as- AVAMWJE. 191 sez distinct, mais très-adoucî. Tache orbiculaire très-ronde, petite, pupil- lée, bien nette. Réniforme normale à contour clair et interrompu. Lignes médianes assez rapprochées, liserécs de foncé des deux côtés, assez régu- lièrement dentées. Subterminale plus vague , mais distincte. Côte mar- quée de points foncés. Ailes inférieures d'un blanc sale un peu transpa- rent, avec une large bordure grise fondue; leur dessous avec un petit point cellulaire et une ligne subtcrminalc assez marquée. Colombie. M.N. Coll. Felsth. Deux 9. Une autre femelle appartenant à la collection du Muséum , n'en dif- fère que par une taille plus grande (46™"'.) Je ne connais pas sa patrie. 298. Mamestra Serratilinea Och. Oeil. Syst. Gloss, — Tr. II p. 38 — Dup. III p. 450 pi. 99 — Gn, Ind. 24o— Bdv. dlO = Pol!/odonïlh. 563. Larv. Tr. Autriche , Valais, Hongrie, en juillet. Coll. Dîv, Les inditidus bien conservés sont rares. Il n'existe pas de figure passable de cette espèce, et la description da Treitschke, la seule qui ait été faite sur nature, quoique généralement bonne, laisse cependant quelque chose à désirer, surtout en ce qui con- cerne les taches ordinaires. 11 donne cependant une idée assez nette de l'espèce en la comparant aux individus clairs de Brassicœ. Elle peut, en effet, être considérée comme intermédiaire entre cette dernière et la CA«- nopodiphaga. 299. Mamestra Zêta Tr. Treits. II p. 55 — Bdv. 971 — Gu. p. 258 — Herr.-Sch. 416. Larv. ignot. Je n'ai vu, dc||tte espèce, qu'un individu en assez mauvais état, ai'éc lequel la description de Treitschke s'accorde assez bien. Si c'est bien la vraie Zeia de cet auteur, cette Noctuelle se rapproche extrêmement da la Peniùvy et il serait bon d'en voir un certain nombre d'individus avant d'assurer qu'elle en est complètement distincte. Mœdling (Autriche), en juillet. 3oO. MaSIESTRA iîiSCHOFFIl ll.'S. llcrr.-Sch. 4i9. Larv. ignot. Turquie, environs (le ConstaiiUnopIç, — Je ne l'ai pas vue en nature. 192 APAMiDiE. Suivant M, Herrich-Schœffer, elle serait intermédiaire entre Immunda et Periiix, ce qui laisse, comme on voit, une certaine latitude. D'après sa figure, elle paraît trés-voisine de Zêta. Il serait essentiel de comparer attentivement entre eux plusieurs exemplaires bien frais des espèces de cette section, dans laquelle je crains que quelques doubles emplois ne se soient glissés. Malheureusement, les matériaux me manquent. Nota. M. Herrich-Schœffer a donné, sous le même nom de Bischoffii, une autre figure 440, qui paraît tout-à-fait différente de son n» 449. Ce- pendant, il les réunit toutes deux dans sou texte. if? 3oi. Mamestra Pernix Gey. Hb.-Gey. 801 — Dup. sup. III p. 189 pi. 18 — Bdv. 889 — Frey. III p. 57 pi. 282 f. 2, 3 — Gn. p. 238 — Herr.-Sch. 54 = Clandestina Bdv. Ind. méth. p. 63. Larv, ignot. Il est rare que cette espèce soit aussi distinctement écrite que dans la figure de Geyer. Les ailes inférieures surtout ont la ligne transverse bien moins distincte. Montagnes du Valais, Pyrénées, en juillet. Coll. Div. Â. Rivalis Friw. Plus saupoudrée d'atomes jaunâtres que les individus de France. Montagnes près de la mer de Marmara, en juin. ^ 3o2. Mamestra Bugnioni Bdv. Bdv. Gen. 891. Lai'v. ignot. Je ne l'ai pas vue plus que M. Boisduval ; aussi , ne la portai-jc ici que pour mémoire : car il est très-délicat d'admettre des aœèces, en général, mais surtout, dans ce groupe , sans qu'elles aient été vérifiées par des entomologistes compétents. Montagnes du Valais, en juillet. i/f 3o3. Mamestra Maillardi Gey. Hb.-Gey. 833 — Dup. sup. III p. 191 pi. 18 — Bdv. 890 — Gn, Ind. 238 — Herr.-Sch. SS. Larv. ignot. Les figures de cette espèce ne sont pjis meilleures que celles de la Pernix. Montagnes du Valais, en juillet. Coll. Div. APÂMID^. 193 tttt 3o4. Mamestra Arctica Bdv. Bdv. Gen. 947 — Gn. Ind. 214 — Herr.-Sch. IKi. Larv. ignot. 48mm. Ailes super, subdentées, d'un gris un peu verdâtre, avec la base et l'espace médian d'un rouge de brique foncé, et l'espace terminal d'un gris-noir teinté de rouge par places. Lignes médianes fondues dans la couleur rouge, sur laquelle se découpent les deux taches ordinaires, ou au moins la réniforme, qui est grande, gilse, salie, avec le côlé externe jaunâtre au milieu, et formant, dans le bas, deux petits points blanchâ- tres contigus. Ligne subterminale contournée, un peu vague, d'un jaune d'ocre , bordée antérieurement de roux-jaunâlre et formant l'g assez distinctement entre les 2° et 3'^ inférieures. Ailes infér. d'un gris- noirâtre dans les deux sexes, avec une tache cellulaire , une ligne et une large bordure , plus obscures , mais très-vagues. La dernière marquée à l'angle anal d'une liture claire formant un V sur la 3'= inférieure. Crêtes du thorax et de l'abdomen rouges. Etats du Nord de l'Amérique Septentrionale. Coll. Feisthamel, Dou- bleday et Guenée. Sibérie et Laponie.. Coll. Bdv. La véritable patrie de cette belle espèce est l'Amérique ; mais on dit qu'elle s'avance jusque dans l'extrême nord de l'Europe. 3o5. Mamestra Rubrirena Tr. Tr. II p. 159 — Frey. Beitr. pi. 98 f. 2 — Hb.-Gey. 826 — Gn. p. 238 — Bdv. 942 — Herr.-Sch. STf = Feisthamelii Bdv. Ann. Soc. ent. II p, 370 pi. 14 et Icon. pi. 84 — Dup, sup. III p, 226 pi. 21. Larv, ignot. Montagnes de la Hongrie et de la Suisse, en août. Coll. Div. Le« beaux exemplaires sont rares. L'erreur qui avait fait deux espèces de cette Noctuelle est aujourd'hui bien réparée. Au reste, elle varie beaucoup par la taille, la couleur et la netteté des dessins. GROUPE II. t 3o6. Mamestra Abjecta Hb. Hb. 539 — Bdv. 875 — Gn. Ind. 238. = Nigricans View. 101 194 APAMIDiE. — Treits. II p. l/ji — Steph. III p. 193 pi. 2^. 2 -- Eversûi. Faun, Ural. p. 245 = Lunuliiia Haw. 92 — St. II p. 130. Larv, ignot. Cette espèce offre , comme Alhicolon , deux variétés : une d'un gris- blond , et une d'un gris-noir. C'est la première qui forme le type figuré par Hubner. Ses dessins sont rarement aussi bien marqués que dans la figure de cet auteur. La chenille, dont aucun auteur n'a encore donné la description , se cache , pendant le jour, sous les pierres et à la base des plantes. Autriche, basse Saxe, midi de l'Allemagne, Suède, Russie, midi et cen- tre de la France, Angleterre, etc., en juillet. Coll. Div. Elle a été long- temps fort rare, mais elle se répand maintenant dans les collections. A. Fribolas Bdv. Bdv. Icon. pi. 84 f. 4 = Nigricans Frey. IV p. 35 pi. 311. Ailes super, d'un gris-noir foncé. Mêmes localités. B. Pareillement d'un gris-noir. Tous les dessins mieux écrits. Ailes infér. avec la bordure sombre mieux tranchée, et la lunule plus distincte. En dessous, une ligne très-distincte, assez rapprochée du bord terminal, puis une ombre formant une autre ligne presque terminale. Abdomen des c^ un peu rosé. Amérique Septentrionale, État de New-Yorck , Canada. Coll. Bdv. Fcisth. Dbday. 307. Mamestra Impulsa. 38'"'". Port à'Jhjecta. Ailes super, entières, d'un noir-terne, à frange concolore, avec les lignes ordinaires et le contour des taches d'un noir Velouté foncé. Les deux lignes médianes assez rapprocliées. La tache cla- viforme petite, presque liée avec un empâtement noir qui s'appuie sur la coudée vis-à-vis. Les deux taches supérieures à peine visibles. Un petit point d'un blanc-carné, dans le sinus de la réniforme. Ligne subterminale à peine visFljle et indiquée seulement par quelques traits noirs. Un trait noir en V couché, à la base , sous la nervure sous-médiane. Ailes infér. d'un blanc-grisâtre sali, avec une bordure, une ligne médiane et un arc cellulaire, noirâtres, fondus; leur dessous avec la côte de la même couleur. Abdomen crête seulement à la base. Amérique Septentrionale , État de New-Yorck. Coll. Doubleday. Une 9 . Cette espèce 9. à peu près les mêmes dessins qu« la Nigcrrima ci-aprèS APAMIDJE. igS décrite, mais elle n'appartient pas au même groupe. Ses ailes entières, son abdomen peu crcté, sa couleur plus terne, les ailes infér. à couleurs plus fondues, etc., empêcheront toute confusion, même pour celui qui ignwerait leur patrie si différente. 308. Mamestra Passer Gn. Taille d'Anceps. Ailes super, d'un gris-blond un peu rougeâtre , avec les traces en partie effacées des deux ligues médianes et de la subtermi- nale. La tache claviforme noire, allongée, bien visible, et le contour des deux autres taches éiraleraent noir. La réuiforme envoyant deux traits noirâtres rejoindre la ligue coudée. Espace terminal un peu plus foncé que le fond. Ailes infér. d'un gris-jaunàtrc très-pàle, à frange un peu plus claire; bhinchùlres en-dessous, avec une lunule et une ligne discoïdalc à peine distinctes. Amérique Septentrionale, État de New-Yorck. Coll. Doubleday. 309. Mamestra Anceps Hb. Hb. 484 — Wien.-Verz. N-22? = Sordida Bork. 239 = Infesta Och. — Tr. 2 p. 112 — Gn. 238 — Bdv. 872 — Dup. errata sup. III p. 323 = Aliéna Dup. IV p. 20 pi. 102 f. 2 et 6 — St. III p. 4 = Contigua Haw. 91. Larv. Bork. Très-commune dans toute l'Europe, en mai et juin. Quand même cette Noctuelle ne serait pas V Anceps du Catalogue de Viemie, dont l'épithète : JVeissaderige peut nous laisser quelques dou- tes, on devrait encore lui laisser ce nom que Ilubner a consacré le pre- mier, et celui ù' Infesta ne doit, en aucune manière, être adopté, puisqu'il serait encore primé par celui de Borkhausen. — Il existe, au reste, peu d'espèces dont la synonymie soit plus confuse. Elle varie beaucoup; mais toutes ses modifications sont trop peu impor- tantes et trop peu stables pour constituer des races séparées. La variété ci-après n'est elle-même qu'une aberration. A. Rcnardii Bdv. Bdv. Ind. méth. Add. p. S etGen. 871. N'est bien certainement qu'une variété pâlie d'Anceps. Tous les dessins ont disparu, cl l'aile supérieure est entièrement d'un blanc-ochracé uni, à l'exception de l'espace teniriual, où il reste des traces de grisâtre. Les ailes infér. et tout le dessous sont d'un blanc sale, luisant, sans taches. r^orU de la Fraucc. * igÔ APAMID^. 3io. ' Mamestra Albicolon Sepp. Sepp. Il pi. 1 f. 1-9 — Hb. 542 — Tr. II p. 147 — Dup. IV p. 273 pi. 117 — Gn. Ind. p. 238 — Bdv. 873. Larv. Sepp. Autriche, Allemagne, Hongrie, fin de mai. Jamais très-abondante. Le type de l'espèce a les ailes super, d'un gris-noirâtre , sur lequel tranciie fortement le petit G blanc interrompu qui borde l'extrémité infé- rieure et externe de la réniforme. Tous les autres dessins y sont très-peu distincts. Je n'ai jamais trouvé ce type dans nos contrées, où la variété suivante se rencontre de temps en temps. A. Hb. 543. D'un gris-testacé-jaunâtre, plus ou moins piqueté de noirâtre , avec la ligne subterminale d'un blanc-jaunâtre, interrompue, mais bien marquée, et les lignes ordinaires plus distinctes que dans le type. Ailes inférieures plus claires et participant du ton jaunâtre des supérieures. France centrale. Coll. Div. A. Albicolon St. St. II p. 184 pi. 24 f. 3. D'un gris un peu cendré, fortement sablé d'atomes noirâtres avec tous les dessins très-distincts. La subterminale comme dans A. Les deux taches plus claires et plus nettes. La réniforme presque entièrement liserée de blanc. Les points noirs terminaux triangulaires et bien marqués. Angleterre. Coll. Gn. 3ii. Mamestra Leineri Fr. Frey. II p. 145 pi. 184 f. 3 — Gn. 258 — Bdv. 882 — Herr.- Sch. 102. Larv. ignot. 35mm, Ailes super, entières, à apex un peu prolongé, quoique obtus, d'un brun-cannelle tirant sur le roux, avec les nervures saupoudrées de gris et de blanc. Aucune des lignes bien distincte. La subterminale est la plus visible, fine, claire, interrompue, formant un > entre la 2« et la 3» inférieures. La coudée n'est accusée que par une série de points blancs placés sur les nervures, le dernier formant un petit chevron. L'extrabasi- aire est réduite à deux points sur les nervures principales. Tache orbi- APAMID^. 197 culaire mille. Réniforme effacée et indiquée seulement, dans le bas, par quelques points blancs , comme chez Albicnlon. Ailes infér. d'un gris- roussàtre, plus claires à la base, avec la frange claire ; leur dessous sau- poudré de roussâlre à la côte, avec une lunule cellulaire à peine visible. Hongrie, en juin. Coll. Feisthamel. Un (f. C'est une des plus grandes raretés. Kindcrmann l'a élevée de la chenille en 1835, mais sans observer cette dernière. L'insecte parfait me parait voisin à^Albicolon. 3 12. Mamestra Cervina Ev, Eversm. Bull. Mosc. 1842 n« 3 — Faun. lirai, p. 246 — H«r.-Sch. 183, 164. Larv. ignot. Sarcpta. Coll. Bdv. Une 9. Très-rare. L'individu, en assez mauvais état, que j'ai devant les yeux , me paraît assez voisin de la Leineri, mais ne peut servir de base à une description utile pour mes lecteurs. Il diffère, à quelques égards, de la figure de M. Hcrrich-Schœffer. M. Boisduval l'a reçu de M. Eversmann lui-mime. GROUPE in. 3i3. Mamestra Fur va vv.-v. Wien.-Verz. N-20 — Hb. 40'ï — Treits. II p. 154 — Dup, sup. III p. 276 pi. 25 — Bdv. 876 — Gn. Ind. 238 — Hcrr.-Sch. 90 = Freyeri Frey. II p. 107 pi. 159. Larv. Frey. 38mm. Ailes super, un peu oblongues, d'un brun-jaunûtre clair, avec les trois premières lignes bien visibles, sinueuses, géminées, éclairées de jaunâtre dans leur milieu ; la coudée composée de lunules contiguës. Une série de très-petits points jaunâtres entre elle et la subterniinale , qui est très-marquée , d'un jaunâtre clair, serpentante, brisée dans son milieu, en M assez marqué, et précédée de trois à quatre taches cunéiformes noires. Les trois taches bien apparentes; le contour de la réniforme jaunâtre; la daviforme courte, noire, souvent vague. Frange entrecoupée. Ailes infér. d'un gris-jaunâtre, avec une large bordure foncée, coupée, près de l'angle anal, par une petite ligne claire, et un gros point cellulaire foncé. Dessous des super, ayant l'espace terminal clair: celui des infér. d'un blanc-jau- nâtre sale, avec un gros point cellulaire, une ligne et une ombre subter- minales, plus foncés. Thorax mêlé de jaunâtre et de brun. Freyeri, d'après la figure de Freyer, en différerait par une couleur beaucoup plus noirâtre. Cependant, j'ai vu un individu envoyé d'Allems^- 198 APAMIDiE. gne SOUS ce nom, qui ne diffère pas, pour la teinte, de nos Furvâ ordi-» naires. Chenille vemiiforme, luisante, transparente, d'un brun-violûtre sale, avec tous les points ordinaires subverruqueux, la tête, les plaques du cou et de l'anus et les stigmates, d'un noir luisant. Elle vit, en juin, cachée à la base des graminées et surtout de VAira canescens, à la manière des Xyloph. PoUjodon et Lateritia, auxquelles elle ressemble beaucoup. Angleterre, Valais, Danemarck, Pyrénées, en juillet et août. Coll, Dlv. A. Infernalîs Et. Eversm. Bull. Mosc. 1842 = Furva Faun. Ural. p. 247. Elle diffère à peine de la Furva. Elle est un peu plus foncée. Les inter- valles des taches sont marqués en brun. La ligne discoïdale du dessous des infér. est un peu plus sinuée, plus nette, et paraît un peu en dessus ; mais ces différences sont bien légères et peut-être pas constantes. Casan. Orembourg, Ural. en juillet. B. Silvieola £v. Eversm. Bull. Mosc. 18/|3 — Faun. Ural. p. 247. Ailes super, beaucoup plus foncées , presque noires, avec les lignes et taches plus ou moins absorbées par la couleur du fond. Ailes infér. d'un ton plus noir. Thorax et brosse anale nullement mêlés de jaune. Bois de l'Oural, en juillet. 3 14. Mamestra Brassicjs Lia. S. N. 163 — Albin pi. 28 n° 43 et 29 n" 4S — Roes. I pi. 29 — Eéaum. I pi. 40 et 41 — De Geer. H p. 438 — Wien.-Verz. N-21 — Fab. 189 — Esp. pi. 159 — Engr. (la Brassicaire) 456 abcef — Bork. 242 — Sepp. II pi. 1 — Hb. 88 — Haw. 86 — Tr. II p. 150 — Dup. lY p. 37 pi. 102 f. 5— St. II p. 194 -- Gn. 244— Bdv. 915 = Jîbidilinea Haw. 87 — St. II p. 195 = Albicolon St. II p. 195. Larv. Rœs. — Hb. etc. Très-commune dans toute l'Europe et aux Indes orientales , en mai et juin. Coll. Div. Je suis forcé d'abréger sa synonymie , car elle a été décrite et figurée un grand nombre de fois, quoique pas toujours très-fldèlement. Les indi- vidus des Indes ne diffèrent en rien des nôtres. Elle varie un peu pour la couleur et les dessins ; mais je n'y vois pas de races bien distinctes, AïbidUinea Haw. St. a la réniforme et la subter- APAMID.i:. ïQÇà îiihialû bien marquées en blanc. AlUcohn^ du dernier auteur, est, au cou-< traire, de couleurs mêlées, avec la clavlformc oblitérée; enfin, la fig. d d'EngraniclIe a un ton jaunàtrc-ochracé. Les individus qui sont dans ce dernier cas, sont d'ordinaire plus petits que le type. 3i5. Mamestra Adjuncta Bdv. Miselia Adjuncta Bdv. in Mus. — Gn. Ind. p. 243. Lurv. ignot. 37mm, Ailes super, noirâtres, avec l'espace subterminal et le voisinage de l'extrabasilalre plus clairs et plus jaunâtres, et des dessins blancs bien tranchés , savoir : une tache basilairc traversée par la demi-ligne; les deux taches ordinaires, dont l'orbiculairc est souillée de brun, taniiis que la rénifornie est d'un blanc pur, large, régulière et marquée d'un arc noir, mince, concentrique ; enfin , la subtcrminale, qui est épaisse, très-dentée et surmontée de traits noirs, sagittés, épais. L'espace terminal est aussi blanc, mais souillé de noirâtre, surtout dans doux endroits, et bordé par des lunules noires très-marquées. Il y a aussi un peu de blanc sur les lignes médianes, surtout à la côte. La tache claviforme est noire et peu visible. Ailes inférieures d'un gris sale, avec la bordure et une ligne vagues, plus foncées. Les deux sexes absolument semblables. Abdomen bien crête. Amérique Septentrionale, État de New-Yorck. Coll. Boisduval et Dou- bleday. Nota. Cette espèce est indiquée, dans la collection de M. Boisduval, comme habitant la Russie méridionale, et comprise, en conséquence, dans les espèces d'Europe; mais je crois qu'il aura été induit en erreur par quelque correspondant , car elle ne dilTère en rien des individus améri- cains. La vivacité des dessins, jointe au n^auvais état dans lequel se trouve cet individu, avait fait croire à M. Boisduval que cette espèce était une Miselia {Chariptera) à côlé de Gemmeu; mais l'étude de ses caractères et la vue d'autres individus m'ont convaincu qu'on ne pouvait la placer ail- leurs qu'à côlé de Brassicœ et de Persicariœ. 3 16. Majeestra Persicariœ Lid, S. N. 1/12 — Albin, pi. 77 a-d—Ccofï. II p. 157 — Rœs. I pi, 30 — Wien.-Vierz. F-8 — Fab. 335 — Esp. pi. 129 — Engr. (la Poly- gonière) 335 a-e — Scpp. II pi. 10— Donov. IX pi. 317 — Bork. C6 — Hb. 6/1 — Haw. 88 — Tr. II p. 15G et sup. X p. 71 — Dup. IV p. 3/1 pi. iOS f. 4 — St. II p. 196— Gn. 24.'i — Bdv. 913. Larv. Hb. — Rœs. etc. Suède, Allemagne, Autriche, Angleterre, nord de la France, en juin, CoU. Div, JOO APAMIDiE. Commune , quoique moins répandue que Brassicce et plus particulière aux contrées boréales. Accipilrina Esp. pi. 129 f. U paraît, d'après ce qu'il en dit lui-mêm» dans son texte, une variété purement accidentelle et très-singulière de la Persicarice. GROUPE IV. 317. Mamestra Sepultrix. IxZ^'^. Ailes super, dentées, d'un noir foncé, à reflet de velours bleuà" tre , mais plus mat par places et en particulier sur l'espace médian et avant la subterminale , tandis qu'il est plus velouté , plus grisâtre , et comme disposé en bandes dans les autres endroits , avec des atomes à la base, le contour des taches et la ligne subterminale fine et continue, d'un jaune-ocliracé (qui peut avoir été vert du vivant de l'insecte). Cette der- nière, précédée de taclies cunéiformes d'un noir mat. Quelques autres atomes jaunes, semés çà et là. Frange traversée par de petits traits fins blancliâtres. Ailes infér. d'un gris sale, avec une large bordure noire occu- pant la moitié de l'aile, mais plus tranchée en dessous, où elle est dentée et surmontée d'une grosse tache cellulaire noire. Thorax très-épais, noir, avec quelques écailles grises. Palpes gris , à côtés noirs. Jambes épaisses et assez velues. — Femelle semblable. Nouvelle-Hollande. M. N. Coll. Saunders et Feisthairiel. Cette espèce rappelle déjà les Dasygaster. 3 18. Mamestra Nigerrima. 35mm_ Ailes super, dentées, d'un noir velouté, à frange concolore, avec les lignes fines, d'un noir plus mat; la coudée biondulée et ombrée inté- rieurement de ce même noir, qui dessine l'ombre médiane; la subtermi- nale également ondulée, précédée et suivie de petits traits oblongs inter- nervuraux , d'un noir mat. Taches ordinaires finement cerclées de ce înéme noir; la rénifornie marquée en outre extérieurement d'une petite ligne d'un blanc-carné qui pénétre un peu à l'intérieur. Ailes infér. blan- ches à la base, avec une très-large bordure noirâtre, encore plus visible en dessous, où elle est limitée par une ligne et surmontée d'une tache cellu- laire. Abdomen crête sur les quatre premiers anneaux. — Les deux sexes tout-à-fait semblables. Nouvelle-Hollande. M. N. Coll. Saunders et Feisthamel. Cette espèce a, au premier abord, l'aspect de notre Epunda Nigra, Elle ae parait pas rare çn Océanie. APÂMIO^. 201 G EN. DASYG ASTER Gn. Chenilles — antennes des çf épaisses et crénelées (te cils verticillés, dont un plus long, ou même de mamelons courts, garnis de poils. Palpes presquo droits, velus -laineux, à dernier article court et en bouton. Trompe courte. Thorax carré, à collier relevé et caréné, crête entre les ptéiygodes, bien fourni de poils squammeux. Abdomen très- large, caréné, légèrement crête , un peu, déprimé et rectangulaire dans les ç^, obtus, caréné et épais dans les $, très- velu dans les deux sexes, surtout en dessous. Jambes velues-laineuses, à épe- rons courts. Ailes supérieures épaisses, un peu festonnées, à lignes et taches assez confuses ; les inférieures largement bordées de noir en dessous. Ce genre est si homogène et si bien caractérisé, que je n'ai pas cru devoir étendre davantage ce qui le concerne. Il a^jparlient exclusivement à l'Océa- nie, où ses espèces paraissent être abondantes. Les ailes supérieures sont assez courtes et coupées un peu carrément au bord terminal; leur fond est mélangé et saupoudré d'écaillés plus claires; les lignes y sont souvent réduites à de simples traits ou lunules détachées, et la série de points qui suit la coudée n'est guère plus distincte. Les taches s'aperçoivent bien, mais elles sont peu tranchées ; la réniforme est plus claire, et plutôt semi-lunaire que réniiorme. Les ailes inférieures sont obs- cures, à frange un peu plus claire, et leur dessous est plus clair et marqué d'une lunule cellulaire et d'une large bordure noire qui s'avance jusqu'à moitié de l'aile et qui est un peu plus large au milieu. Le toupet frontal est traversé par une ligne plus foncée. Le deuxième groupe diffère assez notablement du premier. Il a les ailes supérieures encore plus carrées, dçs dentelures assez marquées au bord ter- minal, l'abdomen plus disiinctemdïit crété dans les deux sexes, et enfin, le mâle, au lieu d'avoir les antennes crénelées de faisceaux de poils, lésa gar- nies de petits mamelons coniques revêtus eux-mêmes en tous sens de cils recourbés et surmontés d'un poil plus long. Peut-être, par la suite, ce groupe devra-l-il former un genre séparé. GROUPE I. 319. Dasygaster HoLLANDIjE 6n. 34°"». Ailes super, d'un testacé rougeâtre, avec les lignes médianes à peine distinctes, noirâtres, et la subtcrminale presque nulle. Tache réni- forme un peu plus claire, avec un trait blanc inférieur sur la nervure médiane. Orbiculaire souvent nulle, parfois aussi plus claire, salie de gris au milieu. Une légère trace de la clavifornie. Côte assez saupoudrée de l>lanc. Ailes infér. d'un gris-noiràtre, leur dessous d'un blanc un peu rosé; Lépidoptères, Tome 5. 13 2(J2 APAMIDJE. la bordure touchant presque la lunule cellulaire. Antennes crénelées dç cils, dont un plus long par article. Femelle semblable. ' -NouTelle-Hollande. Coll. M. N. et Gn. Ailes slipéh d'un gris-cendré et nullement rougeâtre , avec les ligne plus apparentes , même la subterminale, qui est placée entre des points noirs plus ou moins sensibles. Tache orbiculaire plus prononcée. iMênlés localité et Coll. Ce sont surtout des 9 qui constituent cfettft variété. 320. Dasygaster Leîjcanioides. Gn. si""". lElile a tout-à-fait la couleur et l'aspect de la Leucania Liihàr- gyria^ mais l'abdomen et le dessous des ailes l'en feront distinguer au premier abord. Ailes super, d'un gris-rouge, avec les nervures principales isaupoudréesi de gris-noiràtre jusqu'au milieu de l'aile. Lignes médianes réduites à dé simples points noirâtres placés sur les nervures. Tache orbiculaire nulle. Réniforme concolore ou à peine plus claire et ne s'apercevant que sur le noirâtre qui empâte la ramification de la nervure médiane. Point de sub- terminale. Ailes infér. noirâtres , à côte et frange plus claires : dessous (d'Un blanc-carné, poudré de noirâtre, avec la lunule cellulaire arrondie et la bordure mourant aux deux extrémités. Antennes à articles un peu mo-i niliformes, portant des bouquets de poils, dont un plus long. Nouvelle-Hollande. Coll. Gn. Un seul cf. GROUPE II. 32 ï. Dasïgaster Epundoïdes Gn. 37mm. Ailes subdentées; lessûpér. d'un noir terne, mêlé de quelques écailles grises, ayec les deux lignes médianes fines, dentées et plus noires, et, à la place de la subterminale, une série de petits points d'un blanc- jaunâtre, surmontés de traits noirs sagittés, très-longs et très-aigus. Tache réniforme peu visible, mais portant sur la nervure médiane un petit point blanc-jaunâtre. Ailes infér. noirâtres, à frange grise; leur dessous cendré et saupoudré de noir, avec une tache cellulaire et une large bordure, noires. Abdomen distinctement crête dans les deux sexes. Antennes du cT créne- lées dé niâmelbhs coniques, garnis latéralement de cils fins, recourbés et surmontés d'un poil plus long et plus gros. Nouvelle-Hollande. M. N. Les ailes supérieures de cette espèce ont quelques rapports apparenta avec notre Epunda Nigra. APAMÎDJE. 2o3 Gen. ERIOPYGA Gn. Chenilles — \Anicnnes asset longues, simplement pubescenks dans les cf. Palpes ascendants, débordant peu le front, à 2^ article presque droit, velw fourré , épais sur la tranche, le 3^ très-coiirt, mais distinct. Trompe assei. courte. Front arrondi. Thorax peu robuste, velu-hérissé. Abdomen dépassant notablement les ailes inférieures, peu robuste, lisse et seulement un peu velu à la base^ mais épaissi à l'extrémité et garni dans les çf dune quantité prodi- gieuse de bourre cotonneuse. Pattes moyennes, peu velues, à ergots moyens^ Ailes entières, asse^i étroites; les supérieures'à dessins confus. L'espèce unique de ce genre, assez semblable pour les dessins aux Ma- viestra ou aux Lvperina , se distingue nellement par l'abdomen dépourvu de crclcs, et qui offre, en outre, la particularité suivante : Au premier as- pect, il ne diffère point de celui des autres Noctuelles, si ce n'est peut-cire par un aspect plus cylindrique, parce que les derniers anneaux paraissent comme soudés sur le dos et composés d'une seule plaque. Mais si on touche son extrémité avec une aiguille, on s'aperçoit qu'elle fléchit. Si on persiste dans ce toucher, on découvre qu'elle se fend sur les côtés en deux valves larges et minces, et que tout l'intérieur est garni de poils, dont les supérieurs soyeux et les inférieurs formant une bourre cotonneuse, comme ceux des Liparis Auriflua ou Chrysorrœa. La quantité de poils qu'on fait sortir ainsi est vraiment prodigieuse, et dépasse les touffes anales les plus épais- ses. L'insecte peut, à sa volonté, écarter ces valves et faire épanouir de lui-même tous ces poils, comme me le prouve un individu mort dans cet état, cl chez lequel ce bouquet anal égale trois fois la grosseur de l'abdo- men. Si cette faculté exceptionnelle est curieuse chez celte Noctuelle, il est encore bien plus bizarre que ce soit le mâle qui en soit doué. Chez la femelle, elle pourrait au moins s'expliquer par l'habitude de recouvrir ses œufs avec cette bourre, comme les Liparis précités , tandis que , chez le mile, elle n'a point d'application conjeclurable. Je regrette fort de ne connaître ni la l'emelle ni les premiers états de celle singulière Noctuelle, que je ne puis ainsi placer dans cette famille avec une complète certitude. I 322. EmOPVGA PuNCTULUM. Gn. 38"'"'. Ailes super, très-légèrement dentelées, à apex et bord terminal coupés un peu carrément, d'un fauve rougeâlre recouvert de noirâtre au bord terminal et sur toute la moitié antérieure jusqu'à la nervure médiane, pur sur l'autre moitié, où il n'est traversé que par l'ombre médiane. Toutes les lignes peu distinctes; la subtcrminale surmontée de petites taches sub- triangulaires, noirâtres. Les deux taches ordinaires concolores, finement Curclées de noir; la réniforme marquée, dans le bas, d'un petit point 5(54. APAMID^. blanc arrondi très-net. Ailes infér. d'un gris-noirâtre uni , à frange plus claire; leur dessous jaunâtre, avec une lunule cellulaire et une ligne noires. Nonvellc-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Trois o". Gew. APAMEA Och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Dup. Bdv. = Apamea et Hama St. Chenilles assez courtes, atténuées aux extrémités, à peau ferme, luisante, rase à points ordinaires souvent luisants, à lignes distinctes; vivant principa- lement sur les graminées, et se cachant souvent même dans leur tige. — Chry- salides enterrées. — Antennes un peu monilifonnes, pubescentes, à cils fasci- cules dans les q", isolés dans les Ç . Palpes s ub ascendants, comprimés, le 2" mrlicle velu, un peu hérissé, assez large, le 3^ très-distinct, filiforme, obtus. Thorax carré, velu, mêlé ctécailles, à ptérygodes courtes, écartées^ et à crêUt bifide derrière le collier. Abdomen long, crête, au moins dans les q", souvent dans les deux sexes, caréné et terminé carrément dans les premiers. Ailes supé- rieures subdentées, squammeuses, nébuleuses, à taches distinctes, la réniforma souvent détachée en blanc, et l'espace terminal plus foncé. Voici un genre qui, adopté par tous les auteurs, a pourtant beaucoup varié, quant aux espèces qui y sont renfermées. Je l'ai considérablement restreint dans mon Indes, et je le maintiens encore tel ici, en y ajoutant toutefois la Basilinea et la Connexa, que l'expérience m'a prouvé être de véritables Apamea, et les espèces exotiques. Les chenilles de ces insectes ont beaucoup de rapports avec celles des Xylophasia ou des Lvperina. Elles sont courtes, raides, à peau épaisse et luisante, avec les plaques cornées bien développées, et généralement de couleurs grises ou sales. Elles vivent principalement sur les graminées ou les familles voisines, dont elles mangent les feuilles basses ou même les ra- cines. Elles se cachent avec soin pendant le jour et se retirent même dans les chaumes ou les liges coupées, ce qui a fait croire que certaines d'entre elles étaient endophytes; mais il est certain qu'à l'exemple de certaines Leucanides, elles n'y cherchent qu'un abri, et qu'elles ne rongent point leur substance intérieure; enfin, elles se chrysalident toujours au dehors et n'y pratiquent point d'ouvertures particulières. Je dis ceci surtout pour le groupe II, que la plupart des auteurs ont rat- taché au genre Gortyna, malgré l'affinité évidente des insectes parfaits avec les autres Apamea, parce qu'ils s'y croyaient obligés par les mœurs des chenilles. Maintenant j'ai à parler plus particulièrement de la Basilinea, dont la larve attaque spécialement nos céréales, et se multiplie queU]uefois assez pour occasioner de véritables dégâts. Celte larve se développe dans l'épi même de nos froments, et y passe toute sa jeunesse el même une par-^ 1PAMID.C. 20 5 tie de son âge adulte. Elle éclôt par petites familles, sur un seul épi, et les jeunes chenilles percent les grains pour se nourrir de la farine, qui, à celte époque, commence déjà à se solidifier. J'ai sous les yeux plusieurs épis ainsi attaqués, et dont toute la substance a été rongée, quoique l'enveloppe du grain et les balles soient restées intactes, sauf la petite ouverture qui a servi à les vider. Quand la chenille est trop grosse pour que le grain puisse la contenir, elle se fourre entre les balles ou les barbes des éi)is, el on l'y dislingue difficilement, parce qu'elle est à peu près de la môme couleur. C'est dans cet état qu'arrive la moisson. Elle se laisse envelopper alors dans les gerbes, et si l'on examine l'aire de la grange au moment où on y dé- charge ces dernières, on voit les chenilles, déjà grosses comme des fétus, expulsées de leur retraite par le choc , s'y promener par douzaines. Le moment est venu, toutefois, où leurs dégâts se ralentissent. Le grain a acquis de la dureté, et les froids de l'hiver ne lardent pas à engourdir les chenilles, qui s'enveloppent dans une coque sommairement construite, pour y passer la saison rigoureuse. Une fois le printemps arrivé, elles changent de manière de vivre et se rabattent sur les racines ou les feuilles les plus basses. Elles grossissent alors, quoique assez lentement, et ce n'est qu'alors qu'elles prennent la livrée àe$ j4pa?iica; car jusque-là on les prendrait pour des Leucanides ou pour de jeunes Dianthœcia^ tant il est vrai que les mœurs influent puissamment sur les formes et les couleurs des chenilles! Au mois de mars, elles s'enfoncent définitivement en terre pour s'y chrysalidcr. J'ai appuyé longuement sur l'histoire de \Apamea Basilinea, qui est peu con- nue à l'état de chenille, et qu'il faut, comme on voit, compter au nombre des ennemies de nos céréales. Pour le groupe III, qui n'est composé que d'espèces exotiques, j'ignore complètement quelles sont ses mœurs. Les papillons sont un peu différents des autres pour la forme des palpes et les crêtes du thorax et de l'abdo- men. Ils ont aussi les ailes plus oblongues et plus dentées et se rapprochent un peu plus des Hadénides. Le temps nous en apprendra plus long à leur égard. Les Apamea sont des insectes de moyenne taille, de couleurs sombres, mais à dessins très-nettement marqués. Les taches ordinaires sont bien écrites, souvent blanches ou jaunes, et l'espace terminal forme toujours, derrière la ligne subterminale, qui est plus ou moins tranchée, une région plus obscure, et souvent divisée en deux taches. Ces Noctuelles sont par- ticulièrement vives, et elles volent au crépuscule avec une grande ardeur. Les deux sexes ne diffèrent pas entre eux. Une question de synonymie fort curieuse se présente à propos de l'espèce la plus commune de ce genre. Linné a décrit dans ses Pyrales (S. N. 33S) une espèce qui n'a point été retrouvée et qui n'existe plus dans sa collec- tion. Quelques auteurs ont voulu y reconnaître X'ylpamea Ocvlea, que quelques-uns ont nommée, à cause de cela, SecuUna, et à laquelle même les Thérésicns ont conservé le nom de Secalif. Quoique rien n'autorise à croire que Linné ail fait une confusion aussi grossière, il est pourtant eu- 206 APAMID^. rioux que tant d'entomologistes se soient accordés pour la lui attribuer, e ce qui ajoute encore de l'intérêt à la question, c'est que les mœurs analo- gues de la Basilineu sembleraient donner de la vraisemblance à celte sup- position. Si Linné avait décidément confondu une Noctuelle avec une Py- rale (ce qu'on peut admettre sans lui faire injure, puisqu'il est tombé dans la même erreur pour la Ceropacha Duplaris)^ ne serait-il pas plus proba- ble que sa Secalis serait une espèce du genre Miana, qui a tout-à-fait les mêmes mœurs, et dont la petite taille prêterait du moins davantage à la confusion? Tout ceci peut êlre éclairci par l'éducation des chenilles, qu'on trouverait dans les chaumes du seigle. Quant à moi, mes recherches à ce sujet ont été jusqu'ici tout-à-fait inutiles. L'Europe et l'Amérique boréale sont la patrie des Apamea proprement dites. Quant au groupe III, qui formera peut-être par la suite un genre à part, il vit à la Nouvelle-Hollande et au Cap de Bonne-Espérance, GROUPE I. ^ 3 23. Apamea Basilinea vv.-V. Wien.-Verz. M-12 — Fab. 376 — Esp. pi. 1^6 L \ — Bprk. 203 — Hb. 429 — Haw. 95 — Tr. II. p. 110 — Dup. IV p. 15 pi. 101 — St. III p. 5 — Frey. Beitr. I pi. 29 — Gn. 238 — Bdv. 892 — = Nehulosa View. 84 pi. 1 f . 6 = l'Inconstante Engr. UMk kf Larv. Hb. — Gn, Très-commune, à la fin de mai, dans tous les lieux cultivés de l'Europe. Coll. Div. Voir aux généralités pour la chenille. 324. Apamea Finitima Gn. Elle remplace, aux États-Unis, notre Basilinea , à laquelle elle ressem- ble extrêmement. Elle est de la même taille; la couleur des ailes supé- rieures est moins roussâtre, plus blanchâtre; l'espace médian est au con- traire plus rempli de rouge-brun , du moins supérieurement ; les lignes médianes sont plus nettement marquées de noir, ainsi que la tache clavi- forme, qui est très-distincte. Etat de Nevv-Yorck. Coll. Doublcday. Deux cf. '^' " 325. Apamea Connexa Bork. Bovk. 148 — Tr. II p. 105 et sup. X p. Mk — St. III p. 6 — Bdv. 900 — Dup. sup. IV p. 215 pi. 68 = Pahulahicula Brahra. APAMIDJE. 207 Ins. Kal. 275 et in Scriba III pi. 18 f. 3 = Eloia Hb. 462 — Gu. p. 238 = la Pleureuse Engr. 351 ab. Larv. ferè ignot. Saxe, bords du Rhin, nord de l'Angleterre, en mai et juin. Coll. Div. Ses localités sont restreintes, et les bons exemplaires sont rares dans les collections. C'est EngramcUe qui est le véritable créateur de cette espèce ; mais comme il ne lui a point donné de nom latin, force nous est de prendre celui que Borkliauscn lui a imposé, presque en même temps, du reste, que Brahm la nommait Pa,bvlatricvla. C'est à tort que j'avais adopté, dSiis mon Index, celui à'Elnta^ qui est le plus nouveau de tous. La chenille est encore très-mal connue. TreitscUke cite, à tort je crois, celle que Hubncr a doqnée SQi^s le même nom et qui me parait être celle de la Cytherea. 326. Apamea Mactata Gn. 35""". Ailes super, assez larges , d'un gris-testacé , avec l'espace ter- minal et une partie du médian noirâtres; les deux lignes médianes dispo- sées comme chez Oculea, mais plus nettes et plus noires; les taches con- colores , découpées sur le noirâtre de l'espace médian qui s'éclaircit sous l'orbiculaire et derrière la réniforme, bien cerclées de noir, la première oblique, grande. Un trait noir vague, joignant les deux lignes à la place de la claviforme. Un trait basilaire assez marqué, noir. Espace terminal coupé entre les nervures par des traits noirs, dont un s'avance jusqu'à la coudée, sous la première inférieure. Ailes infér. d'un gris sale, avec la bordure plus sombre et surmontée d'une ligne et d'une lunule visibles en transparence, mais qui, en dessous, sont très-marquées ; la lunule fine- ment pupillée de blanc. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Un (f. 327. Apamea Modica On. 30""n. Elle a beaucoup de rapports avec Oçuîea pour la coupe d'ailes, et avec Conncxa pour les couleurs. Ailes super, d'un gris-blanc teinté de carné à la base, derrière la tache réniforme et sur la frange, avec le bord finement festonné ; l'espace ter- minal un peu obscurci et l'espace médian noirâtre. Celte couleur corom4n- çant à la côte, où elle est limitée par deux traits noirs, passant entre les deux taches, s'étcndant au-dessus ot s'arrêlant au trait qui remplace la claviforme. Toutes les lignes indistinctes; les taches cerclées de noir, concolorcs , inégales; l'orbiculaire oblique; la réniforme peu creusée, avec une ombre concentrique 5 une série de traits fins, noirs, derrière U ao8 APAMID^. coudée. Ailes infér. d'un gris sombre, un peu plus claires à la base; leur dessous avec une lunule géminée et un commencement de ligne, noirâtres. 328. Apamea Gemina Hb. Hb. a82 (non 483) — Treits. I p. 345 et sup. X p. 47 — Frey, I p. 50 pi. 28 — Bdv. 893 — Gn. Ind. 238 — (non Fab.) = Satura Bork. 154? (non alior.) = Anceps Dup. IV p. 109 pi. 107 (non alior.) = Furva St. U p. 191 = l'Indifférente Engr. 476 c. Larv. Engr. — Frey. Saxe, Franconie, France, etc., en mai et juin. Coll. Div. A. La Brouillée Engr. Engr. 471 a i c = Remissa Frey. I p. 52 pi. 28 — St. II p. 181 = Ohlonga Haw. 78 — St. Il p. 182 = Obscura Haw. 80 — St. II p. 182 = Gemina Dup. III p. 295 pi. 91 f. 4. Larv. Frey. Il est possible que celte variété forme une espèce différente de la Gâ- mina, cependant comme les deux chenilles vivent en même temps et sur les mêmes plantes, que leurs différences sont bien peu sensibles et surtout qu'il n'est pas prouvé qu'elles soient rigoureusement constantes, je n'ose trancher la question. Cette Apamea diffère de la Didyma par ses couleurs généralement plu» tranchées, ses ailes supérieures ordinairement un peu plus étroites, et sur- tout par un trait noir qui réunit les deux lignes médianes au-dessus da la nervure sous-médiane, laissant entre lui et le bord interne un espace or- dinairement plus pâle que le fond. Certaines sous-variétés ont tout l'es- pace subterminal également plus clair et se rapprochent ainsi de l'Z/o- dena Genistœ. Ils portent dans les collections le nom de Sulmissa. Mêmes époques et localités; mais elle est plus rare. B. Remissa Hb. Hb. 423 — Haw. 79. Ailes super, un peu plus arrondies, ayant l'espace subterminal, les deux taches ordinaires, une partie de l'espace basilaire, le bord interne et un© tache apicale , d'un gris-ochracé pâle qui tranche très-fortement avec U couleur presque noire de l'espace médian. Plérygodes noires. Amérique Septentrionale. Coll. Dbday. Je n'ai vu que cet exemplaire qui se rapporte bien à la figure de Hubner; nos individus d'Europe rentrent tous plus ou moins dans la variété A, dont celle-ci n'est au reste qu'une exagération. Il est donc très- possible qu'on en rencontre chez nous, et très-probable que l'individu qui a servi de modèle à Hubner n'était pas exotique. APAMID^. 209 Nota. Il est bien difficile de débrouiller la synonymie des auteurs an- glais, et je serai réduit à cet égard à des probabilités, tant que je n'aurai pas vu les originaux. La Fnrva de M. Stcplicns nie paraît être le type; quant aux espèces que Haworlii et lui nomment Ohlovga et Obscura, je crois que c'est à la var, A qu'il faut les rapporter. Il en est de même de ]aJîemissaàe M. Stephens, mais celle de Haworth pourrait bien être la vraie Bemissa de Hubner. 32g. Apamea Unanimis Hb? Hb. 556?— Tr. sup. X p. 62 — Frcy. IVpl. Stl — Gn. 238— Bdr, 804 = Secaliiia Haw. 139 — St. III p. 8. Larv. Frey. Allemagne, France, Angleterre, en juillet et août. Coll. Div, Cette Noctuelle, beaucoup plus rare que VOcvlea, est bien reconnue maintenant comme espèce séparée, nous n'en avons pas encore de très- bonne figure. — Elle varie rarement, très-différente en cela de sa congé- nère. 33o. Apamea Iaspis Gn. 27"™. Ailes super, d'un gris-testacé très-clair, à frange plus foncée, en- trecoupée et précédée d'un liseré noir. Les deux lignes ordinaires très- 4cartées, la première noire, limitant un espace basilaire d'un gris-noir marqué au bord interne d'une taclie jaunâtre. Au-dessus de la sous-mé- diane, un trait noir vague faisant suite à une petite taclie oblongue d'un blanc pur qui s'appuie sur la coudée. Les deux taciies ordinaires très- grandes, presque égales, concolores, mais cerclées distinctement de noir. Ailes infér. d'un gris-clair, à bordure vague, plus sombre; leur dessous blanchâtre, avec une grosse lunule noirâtre très-dislincte. Corps grêle. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Un seul cf. 33 1. Apamea Ophiogram.ma Esp. Esp. p. 10 pi. 182 f, 2 — Engr. (la Mêlée) 529 a 4 — Hb. 355 — Tr. II p. 91 et sup. X p. 66 — Dup. IV p. 135 pi. 109 — Frey. I pi. IS f. 3 — Gn. 238 — Bdv. S9Q=Biloba Haw. 135. Larv. Ignot. Autriche, Hongrie, Angleterre , en juin. Coll. Div. Toujours asse* rare. C'est Engramelle qui est en réalité le créateur de cette espèce, qu'il a en effet donnée comme inédite et que Esper n'a figurée que sur des plan- ches assez récentes. i^|0 APAMiPiE. ^ 332. Apamea Fibrosa Engr. Engr, (la Rouillée) 389 a 6 c — Hb. 385 — Diip. IV p. 132 pi. i09 — St. III p. 7 =: Lunina Haw. 134 = Leucostigma var. Tr. II p. 331 — Gn. 238 — Bdv. 897. Larv. Tr. Russie, Autriche, Hongrie, Angleterre, nord et centre de la France, en juillet et août. Coll. Div. Assez cpmniuue dans les lieux marécageux. J'ai, au rebours des auteurs, considéré la Fibrosa comme le type de l'espèce, d'abord parce qu'elle est plus anciennement publiée, ensuite parce qu'elle est plus répandue, parce qu'elle continue mieux la série des Aparnea, et qu'elle se lie bien mieux avec la précédente, enfin , parce que son nom n'a jamais occasioné aucune confusion , tandis qu'il n'en est pas de même pour celui de Leucostir/via. Je n'ai jamais vu cette Noctuelle aussi vive en couleur que la figure de Hubner. Celle de Duponchel est bien plus près de la nature. On trouve du reste des individus intermédiaires entre elle et la var. A. A. lieucostigma Hb. Hb. 375 — Tr. II p. 331 et sup. X p. 99 — Gn. 238 — Bdv. 897. Entièrement noire, avec la tache réniformç blîinche. Mêmes localités. ■^yP^' 333. Apamea Oculea Lin. F. S. 1215 — Fab. 350 — Illig. p. 223 — Haw. l!il — St. III p. 9 = Didyma Bork. 185 — Tr. II p. 86 et sup. X p. 60— Dup. III p. 443 pi. 100 — Frey. I pi. 75 f. 1, 2 — Gn. 238 — Bdv. 895 = la Variable Engr. 393 abc= Rava Haw. 137 = Furca Haw. 136 — St. III p. 10. Larv. Treits. 33'""\ Ailes super, dentées, d'un gris-ochracé plus ou moins nuancé de roussàtrc ou de brunâtre, avec une large tache d'un brun-brûlé, occu- pant la côle depuis la base jusqu'à la coudée et souvent jusqu'à la subter- minale, puis se rétrécissant dans l'espace médian dont elle n'occupe que la moitié supérieure. Espace terminal du même brun, divisé ordinairement en deux taches. Lignes simplement indiquées. Tache réniforme de la couleur du fond ou blanchâtre, tranchant sur la tache brune, et munie in- férieurcment d'un très-petit point blanc. Ailes infér. d'un gris-brun, à peine plus claires à la base. Ptérygodcs brunes. Toute l'Europe, en juillet pt août. Très-commune. Coll. Div. Cette Noctuelle varie extrêmement. Je ne décris ici que le type, quî est bien évidemment VOculea do Fabricius et de Linné, et qu'on a le tort de APAMID^. 2 1 I désigner, dans toutes les collections de France et d'AllemagiiC, sous celui que lui a donné Borkhausen, qui ne l'a pas reconnue dans ces anciens au. leurs. Ses variétés, dont beaucoup d'auteurs, et surtout les anglais, ont fait une foule d'espèces séparées, peuvent se rapporter toutes à deux types A et B décrits ci-dessous, et qui eux-mêmes se subdivisent à l'infini. A. Nictitans Çsp. Esp. pi. 126 f. G — Hb. 619, 620 — Klcem. I pi. 17 a 6 = la Cligno- tante Engr. 392 a b c d e =: Leucostigma Esp, pi. 159 f. 7 = Lugens Haw. l/i2 = Didyma St. III p. 8. Comprend tous les individus qui , au lieu d'être mi-partie d'ochracé et de brun comme le type, sont d'un brun uni, à ptérygodes concolores, avec }a tache réniforme ordinairement d'un blanc pur, mais souvent aussi un peu teintée de jaune. Celle variété ne présente pas moins de sous-variétés que le type. J'en ai vu un individu provenant de l'Amérique Septentrionale, qui est un tiers plus grand que les nôtres, d'un brun presque noir, avec la subterminale formant une série de points jaunâtres irréguliers. B. Socalâna Hb. Hb. 420 = Secalis Wien.-Yerz. M-17 = Didyma Esp. pi. 12G f. 7 =r I-Niyer Haw. 140 — St. III p. 10. Comprendra tous les exemplaires chez qui l'espace médian, ou du moins sa partie inférieure, forme une bande noirâtre descendant jusqu'au bord interne et traversée ordinairement par un trait plus noir au-dessus de la nervure sous-médiane. Quoique cette variété se rencontre dans les deux sexes, c'est surtout dans les mâles qu'elle se recrute le plus communément. J'en ai vu dans la riche collection de M. Pierrct un exemplaire fort remar- quable, où les espaces basilaire et subterminal sont presque blancs, comme chez Connexa. Nota. Si je voulais subdiviser ces deux races en sous-variétés, je ne sais où je devrais m'arrêter. Haworth en a donné vingt, j'en pourrais décrire trente. Plusieurs sont fort intéressantes, et je crois qu'on fera bien d'en réunir une grande quantité dans chaque collection. 334. ApaMEA IiVFEItlOR On. 25"""'. Ailes super, peu dentées, d'un testacé-noisette, à frange longue, entrecoupée et précédée de traits foncés presque conligus. Les deux lignes médianes assez distinctes , dentées , disposées comme chez Ocularis. Les trois taches bien visil)les ; l'orbiculairc ronde, assez grande, concolore ; la réniforme étranglée au milieu , mais seulement du côté interne, l'exleruc étant droit et oblique , un peu plus claire que le fond, surtout sur les bords. La claviformc courte, mais irès-largc, comblée cnticremcni Ue 212 iPAMID^. brun, ainsi que le petit espace qui sépare l'orbiculaire de l'extrabasilaîre, et auquel elle est contiguë. Subterminale à peine marquée, avec l'espace terminal à peine plus foncé. Ailes infér. subdentées, d'un gris presque semblable aux supérieures, mais plus pâle. Leur dessous poudré de rou- geâtre à la côte, avec une lunule cellulaire et une ligne médiane flexueuse plus foncées. Collier marqué d'une ligne brune très-nette. Abyssinie. M. N. Un (f. GROUPE II. 335. Apamea Saliaris. Gn. 38"»™. Ailes super, dentées, d'un brun mélangé de rougeâtre et de vio- lâlre, avec l'espace médian noirâtre ou d'un brun rouge, limité par leg deux lignes qui sont fines , claires ; la coudée formant un angle sur la quatrième inférieure et un sinus au-dessus. Les deux taches distinctes, grandes; la réniforme ayant sa moitié extérieure d'un jaune-paille, avec un petit point blanc dans le bas; l'orbiculaire concolore, s'étendant au- dessous de la cellule , où elle est bordée d'un trait noir. Ligne subler- minale claire, non brisée en S, précédée dans le haut d'une éclaircie m«- culaire jaunâtre, et dans le milieu de taches noires subcunéiformes. Ailes infér. d'un brun-noir, avec la frange teintée de rougeâtre; leur dessou» avec une tache cellulaire et une ligne dentée limitant une bordure noirâtre; celui des super, avec une lunule cellulaire claire. Abdomen épais, crête de rougeâtre dans les sexes. Nouvelle-Hollande. Coll. Div. Elle ne varie guère moins que notre Oculea. Voici les deux modifica- tions principales que j'ai sous les yeux. A. Tout l'espace subterminal d'un gris-carné clair, Eclaircie de la réni- forme d'un blanc pur. B. Ailes super, et frange des infér. d'un rouge-brique clair uni. EcIalrcle de la réniforme blanche. Les deux taches contiguës par le bas. 336. Apamea Spumigera. Gn, ftO™"». Ailes super, subdentées, un peu prolongées à l'apex, noirâtres, mêlées de gris, avec l'espace subterminal blanc , teinté de rougeâtre der- rière la réniforme et coupé transversalement par une ligne foncée mal arrêtée, et longiiudinalement par une ombre noire sur la quatrième infé- rieure. La ligne subierminale fine, blanche, précédée de grosses taches APAMID^. 2 I 3 noires souvent fondues ensemble. L'espace terminal d'un gris-noir coupé de traits inlernervuraux noirs. Taclics ordinaires grises, ovales, sembla- bles et égales; la réniformc ayant sa moitié extérieure blanche. Ailes infér. d'un gris-noiràtre, avec les deux extrémités de la frange blanches et un point blanc au bout de la troisième inférieure ; leur dessous blanc, saupoudré de noirâtre, avec une lunule et une ligne limitant une bor- dure vague, noirâtre. Côte des supérieures rouge. Abdomen robuste, avec deux fortes crêtes concolores. Les deux sexes semblables. Nouvelle-Hollande. Coll. Div. Cette espèce se rapproche plus des Hadénides que la précédente. A. La couleur blanche remplacée par du carné- foncé qui devient plus vif derrière la réniforme. Ailes infér. sans point sur la quatrième nervule et avec quelques poils blancs seulement à la frange. Même patrie. CoU. Feist. Un cf. 337. Apamea Capensis. Gn. 31°"". Ailes super, subdentées, d'un gris-violàtre foncé, avec la ligne subterminale claire , bien visible, un peu brisée en S dont les jambages sont surmontés de deux petits traits noirs seulement. Lignes médianes disposées comme chez Oculea. Les deux taches ordinaires très-nettes, 11- serées de noir, un peu plus claires; la réniforme équarrie par en bas, où elle est bordée de blanc ; l'orbiculaire ovale-oblique. Espace qui va de la réniforme à la coudée, noirâtre. Tache claviforme noire, grosse, bien mar- quée, non réunie à la coudée par un trait noir. Traits virgulaires bien marqués. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, à base à peine plus claire; leur dessous blanchâtre, très-sali, avec une lunule, une ligne et une bordure plus foncées, confuses. Dessous des super, d'un noirâtre uni. Cap de Bonne-Espérance. Coll. Bdv. Un cf. Chez l'individu que j'ai sous les yeux , l'abdomen est dépourvu d« crêtes, mais je pense qu'elles ont disparu par le frottement. Gen. MIANA st. Steph. Cat. — Gn. = apamea Tr. Bdv. Dup. Chenilles glabres, lisses, tendues, très-atlénuées aux extrémités, luisantes et comme vermiformes, à tête petite, globuleuse • vivant dans l'intérieur des tiges ou dans les feuilles engainantes des graminées. — Cliiysalides à peau mince, contenues dans une cogue de terre ovoïde. — Antennes courtes, épaisses et pu- bticentei dans Us çf. Palpa ascendants; le 2« article velu-hérissé, le 3« court, 2l4 APAMIDJE^ Trompe courte. Corps assez gtêle; le tlwrax velu-liérissê ; f abdomen long^ un peu velu, caréné, à crêtes saillantes, à touffe anale, écartée dans les cf. Pattes velues. Ailes entières; les supérieures obloncfues, épaisses^ prolongées à Fapex et coudées vers la 2" inférieure^ à lignes et taches bien distinctes; la réniforme habituellement concolorc. Les Miana ont une manière de vivre plus uniforme que celle des Apa- mea, à l'état de cheiiilles. Celles-ci sont vermiformes, assez courtes, très- atténuées aux deux bouts, et si pleines, qu'elles paraissent difficiles à faire fléchir sans les briser. Elles vivent dans les tiges les plus basses des plantes herbacées, recherchent les parties les plus humides et s'enfoncent quelque- fois si avant qu'elles pénètrent jusqu'à la racine. Si on les nourrit avec des plantes fixées dans des bouteilles pleines d'eau, elles s'engagent souvent au travers du goulot, et finissent par se noyer dans le liquide. Toutefois, dans la nature, les nœuds de certaines graminées leur opposent un obstacle assez résistant pour qu'elles s'y arrêtent. Quelques-unes se contentent même de se fourrer dans les feuilles engainantes de la tige ou de se cacher sous les mousses, tout près du collet de la plante. Les papillons se reconnaissent d'abord à leur petite taille, qui ne dépasse pas celle des Bryophila, à leur abdomen fortement crcié et caréné, à leurs ailes supérieures toujours entières, étroites et un peu prolongées à l'apex, et qui n'ont pas le bord terminal denté comme les Apamea, ou régulière- ment arrondi comme les Celœna. La tache réniforme est, la plupart du temps, concolorc, quoique bien dessinée. Toutes les Miana d'Europe sont bien connues. Elles ne varient pas moins que certaines Apamea, surtout la Sirigilis et la Furuncula. Les exo- tiques sont peu nombreuses. J'en connais une de l'Amérique du Nord, que je n'ose décrire, à cause de son mauvais état de conservation. Il n'y a pas lieu de faire des groupes dans ce genre, qui est parfaiteraeiit homogène. ■^yP^' 338. Miana Strigilis Lin. S. N. 161 — Clerck. pi. 9 f. 6 — Fab. 301 — Esp. pi. 14G f. 1-2 — Bork. 81 — Haw. lZi6 — Tr. II p. 102 — Dup. IV p. 12 pi. 101 f . 2 — Frey. III pi. 273 — Gn. 238 — Bdv. 901 = Prœduncula Wien.-Verz. U-2 — Bork. 81 — Hb. 95 — Haw. 145 = la Cizelée Engr. 551 a de. Larv. Frey. — Gn, infrà. 24'"'". Ailes super, d'un brun-noirâtre, avec tout l'espace subterminal d'un gris-clair. Toutes les lignes visibles ; les deux médianes écrites en blanc, surtout la partie inférieure de la coudée, flexueuses, dentelées et écartées comme d'ordinaire. Un trait noir les réunissant au-dessus de la nervure sous-médiane. Toutes les taches bien écrites. Los deux princi-< pales un peu plus claires que le fond. La claviforme noire, évidée, ap- puyée sur le trait noir. Ligne subterminale un peu confondue dans le gris de l'espace subterminal , mais découpant l'espace terminal , qui est brun, Dloh hiafqué et tendant à se scîparcr en deux tathés. Aîlès infér. d'un gris-noir uni dans les deux sexes. Commune dahs toute l'Europe, en mai et juin. Coll. Div. Chenille d'un gris-vineux ou vcrdàtrc-pàle, avec le ventre gris-verdâtre plus clair et comme transparent, et les lignes ordinaires du mfime ton, continues, mais peu arrêtées. Trapézoïdaux cl latéraux accusés seulement par de petits poils isolés qui sont noirs et raidcs. Stigmates noirs très-visibles. Tête et plaques cornées d'un blond roussàlrc , bordées extérieurement de noirâtre et hérissées de poils blonds, courts. Vit en mars et avril dans les tiges dps graminées, s'enfo'.içant surtout dans les parties les plus basses et les plus humides, fait sa coque entre les mousses vers la fin d'avril. Facile k élever plutôt qu'à découvrir. Cette race forme bien le type Linnécn, et cependant elle est moins com- mune que la variété Luh-uncula. M. Frcyer les a figurées toutes deux avec des chenilles différentes. A. iLatruncuIa W.-V. Wien.-Vcrz. V-1 — Engr. (le Filou) 550 c — Bork. 72— Hb. H — Haw. l/,7_Tr. II p. 98 — Dup. JV p. 0 pi. lOl — Frey. II pi. lU^ — Slrigilis Scriba III pi. 13 f. 7 = Aemta Esp. pi. l^G f . 5 := Furuncuhi Bork. 74. Comprend tous les individus chez lesquels le gris-blanc de l'espace sub- terminal est remplacé par du gris-brunatre. La ligne subtermiualc est or- diuairement précédée d'une teinte ferrugineuse. Mêmes localités. Je n'ai observé aucune différence entre Iob deux chenilles, et celles quQ M. Freyer accuse dans ses figures ne se vérifient pas sur la nature. B. iElhtops Haw. Haw. l/i8 — Steph. III p. 13 = Latruncnla Ilb.-Gey. 776. La couleur brime a passé au noirâtre et a envahi presque entièrement les ailes; l'espace subterminal reste pourtant encore un peu plus clair, avec une trace un peu ferrugineuse devant la ligne subterminale. Les autres lignes sont presque entièrement absorbées par la couleur du fond. Les infér. sont d'un noir-brun intense. Mêmes localités. Coll. Bdv. Pierret et €n. C. Fasciuncula Haw. Haw. 151 — Steph. III p. 1 5 = La Trompeuse Engr. 550 h = Jîiiheun" cula Donz. Ann. Soc. eut. 1838 p. /|29 pi. 12 — Ilerr.-Sch. -109-501. Elle diffère de la variété Latruncula en ce que le brun est remplacé sur toute l'aile par du rouge-ochracé clair. La partie inférieure des Uçux Hi' ai6 * APAMIDJE. lignes médianes, et surtout de la coudée, est bien marquée en blanc ; le trait noir manque. La fraaige des ailes inférieures est teintée de rougeâtrc. Angleterre, nord de la France, Pyrénées. Coll. Bdv. Pierret et Gn. M. Doubleday m'assilre que cette variété si tranchée est commune en Angleterre, où on la considère comme espèce séparée. D. La Bronzée Engr. Engr. 549 c = Strigilis Esp.146 fig. 3. Elle est notablement plus grande que toutes les autres variétés, et ses ailes super, paraissent un peu plus arrondies. Le fond est d'un gris mêlé de rougeâtre, avec tout l'es^jace médian plus rouge, surtout dans sa partie inférieure; le trait noir manque parfois. Les taches sont découpées en rougeâtre clair, et bien visibles, ainsi que toutes les lignes. Environs de Paris. Plus rare que les autres. Coll. Gn. et Pierret. Nota. On trouvera une foule d'autres variétés intermédiaires, mais toutes celles que j'ai vues peuvent se rapporter aux cinq types ci-dessus. 339. MiANA ErRATRICULA Hb. Hb. 537 = Suffuruncnla Tr. II p. 97— Engr. 238 — Bdv. fi02 = Literosa Haw.144 — St. III p. 12 pi. 25 f. 1 = ia ressemble un peu, pour l'aspect, â certaines variétés de VJpumea Oculea. 369. Perigea Implexa Hb. Hb. txU — Tr. sup. X p. 73 — Gn. Ind. p. 239 — Bdv. 754 — Dup. sup. IV p. 98 pi. 58 f. 7 = f^iscosa Frey. I pi. 21 f. 3 et pi. 34 f. 3. Larv. ignot. 31°"". Ailes super. d*un brun-cannelle rougeâtre, finement saupoudré 23o APAMID^. 4e gris-blanc , avec les lignes et les taches formées d'atomes agglomérés de cette dernière couleur. La coudée nullement sinuée et à peine arquée, suivie ,de petits points nervuraux presque contigus. La subterminale étroite et très-sinueuse, mais bien visible et nullement précédée ni suivie de foncé. Orbiculaire formant un gros point oblique. Réniforme beaucoup plus grande , irrégulière , étranglée au milieu des deux côtés. Frange concolore. Ailes infér. sinuées vis-à-vis de la cellule , d'un gris-roussâtre pâle, un peu blanchâtre à la base, avec la frange plus claire; leur dessous blanchâtre aspergé de brun-cannelle à la côte et sur le bord , avec un commencement de ligne et les nervures plus foncées. Thorax étroit. Sicile. Coll. Bdv. et Feisth. Trois ?. Toujours très-rare , quoique anciennement connue. %yf 370. PeRIGEA SAREPTiE Bdv. Bdv. în mus. 33'»'". Ailes supérieures larges , dentées , luisantes , d'un brun-noîr teinté de ferrugineux autour de l'espace médian, qui est d'un brun plus Intense que le reste de l'aile et limité par les deux lignes médianes noires, éclairées des côtés opposés, assez rapprochées, presque parallèles, à par- tir de la cellule. L'extrabasilaire brisée en zigzag. La coudée s'écartant en s'arrondissant vis-à-vis de la cellule. Ligne subterminale indistincte, evcepté au sommet, qui est précédé de foncé. Bord terminal festonné et marqué d'une ligne claire surmontée d'arcs bruns contigus. Ailes infér. d'un gris-brun à reflet un peu rougeâtre uni , à bord festonné de noi- râtre. Dessous des quatre très-saupoudré , sans dessins bien distincts , autres qu'une grosse tache cellulaire, vague, aux inférieures. Environs de Sarepta. Coll. Bdv. Une?. Cette espèce, d'origine européeime, diffère un peu des autres Perigeal C'est cependant le genre auquel elle se rapporte le mieux, autant que j'en puis juger par une seule femelle, médiocrement conservée et qui est la seule existante à Paris. / 371. Perigea Vecors Go. ÔS""™. Ailes super, dentées , d'un testacé-verdâtre ou jaunâtre , très- varié de brun-noirâtre, qui l'envahit en partie, surtout à l'espace subter- miiial, où il est marqué de quelques traits plus noirs, sagittés, et d'une série de petits points clairs, et à l'espace terminal, où il ne laisse de libre que la ligne subterminale et un double rang de points terminaux clairs. Tache réniforme assez grande , presque blanche , salle de testacé par en haut. La claviforme noirâtre. Ailes infér. d'un gris-noirâtre , avec la frange longue, plus claire , précédée de traits noirs arqués et divisée par un trait foncé. Thorax noirâirç, à ptérygodçs test^cées et marquées d'uuç ligne noire, concentrique avec les lo^jcs, et formant presque au O fcraié. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Une 9. 37:^. Peçigea Abstenu Gh. 39""". Ailes super, dentées, d'un brun de noyer clair, avec une tache vague, discoïdaie, d'un brun-noir, qui entoure et fait ressortir les deux taches ordinaires, qui sont de la couleur du fond. La réniforme grande , avec un anneau concentrique noir, interrompu inférieiuemcnt et composé de points, dont un plus gros du côté interne. Toutesles lignes réduites à des vestiges; la coudée a un double rang de points peu visi- bles; la subterrainale comme chez nos Caradrina. Ailes infér. dentées, i frange très-longue, double, moitié cendrée et moitié brun de noyer, précédée de petits points. Dessous des quatre ailes avec une ligne mé- diane ondée et dentée. Les supérieures avec une tache cellulaire claire, marquée d'un point noir au centre. Les infér. avec un gros point noir. Pattes très-velues. Palpes peu arqués, bicolores, à dernier article plus velu que d'ordinaire. Une petite huppe bifide et aplatie derrière le col- lier. Mexique. M. N. l^y}- Perigea Furtiva Gn. *^ ^^ g^mm. Très-voisinc de la précédente , mais plus petite, plus unie, et ne différant pas pour les pattes et les palpes des autres Perigea. Ailes subdentées, d'un gris-brun testacé uni, avec tous les dessins plus foncés, à peine visibles, savoir : les deux lignes médianes, dont la coudée suivie de points comme nos Caradrina, et la tache réniformc traversée par un petit trait foncé et vaguement séparée par une teinte un peu plus rembrunie da l'orbiculaire , qui est à peine distincte. Ailes infér. d'un gris-testacé, à frange plus claire ; leur dessous avec une ligne médiane vague, mais sans point cellulaire. Brésil; CoIl.Gn. f 374. Perigea Sutojr Çu. ^" / 32mm. Elle ne diffère guère de la précédente qu'en ce que les ailes supérieures sont presque entières, avec le bord terminal moins coudé. Les dessins sont aussi peu distincts et à peu près semblables. A l'ex- trémité de chaque ncrvule , il y a un très-petit point blanchâtre et point d'arc noir dans l'espace intcrnervural. Les ailes infér. du mâle sont 232 APAMIDi*. jaunâtres , un peu nacrées en dessous , avec le bord largement lavé de gris , et la frange d'un blanc-jaunàtre tranché. Brésil. Coll. Gn. J'ai sous les yeux une femelle du Muséum national , qui est un peu différente et qui rappelle, pour les dessins, notre Lup. Testacea; je n'ose en faire une espèce séparée ; mais il serait possible qu'elle dût être con- sidérée comme telle. hî^ Perigea Turpis Gn. Ulle est encore extrêmement voisine des précédentes', mais plus petite (27»»"'). Les ailes super, sont un peu plus prolongées à l'apex, à peu près entières comme cliez Sutor, de la même couleur, et avec les dessins aussi peu marqués. Les inférieures sont un peu nacrées, même eu dessus, et n'ont en dessous ni point cellulaire ni ligne médiane. Colombie. Coll. Saunders. Deux a^^e la frange claire; leur dessous blanc, avec un faible point cellulaire et une bande terminale noirâtre assez large , qui expire vers la 2« inférieure. Abdomen déprimé, avec une toute petite crête sur le 2e anneau. Nouvelle-Hollande. Coll. Gn. Cette petite espèce a un aspect un peu différent des autres Perigea et a quelque chose dans la tournure qui rappelle notre Caradrina CuH^ cularis ou notre Laphygma Exigua. ApAMIDiE. 233 877. Perigea Octo Gd. 24mm. Ailes super, presque entières, un peu aiguës à l'apex, d'un gri$- rougcâtre clair, avec des points costaux , les deux lignes ordinaires on» dées et presque parallèles, et la tache réniforme , finement dessinés en clair. Celte dernière grande et étranglée en 8. Subterminale à peu près nulle. Ailes infér. grises, tirant un peu sur le rougeâtre, unies; leur des- sous festonné de noirâtre, avec les nervures, un point cellulaire et une lîue ligne dentée, plus foncés. Taîti. Coll. Guérin. Un cT- Cette petite espèce est délicate, comme la CatemauUiL 378. Perigea Caternaultii. C'est la plus petite de toutes, et elle ne dépasse pas la taille de notre Miana Furuncula, à laquelle elle ressemble un peu au premier abord. 22""". Ailes super, étroites, d'un brun de bois, avec tout l'espace mé- dian et le bord terminal plus foncés. Ligne coudée bien marquée, peu recourbée , quoique flexueuse, un peu denticulée, fine, brune, précédée de l'ombre médiane, qui lui est parallèle, et suivie , sur la partie claire, d'une autre ligne également parallèle , accusée surtout par des points nervurau\. Ligne subterminale vague et perdue dans l'ombre du bord. Tache réniforme visible, à centre un peu plus ferrugineux. Ailes infér. blan- ches, avec un liseré fin et une ombre très-légère au bord terminal. Des- sous des super, avec une liture costale noirâtre et un point cellulaire blanchâtre. Tibias des pattes postérieures très-élargis , avec les éperons courts et dont l'un des antérieurs est renflé et comme ovoïde. Cayenne. Coll. Feisth. Un o^. M. Feisthamel m'a prié de la dédier à M. Caternault, officier d'infan- terie de marine, qui a recueilli, tant à Cayenne qu'au Sénégal, plusieurs espèces qui viendront enrichir ce volume. Lépidoptères, Tome 5. 1b FAM. IV. CARADRINIDiE Bdv. Bdv, Gen. p. 136 — Dup. Cat. = Leucanidce Gn. oliia. = Aus' ticce et Rectostrigatx Haw. Chenilles à 16 pattes égales, courtes^ (frasses, à tête petite, à points verni' queuXf surmontés de poils raides et courts ; vivant sur les plantes basses, — Chrysalides renfermées dans des coques de terre et enterrées. — Papillons de taille petite^ à antennes courtes ou moyennes, pubescentes dans les q", à pulpes assez courts, à dernier article visible , mais court ; à tête petite et enfoncée; à trompe courte ou moyenne; à abdomen lisse ^ à ailes supérieures disposées eiu toit incliné, épaisses, entières, un peu obloncjues ; à ailes inférieures assez dé- veloppées, plissées, discolores, sans dessins en-dessus. J'avais réuni dans mon Lidex celte famille à celle des Leucanides, à cause du genre Simyra, qui me paraissait intermédiaire entre elles. Depuis que j'ai reconnu que ce dernier appartenait aux Bombycoïdes, je n'ai plus d'objection à faire contre la famille des Caradrinides , qui est ceriainemenl très-naturelle. Lesi chenilles ont un aspect particulier, qu'il est difficile de méconnaître quand on en a élevé seulçment quelques-unes. Elles sont courtes, raides, paresseuses ; elles se roulent en hélice au moindre attouchement et se lais- sent manier ev tomber impunément, garanties qu'elles sont i)ar les poils raides qui partent de leurs trapézoïdaux. Elles mangent peu à la fois et croissent Jentement, même au printemps, car, pendant Thivcr, qu'elles passent tout en- tier sous ce premier état, elles subissent sous ce rapport la loi commune. Les papillons sont peu brillants, de taille petite ou moyenne, et presque tous, de couleur cendrée ou gris- jaunâtre. Les lignes et les taches sont, eu général, distinctement écrites. Ils volent en grande quantité au crépuscule et ont les mêmes allures que les Noctuides, c'est-à-dire que, lorsqu'ils quittent une fleur, ils se lèvent subitement et vont s'abattre brusquement sur une autre. Aucune des chenilles de Caradrinides ne nuit à l'agriculture : elles n'at- taquent que des plantes inutiles et n'en font pas un grand dégât, quoiqu'elles soient parfois assez nombreuses. Cette famille est composée presque en totalité d'espèces européennes, dont la plupart sont très-anciennement , et je pourrais dire trop anciennement connues, car il existe à leur sujet une confusion telle, que leur synonymie est presque inextricable. Les auteurs anglais ont tourné cette difficulté en créant une foule d'espèces si peu caractérisées, que je n'ai pu même les classer en variélés constantes. Les Français et les Allemands eux-mêmes CARADRINlDiE.' 235 soûl peu d'accord au sujet de certaines espèces des plus rèpî^ndues : il n'est donc point surju-cnant qu'elles soient, en général, mal nommées dans les collections. On verra si j'ai été plus heureux et plus clair que mes devan- ciers, Gen. GRAMMESIA steph. Stcpb. II p. 151 •— Dup. Cat. = Caradrina Tr. Bdv, Gn. Chenilles courtes, larges, très-aUéniiévs antérieurement, aplaties en dessoui, presque oniscif ormes ^ rugueuses, à trapézoïdaux surmontés de poils courtSf raides, à tête petite; elles sont lentes^ inertes, et vivent cachées sous les feuilles des plaintes basses dont elles se nourrissent, -r- Chrysalides enterrées. — An^ tenues assez longues, à lames pectinées, fortes et pulf^scentes dans les q", cy- lindriques et presque complètement fUformes dans les Ç . Palpes courts, près* tjue iroits : le 2" article large ^ velu fourré, le 3<^ très-court , un peu velu. Tronpe moyenne. Thorax robuste, subcarré, velu fourré. Abdomen lisse, velu. Aile: entières, à frange épaisse ; supérieures épaisses, à apex un peu aigu, avec les Ignes ordinaires distinctes, nullement dentées, la coudée simple, et non sui' vie de points, les taches ordinaires nulles ou à peine indiquées. VI. Stephens a isolé ce genre de l'ancien genre Caradrina, et M. Dupon- fhtl l'a imité. Je pense maintenant qu'ils ont eu raison, et que ses caractères sort bien tranchés. Les chenilles encore plus onisciformes que celles des Ca'.adrina, les antennes, les palpes, etc., me paraissent motiver leur sépa- lion L: genre Grammesia est encore réduit à une espèce, car celle qu'on a vouHi en séparer, sous le nom de Bilinea, n'en est qu'une variété, et celles qu2 les Anglais ont créée aux dépens de la Trilinea ne peuvent soi(tenir' l'eiamcn. ype. 379. Grammesia Trilinea w.-v. Wicn.-Verz. Q-5 — Bork. 307 — Hb. Si 6 — Haw. p. 249 — Treit.3. II p. 272 — Dup. IV p. 103 pi. 107 — Steph. II p. 152 — Frey. III pi. 226 — Gn. Ess. 345, Ind. 23G — Bdv. 1093 = Quercûs Fab. 'j4 — Sulz. p. 74 pi. 36 = Trigrammica Esp. pi. 123 f . 6 = l'Évidente Eugr. 344 abc. Lan. Frey. 3jmm Ailes super, d'un tcstacé clair, teinté de roussâtre au bord ter- minal , ivec trois lignes médianes presque parallèles , presque droites, fines , nùrutres , louchant les deux bords. Ailes infér. grisâtres, avec le bord et h frange plus clairs. Antennes rouss&trcs. Europe, en juiu. Coll. Div. Chenille d'un grls-urrcux foncti, sablé de ooirâtrc , avec la vasculaire 236 CARADRINID^. renfermée entre deux traits noirs qui tendent à s'écarter antérieurement. La sous-dorsale composée de traits légèrement obliques; la stigmatale lar»e, d'un gris-carné sale, surmontée d'une teinte foncée; les stigmates bruns, bordés de noir. Tous les points granuleux et portant des poils à peine recourbés. Le premier anneau rougeâtre à sa jonction avec la tête. Celle-ci rousse ou brune , avec deux traits noirs. Elle vit sur les plan- tains, et croît lentement, de juillet jusqu'à octobre. A. Biliuea Sous ce nom, chaque auteur a donné une variété souvent très-différente de la Trilinea, qui se modifie à l'infini. Celle de Hubner ^217) a tout l'espace compris entre l'extrabasilaire et l'ombre médiane d'un gris-noirâtre, et le reste de l'aile jusqu'au bord ter- minal, roussâtre. Celle de Treitschke (II p. 275) est entièrement roussâtre, avec les deux lignes ordinaires placées chacune sur une bandelette plus pâle , et l'omare médiane incomplète ou même parfois nulle. Celles de Haworth (p. 249 n° 265) et de Stephens (II p. 153) ne diffèrent de celle de Treitschke que par la couleur, qui est d'un brun fuligineux Chez toutes ces Bilinea, dont j'ai vu des individus en nature, on aper- çoit parfois la trace de la tache réniforme. Chez une autre variété , que j'ai également vue, la couleur foncée ns commence qu'après l'ombre médiane. C'est la Semifuscans Haw. (p. 2/0 n° 264). Enfin , Haworth a vu ou a cru voir des individus dans lesquels les li- gnes sont inégalement distancées entre elles, et où la 3^ se rapproche obliquement de la 2*, en approchant du bord interne. Il en a fait s»n Approximans (n° 263). Toutes ces variétés, et une foule d'autres intermédiaires, se rencontrert en Angleterre et , parfois, en Autriche et en France. Elles sont évidem- ment des modifications de la Trilinea typique , et ne peuvent même se classer par races, tant leurs variations sont inconstantes. Gen. HYDRILLA Bdv. Gcn. p. 138 — Gn. Dup. = Caradrina Och. Tr. Chenilles épaisses, atténuées aux deux extrémités^ de couleurs sombres, à dessins chevronnés ; vivant cachées sous les plantes basses dont elles se wurris- sent. — Chrysalides enterrées. — Tête petite. Antennes courtes, moniliformes, à articles formant des lames trapézoïdales et pubescentes dans les q^, ausli épais- ses, mais grenues et garnies de poils isolés dans les $. Palpes grêles, droits ou incombants, hérissés de poils longs gui les élargissent et cachent souvent le der- nier article, gui est tronqué et velu. Trompe très-courte. Corps très-grêle. Le CARAnRINlD*. 237 thorax globuleux, velu-hérissé ; l'abdomen effilé, long^ velu latéralement ^ ca- réné et terminé carrément dans les çf; r^UîtUrùjue, puis terminé en pointe bruî- gue dans les 9 ■ Pattes longues, à jambes velues, à ergots fins, courts et rappro- chés. Ailes entières ; les supérieures obUmgueSy à écailles espacées, granulées, et comme velues; les inférieures très-développées. Femelles très-différentes des ■mâles : notablement plus petites, à ailes supérieures tiès-eiroites et ressemblant ù de petites Nonagria. J'ai conservé pour ce genre le nom d'Hydrilla, que lui a donné M. Bois- duval, mais c'est en le modifiant de fond en comble. Il existe, en effet, des différences considérables entre ses Hydr. Palustris et Obliteratu et ses Hydr. Caliginosa et Aquatilis ; enfin, son Hydr. Uliginosa me parait une véritable Caradriîiaiu groupe de Lenta. Le genre Hydrilla, ainsi réduit, est un des plus anormaux dans toutes ces familles si voisines. Ce qu'il offre surtout de remarquable, c'est la dif- férence des deux sexes. On peut dire, sans exagération, qu'il est, dans les Noctuelles, l'analogue des Ckemerina dans les Géomètres, et des Diurnea dans les Tinéides, tant la femelle est disproportionnée d'avec le mâle pour la taille et pour la forme. On la prendrait pour un individu avorté. Quant aux autres caractères, je renvoie à ceux signalés ci-dessus, en appelant principalement l'attention sur les antennes, les palpes, l'abdomen et la tex- ture des ailes. Les Hydrilla sont peu nombreuses, et généralement rares. Une seule a été connue des auteurs anciens. On ne connaît de leurs premiers états que ce qu'en a dit Treitschke. J'ai résumé aux caractères génériques ce qui est relatif à leur forme. Leurs mœurs paraissent être tout-à-fait celles des Ca~ radrina; elles se renferment à l'automne dans des coques de terre, où elles passent l'hiver à l'état de chenille, et ne se'chrysalident qu'au printemps. Elles sont, dit-on, difficiles à élever en captivité. 38o. Hydrill.\ Palustris Hb. Hb. 36'î — T. II p. 255 — Gn. Ess. 236 — Bdv, 1116 — Dup. sup. III p. 57S pi. ù8 — Lvers. p. 261 — Herr.-Scb. 293 = Exilia Evers. Bull. Mosc. 1842 = Chavannii Bdv. in litt. Larr. Tr. (f 31""»'. Ailes super, oblongues, arrondies, d'un gris-brun violâtre, avec les deux taches ordinaires et les lignes coudée et subterminale plus foncées : le tout très-vague et composé d'atomes. Les taches pour ainsi dire sans forme. Les lignes très-rapprochées et parallèles. Point d'autre ligne, ordinairement. Ailes infér. soyeuses, d'un blanc-gris, avec les nervures et un trait occupant toute la cellule , plus foncés de part et d'autre. Palpes noirâtres, très-hérissés. Le dernier article entièrement caché par les poils du second. 2538 CARADRINID^. 9 SI™"». Ailes super, plus étroites, plus foncées, avec les dessins plus absorbés; inférieures étroites, plus rembrunies. Russie méridionale, Autriche, Valais, en mai et juillet. Coll. Div. Chenille fusiforme d'un brun d'écorce, avec des dessins chevronnés plus foncés, terminés par des points noirs. La vasculaire blanche, inter- rompue , et deux gros points blancs de chaque côté. Tète et stigmates noirs. Vit, on juillet et août, sur les plantago et autres plantes basses, 38 1. Hydrilla Aboleta Gn. Larv. ignot. Taille et forme de Palustris. Ailes super, d'un gris-ochracé clair, sau- poudré de noirâtre, avec l€s deux lignes médianes vagues, la coudée den- ticulée, et un point vague cellulaire, plus foncés. Bord terminal et extré- mité des nervures plus obscurs. Ailes infér. d'un blanc sale, avec de petits traits terminaux gris , sans tache cellulaire çn dessus , avec un très-petit point en dessous. Palpes moins hérissés que chez Palustris^ avec le dernier article plus distinct. Russie méridionale. Coll. Bdv. Un seul o". 382. Hydrilla Obliterata. Daim, mss? -- Bdv. Ind. 1117 — Gn. Ind. 236. Larv. ignot. o" 33'"™. Ailes super, d'un gris de poussière, avec les deux lignes médianes bien distinctes , brunes. La coudée profondément denticulée ; l'extrabasilaire aussi dentée ; la subterminale ondée , plus vague ; les deux taches ordinaires très-grandes, presque égales, un peu plus claires que le fond , bordées et séparées par du brun ; des traces de la clavi- forme au-dessous ; de petits traits terminaux bordant la frange, qui est légèrement entrecoupée. Ailes infér. d'un gris-blanc , avec une ligne ter- minale plus foncée, et une lunule et une ligne médiane vagues, à peine visibles en dessus, niais bien distinctes en dessous. Palpes très-hérissés, mais laissant voir néanmoins le dernier article. Nord de la Laponie. Coll. Bdv. Un seul cT- Je crois que *i'est le seul connu. J'ai vu une femelle très-fralche ; mais je n'oserais assurer que ce soit bien celle de cette espèce ; elle ressemble beaucoup à la Palustris, mais elle a les ailes supérieures encore plus longues et plus étroites , et les inférieures d'un gris plus uni. Nota. Cette espèce porte , avec elle , des marques évidentes de son origine boréale , c'est-à-dire que son dessin rappelle les Crymodes , la Dasyp. Templi^ et les Anarta du Nord. CARADRINIDiE." 289 " 383. IIydrilla? Distracta Ev. Eversm4 Bull. Mosc. 1848 no 3. Je ne l'ai pas vue ; mais , d'après la description de l'auteur, je soup- çonne que c'est plutôt une Hydrilla qu'une Caradrina. Voici ce qu'il en dit: Alcc dilatatce , nigricanti-fusca' , ad marginem externum ohscurioresy atrigis ordinariis per puncta vigra et adjacentia alha signatis^ maculis ordinariis viagnis, integris^ nigro impletis^ linea interrupta alba termi- natis. AUc posticœ nigricanteSf lunula média nigra. , Elle est plus petite que la Crym. Duplaris^ dont elle a la coupe et le corps effilé ; la grandeur des taciies ordinaires n'est pas tout-à-fait celle des Caradrina.) Environs de Kiachta (Sibérie.) GeH. ACOSMETIA stepii. m. p. 122 = Hydrilla Bdr. Dup. = Anthophila Tr, = Caradrina Oeh. Citenilles ....: — Tcte petite. Antennes courtes et pubescentes dans les ç^; minces et (jarnies de cils isolés dans tes Ç. Palpés ascendants, arejués',ù articles très-distincts, le 2^ vclu-sfjtiammeux-lissé, le 3" filiforme, paraissant nu. Trompe irès-courte. Corps trcs-^anl le jour, dans les parties humides des forêts; mais on ne l**" rc^'^""'^ *iue de loin en Loin. 2^0 CARÂDRINUiB. Type. * 384. AcosMETiA Caliginosa Hb. Hb. 4'Ï4 — Tr. III p. 286 et sup. X p. 148 — Gn. Ind. 236 — Evers. 339 — Bdv, 1114 — Dup. sup. III p. 341 pi. 31 — St. II p. 123 Herr.-Sch. 435 = Infida Och. Syst. G\oss. = Staffnicola Dup, IV p. 111 pi. 107 — Lutescens Haw. Phyt. 15 — St. II p. 122. Larv. ignot. çf 30""». 9 25""". Ailes super, d'un gris-rougeâtre soyeux, avec la côte et des ombres devant les lignes, plus rougeâtres : celles-ci peu mar- quées, presque parallèles et également écartées ; une série de points sui- ^ vaut la coudée. Tache réni forme ordinairement indiquée en clair. Ailes infér. d'un cendré-blanchâtre, un peu plus obscur au bord terminal et sur les nervures; leur dessous fortement saupoudré, sans tache. Allemagne, France, Autriche, etc., en juin. II m'est difficile de dire en quoi consiste la variété Lutescens de M. Ste- phens. A en juger par sa description , on la prendrait pour le type lui= même. ^. 385. AcosMETiA Aquatilis Bdv. Bdv. in mus. Taille et port de Caliginosa , dont elle pourrait bien n'être qu'une va- riété. Elle en diffère par sa couleur, qui est d'un gris-blanc un peu ochracé, très-clair et uni; les dessins sont encore moins visibles; les ailes infér. sont blanches , légèrement saupoudrées de gris de part et d'autre. On remarque, sous les ailes super., une teinte noirâtre cellulaire qui s'étend sur l'origine des nervules; le corps et les palpes sont d'un gris- blanc. Bords de l'Oural. Coll. Bdv. Un seul cf. ♦ Gen. MONODES Gn. Chenille courte, épaisse, bombée^ ayant les anneaux antérieurs très-alténués, la tête petite et les trois lignes assez distinctes; vivant sur les plantes basses. — Chrysalide petite, luisante, arrondie antérieurement, aiguë postérieurement, renfermée dans une coque de terre, — antennes minces, filiformes, à cils iso- lés^ à peine sensibles dans les Ç. Palpes ascendants-verticaux ^ plaqués contre le front; le 2" article épais, coudé, velu-squammeux; le 3"^ moyen, très-aigu au ^°^"'^'-- Corps grêle ; te thorax peu convexe, squammeux; l'abdomen un peu déprime, ^'^i"-, terminé en pointe brusque, mais obtuse dans la $. Pattes moyen- nes, peu velues, n.^ épin^u^es; les antérieures aussi longues que les intermé- diaires, les éperons des p..,4rieu,.. robustes. Aiki entières, lisses, luisantes; les CARADRINID^. ^4 ' Supérieures longues et étroites, à lignes et taches conjuses; les inférieures bien développées. Ce genre, que je ne puis malheureusement étudier que sur un seul indi- vidu femelle, a un aspect assez ambigu. Il parait tenir à la fois des Noctui- des, où il irait non loin des Laphygina ; dos Apamides, où il avoisinerait le genre Celœna, ou même des Leucanides. Néanmoins, c'est dans la présente famille qu'il me parait se placer le plus naturellement sous tous ses étals. Sa chenille courte, son abdomen lisse, ses pattes non épineuses, ses ailes luisantes, la forme de son abdomen, etc., me paraissent caractériser une vé- ritable Caradrinide, assez voisine des Caradrina du premier groupe et des genres Hydrilla et Acosmetia. Je ne sais rien de ses mœurs. 386. Mon ODES Nucicolora Gn. 27mm Ailes saper, oblongues, à bords presque parallèles, d'un brun- noisette uni, avec les nervules saupoudrées de noir et de blanc et les li- gnes à peine distinctes. Dans la cellule est une teinte noirâtre, fondue inférieurenient , plus nette supérieurement, légèrement échancrée à la place qu'occupe d'ordinaire l'orbiculaire^ et interrompue à l'extrémité par la réniforme, dont la moitié inférieure est seule visible, bordée d'écaillés blanches isolées, et suivie dans sa partie inférieure d'un groupe d'écaj'-'^s semblables qui semblent faire partie de la ligne coudée , à laquelle elle e'st tout-à-fait contiguë. Subterminale nulle et remplacée par une tein'c noi- râtre, oblique, subapicale. Frange noirâtre. Ailes infér. bla"«"cs, avec la frange mêlée de gris ; leur dessous bl^'ic, .saupoudré àc brun à la côte et au milieu du bord terminal , avec un point mlJulaire géminé et une ligne interrompue, bruns. Abdomen de la même couleur que le thorax. Floride. Coll. Dbday. Une 9. Chenille de la même couleur que le papillon, avec la vasculaire et la stigmatale plus obscures; la région latérale plus claire et marquée, depuis le cinquième jusqu'au onzième anneau, d'une grande tache noire arrondie, contiguë à la sous-dorsale. Les quatre premiers anneaux n'ont que les li- gnes qui sont plus vagues. Tête et pattes concolores. Elle vit sur diffé- rentes plantes basses. Gex. caradrina och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Bdv. Gn. Dup. Steph. Chenilles courta, atténuées aux extrémités^ à trapézoïdaux plus ou moins saillants et surmunlis de poils raides et souvent recourbés, à tète très-petite. hllcs sont lentes et vivent de plantes basses, sous lesquelles elles se cachent pen- dant le jour. — Chrysalides enterrées. — .-Intenites asset courtes, minces et 242 CARADRINID^. garfiies de fascicules de cils extrêmemetit Courts, Palpes un peu aicendantsl courts, le 2« article élargi, velu-hérissé, taché extérieurement de brun, le 3^ court, ovoïde, mais distinct. Trompe moyenne. Thorax tisse, subcarré, scjuam- meux^ à collier un peu saillant. Abdomen lisse. Ailes supérieures entières, épaisses, soyeuses, à frange longue, dense, arrondies au bord terminal et à l'apex, à lignes et taches très-distinctes; inférieures à disejtœ mince et sou' vent irisé. Voici un de ces genres anciens et sur lesquels tout le monde est d'ac- cord, quoique ses caracléres ne soient guère faciles à préciser. Les chenilles sont courtes et comme ramassées, toujours très-pleines et d'une consistance ferme. Leurs trapézoïdaux sont surmontés de poils bien visibles, raides, courts, et souvent recourbés en sens contraire. Peu de lar- ves sont aussi lentes et aussi paresseuses. Elles vivent cachées sous les feuilles basses, blotties dans les feuilles sèches, ou même enterrées dans le gravier. Leur croissance est lente : écloses à la fin de l'été, elles passent l'automne et l'hiver, et ne parviennent à leur taille qu'à la fin du printemps suivant. Elles mangent pendant tout l'hiver, mais peu à la fois, et seulement quand le temps est doux et le soleil bien pur. Les insectes parfaits sont généralement de couleur grise ou teslacée. Je les distingue en trois groupes. Le premier se rapproche des Acosmetia par i"^e ailes larges et luisantes, son corps grêle et son aspect phaléniforme. Le second a le corps aussi robuste que toutes les autres Noctuelles. Les dessins des ailes consistent dans les lignes ordinaires, qui sont bien nettes, distantes les unes dei autres, la coudée toujours suivie d'une série de points, parfois soudés avec elle, ci les deux taches ordinaires bien marquées et circonscrites par des anneaux de couleur claire. Les cuisses et les jambes sont assez for- tement velues. Le troisième groupe a un aspect particulier cl se rapproche des Agrotides, auxquelles il forme un passage trés-nalurel. Les ailes inférieures sont clai- res et irisées, du moins sur le disque ; les pattes sont moins velues, mais plus longues. Les taches ne sont plus si nettement circonscrites : une seule (la réniforme) est bien distincte, sombre, et accompagnée de petits points blancs ou jaunâtres, qui l'entourent ou sont soudés à ses extrémités. Les Caradriiia habitent l'Europe, les Amériques et les îles de la mer des Indes. La majeure partie est bien connue ; mais elles sont si voisines, que la plupart des entomologistes les confondent encore. J'ai signalé les différen- ces de celles qui m'ont paru prêter le plus à ces erreurs. Hubncr figure dans son Zutraè'ije (71,72) une espèce qui paraît bien ap- partenir à ce genre. Il l'appelle Grata. Elle est de la Géorgie américaine. Indépendamment des espèces européennes qui vont suivre, M. Herrich- Schœffer a figuré une Ignicola (45.')), qu'il rapporte, à tort, je crois, à la Nocluellcdu même nom, deHubner. Je ne l'ai pas vue, et, d'après la figure qu'il en donne, je ne sais où la placer. Elle vient, à ce qu'il croit, du Haut- JN'ord. cARABEmiDj:.' 243 GROUPE I. 387. CaRADRINA UuGiNOSA Bdv. Bdv, Gen. 1115 — Hcrr.-Sch. 293. , Larv, ignol. 32mm. Ailes supér. d'un gris-testacé clair, soyeux, avec la côte et toute la prciuière nioitic jusqu'à l'ombre médiane saupoudrée de blanc; sur ce blanc l'extrabasilaire , fine, noire, extrêmement sinueuse, élargie ùt ia côte , se découpe nettement , puis un très-petit point noir qui rem- place l'orbiculaire. L'ombre médiane est un peu plus obscure. Un trait noir cellulaire borde la réniforme, qui est à peine visible de l'autre côté; puis vient la coudée très-noire à la côte, puis peu sensible, très-sinueuse, liée à.la série de points, qui est plus visible qu'elle. La subterminale est faiblement indiquée paV un trait jaunâtre ombré intérieurement, se per- dant avant le milieu de l'aile ; de petits points noirs bordent la frange, qui est très-large. Ailes infér. d'un gris-blanc soyeux, sans taches. Dessous des quatre ailes avec un trait cellulaire et une ligne épaisse centrale noirâtre , qui s'éteint avant le bord interne. Deuxième article des palpes d'un bruu- noir, le troisième d'un gris-blanc. : Valais. Coll. Bdv, Un beau cf. M. Herr.-Sch. afiguré une 9 (204), et j'en ai vu en effet une semblable dans la collection de M. Boisduval , mais il ne m'est pa6 prouvé qu'elle appartienne à Cette espèce. 388. Caradrina Lenta Tr. Trcits. II p. 257 — Frcy. Beitr. pi. 4'7 — Hb.-Gey. 825 — Gn. lud. 230 — Bdv. 1103 —Dup.sup. III p. 305 pi. 28— Eversm. 262. Larv. Frey. Hongrie, en juin et juillet. Coll. Div. Pas très-commune. M. Freyer a figuré la clienillc qui vit en mai sur les plantes basses et est assez voisine de celle de Morpheus. 389. Caradrina Tarda On. 32""". Ailes supér. de même couleur que Lenta, avec la demi ligne et les deux médianes très-fines, noires, écartées; l'cxtrabasilairo l)risée en angle sur la nervure costale ; la coudée arrondie au même endroit. Ligne subterminale claire, sinuéc, bien distincte-. Les deux taches ordinaires remplacées par deux très-petits points noirs, égaux, très-écarlés et divisés par l'ombre médiane, qui est peu sensible. Ailes infér. d'un gris plus clair, ^44 CARADRÎNIDiE. à frange concolore et marquées en dessous d'un point cellulaire obscur. Deuxième article des palpes taché extérieurement de brun foncé. Amérique du Nord. Coll. Bdv. Une ?. GROUPE II. * 3go. Caradrina Morpheus Naturf. Naturf. IX p. 121 — Berl. Mag. 52 — Tr. II pi. 249 — Steph. II p. 157 — Gn. Ind. 236 — Bdv. 1104 = l'Incertaine Engr. 406 a (non aliae) = Sepii Sepp. IV pi. 34 — Hb. 161 — Dup. III p. 52 pi. 75 — Steph. II p. 158. Larv. Sepp. — Hb. Nord et centre de l'Europe, en juillet. Coll. Div. C'est une de» moins communes dans nos pays. Il m'est fort difficile de préciser les différences* qui existeraient entre la tenta et la Se'pii de M. Stephens. 391. Caradrina Torpens Gn. SO'"'". Ailes super, taillées comme chez Alsines^ d'un gris-carné fine- ment sablé de noir comme chez notre Lithargyria^ avec les deux lignes médianes assez rapprochées, bien marquées, point dentées ni puncti- formes, claires et bordées d'atomes noirs. Subterminale presque nulle. Points qui suivent la coudée à peine indiqués. Taches médianes petites, ayant le contour vaguement dessiné en clair. Pas de points terminaux. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, avec la base et la frange plus claires, cel- le-ci commençant par une ligne claire carnée; leur dessous avec un point et une ligne à peine sensibles. Abyssinie. M. N. Une Ç. Appartient presque au premier groupe par ses dessins, et au second par son faciès et sa coupe. Elle est facile à distinguer de toutes les autres. On dirait au premier abord d'une Orthosia. Type. • ^- 892. Caradrina Alsines Bork. Bork. 264 — Hb. Slfî — Tr. H p. 266 ? — Dup. III p. 63 pi. 76 ? — Ga. p. 236 — Eversm. 258 ? — Bdv. 1100? — Herr.-Sch. 379 = l'Incer- taine Engr. 406 5 (noua) Laiv. Gn. infrà. 32mm j\iles supérieures d'un brun-jaune de cuir, avec toutes les li- gnes dessinées par des atomes noirâtres; la coudée fine, crénelée extérieu- rement d'un rang de points et semblant géminée ; la subterminale claire, CAAADRIMlDiG. 245 flexueuse , ombrée intérieurement ; l'ombre médiane forte, large et dis- tincte; les deux taches ordinaires d'un brun plus foncé, finement cerclées de blanchâtre. Ailes infér. d'un gris-jaunatre, nullement hyalin, à ner- vures non distinctes du fond; leur dessous blanchâtre, avec une tache cellulaire distincte en dessus par transparence et une ligne médiane, noi- râtres. 9 semblable, à ailes infér. 'plus foncées. Toutes les contrées de l'Europe, mais particulièrement le centre, en juillet. A. La côte , l'espace médian , la ligne subterminale et une ligne sur la frange fortement saupoudrés d'écaillés blanches. S'élève de la même che« uille et dans les mêmes localités. Chenille d'un gn"is-testacé, striée latéralement, avec une série dorsale de taches obscures chevronnées, traversées parla stigmatale, qui est très- line, bordée de noirâtre plus foncé dans l'incision ; la sous-dorsale bien visible, claire, surmontée d'une ligne fine parallèle^ interrompue par une petite tache ochracée (au milieu de laquelle est le trapézoïdal postérieur). Région latérale noirâtre. Stigmatale claire, large, surmontée de traits obliques noirâtres, au milieu desquels on voit les stigmates noirs. Trapé- zoïdaux surmontés d'un poil raide assez long, blanchâtre ; celui des anté- rieurs recourbé en avant; celui des postérieurs en arrière. Tète brune, avec le tour des calottes noir. Vit dès le premier printemps sur les Alsine, Rwnex^ Plantago et autres plantes basses. 393. Caradrina Blansa w.-v. Wien.-Verz. L-8 ? — Fab. 130 ? — Dup. III p. 55 pi. 75 f. 6? ~ Gn. Ind. 236 = l'Incertaine Engr. 406 cde=^ Taraxaci Herr.-Sch. 380. Larv. Gn. infrà. Cette espèce confondue, dans presque toutes les collections , avec YAl^ sines, à laquelle en effet elle ressemble extrêmement, s'en distingue par les caractères suivants : Les ailes super, sont moins jaunes et d'un gris de poussière tirant sur le rose, toujours saupoudrées de blanc; l'ombre médiane est moins distincte ; les ailes inférieures sont un peu hyalines, un peu nacrées, avec les nervures distinctement plus foncées, surtout à l'ex- trémité, dans les deux sexes. Les femelles sont ordinairement plus petites, à ailes un peu plus étroites et peut-être plus aiguës à l'apex. Toute l'Europe, mais surtout les contrées du nord, en juillet. La chenille est notablement différente de la précédente, et se rapproche beaucoup au contraire de VAmbi^ua, dont il est trés-diOicile de la dis- tinguer. On la séparera facilement de celle d'Alsines, en ce que les traits qui surmontent la sous-dorsale ne lui sont pas parallèles, mais légè- 2 46 • CARADRrNlD;E. rement obliques; leur extrémité antérieure se confond avec elle au milieu de chaque anneau, et l'opposée remoQ.te au-dessus du trait sui- vantv " '"' " A. Taraxaçi tib. Hb. 575 — Dup. III p. 50 pi. 75 f. ft — Bdv. 1099 = Bla7ida Tr. II p. 264*2 Les ailes super, d'un ton moins rose , plus noirâtre , avec une légère teinte roussâtre sur le disque ; la ligne sublerminale un peu moins ondée ; les ailes inférieures un peu plus jaunâtres, etc. J'en ai élevé un beau mâlè dans les Pyrénées. 6. Snperstes Tr. Tr. II p. 260 — Frey. II pi. 190 — Herr.-Sch. 3S3 = Plantagiim Hb, i)l& (non nWow) =Blanda 9 Hb. 102-— Dup III p. 55 pi. 75? — Bdv. 10982 Larv. Frey. Elle tient à la fois d'yi/»i«es, de Blanda et ù^Ambigua^ et pourrait bien constituer une espèce à part, ce que la découverte de la chenille nous ap- prendra. Les ailes infér. sont encore plus claires que chez Blanda, pres- que blanches, mais non pas bleuâtres comme chez Ambigua, et au con- traire un peu jaunies ; les super, sont plus claires et plus blanchâtres que chez Alsines et moins brunes que chez Blanda\ la série de points qui se lie à la coudée est toujours très-marquée, et l'extrabasilaire en offre sou- vent de semblables. Je la crois presque exclusivement propre aux régions montagneuses. Eu France elle est commune dans les Alpes du Dauphiné et du Jura, où elle paraît remplacer la Blanda ; quelques-unes de ses sous-variétés se confondent presque avec VAmbigva. C'est elle que Hubner a nommée Plantaginis et que tous les entomologistes (et moi tout le premier) avons confondue, à tort, avec VAmbigua [Plajitaginis Dup.). Cette variété est bien constante et doit peut-être former une espèce , mais il faudrait pour cela comparer soigneusement sa chenille avec celle de la Blanda, ce que je ne puis faire sur une figure aussi grossière que celle de Freyer. Nota. Les auteurs anglais ont créé beaucoup d'espèces aux dépens de la Blanda^ qui varie pourtant assez peu, du moins chez nous, mais qui est probablement plus variable en Angleterre, où les Noctuelles se modi- fient beaucoup , suivant les localités. Telles sont les Noctua Redacta , 'Lœvis,Sordida, de Haworth , et les Caradrina Amhigua, Alsines, Im- plexa^ de Stephens; mais il m'est impossible de classer et de décrire ces variétés, qui ne diffèrent du type que par des caractères aussi inconstants que peu tranchés, CÂRAJDaiNID£. 'l^y 394. Caradrina Ignava Gn. Elle ressemble extrêmement à nos espèces d'Europe et tient en quelque sorte le milieu entre la Blanda et VAmbigua , dont elle a le port et la taille, quoique pour la.tacbe elle se rapproche du groupe de Kadenii. Ailes super, d'un gris-testacé, avec tous les dessins trés-fms et peu distincts ; les lignes médianes assez rapprochées et presque parallèles ; la tache orbiculaire réduite ù un petit point noir ; la réniforme mal dessinée, salie de noirâtre inférieurement et marquée de très-petits points exté- rieurs blancs. Subterminale à peine distincte, sur un fond un peu plus foncé. Ailes inféc. un peu hyalines, salies de gris-testacé, surtout au bord terminal et sur les nervures; leur dessous d'un blanc-ochracé, avec un très-petit point cellulaire et une série médiane d'autres points noirs. Palpes un peu épais et plus ascendants que dans les autres espèces. Ile de France. M. N. 395. Caradrina Ambigua w.-V. Wien.-Verz. L-10 — Fab. 131 — Tr. II p. 262 = Plantaginis Dup. IH p. 59 pi. "76 f. 2 — Gn. Ind. p. 236 — Bdv. 1097 (non Hb.) — Herr.-Sch. 381 = la Fâcheuse Engr. 403 a. Larv. Hb 2 Elle se distingue facilement des précédentes par ses ailes inférieures d'un blanc bleuâtre ou nacré, pur dans le cT, et un peu teintées de gris au bord terminal dans la 9* C'est la plus commune de toutes, dans nos environs. Elle devient, du reste, généralement plus commune à mesure qu'on s'avance vers le midi. Sa chenille est bien distincte des autres et se trouve abondamment dans nos vignes. Il paraît qu'on ne la trouve pas en Angleterre , du moins elle n'est point dans l'ouvrage de M. Stephens. C'est bien VAmbigua de Fabricius qui dit : alis ci/iereis, et : poslicce alhidœ ; ainsi que celle desThérésicns, sur la collection desquels il l'a dé. crite. Treitschke a donc eu raison de lui restituer ce nom, et il devient d'autant plus nécessaire de l'imiter, que la Plantaginis de Hubner appar- tient à une autre espèce (voy. Blanda). 396. Caradrina Coh^esa iierr.-sch. Herr.-Sch. 95, 90, 97. Larv. igiiot. Midi de l'Europe. — Je ne l'ai pas vue. D'après la description de M. Herrich-Schœffcr, elle ressemblerait beaucoup à la Noct. Xantho' grapha\ U'»prës 9% figure , elle se rapproche de YAlsines ou de la var. ^ 2^8 CARADRINID^, Superstes. On sent que je ne puis la décrire sans avoîr la nature devant les yeux. 397. Caradrina Respersa w.-v. Wien.-Verz. T 7, 8 — Hb. 164 — Tr. II p. 269 — ûup. III p. 78 pi. 77 — Frey. I pi. 94— Gn. p. 236 — Bdv. 1095 — Bruand Soc. ent. 1844 p. 194. Larv. Frey. — Bruand. Autriche, Hongrie, centre de la France, en juillet. Coll. Div, Peu commune. La chenille, voisine de celle de Morpheus^ vit en mai sur les Rumex qui poussent dans les endroits secs et pierreux. GROUPE III. t^ 398. Caradrina Germainii Dup. Dup. Ann. Soc. ent. 1835 p. 193 pi. h — id. sup. III p. 309 pi. 28 — Gn. Ind. 236 — Bdv. llOi — Herr.-Sch. 143. Larv. ignot. Espagne, midi de la France, en juin. Coll. Gn. Bdv. et Pierret. C'est une des plus rares . M. Duponchel l'avait prise d'abord pour une Bryophila; sa première figure est méconnaissable. A ? Aiiceps. M. Herrich-Schœffer a publié sous ce mauvais nom, une Caradrina qui parait surtout différer de notre Germainii, par la couleur des ailes in- férieures, qui est d'un gris-clair, et qui vient du midi de l'Europe. Comme je ne l'ai pas vue, je ne puis dire si elle forme réellement une espèce distincte. J'observe seulement que dans ce genre, cette différence des ailes inférieures ne serait pas sans exemple. (Voy. Cuhicularis.) 399. Caradrina Pigra On. 30""". Ailes super, d'un gris-testacé un peu luisant, avec l'espace ter- minal, les deux lignes et l'ombre médiane fines, presque parallèles, un peu flexueuses, mais non dentées, plus foncées. Tache réniforme con- sistant en une ombre vague teintée de roussâtre au milieu, avec d'imper- ceptibles points blancs aux extrémités : le tout peu marqué. Ailes infér. d'un blanc un peu nacré, avec le bord sali de gris. Palpes gris-noirs , à dernier article clair. Ile Bourbon. Coll. Guérin. Une seule 9- Elle a beaucoup de rapports avec nos Terrea, Fuscicornis, etc. CARADRlNlDiE. ^49 ^ 4oO. Caradrina TerREA Frey. Frey. IV pi. 303 f. 3, û — Herr.-Sch. 90, 409. Larv, ignot. Russie Méridionale. Coll. Div. A. Ustirena fidv. Bdv. 1106 — Dup. sup. III p. 221 pi. 6 — Gn. Ind. 236. Elle diffère très-peu de celle de Russie. Elle est ordinairement un peu plus grande, plus saupoudrée, plus pâle; les lignes sont moins marquées; le second fllet de la coudée souvent plus distinct. Contrées méridionales et montagnes alpines de la France et de la Suisse, en juillet. B. Un peu plus foncée. Ligne subterminale sans taches noires , et formée comme chez Kadenii^ de taches jaunes, derrière lesquelles le fond devient plus obscur. Réniforme distinctement entourée de points jaunâtres. Un seul de ces points chez la $. Cette tache concolore avec le fond et non détachée en brun. Hyères, en avril. Coll. Donzel. Serait-ce une espèce distincte qui participerait de Terrea, de Kadenii et de Cubicularis^ ife. 4<)i- Caradrina Aspersa Ramb. Ramb. Ann. Soc. cnt. 1834 p. 385 pi. 8 f . 3 — Dup. sup. III p. 3i6 pi. 29 — Bdv. 1109 — Gn. p. 236 — Herr.-Sch. 458. Larv. ignot. Marseille, Digne, en juillet. Coll. Gn. Toujours rare. t)fc 4o2. Caradrina Fuscicornis Ramb, Ramb. Ann. Soc. ent. 1832 p. 286 pi. 9 f . 5 — Dup. sup. III p. 318 pi. 29 — Bdv. 1108 = A^aienii var. Gn. Ind. 236 — Ramb. in ikt. Larv. Ramb. J'avais considéré, d'accord avec M. Rambur lui-même, cette espèce comme une variété de Kadenii. Je suis revenu depuis sur cette opinion. Outre sa taille et son aspect visiblement plus grêle, la Fuscicornis a les ailes supérieures plus étroites à la base, les lignes plus fines, plus nettes, plus dentées; la tache réniforme presque concolore; le point orbiculaire absent, et enGn, les ailes infér. plus hyalines, plus arrondies, dépourvues Lépidoptères. Tome 5. 16 25o CARADRINIDJ;. des traits terminaux et généralement plus blanches. Enfin, les deux che- nilles paraissent, d'après les descriptions de MM. Freyer et Rambur, pré- senter des différences essentielles. Corse, en mai et septembre. Coll. Bdv. et Gn. Je ne crois pas qu'elle ait été retrouvée depuis le voyage de M. Rambur. ■Hî 4o3. Garadrina AlbiNa Ev. Eversm. Bull. MoSc. 1848 n" 3. Je ne l'ai pas vue. L'auteur dit qu'elle a le port et la taille de la Ko- denii et il la décrit ainsi : ^lœ anticœ lutescenti-gnseos , punctis ali^ quoi costalibus punctisqiie tribus lineœ internœ nigris , série externa flexuosa punctorum fuscorum obsoleta , maculis ordinariis dilute fusces- centibus , roiunda minuta nigra, média renifarmi, punctulis obsoletis albis terminaia. Alœ posticœ candidce. Montagnes sud de l'Oural, en juin et juillet, et bords du Volga en mai. ^ 4o4' CARADfemA KAdENIÎ Frey. Frey. II p. 147 pi. «86 — Fisch.-Rôsl. Abbild. p. 78 pi. 36 — Dup. sup. III p. 314 pi. 29 — Bdv. 1107 — Evers. 260 — Gn. p. 236 — Herr.- Sch. 408. Zarv. Frey. Hongrie, Russie méridionale , Pyrénées, midi de la France , en mai et juin. Coll. Div. Cette Caradrinè était connue depuis longtemps «n France, où elle n'a- vait pas encore reçu de nom. Kindermann le premier l'envoya à déter- miner à Treilschke, qui la nomma Kadenii, mais sans la publier. C'est M. Freyer qui s'en chargea et qui nous flt connaître en même temps la chenille , qui est d'un brun de bois, avec la vasculaire noire , la stigmatale grise surmontée d'une ligne noire fine, et un gros point blanc dans chaque incision à la place de la sous-dorsale. Tête petite et noire. Elle vit en jmars et avril sur les plantes basses , comme toutes les Caradrina. A. Flavireua Bdv. Bdv. inlitt. — Dup. Cat, Ailes super, d'un gris-cendré foncé, avec les lignes absorbées par la couleur du fond, et les points blancs et jaunes qui entourent la réniforme seuls visibles. Ailes infér. beaucoup plus foncées que dans le type. Coll. Pierret. Une $, Je ne connais point la var. Litigiosa de Mi Rambur, qui n'a, d'ailleurs, jamais paru dans sa Faune de l'Andalousie , dont la publication s'arrête à la première livraison des Lépidoptères. M. Eversmann a publié dernièrement, Bull. Mosc. 18hS n^ 3, une Cara- drina Grisea, qu'il dit très-voisine de Kadenii, et qui n'en est peut-être, dit-il lui-mÊme, qu'une variété. 4o5. Caradrina Selini Bdv. Bdv. Gen. 1606 — Gn. p. 236— Dup. sup. m p. 576 pi. Ù8 ~ Herr.- Sch. Of . Larv. ignot. Valais, en juillet. Coll. Div. Elle n'a encore été trouvée que par M. Anderregg , qui l'a élevée de chenille, mais sans la publier. 4o6. Caradrina Gubicularis VV.-V. Wlen.-Verz. G-6 — Bork. 97— Hb. 4«iS — Tr. II p. 251 — Haw, p. 208— Dup. III p. 331 pi. 76— Steph. II p. 158 — Bdv. 1 1 1 1 — On. 235 = Quadripunctata Fab. UO = Segetum Esp. pi. 150 f. 4,5=: CalUsto Engr. (la Gentille) 405 a h = Blanda Haw. p. 2Qd, = Superstes Steph. p. 159= Leucoptera Beck. dev', Thunb. p. 41 pi. 2. Larv. Tr. Europe, en juin et septembre. Coll. Div. Très-commune. Elle varie beaucoup, tant pour la taille que pour l'intensité de la couleur et la vivacité des dessins, mais il est difficile de classer ses variétés par races, parce qu'elles présentent trop d'individus intermédiaires. Ceux du midi sont particulièrement grands, chauds en couleur. D'autres, généralement plus petits, paraissent avoir les ailes supérieures plus arrondies ; leurs dessins sont beaucoup mieux marqués; ils se rapprochent delà Selini. Enfin, d'autres ordinairement plus grands, ont le fond dos ailes très-pâle, pres- que sans dessins, mais avec la réniforme bien accusée et bien entourée de points blancs. A. Ailes supérieures très-pâles, avec les dessins peu distincts ; la réniforme rousse, entourée de points blancs, comme les individus dont je viens de parler, mais en outre, les ailes inférieures sont d'un gris clair presque uni, avec les nervures plus foncées et la frange concolore. Indes Orientales. Coll. Gn. Malgré la différence si marquée des ailes inférieures, je ne puis consi- dérer cette Caradrina que comme une simple variété de notre Culictilarit, dont elle ne difl'ère pas sous tous les autres rapports. Elle ressemble pres- que complètement à la figure 425 de M. Herr.-Schœffcr, qui représente MO individu reçu de la Russie méridionale. 3 5a CARADRINIDiE. 407. Caradrina Atriluna. 25°"". Ailes super, d'un cendré-jaunâtre très -clair, à peu près comme chez Cubicularis, avec trois points noirs à la côte. Toutes les li- gnes nulles ou indistinctes; quelques légères traces ombrées à la place de la coudée et de l'ombre médiane ; quelques points mêlés d'atomes fer- rugineux et jaunâtres vis-à-vis de la cellule, devant la place occupée ordi- nairement par la subterminale. (Dans un exemplaire, cette dernière ligne est assez bien accusée, entre deux traces ombrées.) Tache réniforme très- nette, étroite, en forme de croissant, d'im brun-noir tranché, finement cer- clée de brun-jaunâtre. Orbiculaire ordinairement nulle, quelquefois appa- raissant en un point presque imperceptible. Ailes infér. d'un blanc pur un peu nacré, avec le bord légèrement liseré de gris clair. Deuxième ar- ticle des palpes largement taché de noir. — Les d€ux sexes absolument semblables. Abyssinie. M. N. Paraît commune, à en juger par le grand nombre d'exemplaires que j'ai vus. FAM. V. IVOCTUID.E. Bd?. Ind. méth. p. 63 — Gn. Ess, p. 347 — Steph. Dup, = Fam. M et N. {AlbUateres et Terricolœ) Wien.-Verz. — Rurales Astrosignatœ et Jtuaticœ Bork. — Semiluteœ, Pseudo-Bomhyces et Rurales Haw. Chenilles à 16 patles égales, cylindriques, épaisses^ rases, lisses, sans émi- nences, luisantes ou veloutées, de couleurs généralement obscures; vivant sur les plantes basses, et se cachant soit sous des feuilles près de terrc^ soit dans tes racines, ou même dans des trous ou galeries qu'elles se pratiquent dans la terre. — Chrysalides lisses, luisantes, cylindrico-coniques, aiguës à l'anuSy renfermées dans des globules ovoides, composés de (erre ou de débris et enter^ rés plus ou moins profondément. — Insectes parfaits à antennes tantôt ciliées ou peclinées, tantôt simplement pubescentes, à palpes bien développés, à der- nier article court, mais distinct, à trompe courte ou moyenne, à pattes fortes^ ayant les jambes, surtout les attlérieures, presque toujours garnies de petites épines, et les éperons bien prononcés; à ailes supérieures lisses ou luisantes, entières, subrectangulaires, étroites, recouvrant entièrement les inférieures, et même se croisant en partie, ce qui donne à l'insecte une forme allongée, formarU un toit fort peu incliné; les inférieures bien développées, plissées, à nervure médiane franchement trifide; l'indépendante très'faible , et comme rudimentaire. Voici une des familles qui paraissent les plus tranchées, si on prend pour types les Agrotia proprement dites, mais qui inclinent beaucoup vess les Orthosides aussitôt qu'on arrive aux Noctua. M. Rambur a cru trouver un caractère rigoureux dans la présence des épines qui garnissent les tibias antérieurs, et, en effet, ce caractère est excellent, mais il est loin d'être ab- solu, puisque nous voyons dans le genre Noctua un petit groupe que per- sonne ne peut songer à en séparer (Baja, Sobrijia) , qui en est privé plus ou moins complètement, et, dans les Agrotis, quelques espèces isolées qui ne le présentent pas davantage. La famille dçs Noctuides ne repose donc, comme toutes les autres, que sur une certaine quantité de caractères qui se confirment mutuellement , mais qui deviennent sans force quand on veut les isoler. Les chenilles des Noctuides sont de deux sortes : les unes sont mates, veloutées, ornées de couleurs assez vives, et marquées de dessins bien tranchés , au nombre desquels figurent principalement les sous-dorsales , qui sont le plus souvent surmontées de traits noirs interrompus, qui s'épais- sissent à mesure qu'ils se rapprochent des derniers anneaux, et qui finissent par devenir, sur le 11'^, où ils s'arrêtent, deux taches en forme de coin ou 254 NOCTUIB^. de triangle, qui se touchent par un de leurs angles. Les autres sont luisantes, de couleurs sales, et leurs dessins principaux sont les points trapézoïdaux, qui sont noirs, un peu verruqueux el Irés-brillants. Les premières vivent abritées sous les feuilles sèches ou les broussailles. Les secondes ont une manière de vivre plus caractéristique, et s'enterrent littéralement pendant le jour, soit qu'elles se cachent dans les racines, dont elles font leur princi- pale nourriture, soit qu'elles se pratiquent des cavités dans lesquelles elles fuient la lumière ou recherchent la fraîcheur. EUet ne sortent souvent de ces trous que la partie antérieure de leur corps, pour atteindre aux feuilles les plus basses, a C'est, dis-je dans mou Essai, un spectacle curieux que de 3> voir celles qu'on élève en captivité, forcées de sortir en entier pour saisir » une nourriture qui n'est plus autant à leur portéeque dans la nature; il » semble que l'air ne soit pas leur éléoient, ou qu'elles ne puissent le res- » pirer que dans leurs souterrains. Que si on plante directement, dans la » terre qu'on leur fournit, l'herbe qui doit les nourrir, c'est un autre plai- » sir que d'observer toutes ces feuilles en mouvement, sans qu'on puisse » en voir la cause, et, quand on les quitte pendant quelques heures, de 3) trouver des touffes énormes dévorées par ces êtres invisibles. Et qu'on » ne croie pas que j'embellisse à plaisir mon sujet : il m'est souvent arrivé » de nourrir, une saison entière, des larves A'Agrotis, sans les apercevoir » une seule fois^ et de retrouver littéralement, dans mes poudriers, le pa- » pillon à la place de la chenille que j'y avais placée. » En résumé, toutes les chenilles des Noctuides sont épaisses, bien cylin- )) driques et dépourvues de toute espèce d'éminences, autres que les points » trapézoïdaux. Toutes vivent exclusivement de plantes basses, fuient la » lumière du jour, et s'enfoncent en terre pour se chrysalider. Les papil- w Ions qui en proviennent sont parfois assez brillants, presque toujours » munis de longues pattes à ergots prononcés, et leurs palpes sont gènéra- 3> leinent bien développés. Ils ont un vol rapide; mais plusieurs se ressen- » tent, pour ainsi dire, de leur origine, et passent presque toute leur vie » tapis dans les trous des arbres ou les interstices des rochers. C'est à cette » famille qu'appartiennent presque tous ceux qu'on trouve dans les maisons » de campagne, glissés dans les feuillures des volets, dans les jointures des » portes, ou collés aux parties obscures des murailles et des plafonds. Si » nous les voyons si souvent dans nos habitations, cela tient à ce que leurs » chenilles sont, pour ainsi dire, nos ennemies intimes : ce sont nos jardins, « nos vergers, nos cours, qu'elles choisissent pour théâtres de leurs rava- « ges ; les légumes que nous cultivons avec soin, ou les plantes parasites » qui poussent, malgré nous, jusque sous nos pieds, leur sont également » bons, et c'est dans cette famille que se trouvent les chenilles des Noctuelles 3> les plus nuisibles à l'horticulture. » (Essai, p. 349.) Je n'ai rien à ajouter à ce tableau des mœurs de la famille qui va suivre, et, quant aux moyens de parer aux dégâts que j'y ai signalés, je renverrai à l'article de la Tn>fea'?ia /"ronMÔa, où j'indique le seul palliatif, hélas! bien insuffisant, qu'on puisse y apporter. Toutes les recettes qu'on a don- NOCTUID^. 255 nées, et je pourrais presque ajouter qu'on donnera, dans ce but, manque- ront toujours leur effet, puisqu'on a affaire ici à des ennemis isoles, qu'U faudrait combaiire un à un, et que leur manière de vivre soustrait aux recherches mêmes du naturaliste. Les Noctuides habitent toutes les parties du globe , dont les plus favori- sées sous ce rapport semblent èlrc l'Europe et l'Amérique du Nord, c'est- à-dire les climats tempérés. Souvent les individus de ces deux pays sont complètement identiques; d'autres fois, ils ne constituent que des variétés d'une môme espèce; enfin, quand ils forment deux espèces différentes, elles ont toujours entre elles la plus grande analogie. Les auteurs en ont connu un grand nombre, et, comme elles offrent quelque difficulté à distinguer leur synonymie est, en général, trés-embrouillée. On remarque une certaine parenté entre plusieurs Noctuides et quelques genres de la tribu des Apamides. Elles se distinguent pourtant, en général, par un faciès différent, les épines qui garnissent ordinairement les jambes, la présence de la trompe, toujours assez développée, le port d'ailes au re- pos, l'absence complète de crêtes sur l'abdomen, etc. Enfin, les genres jH>- tiopholus, Charœas, Episema, etc., qui en sont certainement les plus rap- prochés , se reconnaîtront par l'absence presque complète de la spiritrompe et les palpes rudimentaires et velus, comme chez les Bombyx. Gen. RUSINA $t. St. Cal. p. 64. — 111. III p. 111 ■- Gn. Dup. Bdv. = Agrotis Tr. Chenilles cjflindriques , très-v.eloulées, à peine atténuées aux extrémités , à lignes distinctes, à dernier nnneau parsemé de poils, ainsi que la tête, qui est globuleuse, petite et luisante; vivant pendant l'hiver sur les plantes basses et Cachées dans les broussailles. — Chrysalides assez, courtes, obtuses à l'anus, renfermées dans des coques molles de soie garnies exlérieuremcntkle grains de terre et enterrées très-peu profondément, — antennes des çf fortement pectinces jusqu'au sommet, à lames longues et pubesccntes ; celles des $ courtes, épaisses, squammeuses et comme hérissées. Palpes peu ascendants, Irès-comprimés ; le 2* article rectangulaire, vrlu-hérissé, le i" fn, tronqué. Trompe grêle. Tho- rax convexe, crête entte les ptérygodcs, velu dans les ç^, luisant dans les Ç. Abdomen grêle, caréné, lisse, velu latéralement dans les çf, épais, fusif orme et luisant dans les Ç . Pattes velues, mais sans épines, à ergots longs. Ailes tri's-enlières ; les supérieures luisantes, obtuses au sommet, à lignes et taches assez distinctes ; les inférieures assez développées, ordinairement unicolores. Aréole courte, triangulaire, à tivis nenmles également insérées au sommet. Ce genre, bien caractérisé, lient à la fois des Caradrinides, des Orlhosi- des et des Noctuides. M. Boisduval l'a placé dans les Amphypirides; c'est avec ces dernières qu'il me parait avoir le moins de rapports, surtout dans SCS premiers états. Ses chenilles inclinent un peu vers les premières, et vi- s56 NOCTUlDiE. Vent à peu prés comme elles et aux mêmes époques: elles sont aussi pares- seuses, et leur croissance est aussi lente. Elles ont atteint leur taille au mi- lieu même de l'hiver et se chrysalident dès les premiers jours du printemps. L'insecte parfait éclôt au milieu de l'été; il se cache volontiers dans les broussailles, et vole même en plein jour, quand il est troublé. Type. * 4 08. RUSINA TeNEBROSA Hb. Hb. 158, 503 — Tr. I p. 180 — Dup. III p. 11 pi. 72— Frey. I pi. 40 — Gn. p. 239 — Bdv. 152 = Ferruffinea Esp. Bomb, pi. Û7 f. 5,6? — Engr. (la Ferruginée) 387 abc — St. II p. 112 = PJweua Haw. 94 = Obsoletissima Haw. 129. Larv. Frey. — Gn. 30mm. Ailes super, d'un brun-marron foncé , avec les points virgu- lalres, l'origine des trois lignes et le contour de la réniforme, d'un blanc sali; les lignes médianes fines, noires, peu distinctes; l'ombre médiane forte , quoique vague, et la ligne subterminale très-sinuée et largement ombrée antérieurement. Orbiculaire nulle ou indistincte. Ailes infér. noi- râtres , unies, à frange concolore ; leur dessous saupoudré, avec une tache cellulaire assez grosse, mais peu tranchée. Les deux sexes semblables. La 9 ayant les jambes et tarses postérieurs épais et squammeux. Chenille d'un brun-ferrugineux , avec tous les derniers anneaux plus clairs; la vasculaire fine, interrompue, blanchâtre ; les sous-dorsales en- closes dans une ligne d'un gris presque bleuâtre, et envoyant au milieu de chaque anneau un chevron peu marqué. Stigmatale presque concolore, surmontée d'une ligne presque pareille à la sous-dorsale. Espace latéral rembruni par des stries foncées. Tête brune, luisante. Elle vit sur les plantes basses qui conservent leur verdure pendant l'hiver, et en particu- lier sur les yiola. Europe centrale et boréale, en juillet. Coll. Div. Treitschke rapporte ici la Nigricans 583 de Hubner, qui me paraît plu- tôt une Ep. Nigra mal rendue. Est-il bien sûr que ce soit la Ferruginea d'Esper? En tous cas, ce nom ne peut subsister, puisqu'il désignait déjà une espèce du genre Xanthia, t' 409* RuSINA QUADRANGULA Ev, Evers. Faun. lirai, p. 201 — Herr.-Sch. 496. 37rara. Ailes super, d'un gris-brun-noirâtre , avec les lignes un peu plus foncées, fleXueuses, marquées surtout à la côte; les taches ordinaires concolores, peu distinctes et séparées par une large tache quadrangulaire d'un noir-brun velouté , foncée et très-saillante. Ailes infér. d'un gris- noirâtre uni. Une tache cellulaire et des traces de ligne à peine distinctes NocTuiDiE. aSy en dessous. Thorax du même brun que Tenehrosa. Dernier article des palpes plus court. Oural, Sarepta, Caucase. Très-rare. Coll. Bdv. Un seul cf. Elle QBt nommée Unimacula dans la coll. de M. Boisduval; mais la des- cription de M. Eversmann ne laisse aucun doute. Gen. AGROTIS och. Och. Syst. GIoss. — Tr. Bdv. Dup. Gn. St. = Heliophohus^ Agroiisy Cliersotis, Opigena et Spœlotis Bdv. Gen. Chenilles allongées, cylindriques, épaisses, à tête moyenne, globuleuse, et à plaques cornées distinctes ; tantôt vermiformes, livides, et à trapézoïdaux ver- rugueux, luisants etpilifèrcs, tantôt entièrement glabres, avec les lignes plus ou moins distinctes, et à trapézoïdaux concolorcs. Elles vivent toujours cachées près des racines des plantes basses, parfois même parmi ces racines et enfoncées dans la terre. — Chrysalides enterrées. — Antennes pubescentes, ciliées ou pec- tinées dans les cf. Palpes assez courts, légèrement ascendants-obliques, leur 2» article large, velu, tronqué au sommet, le B^ court, en bouton. Toupet frontal assez saillant, offrant souvent des dépressions. Trompe assez longue. Thorax robuste, carré, à collier tm peu redressé. Abdomen plus ou moins déprimé, lisse, velu latéralement dans les cf. Pattes longues, à ergots prononcés, les jambes antérieures souvent garnies de petites épines. Ailes supérieures oblon- gues, épaisses , lissées et souvent luisantes, avec les lignes et les taches distinctes; ta claviforme presque toujours bien marquée ; les inférieures assez développées, souvent irisées ou demi- hyalines; au repos, elles sont plissées et entièrement recouvertes par les supérieures, qui se croisent même en partie et dony^ent a Cinsecle une forme allongée. Ce genre a été remanié bien des fois depuis sa création, et toujours sans succès, ce qui provient de l'extrême diversité des espèces qui le composent, et cela sous leurs trois étals, et aussi un peu deschcnilles, sur beaucoup des- quelles on n'a pas de renseignements d'une précision suffisante. Le temps viendra peut-être où il pourra être partagé en plusieurs genres naturels; mais j'ai dit (Ind. p. 239) et je crois encore que ce temps n'est pas arrivé. J'ai donc laissé toutes les Açrolides en un seul genre, et je me suis borné à y établir les divisions qui me semblent le plus naturelles. Ces divisions sont au nom- bre de treize, qui se partagent elles-mêmes presque toutes en sous-divisions, parfois assez tranchées, tant est grande la diversité des espèces dans ce genre compliqué. Parmi les groupes qui méritent le plus d'attirer l'attention, je citerai surtout le troisième , entièrement composé d'espèces océaniennes, qui, par leurs antennes simplement i)ubescenles, leur thorax aplati et trés- lissé, leurs tibias velus et élargis, l'absence complète d'épines aux anté- rieurs, et enlin l'oviducle saillant de certaines femelles, seront appelées pro- ^,S,S NPCTUIBJ:, bablement à conslituer un genre distinct, quand les matériaux seront plus nombreux. Le groupe XI, ou Spœlotis de M. Boisduval, a certainement aussi un aspect particulier ; mais, quand il m'a fallu trouver des caractères réels pour le faire reconnaître, je n'ai pu en saisir un seul qui lie fût commun à quel- ques autres espèces à'Agrotis. Cela eût été encore plus difficile pour le groupe XII, qui constitue une partie du genre Chersotis, du même auteur; enfin, son genre Opigena^ groupe XIII, quoique fondé sur des différences organiques plus positives, a trop d'affinité avec ce même groupe XII, pour pouvoir en être séparé sans inconvénient. Les chenilles des véritables Agrotis se reconnaissent ai^ premier coup- d'œil. Lisses, épaisses, à peau transparente et de couleurs sales, munies de trapézoïdaux luisants, élevés, et comme vernissés, avec les plaques du cou et de l'anus également luisantes, et de consistance fortement cornée , elles ressemblent à des vers ou à des larves d'insectes très-éloignés des Lépidop- tères. Leur manière de vivre n'est pas moins tranchée. Elles ne se bornent pas à se cacher pendant le jour sous les plantes basses; mais elles s'enfon- cent littéralement dans la terre et parmi leurs racines, et, quand la nuit arrive, elles ne sortent souvent de cette tombe que la partie antérieure de leur corps siriclemcnt nécessaire pour atteindre leur nourriture. C'est à elles surtout que s'applique ce que j'ai dit dans les généralités de la famille. Plu- sieurs d'entre elles sont fort nuisibles, surtout à raison de leur nombre con- sidérable, et en particulier les Exclamationis, Scgetwn, Falligera, Tritiy ci, Aquilina, Obelisca, etc. Ce qui atténue, heureusement, leurs dégâts, c'est qu'elles s'attaquent presque indistinctement à toutes les plantes basses;, en sorte que les PZaw^w^o, Alsine, Rumex, Taraxacum, les Graminées inu- tiles, etc., en supportent la plus grande partie. Néanmoins, elles sont pour les jardins des hôtes fort dangereux ; il parait même que, dans certaines ciF-- constances, elles attaquent des plantes de familles toutes différentes, et ne répugnent pas à monter la nuit sur les végétaux ligneux. M. Treitschke parle de ravages causés, en 1833 et 1834, dans les vignes des environs de Vienne, par les chenilles de VAqailina, qui dévorèrent les feuilles, les fleurs et les bourgeons , et j'ai vu moi-même des rosiers attaqués par la chenille de la Segelum. Les Agrotis à l'état parfait sont des insectes bien reconnaissables. Us tiennent leurs ailes repliées presque parallèlement au plan déposition, et les supérieures se recouvrent un peu par leur bord interne; en sorte que l'ani- mal a une forme trcs-aliongée, qu'il perd complètement quand ses ailes sont entièrement développées. Ils volent avec une grande vivacité quand vient le soir, et même quelques-uns en plein jour. Les Agrotis Segetum, et surtout Exclamationis, sont si communes dans certaines localités, qu'on en prend dix contre une autre espèce quelconque de Noctuelle. C'est un vrai fléau pour le chasseur au crépuscule. Ce genre si nombreux est assez difficile à débrouiller, cap certaines espè- NocTuiDiE. sSg ces varient à l'infini. En outre, beaucoup d'espèces exotiques ont tant de rapports avec les nôtres, qu'on les confondrait facilement, et que la plupart des auteurs se sont laissés aller à en admettre quelques-unes parmi les indi- gènes, comme Incivis {Prœcox Dup.), annexa, etc. Les femelles ne diffè- rent point des mâles, si oc n'est par l'abdomen, les antennes, dans les espè- ces où elles sont ciliées, et par la couleur, toujours plus sojnabre, des ailes inférieures. Le genre Jgrotis est répandu sur tout le globe, mais principalement en Europe et en Amérique. Epr^pea Cr. 272 G H, de la Guyanne, pourrait bien appartenir au genre Affrotis. GROUPE h 4 10. Agrotis Porphyricollis gh. ^2mra. Ailes super, entières, épaisses, veloutées, d'un gris-rpugeâtre, parsemées d'écailles, parfois même de stries brunes, avec les lignes mé- dianes oblitérées; la subterminale accusée par une ombre brune, large à la côte , puis se rétrécissant et mourant avant d'avoir atteint le bord intôrne. Taches ordinaires pleines, noires, entourées de briiu fondu; l'or- biculaire punctiforme; la réniforme irrégulière; la claviforme oblitérée et indiquée par un point vague. Une série de traits noirs terminaux précédés d'une ombre vague brune. Ailes infér. noirâtres , plus claires et subhya- lines à la base, avec une grosse tache cellulaire confuse en dessus , mais très-tranchée en dessous , sur un fond blanc qui porte une grande tache noire à l'angle externe. Côte dus ailes super, d'un blanc-gris. Pattes et palpes variés de blanchâtre et de rougo porphyre. Tliorax concolore aux ailes super, avec le coULer entièrement d'un rouge porphyre. Antennes longues et très-fortement pectinées. M. N. Deux c^, dont j'ignore U patrie. tt 4 1 1 . Agrotis Obesa EJv. Bdv. Ind. mélh. add. p. .I ; Icon, pi. 75 f. 1 , 2 et Gen. 858 — Gn. Ind. m — Tr. sup. X p. 42 — Dup. sup. III p. 173 pi. I«î — Hcrr.- Sch. 22. Larv. Dup. France méridionale, en août. Coll. Div. 26o NOCTUID^. 4 12. Agrotis LipARA Ramb. Ramb. Ann. Soc. ent. 1848 p. 68. Algérie. — Je ne l'ai pas vue en nature et ne la connais que par la des- cription de M. Rambur, qui affirme qu'elle ressemble beaucoup à VObesa. '^ 4 '3. Agrotis Lata Tr. Tr. sup. X p. 24 — Herr.-Sch. 20, 29. Larv, iguot. Sicile. Je n'ai pas vu cette espèce et je la soupçonne fort d'être une simple va- riété de Crassa, avec certaines variétés de laquelle la description de Treitschke s'accorde on ne peut mieux. La figure que vient d'en donner M, Herrich-Schœfler ne fait que me confirmer dans cette opinion. ')^ 4i4' Agrotis Crassa Hb. Hb. 1 52 9 560 cf — Tr. I p. 166 — God. II p. 236 pi. 67 — Gn. Ind. 241— Bdv. 857= Tritici Wien.-Verz. N-10 (non Lin.) =z Sege- ttim Esp. pi. 60 f. 5 = Testacea (la Testacée) Engr. 448 ic (nono) = Mavida (la Rousse) Engr. 446 b, Larv. BRG. France, Autriche, Allemagne, en juillet et août. Coll. Div. Peu d'espèces ont donné lieu à tant de confusions chez les anciens auteurs. Les Thérésiens l'ont prise pour la Tritici de Linné, Esper pour XiSegetiim^ Engrameile pour la Testacea et la Mavida. Hubner ne croyant pas que la belle et vive femelle qu'il a représentée appartint à la même espèce que la Tritici^ qu'il avait figurée d'après le Wien.-Verz., lui a donné un nouveau nom qui lui est resté et qui lui convient d'ailleurs par- faitement. A. Tritici Hb. Hb. 151 = jRavida (la Rousse) Engr. 446 a. Mâle plus petit, notablement plus pâle; les traits sagitlés nuls ou pres- que nuls. Abdomen plus clair. Ailes inférieures d'un blanc encore plus pur. Mêmes localités. Coll. Div. i. Femelle à ailes super, d'un brun-noir iutense uni, qui absorbe presque NOCTUIDiE. 36, tous les dessins, sauf les lignes raédranes. Ailes infér. d'un cendré-noi- râtre uniforme. Abdomen uni , nullement zôné. Front blanc. Coll. Pierret. C. Femelle à ailes supérieures très-saupoudrées de gris-blanc, surtout sur l'espace médian ; l'orbiculaire et la réniforme liées ensemble par le bas. Claviforme très-courte et à peine marquée. Disque des infér. d'un blanc bien pur. BL N. Une seule 9. 4i5. Agrotis Spissa On. Elle ressemble beaucoup à la Crassa ; mais elle est plus petite (35n.m)^ d'un gris-brun lestacé, à nervures plus foncées et placées sur un fond un peu plus clair, surtout la médiane et sa dernière nervule. Les dessins sont comme dans Crassa^ mais il y a une plus grande disproportion entre les deux taches; la ligue coudée forme un chevron rentrant audessous de la k" Inférieure , et au bord interne, sous la sous-médiane, elle s'allonge de manière à toucher le sommet du chevron formé par l'extrabasilaire; les ta- ches cunéiformes de la subterminale sont plus régulières et plus égales,et celle-ci est moins fulguréc; les ailes infér. sont plus obscures et plus uni- formes. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Deux mauvais Individus. 4 1(3. Agrotis Radians Gd. 41™". Ailes super, d'un gris-brun-noirâtre , avec la côte et des rayons d'un blanc-cendré, sur lesquels sont placées les nervures; les lignes mé- dianes peu nettes. Subtermiuale perdue dans les rayons, dont l'intervalle est marqué de taches sagittées très-longues. Taches ordinaires grandes, cerclées et empûlées de brun, souvent liées ensemble; l'orbiculaire oblon- gue longiiudiualemeut; la réniforme grande et normale; la claviforme très-allongée , noire ou cerclée de noir, partant d'une tache basilaire ar- rondie, parfois jaunâtre. Ailes infér. noirâtres, à nervures visibles, avec le disque et la frange (l'angle externe excepté) d'un blanc pur; leur dessous blanc , avec une bordure noire fortement tranchée à l'angle externe. An- tennes longues; celles du cf fortement pectinées. Les deux sexes sem- blables pour le reste. Terre de Van-Diemen, Tasmanie. M. N. Trois cT» trois 9. C'est une des plus belles Agrotis. Elle ressemble en grand â la var. B de f^alligcra. Les individus de Tasmanie sont plus grands. ^ 262 NOÇTUID.E^ 417. Agrotis Jacuufera Gn. Elle varie extrêmement , tant pour la taille que pour les dessins , mais on la reconnaîtra toujours sûrement à la forme de l'orbiculaire. 37mm, Ajtes super, d'un gris-carné, avec la partie supérieure de l'es- pace médian teintée de noir qui fait ressortir les deux taches ordinaires; la réniforme subovalc, teintée de rougeâtre ; l'orbiculaire en fonae d'U, ouverte par en haut, et se réunissant à la côte, qui est de couleur claire, et teintée de rougeâtre vers l'extrémité. Espace terminal noirâtre, précédé de traits sagittés qui se confondent souvent avec lui. Tache claviforme noire, très-allongée et séparée de la base, qui est aussi noire, par un trait de la couleur du fond. Ailes infcr. noirâtres, avec le disque plus ou moins blanchâtre, selon le sexe ; leur dessous avec un bord noirâtre , persistant au moins à l'angle externe , et une lunule cellulaire plus ou moins dis- tincte. Ptérygodes bordées de violet ou de roux-brfdé. femelle semblable. Amérique Septentrionale, Canada. Coll. Div. Paraît très-commune. Elle participe à la fois de Valligera et d^Jquilma pour le faciès. A. Beaucoup plus grande (43""") , plus sombre ; la couleur noire plus fondue; les parties claires plus rongeâttes. Ailes înfér. beaucoup plus obscures et presque entièrement noires. Antennes du (f plus épaisses et plus crénelées. Environs de Philadelphie. M. N. B. D'un brun-violet uni , avec les taches et une liture suivant la nervure médiane, puis sa W nervuled'un gris-carné. Côte, et souvent même tache orbiculairc à peu près concolores avec le fond ; l'espace terminal conco- lore; les autres taches noires comme daos le type, mais plus fondues. Ailes infér. comme dans la var. A. État de New-Yorck. Coll. Dbday. Cette variété rappelle les Noctua C Nigrum et JDitrapesium, 4 18. Agrotis Fatidica Hb. Hb. 704 — Herr.-Sch. 456. l^Qmm, Ailes super, d'un gris-brun clair, avec la cellule et le tour des nervures blanchâtres , et des taches sagittées, noires, aiguës , précédant la subterroinale, qui est presque nulle. Lignes médianes peu marquées et ÎTOCTUIDiE. a63 seulement sur le disque; la coudée punctiformc. Taches ordinaires très- nettes , cerclées de noir vif et séparées par du brun-noir; un trait sem- blable suivant la rénilornie. Claviforme très-nette, très-longue, annulaire. Ailes infér. d'un cendré-roussâtre clair de part et d'autre, presque unies, avec une grosse lunule cellulaire noirâtre en dessous, mais sans aucune J>ordure. Antennes pectinées, à lames serrées, comme f^alligera. $ plus foncée, plus noire, moins saupoudrée de blanc, qui forme de's rayons plus nets; dessous du corps presque noir. Russie méridionale. Coll. Pierret. Un çf, une 9 . La figure de Hubner est très-grossière. Cette espèce est intermédiaire entre la Radians et la Falligera , elle est encore très-rare dans les col- lections. 419. Ag ROTIS Valligera W.-V. Wien.-Verz. N-9 — Fab. 203 — Bork. 224— Hb. 150, ù78 — Haw. 179 — Treits. I p. 163 — God. II p. 223 pi. 05 f. 2 , 3 — Frey. I pi. 81 — Steph. II p. 118 — Gn. Ind. 2/il — Bdv. 855 = Clavis Esp. pi. 63 f. 5 — Engr. (la Clef) hhl — Donov. pi. 340 = Festigialis View, 30 = £omb. Sagitiiferus Haw. 66. Larv. Frey. France, Autriche , Allemagne, Angleterre, etc., en aoiit, Coll. Div. Elle n'est point rare. A. TrigoMalis E$p; Esp. pi. 75 f. C. • Plus petite, presque blanche; la tache claviforme grosse et courte ; le bord terminal foncé. Mêmes localités. Elle mérite à peine le nom de variété. B. Grande, d'un gris-noir sombre, à peine teinté de brun, avec toutes les parties claires d'un cendré obscur. Tache de la base seule jaunâtre. Ail'-'S lufér. entièrement d'un gris-noir foncé dans les deux sexes. Antennes dit (f très-pectlnées. Valais. Coll. Div. Cette belle variété , qu'on prendrait facilement pour une espèce dis- tincte, si on n'avait devant les yeux un grand nombre d'individus, a été élevée de la mOme chenille que le type, par M. Anderregg de Gamsen. Elle est désignée, ù tort, dans les collections de Paris , sous le nom à» Ti-igonalis d'Esper, qui en est plutôt l'opposée. « * 264 NOCTUID^,. C. Signafa Bdv. Bdv. Icon. pi. 75 f. 3 — Gen. 851. L'unique individu de cette prétendue espèce, qui avait été pris en Alsace par feu De Villiers , a été détruit, et la Noctuelle n'a pas été re- trouvée depuis. M. Boisduval , lui-même , pense aujourd'hui que cette Signala n'était qu'une variété pâle de f^alligera. Je m'empresse de con- signer ici son opinion, n'ayant pu m'en faire une moi-même, puisque je n'ai jamais vu l'insecte en question. 420. Agrotis Endog^ea Bdv. Bdv. Icon. pi. 75 f. 5 et Gen. 832 — Gn. Ind. 241. Larvt ignot. 36mm. Ailes super, entières , d'un blanc-roussâtre teinté de gris et nuage de brun. Lignes médianes nulles ou très^peu marquées. Subtermi- nale claire, maculaire, à peine visible, précédée de traits sagillés bien marqués , et suivie , vis-à-vis de la cellule, d'une tache terminale foncée. Tache orbiculaire annulaire, ovale-allougée, horizontale, pupillée de brun. Réniforme assez grande, empâtée d'une forte tache noirâtre qui n'épar- gne qu'un trait interne. Ailes infér. d'un blanc pur, un peu ombrées dans la 9» 2ivec une légère tache cellulaire en dessous. Ptérygodes blanches au milieu. Abdomen teinté d'ochracé. Palpes blancs tachés de brun. Anten- nes comme chez f^alligera. Corse, Espagne méridionales Coll. Bdv. Très-rare. 421. Agrotis Graslinii Ramb» Ramb. Ann. Soc. ent. 1848 p. 70 pL 1 f. 1, 2. Elle est très-voisine à'Endogœa , mais elle ne peut cependant lui être rapportée. Elle en diffère surtout par la coupe des ailes supérieures ; les inférieures de la 9 toutes blanches, etc. Û2™™. Ailes super, entières, étroites, droites et même un peu creusées i la côte, prolongées à l'apex et un peu coudées au bord terminal, d'un gristestacé jaunâtre mêlé de blanc-cendré à la côte , à l'apex et dans la cellule, à ligne extrabasilaire oblitérée. Coudée à peine marquée et sou- vent remplacée par des points. Subterminale accusée par des taches bru- nes sagittées. Tache orbiculaire blanche , petite, pyriforme, pupillée de gris. Réniforme normale comblée de gris-noir, avec le bord interne blanc; les deux séparées par une nuance brune. Claviforme oblongue, brune, pleine. Un rang de lunules terminales noires bien marquées. Ailes infér. d'un blanc mat , à frange concolore , avec quelques lunules terminales brunâtres qui cessent ava>it l'angle anal ; leur dessous semblable, avec un NocTumœ. 26S point cellulaire noir; dessous des super, d'un blanc-gris, avec une tache cellulaire arrondie, noire, suivie d'une ligne brune. Abdomen blanc. An- tennes blanches, garnies de longues lames pubescentes, fauves. — 9 un peu plus claire, à dessins plus délayés ; les ailes infér. aussi blanches , avec les nervures saupoudrées de gris. Ouest de la France, en septembre. Coll. Bdv. ^ 422. Agrotis Sagitta Hb. Hb. 696 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 850 — Herr.-Sch. 26, Russie méridionale. Une seule 9« Coll. Pierret. Toujours très- rare. 423. Agrotis Trifurca Ev. Evers. Bull. Mosc. 1837 n» 1 — Faun. Ural. p. 198 — Herr.-Sch. 120, Larv. ignot. /ilmm. Ailes super, d'un gris-brun-violacé, avec le bord terminal et la partie supérieure de l'espace médian d'un brun-noir velouté, et le bord des nervures plus clair. Une tache basilaire arrondie et cerclée d'un double anneau auquel est attachée la claviforme, qui est allongée et en partie per- due dans le noir de l'espace médian, lequel est disposé en rayons à cause des nervures bordées de clair. Tache orbiculaire transformée eu un trait fort long, marqué d'une fine ligne noire au milieu. Réniforme normale absor- bée en partie par le noir. Subterminale consistant en points clairs, bordés en avant de taches sagitlées, en arrière de taches cunéiformes très-noires. Ailes infér. jaunâtres, à bordure vague noirâtre et à liserc festonné noir; leur dessous jaunâtre, sans taches, avec la côte poudrée de gris. Antennes comme dans Crassa. Orenibourg, Baskirie, Bords de l'Oural et du Sacmara , en juillet et août. Coll. Bdv. Pierr. et Gn. Cinq o^. :■;'.: 424» Agrotis Spinifera Hb. Hb. 380 — Treits. tom. VI l'" part. p. 382 et sup. 10, 2 p. 34 — Gn, lud. p. 2/il — Bdv. 830 — Herr.-Sch. «4. Larv. ignot. Sicile, Espagne méridionale, en juillet. Coll. Bdv. C'est toujours une très-grande rareté. La seule femelle que j'aie vue est notablement plus grande que celle de Uubner. Cette espèce est très- voisine de la suivante. Lépidoptères, Tome 5. 17 ji66 NOCTUID^. ttt 425. Agrotis Spicuufera Gd.' 35mm. Ailes super, d'un gris-testacé un peu teinté de gris-vîolâtre au milieu, avec une tache basilaire ochracée, bordée d'un arc double contre lequel est appuyée la tache claviforme longue et étroite , brune, terminée par une petite pointe. Point de ligne coudée. Les deux taches ordinaires bien écrites, séparées par du brun foncé; l'orbiculaire oblongue, étroite, irrégulière ; la réniforme normale, avec un trait brun derrière. Quelques traits sagittés avant la subterminale, qui est presque nulle, partant d'une tache apicale claire et suivie d'une tache brune vis-à-vis de la cellule. Ailes infér. d'un blanc pur, un peu irisé, dans les deux sexes : la femelle avec le bord et les nervures à peine salis de testacé. Palpes blanchâtres tachés de brun. Antennes du o^ garnies d'épines assez longues, pubescentes et ierminées par un fascicule de cils épanouis et recourbés. Pays des Namaquois. Coll. Bdv. et Feisth. 426. AoROTis Aristifera Go; 30»». Ailes super, d'un testacé-blanchâtre , nuancé çà et là de noi- râtre, avec tous les dessins que je vais décrire de cette dernière couleur. Un arc de la couleur du fond, suivi de la claviforme, qui est longue, étroite et pleine; les deux taches ordinaires bien écrites; l'orbiculaire de la couleur du fond, oblongue, étroite et oblique, limitée seulement en-dessous par une tache noirâtre qui la sépare de la réniforme. Celle-ci assez large, de forme normale et comblée de noirâtre, à l'exception d'un liseré antérieur. Bord terminal vaguement noirâtre, surtout vis-à-vis de la cellule, formant des traits sagittés également vagues, et coupé par la trace de la subterrai- nale et par une sorte d' g au milieu, qui sont clairs. Des points trian- gulaires terminaux noirs, assez épais et rapprochés. Quelques nuages noirâtres à la côte , surtout dans le premier tiers. Ailes infér. d'un blanc pur un peu irisé, mais peu transparent, sans lunule ni ligne de part nî d'autre. Antennes du cf comme chez Spiculifera. Inde centrale. Coll. Gn. Un cf. Elle est très-voisine de la Spiculifera^ mais j'ai fait ressorlir les diffé; renées dans mes descriptions. ^ 427. Agrotis Puta Hb, Hb. 255 — Tr. ÏII p. 32 et sup. p, 213 — God. Il p. 243 pi. 67 f. 7 — Cn. Ind. 241. Larv, ignot. |1 ne faut pas perdre de vue que le type de l'espèce n'est pas la variété NOCTum^. 267 que nous trouvons en France. Il est toujours rare, et sa patrie bien pré- cise ne m'est pas connue. A. ReDitens Hb. Hb. 715 à 717 = l'Angleuse Engr. lihO ab = Signifera Engr. (l'En- seigne) 649 a= Lignosa God. Il p. 241 pi. 69 f. 5, 6 = Bomb. Radius Haw. 67 =: Radiola Stcph. p. 119 pi. 20 f. 1 = Puta Bdv. Icon. pi. «1 — Gen. 852. France, Angleterre, en août. Coll. Div. N'est pas rare. C'est l'espèce de nos environs. M. Boisduval a ou tort d'en faire deux variétés , Renitens H. et Lignosa God. étant bien synonymes. Au reste, tÇiiiQ Jgrotis varie extrêmement, tant pour la taille que pour les couleurs» 428. Agrotis Ërythroxyl^a Tr. Tr. m p. 31 — Gn. Ind. p. 241 — Bdv. 831 — Herr.-Sch. 28. Larv. ignot. Italie, — Je n'ai pu me procurer cette Agrotis qui, d'après la descrip- tion de Treitschke et la figure de M. Herricli-Schœffer, paraît se rappro- cher beaucoup de la Pula. M. Boisduval suppose qu'elle peut être exoti- que. Four moi , je n'ai rien trouvé dans tout ce qui m'a passé sous lés yeux, qui puisse s'accorder avec elle. 429. Agrotis Malefida gh. 60'"'". Ailes super, d'un gris-testacé un peu rougeâtre, avec toute la côte d'un brun-noir brûlé , surtout à la base ; la ligne extrabasi- laire géminée ; la coudée peu distincte , suivie d'ime série de points peu marqués ; la subtcrminale maculaire , placée vis-à-vis de la cel- lule entre deux traits et une ombre brune. Tache orbiculaire allon- gée en larme, pupillée de noir dans le gros bout. Rénil'orme normale cerclée et en partie remplie de noirâtre. Ailes infér. d'un blanc irisé, avec les nervures et le bord salis de brun , sans lunule cellulaire. Collier d'un brun-noir brûlé. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Deux 9* A. D'un ton plus gris , moins rougcatre. Ligne cxtrabasilaîre fortement coudée au-dessus de la sous-médiane, puis s'avançant , au-dessous, en un trait aussi allongé que l'orbiculairc. Plérygodes et dessous du corps cendrés. Floride. Coll. Dbday. Cette espèce forme le passage de la Puta à Y Annexa, a68 KOCTUIDiE. 43o- Agrotis Annexa Tr. Treits. Ip. 154 et sup. X p. 22 — Bdv. Ind. p. 64 — Steph. II p. 117 pi. 22 f. 3. 37 à M""^ Ailes super, d'un brun plus ou moins obscurci , avec la côte jusqu'à la coudée, et l'espace terminal, d'un brun clair. Ligne extra- basilaire formant, à la côte et dans la cellule , deux dents três-prolongées géminées. Un trait noir entre les deux taches médianes, qui sont assez petites, surtout l'orbiculaire, brunes et cerclées de noir. Ligne coudée, à dents très-aiguës, mais souvent peu visible. Bord terminal plus ou moins maculé de brun-noir. Ailes infér. d'un blanc pur dans le o", légèrement sali de brun à l'angle externe , au bord et à l'extrémité des nervules dans la 9' Antennes fortes , ciliées jusqu'à moitié , puis très-aiguës dans les cf. Très-commune dans toute l'Amérique Septentrionale. Plus rare w Brésil. Coll. Div. A. Sabterranca Fab. Fab. 200. Plus petite que les plus petites Annexa (32»»™). Ailes super, plus courtes, plus rayonnées, et rappelant parfois certaines variétés de notre Aquilina. Ailes infér. toujours salies de brun au bord terminal et sur les nervures, même chez le cf. Ile Saint-Thomas, Antilles. Coll. Div. , Nota. U Agrotis Annexa a passé et passe encore , auprès de certains entomologistes, pour européenne. M. Boisduval l'a donnée comme venant de Crimée, M. Stephens, comme ayant été prise dans le comté d'Essex et près de Cork. Treitschke l'a décrite dans ses Européennes, tout en expri- iHant des doutes. Pour moi , qui en ai sous les yeux environ 3Î) individus de provenances différentes, je la crois fermement américaine. La chenille est d'un gris pâle un peu verdâtre, avec la vasculaire et la sous-dorsale d'un gris-rougeâtre ; cette dernière envoie , sur le milieu de chaque anneau » des traits obliques, dont la réunion forme des chevrons; la sligmatale est enfermée entre deux lignes semblables, et, sur la supé- rieure, sont les stigmates qui sont bruns. La tête est rougeâtre. Toutes les pattes sont concolores, Abbot représente cette chenille sur un arbuste de la famille des légumineuses; mais nous savons, par Fabricius, qu'elle vit à la racine des herbes comme les autres Agrotis. tttt 43 ï« Agrotis Suffusa W.-v. Wicn.-Verz. ïî-4 — Fab. 201 ~ Bork. 223 — Hb. 134 — God, Il NOCTUIDiE. a 69 p. 255 pi. 69 f. 1,2 — Tr. I p. 152 — Haw. 155 — Steph. II p. IIG — Gn. Ind. 240 — Bdv. 822 = Spinvla Esp. pi. 63 f. 6 — Engr. (l'Épineuse) A52 a6 c — Donov. pi. 345 = Spinifera Haw. Bonib. 51. Larv. Tr. Commune dans toute l'Europe , les Indes Orientales, et la plus grande partie de l'Amérique, eu juin et septembre. Coll. Div. A. Idonea Gr. Cr. 275 H. Les individus américains que Cramer a nommés Idonea, varient suivant les provenances , mais aucun ne m'a offert de caractères spécifiques distincts. Ils sont généralement plus grands et plus vivement colorés que les nôtres, surtout les $, chez lesquelles les espaces basilaire et médian sont souvent entièrement noirs. Chez ceux de Colombie, la moitié infé- rieure de l'aile est d'un testacé très-pâle , qui tranche vivement avec le t>run de la côte et de la cellule. B. Les Individus des Indes Orientales, au contraire, sont plus petits que les nôtres, un peu plus pâles et à dessins plus effacés; les traits noirs y sont plus étroits, et l'espace terminal est presque entièrement concolore. 432. Agrotis Inspinosa Gn. Très-voisine de Suffusa\ mais beaucoup plus grande (56™»). Moitié inférieure de l'aile teintée de gris de lin ou de cendre; les lignes médianes très-distinctes, très-écartées ; la coudée très-dentée; la subterminale très- claire, surtout à l'apex, les chevrons aigus; les deux taches sagittées, vis- à-vis de la cellule , très- marquées. Frange nettement entrecoupée. Tache réniforme arrondie , obscure , et n'étant point suivie d'un trait épineux noir, comme chez Suffusa. Ailes infér. d'un blanc hyalin , beaucoup moins sali de brun que chez les 9 ^Ic 6'(/^j^sa; leur dessous avec un point cellulaire et une ligne médiane distincts. Tête, collier et palpes jaunâtres. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Une seule 9. » 433. Agrotis Spina Gu. çf 4ln"". Ailes super, oblongues, d'un gris-brun , tantôt uni , tantôt strié et saupoudré de noirâtre , tantôt lavé de rougeâtre, avec les deux taches médianes très-visibles, d'un gris poudreux , de forme normale , séparées par une tache rectangulaire et suivies d'un trait cunéiforme d'un Qoir velouté. Lignes ordiuaires plus ou moins apparentes , géminées ; 270 NOGTUID^. l'extrabasilaire brouillée et seulement un peu saillante au bord interne j la subterniinale peu distincte et nullement précédée de traits sagittés. Ailes infér. demi-transparentes, avec les nervures et le bord terminal lar- gement noirâtres; leur dessous marqué d'une grosse tache noire à l'angle externe. $ plus grande (jusqu'à 52°^'^) , beaucoup plus obscure et noirâtre ^ avec l'espace terminal plus sombre et les ailes infér. entièrement salies de noirâtre. Nouvelle-Hollande. Coll. Div. Cette espèce ne varie pas moins que nos A. Segetum et Trux. Elle a été abondamment rapportée et envoyée dans ces derniers^temps. J'en ai vu plus de cent individus, ttttt * 434- Agrotis Fennica Ev. Ev. Bull. Mosc. 1837 n» 1 — Faun. Ural. p. 103 — Dup, sup. IV p. 533 pi. 90 — Herr.-Sch. 146-7. Larv. ignot. ^omm. Ailes super, très-étroites, oblongues, d'un gris-noirâtre , avec le bord interne largement fauve-ochracé , et sur lequel toutes les lignes sont interrompues : celles-ci assez confuses, géminées; les deux médianes très-écartées , parallèles; les taches ordinaires également très-écartées , d'un blanc-ochracé bordé de noir ; la réuiforme salie de noirâtre aux deux extrémités; l'orbiculaire grise au milieu; la claviforme assez petite, cerclée de noir et confinant à la partie jaune. Ligne subterminale ondée, éclairée de rougeâtre en avant et précédée de traits noirs cunéiformes , petits et assez courts. Ailes infér. très-développées , d'un blanc-ochracé un peu hyalin , avec le bord sali de gris; le dessous des quatre sansli« gnes distinctes. Antennes du (f minces et à peine pubescentes. Orembourg, Casan, en juillet et août. Coll. Bdv. Un cf. Les ailes super, plus ardoisées, plus unies , à lignes postérieures moinà distinctes; l'extrabasilaire plus oblique. Taches plus étroites. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Un cf. <. Nota. Cette espèce a un faciès particulier et se distingue de ses congé- nères par ses ailes très-oblongues et ses antennes presque filiformes. M. Duponchel l'a comparée à la Pohjgona et l'a placée, avec elle, dans le genre Opigenade M. Boisduval, mais elle n'a, avec cette espèce, que des rapports superficiels; elle me paraît beaucoup plus voisine des^^r. Suffusa^ Annea>a^ quoique, je le répète, elle ait un aspect sui generis. L'individu américain n'est pas assez différent pour constituer une espèce distiacte. NocTuiDj;. 271 GROUPE II. {Peridroma Hb, Verz.) 435. Agrotis SAUCrA Engr. Engr. (la Rubiconde ) Ii53 ab — Ilb. S'ÎS — Tr. I p. 149 — God. Il p. 2G0 pi. C9 — Gu. lud. 240 — Bdv. S21 = Mqua Hb.~Gey. 812 — Steph. II p. 115. Larv. Frey. Europe et Amérique, en juin et septembre. Coll. Div, N'est plus rare. Les individus du Brésil et de la Colombie sont exactement identiques avec les nôtres. La chenille est commune chez nous, à la seconde ponte, sous les endains de luzernes et de trèfles qui ont duré assez longtemps pour que des plantes étrangères soient venus les altérer. Je ne puis y reconnaître , comme Treitschke , la Polygona de Bork- hausen. A. /Eijua Hb. Hb. 564 811 (non 812) — Tr. I p. 150 — God. II p. 258 pi. 69 — Frey. II pi. 112 = Margaritosa Haw. 156 = Majuscula Haw. 157. Mêmes localités. On l'obtient de la même chenille et plus fréquemment que le type. Elle se retrouve aussi au Brésil et en Colombie. Je ne vois aucune difiTérence entre les Noct. Majuscula et Margaritosa de Haworth , et je crois que toutes deux doivent être rapportées à la va- riété jEqua. 4^6. Agbotis Agricola Bdv. Bdv. Ind. Addcnd. p. 3 — Hb.-Gey. 853 — Dup. sup. III p. 186 pi. 17 f. Z-a — Gn. Ind. 240 — Bdv. 820 — Herr.-Sch. 412. Espagne, France méridionale, Pyrénées, Alpes, en juillet. Coll. Div. N'est pas plus rare que la précédente dans les lieux qu'elle habite. V^i vu un exemplaire de Cayenne qui ne diffère pas des noires. GROUPE m. 437. Agrotis Capularis Gn. 35mni. Ailes super, squammeuscs, rudes, d'un gris-tcstacé , mêlées d'écaillcs plus claires, avec toutes les lignes bien visibles noires : les trois premières géminées, ondées, très-marquées en noir à la côte; la subter- minalc obscurcie de noir intérieurement et plus largement vis-à-vis de la cellule. Tache orbiculaire nulle ou réduite à un petit point rond, clair. ^7^ NOCTUIDiE. Réniforme vague, marquée en noir et éclairée, de chaque côté, d'un trait oehracé mal limité. Ailes infér. d'un gris obscur dans les deux sexes, avec les nervures plus foncées ; leur dessous avec une forte lunule cellulaire et une large ligne médiane formant bordure noirâtre, plus foncée à l'angle Interne. Antennes simplement pubcscentes dans les mâles. Nouvelle-Hollande. Coll. M. N. et Gn. Deux cf, une?. A. Plus petite (ÔOmm), ^iles super, moins mêlées , avec les lignes et taches noires plus nettes. Inférieures blanches, avec le bord terminal sali de gris ; la tache du bord externe beaucoup plus marquée en dessous 6t Bans autre bordure. Même localité. Coll. Gn. M. N. Un (f. Peut-être est-ce une espèce Séparée, eu égard à la différence des ailes inférieures. 438. Agrotis Atra Gn. Cette espèce parait varier extrêmement et même dans ses caractères les plus essentiels , comme l'absence ou la présence d'une oviducte , et peut-être en renferme-t-elle plusieurs , ce que je n'ose décider sur sept exemplaires , tous très-différents , que j'ai devant les yeux ; mais elle forme des races si tranchées que je les désignerai par des noms spé- ciaux. Toutefois , je ne serais pas étonné quand , sur un plus grand nombre d'individus , ces races se mêleraient à l'infini , ce qui me jus- tifierait alors de n'avoir fait qu'une espèce. 35mm. Ailes super, d'un noir uni, un peu luisant, absorbant toutes les lignes et ne laissant distinctes que les deux taches médianes ; l'orbiculaire formant un très-petit point gris , et la réniforme , une lunule externe grise, plus étroite et plus blanche par en bas, et appuyée sur une tache vague encore plus noire que le fond. Ailes infér. d'un brun fuligineux , à peine plus claires à la base , avec les nervures plus foncées ; leur dessous d'un gris obscur, avec l'angle externe noir. Collier concolore. Palpes blancs, avec une tache noire sur le milieu du 2* article. Oviducte saillant dans la 9* Antennes simplement pubes- centes. Nouvelle-Hollande. M. N. Deux $ . A. nydrsecioides. Ailes super, d'un brun de bistre , avec tout l'espace terminal d'un brun plus clair, et les lignes un peu plus visibles que dans le type. Collier concolore, bordé de gris clair. Oviducte saillant. Même localité. Une 9. NOCTUID^. 378 B. iTestaceicoIlis. Plus grande (40™"). Ailes super, d'un noir-brun, teintées de brun- rougeâtre au bord interne et derrière la subterminale, qui est parfois précédée de traits noirs sagittés. Tache réniforme blanche, avec un ûlet antérieur brun. Ailes infér. du type. Collier d'un gris-rougeâtre tranché. Abdomen de la $ obtus et sans oviducte saillant. G. Cînercicollis. Ailes super, d'un noir très-intense, sans autre dessin que la tache réni- forme, qui est comme dans le type. Infér. d'un blanc assez pur, avec les nervures et le bord terminal noirâtres, comme chez noire Epunda nigrai leur dessous avec une tache très-noire à l'angle externe , le point cellu- laire à peine visible, et une série médiane d'autres points noirs. Collier d'un cendré un peu rougeâtre. Même localité. Une 9- D. Restifuta. Ailes super, d'un cendré-noirâtre, avec toutes les lignes bien visibles et la tache comme dans le type. Ailes infér. comme dans la var. C. Femelle à abdomen très-obtus, terminé carrément et sans oviducte, Mêmolocalité. Une 9- 439. Agrotis Tibiata Gn. ç^ 37mm. Ailes super, lisses , à écailles denses , d'un gris-cendré semé d'écailies noires, avec le bord terminal largement obscur. Lignes médianes composées de traits fins, interrompus, peu distincts, denticulés, mais peu sinués. Tache orbiculaire réduite à un point à peine distinct. Réniforme petite, étranglée, noirâtre, llserée extérieurement d'une teinte fauve. Ailes infér. d'un gris-noir uni, à frange concolore. Dessous des quatre ailes d'un gris-noir, sans dessins, avec une large bordure d'un ton plus luisant que le fond. Tibias postérieurs larges et velus. Palpes mi- partis de noir et de blanchâtre. 9 un peu plus petite, ayant la tache réniforme occupée extérieurement par un croissant blanchâtre (ce qui doit avoir lieu également chez cer- tains mâles) ; le dessous cendré ; les inférieures marquées , à l'angle externe, d'une large tache noire. Abdomen très-aplUti. Point d'oviducte saillant. Nouvelle-Hollande. M. N. Deux exemplaires. 274 NOCTUID^. GROUPE IV. t Agrotis Ignicans Gn. 41mm. Ailes super, oblongues , d'un jaune û'ocrc sale , saupoudré d'atomes noirs qui figurent quelquefois les deux lignes médianes en se groupant en série de points, avec l'espace terminal d'un rouge ferrugi- neux, se fondant insensiblement en jaune fauve. Une tache ferrugineuse, vague, à la place de la réniforrae; point d'autres dessins. Ailes infér. d'un blanc transparent irisé , avec la côte un peu plus obscure. Partie anté- rieure du collier noire. Femelle semblable, avec les nervures et le bord terminal plus obscurs, et le collier simplement un peu rougeâtre, Brésil. Coll. Gn. I. Agrotis Incivis Gn. i"»«i M . Prœcox Hb. 359 — Dup. III p. 20 pj. 7a f. 1 — EScycl. p. 330 (non alior.) 36mm. AJies super, oblongues, d'un gris plus ou moins cendré, sau- poudré d'atomes noirs , avec l'espace terminal d'un rouge ferrugineux , traversé parfois par la subterminale de la couleur du fond. Tache réni- forme ferrugineuse, marquée intérieurement de points noirs. Orbiculaire (quand elle est visible) petite et arrondie. Ailes infér. d'un blanc transpa- rent et irisé , avec le bord un peu obscurci. Partie antérieure du collier noire. — Femelle semblable. Amérique Septentrionale. Coll. Div. Hubner, Ollivier et Godart ont cru reconnaître , dans cette espèce , la Prœcox de Linné, dont la description est assez mal faite pour les excu- ser ; mais ils ont eu le tort de la donner comme européenne sans vérifier sa patrie. tt 442. Agrotis Segetum w,-v. Wien.-Verz. N-12 — Tr. I p. 155 — God. II p. 252 pi. C8 — Stcph. H p. 115 — Gn Ind. 240 — Bdv. 823 = Segetis Fab. 171 — Hb. «46 = Testacea (la Testacée ) Engr. 448 a = Fuscosa^ Esp. pi. 64 f. h 0^ = Caliginosa Esp. pi. 64 f. 3 Ç = Bonib. Catenattis 54 > Pectinatus 55, Sjjinulus 57, Haw. Larv. Hb. — Gn. infrà. Europe, Inde continentale, Cap de Bonne-Espérance, en juin. Coll. Div. Très-commune. NocTuip.î;, 37$ Elle varie sans doute beaucoup, mais pas assez pour avoir donné lieu à la création de neuf espèces différences, que Haworth a faites à ses dé- pens. Il est difDcilc de classer ces variétés, les passages étant aussi nom- breux que les races. Les deux que j'établis ici me paraissent seules bien tranchées; encore, se fondent-elles insensiblement l'une dans l'autre. Jai vu un individu de l'Inde centrale et un autre de Pondichéry, qui ne diffèrent pas de nos Européens. Enfin, un mauvais exemplaire du Cap, que j'ai sous les yeux , justifie pleinement l'opinion que Godart a émise. La chenille , qui est un fléau pour les moissons, en Bohême , ne fait pas chez nous des dégâts aussi considérables. Le papillon n'est extrême- ment abondant que dans les étés particulièrement chauds. Il précède tou- jours VEwclamationis. A. Sogetani Hb. Hb. 147 — Engr. (la Moissonneuse) 454 ahcd = Monileus 56 , 5u- latratus Cl et Nigricornutus 62 Haw. — Subvar. Sordida Hb. 154 — Wien.-Verz. N-172 La couleur noire envahit toute l'aile, surtout chez les Ç, qui sont souvent d'un noir de charbon uni , avec la frange rougeâtre ; les ailes infér. sont plus salies de brun chez les deux sexes et les nervures plus tranchées. Enfin, les taches médianes, moins visibles, à cause de l'inten- sité du fond, sont aussi plus petites, et l'orbiculaire n'est pas pupillée. Mêmes localités. La Sordida Hb. me paraît devoir être plutôt rapportée ici qu'à la Corticea, malgré ses ailes inférieures jaunes; la coupe et les dessins con- viennent bien mieux à la Segetuvi. IVe serait-ce point cette Sordida que Treitschke a vue dans la collection de Schiffermùller? Nota. La chenille de l'A. Serietum est si voisine de celle ù'Exclama- tionisy qu'on pourrait facilement les confondre : cependant elle est tou- jours plus courte , plus livide ; les dessins sont moins arrêtés et plus noirâtres; les trapézoïdaux moins tranchés; la sous-dorsale moins ondu- lée ; la tête plus petite et plus aplatie, etc. Du reste, elles se trouvent toutes deux dans les mêmes conditions , et sont aussi nuisibles l'une que l'autre. 443. Agrotis Sicani.v Bdv. Sicula Bdv. Gen. 824 — Dup. Cat. — Gn. Ind. 240. Ç 37™'". Ailes super, oblongues, d'un gris-testacé un peu lavé de rougeâtre, avec l'espace terminal plus foncé; les deux taches ordinaires bien visibles , d'un gris plus clair que le fond ; l'orbiculaire grande , ovale; la réniforme salle dans le milieu; les deux lignes médianes bien marquées^ géminées, noires; la coudée très-profondcment dentée; l'ex- 276 NOCTUID^. trabasilaire sinueuse, mais pas plus saillante au bord interne. Tache cla- vifornie annulaire, très-allongée. Ailes infér. d'un blanc irisé, avec le bord et les nervures légèrement brunis. Sicile, Royaume de Naples. Coll. Bdv. Une seule Ç. Quoique l'exemplaire que je décris ici soit assez mal conservé, il ne me semble pourtant se rapporter à aucune autre espèce. C'est à JE(iua ou Agricola qu'il ressemble le plus , mais la taille , les ailes infér. blanches dans la femelle, etc., ne permettent pas de le confondre avec elles. Comme il existe déjà une ZcMConia iSicwto, j'ai dû prendre une épi - thète différente pour celle-ci. ^444. Agrotis Messium Gn. 35mm. Ailes super, d'un blanc terne, finement strié de brun-marron , avec toute la côte, jusqu'à la subterminale et les deux lignes médianes géminées, du même brun. Taches bien écrites, mais un peu perdues dans le brun, surtout la réniforme; l'orbiculaire très-arrondie, fortement cerclée et pupillée de brun foncé. Claviforme petite. Ligne subterminale à peu près nulle. Bord terminal et frange concolores. Ailes infér. d'un blanc pur un peu irisé , avec l'angle externe un peu bruni; leur dessous avec la côte, un très-petit point cellulaire et une série médiane de points, bruns. Partie antérieure du collier brune. ^ Un beau mâle, dont j'ignore la patrie. Coll. Gn. «^ i UA-X-Llw 1^ ttt 445. Agrotis Albifrons Hb, Hb. Zutr, 859, 8C0. 32""". Ailes super, blanches, saupoudrées de noirâtre sur les espaces médian et subtennlnal, ce qui dessine les lignes ordinaires en blanc pur, avec trois taches costales très-nettes , noires ; la première , à la base , marquée d'une croix blanche ; la deuxième, entre les deux taches, dont l'orbiculaire presque nulle , et la réniforme grande et cerclée de noir, et la troisième, avant la ligne subterminale , qui est seulement indiquée par des atomes. Point de claviforme. Ailes infér. d'un blanc pur dans les deux sexes. Milieu du thorax noir. Cap de Bonne-Espérance, Pays des Namaquois. Coll. Bdv. et Feisth. Nota. Hubner figure l'espace médian couleur de chair. Je n'ai rien vu de pareil chez les individus que j'ai observés. NOCTUID*. 277 446. Agrotis Rimosa Gn. Elle a quelques rapports avec VAlbifrons, mais elle est plus grande et d'une coupe et d'une couleur différentes. 41™™. Ailes super, oblongues , d'un grls-testacé mêlé de vert de mousse et saupoudré d'une multitude d'atomes et de stries noires qui forment , par leur réunion , de faibles traces des lignes ordinaires. Taches médianes bien écrites, très-régulières , concolores , cerclées de noir et séparées par une tache noire. Trois autres taches noires , vagues à la côte, qui est , en outre, coupée par des points noirs à l'origine des lignes. Ailes infér. d'un blanc pur en dessus; leur dessous jaunâtre à la côte, où on voit des atomes espacés, avec un point cellulaire et le com- mencement d'une ligne ponctuée à peine marqués. Thorax noirâtre, avec la partie antérieure du collier et la tête blanches. Cap de Bonne-Espérance. Coll. Bdv. Une 9- Nota. Postventa Hb, Zutr. 865, 866, que je n'ai pas vue en nature, appartient certainement à ce groupe et paraît même très-voisine de la Rimosay quoique l'auteur la compare à VApl. Advena. l\[{']. Agrotis Muscosa Hb. Hb. Zutr. 827, 828. ÙO"»™. Ailes super, arrondies au bord terminal , d'un vert de mousse mêlé de brun-rougeâtre et sablé, çà et là , de noirâtre, avec toutes les lignes visibles, fines, noires, denliculées, presque parallèles; la subter-» minale précédée de traits sagittés peu sensibles; ces lignes, plus épaisses et formant à la côte des traits noirs, entre lesquels se voient deux taches blanches à la. naissance des médianes , qui se prolongent parfois entre les lignes. Taches concolores , grandes , de forme normale , cerclées de noir (Hubner les figure séparées par une tache carrée , noire, au milieu de laquelle est un point blanc); une série de points terminaux subtrian- gulaires. Ailes infér. blanchâtres , avec un liseré noirâtre interrompu ; leur dessous blanc , avec une tache cellulaire et une ligne médiane ten- dant à former des points. Cap de Bonne-Espérance. Coll. Bdv. 448. Agrotis Bilix Goi 28™". Ailes super, d'un jaune d'ocre-testacé pâle, teinté de rougeâlre sur le disque et au bord interne, et saupoudré d'atomes noirs, avec les deux lignes médianes figurées par des séries de points noirs et une série bien marquée de points semblables , arrondis un peu avant la frange. Taches médianes très-visibles, noires ; rorbiculaire moitié plus petite et arrondie. Pas de claviforme. Ailes infér. d'un blanc pur en dessus, avec une lunule cellulaire et une série de points en dessous. Cap de Bonne-Espérance, Coll. Bdv. Un seul cf. tttt 449* Agrotis Anteposita Gn. 35mm. Ailes super, d'un gris-testacé saupoudré d'atomes bruns-noirs qui sont groupés plus épais avant l'espace terminal , et à la base jusqu'à Textrabasilaire , qui est sinuée, géminée, perpendiculaire, ainsi que la demi-ligne; les autres lignes nulles. Taches distinctes; l'orbiculaire petite, punctifornie, arrondie; la réniforme distante, étroite : toutes deux pleines, noires. Claviforme à peine visible , en anneau allongé , trés-étroit ; Une série dépeints terminaux noirs, arrondis. Ailes infér. d'un blanc pur, atec quelques points terminaux noirâtres. Bas du collier noir. Monte- Video. Coll. Bdv. M. N. Deux cf. Cette espèce a une vague ressemblance avec certaines Orthosides du genre Anchocelis. 45o. Agrotis Cos Hb. Hb. 720 — Bdv. Icon. pK 79 f. S — Dup. sup. lîl p. 181 pi. 17 f. 2 — Gn, Ind. 2^(0 — Bdv. 825 = Livia Frcy. pi. 95? (non 201) ^Dentir euio-sa Esp. pi. 183 f. 3?î harv. ignot. Valais, îles d'Hyères, France méridionale, en août. Coll. Div, En-. core rare. Ce sont les individus pâles, alignes et taches oblitérées, qui constituent l'espèce typique , puisque c'est à eux que S'applique la première figure ôe Hubner. A. Tephra Bdv. Bdv. Gen, ■- Icon. pi. 79 f. i = Cos. var. Herr.-Sch. û20. D'un ton plus gris , moins glauque , fortement saupoudré d'atomes noirs , avec tous les dessins mieux marqués. Abdomen plus jaunâtre à l'extrémité. Ailes infér. un peu plus sombres. Mêmes localités et Coll. NOCTUIDiE. 275 45 1. AoHOTrs Trdx Ilb. Hb. 723, 725, 770 — Treils. sup. X p. 22 — - Bdv. Icon. pi. 79 f. 4 et Gen. 826 — Gn. Ind. 240 = Lenticulosa God. III p. 38 pi. 72. Larv. Tr. Italie, France méridionale, Valais, Sicile, en septembre. Coll. Div. Je considère comme types les individus gris , fortement saupoudrés de J)run-ferruglneux, à espace terminal foncé, à taches très-visibles; la cla- viforme souvent remplie de noir, etc. C'en est bien un que Godart a fait figurer, bien que très-inexactement , sous le nom de Lenticulosa , ainsi qu'on peut s'en assurer par sa description. Une sous-variété est presque entièrement couverte de stries noires dani lesquelles se perdent tous les dessins, et correspond à la variété noire de Segetiim, Var. A. Hb. 768, 766 — Bdv. Icon. f. 6. Je range sous cette variété, tous les exemplaires à fond d'un gris- blond ou verdâtre, à peine saupoudrés, à dessins en partie oblitérés, à claviforme et orbicula,ire le plus souvent nulles, à ailes infér, d'un blanc presque pur dans les ç^. B. Bdv. Icon. f. 5« Ici se placent tous les individus à fond rouge-brîquc , dont l'intensité absorbe presque tous les dessins. Le bord terminal et la tache réniforme sont un peu bruns ou ardoisés ; les lignes se détachent un peu en clair, surtout les points qui suivent la coudée; le fond est fréquemment vermi- culé de rouge foncé. Cette variété habite principalement le midi de la France et l'Italie. C. Tcrranca Frey. Frey. I pi. 34 f, 1. D'un gris-rougeâtre uni , avec les deux taches plus foncées et les lignes à peine distinctes. Sicile, France méridionale. Coll. Gn. Cette variété ne constitue pas une race distincte, fit des individus ana- logues se trouvent dans les trois autres. Nota. Fer vida Ub. 711 se rapporte probablement ici ; cependant» comme je ne l'ai pas vue en nature, je n'ose affirmer que ce ne soit pas une Segetum. Toutefois , la réniforme et la côte semblent devoir faire pencher pour la première supposition, a8o TSOCTVÏDM. s)^ 452. Agrotis Ltjnigera Steph. Steph. Cat. 6081 — 111. II p. 113 pi. 20 f. 2. 38""". Ailes super, d'un gris-testacé clair, fortement saupoudré, et nuancé, par places, de brun-chocolat , avec les lignes plus obscures, dis- posées comme chez TVw^y les deux taches médianes très-visibles, forte- ment cerclées de noir; l'orbiculaire claire, arrondie; la réniforme grande, entièrement salie , sauf un trait intérieur ; la claviforme courte et noire. Ailes infér, d'un blanc un peu jaunâtre, festonné de gris-blond, avec les parties des nervures de la même couleur ; leur dessous ayant la côte fortement saupoudrée de brun, avec un commencement de ligne brune. Antennes du çf comme chez Trux. Tête d'un brun-chocolat. Irlande. Coll. Bentley. Un cf. Cette Agrotis participe à la fois de Segetum et (i^ Exclamationis. Elfe est très-voisine de Trux , quoiqu'elle paraisse avoir un port tout diffé- rent, et je n'oserais pas répondre qu'on ne la reconnaisse plus tard pour une modification boréale de cette dernière. Elle est encore très-rare. A. D'un gris clair presque uni , ce qui rend les taches encore plus dis- tinctes et les dessins plus nets. Tête d'un gris encore plus clair. Ecosse. Coll. Hb. Dbday. Un cf. Cette variété, qui m'a été envoyée pour être déterminée, ressemble, au premier abord, à Exclamationis , mais elle appartient bien à Lunigera. ttttt ..t. 453. Agrotis Exclamationis Lin. S. N. 155 — De Geer II p. 606 pi. 6 — Clerck pi. i î. h— Geoff. 101 — Schœff. II pi. 112 — Wien.-Verz. N-2 — Fab. 198 — Esp. pi. 64 — Engr. (la Double tache) 442 a-c — Bork. 221 — Hb. 149 — Tr. I p. 160 — God. II p. 288 pi. e-î f. 3, 4 — Haw. 169 — Steph. II p. 126 — Gn. 240 — Bdv. 827. Larv. Hb. Extrêmement commune dans toute l'Europe , en juin , juillet et août. Amérique 'Septentrionale. Elle varie prodigieusement , mais il est fort difficile de classer ses variétés, qui n'ont aucune fixité. Acea Haw. 170 parait en être une petite variété femelle. On la retrouve au Canada, sans aucune modification. NOCTUlDiE. 281 454. Agrotis Interjectionis Gn. Un peu plus petite qu' Exclamationis , à laquelle elle ressemble beau- coup; les ailes super, sont d'un ton noirâtre , plus unies et non pas plus rouges ou plus foncées à la côte. Elles sont nettement bordées de petits traits noirs ; les trois taches sont à peu près comme celles à.' Exclama- tionis, mais les deux médianes sont contigucs, et la claviforme un peu plus épaisse. Toutes les lignes sont indistinctes ; on voit seulement, à la place des deux dernières , deux séries de petits traits internervuraux extrêmement fins. Les ailes infér. sont blanches (même dans la 9) et à peine salies de brunâtre à la côte, avec un fin liseré terminal. Java. Coll. C'" des Indes. Une seule 9- 455. Agrotis Corticea W.-v, Wien.-Verz. N-13 — Hb. 145 — Treits. I p. 158— God. II p. 250 pi. 68 — Steph. II p. 114 — Gn. 240 — Bdv. 829 = Bomb. Clavigerus (le çf) et Subfuscus (la 9) Haw. 52 et bZ — Falligera (la Pointillée) Engr. txUl a l. Larv. ignot. France centrale, Autriche, Angleterre, en juillet. Treitschke dit, à tort, que les ailes infér. du(f sont blanchâtres. C'est, au contraire, par leur couleur brune , que l'insecte se distingue le plus sûrement de Y Exdaviationis. — Il rapporte aussi à la Cinerea la Pointil- lée kkl a b d'Engramelle, qui représente très-certainement la Corticea. J'ai élevé plusieurs fois la chenille de cette espèce, mais j'ai malheureu- sement omis de la décrire. Elle ressemble bien moins à celle à' Exclama- tionis que la Segetum^ quoi qu'en dise Treitschke. 456. Agrotis Cinchonina Gn. 33ram, Port de Corticea^ à laquelle elle ressemble beaucoup. Ailes super, entières, arrondies, mais sensiblement coudées vers le milieu du ■•bord terminal; d'un brun-noirâtre nébuleux, très-mêlé de rougeâtre , surtout à la côte près de la base, où cette couleur forme une éclaircie;et, au contraire, obscurcies de noirâtre au haut de l'espace médian, autour des taches, qui sont grandes, rapprochées, concolores; l'orbiculaire pres- que égale à la réniforme ; la claviforme aussi très-élargie ; les deux lignes médianes géminées, assez peu visibles; la subterminale presque nulle. Frange rougeâtre. Ailes infér. d'un gris-noirâtre uni , à frange carnée ; leur dessous plus clair, avec un point cellulaire arrondi , et une série Lépidoptères. Tome 5. 18 aSi NOC'hAiDi:. médiane de traits noirâtres placés sur les nervures. Pattes anneléCS de rougeâtre. Abyssinie. M. N. Une Ç. GROUPE V. t ih 4^7* Agrotis Cinerea w.-v. Wien.-Verz. N-3 — Bork. 222 — Hb. 1 55 cf 156 9 — Treits. I p." 178 — God. II p. 274 pi. 7i — Curt. 165 — Steph. II p. 127 — Gn. Ind. 240 — Bdv. 833 — Dup. sup. III p. 178 pi. 17 = Deniiculatua. Haw. 95 ? Larv. Tr. Autriche, Allemagne, Suisse, France, Angleterre, en juin. Coll. Div« Toujours assez rare. Elle varie assez, surtout les çf, qui sont tantôt d'un testacé foncé, tan- tôt blanchâtres, tantôt teintés de rougeâtre. Ohscura Hb. 157, 490, en est généralement considérée comme une variété, mais il serait diÛicile de dire précisément en quoi elle consiste. On observera que , chez cette espèce et la suivante, l'abdomen des 9 est très-volumineux et tourne facilement au gras, comme dans la division de Crassa. Treitschke cite à tort ici les lig. 447 a b d'Engramelle , qui repré- sentent la Coriicea, et 454 d, qui est une variété de Segetum. .Vf. 458. Agrotis Suviplonia Hb. Hb.-Gey. 798, 799 — Treits. sup. X p. 27 — Bdv. Icon. pi. 82 f. 1, 3 et Gen. 834 — Gn. Ind. 240— Frey. II pi. 136 — Dup. sup, III p. 209 pi. 19 — Herr.-Sch. 4'Î8, 4^9. Larv. ignot. Suisse, Valais, Pyrénées, en juin. Coll. Div. Cette espèce est tout-à-fait voisine de Cinerea , dont elle ne diffère ^ pour ainsi dire, que par la couleur. 459. Agrotis Pesronii Gn. Voisine de Cinerea. Un peu plus petite. Ailes super, plus luisantes , d'un gris plus blanchâtre ; les deux lignes médianes plus épaisses , plus îrrégulières, moins lunulées; la coudée, ainsi que la tache réniforme, pla-« cées au milieu d'une teinte un peu violâtre, plus arrêtée à la côte, où elle noctuidjeJ 285 découpe un tache apicale claire. Point de subtcrminale ; une série de points terminaux assez épais. Antennes épaisses, mais moins ciliées. Détroit de Magellan. Coll. Feistliamel. Un seul cf. 460. Agrotis Lanidorsa Gu. Û5""". Ailes super, rudes, squammeuses, d'un gris-brun clair mêl§ de blancliatrc, avec toutes les lignes saupoudrées de celte dernière couleur; les deux médianes géminées, à fdets écartés; leur naissance épaisse à la cOte. Subtcrminale vague, précédée , au milieu , de trois traits noirâtres sagittés. Taches médianes concolorcs, perdues dans le fond et seulement accusées par un point et un trait noirs. Des traits terminaux épais bordent la frange, qui est très-large, dense, luisante, et trùs-légèrement festonnée à l'extrémité. Ailes inlér. d'un gris sombre, avec les traces d'une ligne mé- diane et la frange claire ; leur dessous avec une ligne et une lunule cel- lulaire foncées. Antennes peclinées presque jusqu'au sommet , avec le premier article garni d'une large touffe de poils blanchâtres. Cap de Bonne-Espérance. Coll. Bdv. Un cf. Cette espèce a une assez grande ressemblance avec Cinerea , mais les ailes sont plus rudes et plus épaisses , et le thorax est recouvert de poils ou plutôt d'écaillés hérissées; ce qui, joint à la longueur et «t la densité des franges, lui donne un aspect particulier. 461. Agrotis Sabuletorum Bdv. Bdv. Gen. 835 — Ilerr.-Sch. 19. 35""". Ailes super, d'un gris de poussière pâle, avec les dcMX lignes médianes et le tour des taches ordinaires noirs, très-déliés; la coudée arrondie et dcnliculée; l'extrabasilaire ondée, régulière; les taches de forme normale ; l'orbiculaire grande ; la réniforme en contenant une autre concentrique et annulaire , d'un noir plus bleuâtre. Ligne sub- lerminale nulle ou h peine indiquée. Une série terminale de traits trian- gulaires noirs, presque contigus. Frange concolore. Ailes infér. d'un blanc pur, avec un très-petit trait cellulaire et un liseré terminal interrompu, gris, plus visibles en dessous; celui des super, avec la tache réniforme et une trace de ligne plus foncées. Thorax concolore, avec une seule ligne fine, foncée au milieu du collier. Palpes unicolores. Antennes comme chez les deux précédentes. Russie Hiéridionalc. Coll. Bdv. Un seul. (j\ 284 NOCTUIU^. n i}^ 462. Agrotis Desertorum Bdv. Bdv. Gen. 849 — Gn. Ind. p. 250. Larv. ignot. SS""™. Ailes super, étroites , d'un blanc-grisâtre saupoudré d'atomes noirâtres, avec les deux lignes médianes, distinctes, noirâtres ; la coudée finement dentée ; l'extrabasilaire irrégulière, plus renflée et plus épaisse à l'endroit de la tache claviforme , qui est petite, courte et peu appa- rente; les deux taches médianes noirâtres, presque pleines; la réniforme toutefois cerclée de noirâtre; une tache apicale cendrée, découpée sur un fond que l'accumulation des atomes rend plus obscur. Subterminaîe nulle ou peu distincte ; une série terminale de points noirâtres. Frange concolore. Ailes infér. d'un blanc pur, sans taches. Dessous des quatre blanc, avec une tache cellulaire et une ligne médiane expirant sur le dis- que, noirâtres. Antennes un peu plus ciliées que chez Bipce. Russie méridionale. Coll. Bdv. Deux cf. Très-rare. ilf 4^3. Agrotis Rip.« Hb. Hb. 702, 703 — Tr. I p. 174 — Bdv. Icon. pi. 75 f. 6 — Gen. 848 — Frey. Beitr. pi. 116 f. 4 — Dup. sup. III p. 220 pi. 20 ? — Gn. Ind. 241. Larv. ignot. Littoral de la Baltique, en juillet. Rare. A. Desillii Piero Ann. Soc. ent. VIII p. 95 pi. 8 — Dup. sup. III p. 476 pi. 41 f. 3 = Nebulosa St. II p. 127 pi. 22 f. 1. Littoral de la Manche, en juillet. Coll. Div. Nota. N'ayant pas vu , en nature , des individus de la Baltique , je ne puis préciser les différences qui séparent la var. Desillii. S'il fallait s'en rapporter à la figure de Hubner et surtout à celle de Freyer, ces diffé- rences seraient considérables. 4^4- Agrotis Cursoria Naturf. Naturf. IX p. 140 — Wiew. 94 pi. 3 f. 6 — Bork. 230 — Hb. 540 — Tr. I p. 176 et sup. X p. 25 — Frey. II pi. 99 — Bdv. NOCTULDiE. , 285 Icon. pi. 79 f. 3 — Gen. 8A7 — Gn. Ind. 240 = Mixta Fab. 91 (non 356) — God. II p. 16 pi. 72 f. a = f^enosa St. II p. 123. Larv. Frey, Littoral de la Baltique et de l'Océan, en août. Coll. Div. Cette espèce varie beaucoup , mais elle est si tranchée qu'on ne peut guère se tromper; aussi, n'en a-t-on créé aucune autre à ses dépens. Oa dit pourtant qu'il faut lui rapporter la Concolor Haw. 248 ; mais sa des- cription est si courte et si incomplète que je crois qu'il faut la laisser tout-à-fait de côté. 465. Agrotis Deserticola Ev. Eversm. Bull. Mosc. 1842 n°3— Faun. Ural, p. 201 — Herr.-Sch. 492» Larv. ignot. Oural, environs de Sarepta. Je ne l'ai pas vue. D'après M. Eversmann , elle est voisine des indivi- dus clairs de la Segetum. D'après la figure de M. Herrich-Schœffer, ell« paraît beaucoup plus rapprochée de Cursoria. 466. Agrotis Hilaris Frey. Frey. III p. 89 pi. 255. Larv. ignot. Constantinople, en juin , dans les lieux sablonneux. Je n'ai pas vu cette Agrotis et ne puis, conséquemment , être bien sûr de l'avoir mise à sa véritable place. 467. Agrotis Biutura g«. 30"""'. Ailes super, d'un blanc-ochracé uni, parsemé çà et là , et sur- tout à la côte et au bord terminal, d'écaillcs noirâtres, avec deux litures longitudinales noires : l'une à la base, sous la nervure médiane , l'autre dans la cellule même, sans aucune autre ligne ni taches. Ailes infér. d'un blanc pur, sans lignes , ni tache ni bordure de part et d'autre. Antennes simplement pubescentes. Chili. M. N. Un cf. Cette petite espèce m'a paru appartenir à ce groupe ; cependant, j'en voudrais voir un plus grand nombre d'exemplaires avant de l'affirmer, j^ 286 * NOCTUID^. GROUPE VI. t i/} 468. AgROTIS NiGIlICANS Lia, S. N. 178, F. S. 1220— Fab. 3/i6 — Wien.-Verz. N-19— psp. pi. J07f.3 — Bork. 241? — Haw. 173 = Carbonea Hb. 700, 701 = Fumosa Tr. I p. 140 — God. II p. 26Zj pi. 70 — Gn. Ind. 240 — Bdv. 846 = la Sombre Engr. 391 = Fuliginea God. II p. 90 pi. 78 f. 5. Larv. Tr. Les descriptions de Linné et de Fabricius et la figure d'Esper, ne lais-« sant pas de doutes , et la Nigricans du cabinet Linnéen étant bien celle-ci , il est étrange qu'on ait supprimé un nom si généralement adopté par les anciens auteurs, pour lui en substituer un plus nouveau. Linné a pris pour son type les individus les plus noirs et dépourvus, du moins en partie , de taches jaunes. Au reste, il est bon d'observer q^e toutes les variétés de Nigricans sont peu constantes, bien qu'elles aiept ^ervi à créer beaucoup d'espèces. Il est rare de les trouver parfaitement sem- blables aux figures, et les passages sont aussi communs que les races; il n'y a d'ailleurs guère ù'JgroHs qui cause plus d'erreurs de détermination dans les collections, et j'ai eu, pour ma part, oceasion d'en relever un nombre considérable. Europe, en juillet. Coll. Div. A. Fumosa W.-V. Wien.-Verz. N-18 — Fab. 348 — Bqrk. 24O — Uayv. ^74 ^ Un^na , God. lip. 271 pi. 71 = Duhia Haw. 176 — Steph. Il p. 125i. DilTère à peine du type et seulement parce que les groupes d'atomes jaunâtres de la subterminale sont mieux marqués, l' Ursina de Godart ne me paraît pas dans d'autres conditions. Elle n'est d'ailleurs créée que par suite d'une erreur, l'auteur ayant pyis pour un ç^ une Ç à ^bdomen ré- tréci, et ayant cru et tjit ^up lep antennes de l' Ursina étaient f^ljfprfflp^ dans les deux sexes. A. Rubricans Csp. Esp. pi. 130 f. 2 — Bork. 186 = Runs Haw. 175 — Steph. II p. 125. D'un gris-brun rougeâtrc, souvent trés-saupoudré de jaunâtre, avec les atomes de la subterminale bien marqués et les taches bien jaunâtres. Elle rappelle un peu la Xanthographa, comme l'observe très-bien Borkr hausen. La fig. 3 d'Esper est une sous«variété dépourvue de ligne sub- terminale. NOCTUip^E- 287 J'ai vu un individu de l'Amérique Septentrionale qui ne diffère pas des ïôtres, ïlb. 511. Je ne l'ai pas vue en pâture, mais il me semble qu'elle se rapporte ici. Le fond serait comme dans le type, avec les lignes et taches d'un jaune clair très-tranché ; la réniforme serait traversée par une ligne claire par- tant de la côte et qui remplacerait l'ombre médiane. Nota. M. Herrich-Schœffer vient de figurer sous le nom de Rustica R95, une Agrotis qui ne me paraît pas différer de certaines variétés de la Nigricans, mais, comme je ne l'ai pas vue en nature, je ne puis rien en dire de positif. Je remarque que la tache claviforme est tout-à-fait ab- sente. 469. Agrotis Adumbrata Ev. Eversra. Bull, Mosc. l8/i2 n" 3 ~ Faun. Uri^l, 191 — Herr.-Seh. 121. Larv^ ignot. ' Elle est très- voisine de Nigricans-, à laquelle M. Eversmano Uù-même I9 rapporte comme variété dans sa Faun. Ural., mais elle me paraît complà- lement distincte. C'est de la vai'iété Fumosa qu'elle se rapproche. '^\ie est plus grande (3§mm)j les ailes super, sont notablement plus oblongiies et ainsi propor- tionnellement plus étroites; les taches et les lignes sont bien distinctes et bien cerclées de jaune clair ; la frange des inférieures est d'un blanc plus puv, et elles sont marquées d'une lunule cellulaire distincte. En dessous, toutes les ailes sont marquées de lunules terminales bien distinctes; le tiorax est beaucoup plus lissé, plus rougeâtre au milieu, à collier conco-' lore , sans ligne transverse , nullement caréné, et dépourvu de la pre> mière crête; l'abdomen est très-déprimé, moins conique, beaucoup jilus dair et nullement teinté de rougeâtre. Russie méridionale, en juin et juillet. Coll. Bdv. et Donz. Quatre iÈxemplaircs. Rare. 470- Agrotis Siliginis Friw. Friw. in lilt. — Gn. Ind. 240 — Dup. III p. 211 pi. 10 f. 6 '- Bdv. 837 = Ertitami. 623? Larv. ignot. Hongrie, Monts Balkans. Coll. Div. Toujours rare. Les auteurs français ont orthçgrapbié ce nom chacun à leur manjère. M, Duponchel écrit Seliginis , M. Boisduval Segnilis. A 1«| rejnarqije qif^ 250 NOCTUlDiE. j'ai faite à ce sujet (lud. l. c.) j'ajoute que, si c'est pour corriger la latinîti de l'inventeur de l'espèce, nos collègues n'y sont pas parvenus : Siliginis^U est vrai, serait le génitif de Siligo, qui n'est pas latin, mais iSe%o est dans le même cas, et Segnilis ne l'est pas davantage. S'il y avait une rectifica- tion à faire, elle consisterait à adopter le nom de Hubner, mais il ne m'est pas prouvé que son Enita, malgré sa ressemblance avec celle-ci , ne goSt pas une simple variété de Trîtici. 471. Agrotis Trîtici Liu. S. N. 179. —Treits.I p. 137? — Bdv. Icon.pl. tlf f. 2,3— Steph. II p. 121 = Eruta Hb. 023 ? = Aquilina God. pi. 6/i f. 0, 7. Larv. Tr. Suisse, Angleterre, ouest de la France, etc., en juillet. Cette espèce est très-difficile à faire distinguer A' Aquilina, soit par deâ figures, soit par des descriptions, et beaucoup d'auteurs les ont confon- dues, ce qui est cause que la synonymie des variétés est à peu près im- possible à établir exactement. Cependant un œil exercé ne s'y trompe guère. Voici les différences qui me paraissent les plus constantes : Les ailes super, sont plus entières et tendent moins à se festonner, elles sont plus étroites; elles tirent plutôt sur le gris que sur le blond; là peine marquée sous les inférieures. Antennes simplement pubescentes. Indes Orientales. Un (f. Coll. Gn. Cette belle et grande espèce a une assez grande parenté avec Helvetina. noctuidje. 3o3 5oi. Agrotis Birivia W.-v. Wien.-Vcrz. G-3 — Hb. 42— Tr. I p. 191— Dup. II p. 267 pi. 70 f.7 (copiée) — Gn. p. 240 — Bdv. 805 — Herr.-Sch. 9, 10 — (non Bork.). Larv, ignou Hongrie , en août. Je n'ai pas vu cette rare Noctuelle, qui, d'après Treitschke, varie beau- coup, surtout pour l'intensité de la couleur. A. Ilonnorafina Donz. Donz. Ann. Soc. ent. VI p. 474 pi. 18= Z?tVma Dup. sup. III p. 463 ï)l. 4©f. 7 (non 6) — Hb. 631. Basses-Alpes, en juillet. Coll. Div. Rare, surtout les beaux exem- plaires. Je viens de dire que je n'ai pas vu en nature la Birivia de Hongrie. Je ne puis donc dire en quoi celle-ci en diffère et si c'est une variété ou sim- plement un double emploi. 5o2. Agrotis? Dumetorcm Gey. Hb.-Gey. 839 — Bdv. Icoa. pi. 78 £. 5 etGon. 798 -. Gn. lod. p. 2â9i. Larv. ignot. • Environs de Digne, en juillet. Coll. Bdv. et Gn. Les deux individus qui se trouvent dans la collection de M. Boisduval et dans la mienne sont en si mauvais état, que la description que j'en don- nerais serait tout-à-fait inutile. Au reste, la figure de Geyer me semble passable. Je fais observer, toutefois, que chez cette espèce ainsi que chez la Gilva, aucun des tibias n'est garni d'épines ; en outre ses palpes sont beaucoup plus ascendants, plus grêles, à troisième article plus long, etc., que chez les espèces voisines. Sa place ne me semble donc pas encore bica fixée. 5o3. Agrotis Grisescens Fab. Fab. 332 — Tr. I p. 103 — Gn. Ind. 240 — Bdv. 819 — Herr.-Scft. 418. Larv. ignot. Montagnes des environs de Breslau. Ni moi ni personne en France, n'avons vu cette rare Agrotis. Il ne m'est point prouvé que celle que Treilschkc a décrite sous ce nom soit bien la Grisescens de Fabricius, dont la vague description peut s'appliquera une infinité de Noctuelles. D après Treiischke, elle serait très-voisine de la 3o4 NocTum^. Birivia^ et pourtant les ailes supérieures rappelleraient une variété dairô de Cinerea. La figure que donne M. Herrich-Schœffer d'après l'exemplaire même de la collection de Treitschke, se rapproche un peu de Décora. ^ 5o4. Agrotis Gilva Donz, Ann. Soc, eut. VI p. hlS pi. 18 — Hb. 877 — Gn. Ind. 2/i0 — -Bdv, 818 — Dup. sup. III p. ^61 pi. 40 Herr.-Sch. 41 0, 411 = Nehilosa Hb, ft02? Larv. ignot. 36mm, A.iles super, un peu oblongues, d'un cendré très-clair sans au- cun mélange de jaune, et mêlé de blanchâtre sur la première moitié de l'aile, avec les trois lignes plus obscures, peu marquées, simples, ondulées, plutôt tremblées que dentées; la subterminale légèrement éclairée de tlanchâtre ; l'origine des deux médianes formant des points noirâtres k la côte. Taches nulles; la réniforme remplacée par un groupe vague d'a- tomes noirâtres. Ailes infér. semblables dans les deux sexes, d'un blanc un peu hyalin, avec le bord terminal largement mais légèrement lavé de cendré-clair, et un arc cellulaire très-clair, mais perceptible; dessous des înfér. d'un blanc-luisant, avec le bord près de l'angle interne et un com- mencement de ligne ne dépassant pas la cellule, cendrés. Côte des supé- rieures blanchâtre, coupée d'un trait noir à la naissance delà coudée; les deux premiers articles des palpes d'un brun-carmélite foncé, très-pro- noncé extérieurement. — Les deux sexes semblables. Digne, en juillet. Coll. Donzel et Pierret. Cette nouvelle espèce est voisine sans doute de Décora ,, mais on l'en distinguera facilement à l'aide de la description qui précède. C'est encore une grande rareté entoniologique. Elle ressemble beaucoup à la figure 402 {Nebnlosa) Hubner, quoique chez cette dernière les deux taches médianes soient très-nettement dessinées. Comme je n'ai point vu en nature cette Nebulosa, que l'auteur a nommée depuis Nuhilosa dans son f^erzeichniss, je ne puis rien dire de positif à cet égard. -:/., 5o5. Agrotis Décora w.-v. Wien.-Verz. Q-4, 5 — Bork. 308 — Hb. 45 — Tr. I p. 188 — Dup. IV p. 84 pi. 78 (mal copiée sur Hb. ) — Bdv. Icon. pi. 81 f. 2 etGen. 817 — Gn. Ind. 240. Larv. Tr. Montagnes du Valais, de l'Autriche, Alpes, Pyrénées, en août. Elle varie beaucoup, suivant les époques, les pays et les hauteurs. Les individus aussi marqués que la figure de Hubner sont rares , mais on en rencontre de jaunâtres, à dessins très-bruns, de cendrés, avec les taches NOCTUID^. 3o5 ochracées, et enfin de blanchâtres presque sans dessins. Ce sont ces der- niers que le chasseur Anderregg désigne sous le nom de Nivalis et que M. Herrich-Schœffer a figurés sous les n"^ 15 et 16. 5o6. Agrotis Lucernea Lin. s. N. 102— Cl. pi. 1 f. 7 — Wien.-Verz. ind. in not. p. 2Q2-= Renigera St. II p. 129 = Cataleuca Bdv. Ann. Soc. eut. II p. 377 pi. U — Icon. pi. 82 f. 5, 6 et Gen. 80/i — Gn. Ind. a^iO — Dup. sup. III p. 205 pi. 19 — Herr.-Sch. 7, 8. Larv, ignot. Valais, Alpes, Pyrénées, en août. Coll. Div. Les beaux exemplaires ne sont pas communs. Il me paraît hors de doute que cette espèce est la Lucernea de Linné. Outre que sa description et la figure de Clerck, toute grossière qu'elle est, lui conviennent parfaitement, il en existe un individu dans le cabinet Linnéen, qui, d'après ce qu'on me mande, diffère bien peu des nôtres. A. liatens St. Steph. II p. 129. Un peu plus petite et beaucoup plus sombre. Les ailes super, presque noires, avec les dessins encore plus indistincts que dans le type ; les infér. très-sombres , leur dessous avec le disque d'un blanc très-tranché, et toutes les nervures noirâtres. L'insecte en général me paraît plus ramassé, plus obtus et à abdomen plus court que ceux du Valais. Ecosse, en juin. Coll. Dbday. Renigera St. II p. 129 me paraît différer fort peu de cette variété A, et je la crois à peu prés identique avec sa Latens. Je n'ai pas besoin de dire que ni l'une ni l'autre ne sont celles des autres auteurs. M. Herrich-Schœffer figure sous le nom de f^acillans (25), une Agrotis qui paraît voisine de celle-ci et de Pyrophila^ Squalida, etc. Comme je ne l'ai pas vue et que le texte qui la concerne n'a pas paru, je ne puis rien en dire de positif. 607. Agrotis Nyctimera Bdv. Bdv. Icon. pi. 78 f. 1, 2 — Hb.-Gey. 852 — Merck et Bruand Ann. Soc. ent. Ukli p. 192 — Gn. Ind. 240 — Dup. sup. III p. 004 pi- 50 — Bdv. 812 — Herr.-Sch. f li =Simulatrix Ub.-Gey. 712? Larv. Bruand. Environs de Lyon et de Besançon, Alpes du Valais, en juin et juillet. La figure de SimiUatrix est si grossière qu'on ne peut rien en dire de positif. 3o6 N0CTUID.1;. 508. Agrotis Valesiaca Bdv; Bdv, Icon. pi. 78 f. 3 et Gen. 807--Gn. îaà. 240 — Evers. Faun. p. 611 — Frey. IV pi. 351 f. 3, 4. Zarv. ignot. 39mm, Ailes super, entières, ini peu festonnées, d'un testacé-jaunâtre pâle , saupoudré d'atomes bruns , avec une série terminale de lunules grosses et presque contiguës, d'un brun-noir, et tous les dessins ordi- naires assez fortement écrits en brun-noirâtre; les lignes un peu vagues, composées d'atomes groupés par lunules; la subterminale peu marquée et maculaire, précédée de traits sagittés à peine visibles. Taches de la cou- leur du fond, vaguement séparées par du brun; la claviforme visible seu- lement à son extrémité. Frange mi-partie de testacé et de blanc. Ailes infér. d'un blanc pur, avec les nervures et une très-légère bordure d'un testacé clair. Deuxième article des palpes taché de brun du côté de l'œil. Antennes presque filiformes. Tarses annelés de brun-noir. $ plus grande, un peu plus foncée et à dessins plus distincts, avec les ailes infér. salies de noirâtre jusqu'à la cellule. Valais, bords de l'Oural, environs de Sarepta. Découverte par M. Auf derregg , et retrouvée' depuis dans la Russie méridionale. Coll. Bdv. Deux (f, une 9* Cette curieuse espèce a un aspect sui generis. Le ç^ ressemble presque à une Polia. La figure de l'Icones n'en donne pas une idée très-juste, et celle de Freyer n'est guère meilleure. 509. Agrotis Confusa Frey. Frey. IV pi. 303 f . 1 — Eversni. p. 206 — Bdv. 809 — Gn. Ind. 2ûa — Herr.-Sch. 44, 45. Larv. ignot. Russie méridionale, Sarepta, bords de l'Oural, en juillet et août. Cette jolie petite espèce n'a que des rapports éloignés n\ec Fimiriola, et a un aspect tout-à-fait sui generis. On dirait, au premier abord, d'une Polia de la section de Dysodea. M. Rambur va jusqu'à en faire une Heliothis! Elle est rare autour du Volga , plus commune à Sarepta, et très-abondante dans l'Oural. NOCTUIDJE. 807 5 10. Agrotis Latens Hb, Hb, Û19 — Dup. III p. 29 pi, 73 — Frey. III pi. 219 — Bdv. Icon. pi. 80 f. 2 — Geii. 816 — Gn. Ind. 2Û0. Larv. Frey. On a jusqu'ici confondu sous le nom de Latens , deux espèces qui me paraissent distinctes, je vais donc donner la description de chacune. Q-T 35mm_ ç ûO""". Ailes super, d'un gris-cendré piqué d'écaillés noires très-espacées, avec toutes les lignes très-bien écrites en noir-brun; là demi-ligne courte , mais bien tranchée; l'extrabasilaire très-tremblée, très-noire, presque toujours simple; la coudée également noire, simple, formant, avec les points qui la suivent, des dentelures profondes; la sub- terminale noirâtre, bien accusée; les deux taches médianes concoLores et indiquées seulement par un espace ou x noir qui est entre elles. Point de claviforme. Ailes infér. d'un blanc sale, avec les nervures, une large bor- dure et une ligne médiane ondulée , noirâtres 5 leur dessous blanc, sans bordure. Antennes un peu crénelées. Femelle semblable , avec la bordure des ailes infér. plus lafge , plus fondue, et la ligne médiane point ou à peine distincte. Styrie, Hongrie, Dalmatie, Suisse, France méridionale, en juin. Coll. DÎT. Marina Freycr ne me paraît qu'un individu plus petit, chez lequel on n'a pas rendu la bande des ailes inférieures. Â. Candeliseqaa Hb- Hb. Ù93 (non 397). L'ombre médiane est bien marquée en noir aussi foncé que les lignes et s'étend parfois, comme dans la figure de Hubncr, sur toute la partie postérieure de l'espace médian. Valais. Coll. Pierret. Une 9. Cette figure 493 de Hubner donne, pour ainsi dire (à l'ombre médiane près), une idée plus claire de la Latens ^ que sa figure ûl9, qui est trop rembrunie. D. Ignicola Hb. Hb. 5ÛG — God. III p. lu pi. 72 f. 3. Je n'ai pas vu en nature cette vairiété , qui pourrait bien se rapporter à l'espèce suivante, si les ailes Inférieures n'étaient représentées claires à la base. Au reste , il paraît qu'elle a été faite d'après un individu endom- magé, et qu'elle est fort inexacte. Quant à celle de Godart, c'en est une simple copie et, conséquemmeut, plus inexacte encore. Nota. Treitsclike a tant varié sur la N. Latens^ qu'il est difficile de 3o8 NOCTOID^. savoir où rapporter la sienne, et que j'aime mieux ne pas le citer. Il serait d'ailleurs trop long de discuter ses descriptions , qu'on trouvera tom. I p. 191, 204 et sup. X p. 32. Autant que j'en puis juger par un individu en débris, la Policola Bdv. Gen. 815, n'est qu'une variété de la Latens. M. Herricli-Sciiœffer figure sous le nom de Corrosa 141, une espèce polaire, qui pourrait bien encore se rapporter ici; mais, comme je ne l'ai pas vue, je ne puis rien en dire de positif. 5 1 1 . Agrotis Latitans Gn, latens Bdv. Icon. pi. 80 f. 1 — Hb.-Gey. 806, 8077? = Marina Frey. IV pi. 364 f. 1? Larv. ignot. Je viens de dire que je crois cette espèce tout-à-fait séparée de la La- tens, dont on la distinguera facilement à sa couleur plus blonde, ses ailes inférieures d'un brun uniforme, sa taille plus petite, et aux caractères qui vont ressortir de la description ci-dessous. cf 31™™. 9 30™"'. Ailes super, d'un blond-jaunâtre un peu luisant, avec les lignes ordinaires noirâtres, souvent confuses; les deux médianes géminées, ondulées; la subtcrminale ordinairement à peine distincte et n'étant indiquée que par des taches vagues , séparées. Taches ordinaires concolores, et accusées seulement par un espace ou x noir, qui est entre elles. Point de clavlforme. Ailes Infér. d'un brun clair uniforme, ou à peine sensiblement plus clair à la base, à nervures concolores et à frange blanchâtre; leur dessous blanchâtre, avec un très-petit trait cellu- laire, une ligne insensible et une bordure vague, brunâtres. Antennes comme dans Latens. 9 tout-à-fait semblable, à la taille près. Valais, en juin et juillet. Coll. Pierret, Bdv. et Gn. Il n'y a point encore de bonne figure de cette espèce. Celle de Geyer est si grossière , et les ailes infér. sont si mal rendues , qu'on peut même douter qu'elle lui appartienne. Murina Freyer n'est peut-être pas autre chose que cette espèce , mais la figure et la description laissent trop à désirer pour que je puisse l'af- firmer. 5 12. Agrotis Fimbriola. Engr. Engr. (la Sauvage) 450 a — Hb. 603 — Esp. pi. 193 f . 3 — Treits. I p. 190 — Dup. III p. 33 pi. 74 — Frey. III pi. 207 — Bdv. Icon. pi. 81 f. 4 et Gen. 810 — Gn. Ind. 240 = Mardvignœ Dup. III p. 143 pi. 8» f. 2. Larv. Frey. Hongrie, Suisse, Sicile, en juin. Coll. Dît. NOCTUID^. 3o9 Il n'y a pas encore de bonne figure de cette espèce. La moins mauvaise est celle que Duponchel a donnée sous le nom de Maravignœ , qu'on a considérée longtemps comme une variété de Fimhriola^ mais qui, en réa- lité, lui est tout-à-fait identique. La chenille est très-atténuée antérieurement , d'un gris-brun foncé , avec les vasculaire et sous-dorsales continues , blanchâtres, et la stigma- tale large , d'un blanc-ochracé. Sur chaque anneau sont un trait noir, oblique, éclairé postérieurement, et deux traits latéraux semblables; la tête est petite et noire. Elle vit, en avril , sur différentes plantes basses, dans les prés bas, exposés au soleil. GROUPE Xn. (Gen. Chejsotis Bdv. partira.) t 5i3. Agrotis Alpestris Bdv, Bdv. Icon. pi. 76 f. û, 5 et Gen. 768 — Gn. Ind. 2û0 — Dup. sup. III p. 454 pi. ÛO — Herr.-Sch. 5, 6. Larv. ignot. Alpes de la Suisse et de la France, en juin. Coll. Div. Pas plus rare que VOcellina. Il est plus aisé de sentir les différences qui séparent cette Noctuelle de VOcellina, que de les décrire. Elles ont toutes deux un port essentielle- ment différent. Celle-ci est plus grande ; son abdomen est d'un gris-jau- nâtre, avec l'anus presque concolore. Celui de VOcellina est noir, avec l'anus fauve; les lignes médianes et les taches, qui sont grises et à peine bordées dans la dernière, sont ici d'un jaune-brun et liserées de noir; les ailes infér. sont plus claires à la base, tandis qu'elles sont d'un noir-brun uni chez VOcellina; les antennes sont plus fortement pubescentes. Enfin, VOcellina a un aspect général plus velu que V Alpestris, etc. 5i4. Agrotis Ocellina w.-v. Wien.-Verz. M-16 , 17 — Hb. 129 , 439 — Tr. I p. 129? — God. II p. 221 pi. 65 ? — Bdv. Icon. pi. 76 f. 3 et Gen. 767 — Gn. Ind. 240 =; Phyteumœ Esp. pi. 192 = la Brunettc Engr. 420 ab. Larv. ignot. Alpes delà Suisse et de la France, en août. Coll. Div. tt 5i5. Agrotis Grammiptera nup. Dup. sup. III p. 450 pi. 40 f. 1 — Gn. Ind. 241 -- Bdv. 933 — Herr,- 3rO NOCTUID^.' Sch. 3, a = Cancellata Frey. IV pi. 303 f . 2 = Elegans Evcrs. Bulli Mosc. 1837 n" 1 — Faun. Ural. p. 187. Larv. ignot. Russie méridionale , Alpes du Dauphiné , Espagne méridionale", en juillet. Coll. Liv. Depuis que j'ai pu examiner un certain, nombre d'exemplaires ex larrâ de cette Noctuelle, je suis revenu au sentiment de M. Rambur et je pense que sa place véritable est à côté û'Alpestris , et non dans mon genre Neuria, dont elle se rapproche plus pour les dessins que pour les autres caractères. La 9» plus rare que le cf, n'en diffère que par la couleur des ailes intérieures, qui sont presque entièrement salies de noirâtre. Elle a, comme VAlpestris et YOcellina, l'oviducte saillant après la mort. SiC). AcnoTis Larixia Gn. Elle est extrêmement voisine de la Grammiptera, mais elle a un autre faciès, et me parait en différer spécifiquement; cependant, comme je n'en ai vu que deux individus, j'engage les entomologistes du midi à répéter mes observations. Voici en quoi elle diffère de Grammiptera: Elle est un peu plus grande (ao-""') et généralement plus oblonguej les ailes supérieures sont d'un cendré-jaunâtre , sans aucun mélange de violàtre : tous leurs dessins sont beaucoup moins arrêtés et plus adoucis; les lignes sont plus ternes, moins liserées de noir; la coudée est plus arrondie au sommet et plus élargie par en bas; les deux taches sont bien séparées par du noir, mais plus ternes et pupillées de gris sale ; la réni- forme est beaucoup moins étranglée et plus courte; les traits cunéiformes subterminaux sont plus adoucis et placés sur un fond uniforme ; un liseré ochracé, bien distinct , précède la frange ; les ailes inférieures sont noi- râtres, même dans le mâle, avec la frange blanche. En dessous la ligne médiane est également bien visible dans les deux sexes ; enfin, le thorax est cendré, sans mélange de blanc, presque uniforme et seulement un peu nuage de noirâtre. Alpes de Digne. Coll. Donzel. Un cf, une 9« M. Donzel me mande qu'il ne l'a jamais prise qu'à 16 ou 1800 mètres": à cette hauteur, la Grammiptera ne se montre presque plus, tandis qu'elle est commune à 8 ou 900 mètres. NOCTCID^. 3n. ttt 5 17. Agrotis Mdltangula Hb. Hb. 116 — Tr. I p. 127 — God. II p. 207 pi. 63 — Frey. IV pi. 33» — Bdv. Icoii. pi. 76 f. 2 et Gen. 766 — On. Ind. 240 Larv. Hb. — Frey. Autriche, Suisse, Hongrie, Alpes du Dauphiné, en juillet. Coll. ^iv. Chenille allongée et rayée comme celle des Leucanies, d'un brun ter» reux, avec la vasculaîre et la stigmatale continues, blanches ; la première ombrée des deux côtés. Entre elles, on voit deux autres lignes et de petits traits longitudinaux. Tête et pattes grises. Vit , en mai , sur différents Galium. A. Rectangula Bdv. Bdv. Icon. pi. 76 f. 1 (non alior.) Ailes super, et thorax bruns , au lieu d'être cendrés. Dessins noirs moins nets. Ligne subterminale moins visible et précédée de traits noirç plus vagues, Hongrie. Coll. Div. 5 18. AoROiis Rectangula w.-v. Wien.-Verz. M-15 — Fab. 187 — Bork. 205 — Hb. HO— Tr. l p. 126 — God. II p. 248 pi. 68 f. 2 — Gn. Ind. 240 — Bdv. 765. Larv. Tr. Comme on confond, dans les collections, cette espèce avec la suivante, je dois en donner ici une description différentielle. 36 à ûO""°. Ailes super, oblongues (rectangulaires), d'un brun-rouge, avec la demi-ligne et l'extrabasilaire bien marquées, géminées, d'un noir velouté ; la seconde presque perpendiculaire jusqu'à la sous-mé- diane , puis formant un coude à peine arrondi; la coudée ondée, mais i. peu près parallèle , fine , point ou peu géminée , avec les lunules assez marquées; la subterminalc à peine indiquée en gris-rougeâtre. Toutes les taches concolores, finement cerclées de jaune, même la claviforme, qui n'est noire qu'à sa base ; les deux autres liées ensemble inférieurement, et séparées par un espace noir. Ailes infér. d'un noirâtre uni , à frange plus claire; leur dessous d'un ochracé-rougeâtre , à bord obscur, avec un trait cellulaire et une ligne médiane noirâtres , bien marqués. Abdomen très-déprimé en dessus, et marqué, en dessous, de deux rangs de taches cunéiformes noires. Partie antérieure du collier noire. Antennes à tig^ forte et bien pubescente dans les cf. Autriche, Hongrie, en juillet. Coll. Pierret. Rare. 3i2 NOCTVÏDM. Cette espèce, par son abdomen aplati et la couleur rougeâtrc de ses ailes, rappelle certaines Cerastis. ij:- 519. Agrotis Anderreggii Bdv. Bdv. Icon. pi. 76 f. 6 = Rectangula var. ejusd. Gen. 765 — Gn. Ind. 240— Dup. sup, III p. 456 pi. ûO f. 3 — Evers. Faun. 187 = Exclamans Evers. Bull. Mosc. 1841 pi. 3 f. 5, 6. Larv. ignot. Celte Agrotis est généralement regardée comme une variété de la Hectangula. Pour moi , je les crois aussi distinctes qu' Exclamationis et Corticea. Elle est plus petite et ne dépasse guère 32™"^ Ses ailes super, sont moins rectangulaires, surtout dans la 9> qui est plus petite que le çf^ d'un gris ou même d'un noir-violàtre ; les lignes y sont plus brisées, ■moins lunulées ; l'extrabasilaire forme , au bord interne , un coude plus arrondi ; la sublerminale est ordinairement mieux marquée et plus jau- nâtre. Les ailes infér. sont blanches, salies de noirâtre, plus ou moins largement, suivant le sexe; leur dessous est blanc, sans bordure, et avec les traits et lignes moins distincts, la dernière n'étant visible qu'à la côte. L'abdomen est beaucoup moins aplati et, le plus souvent, caréné, avec les taches noires du dessous moins distinctes. Enfin, rien dans son aspect ne rappelle les Cerastis. Russie méridionale, Valais, en août. Coll. Div. tttt ^ 5 20. Agrotis Deplana H.-s. Herr.-Sch. 79. , Larv. ignot. ^ 30mm. Ailes super, d'un brun-noirâtre saupoudré partout de gris- ~«:endré, à l'exception des espaces terminal et subterminal, qui sont plus i^bscurs. Lignes médianes écartées, arquées en sens contraire, légèrement ftremblées, cendrées, à peine liserées de brun. Subterminale mieux mar- iguée, d'un brun clair, brisée au sommet, puis un peu ondée, fortement ombrée intérieurement. Taches médianes grandes , régulières , cendrées, pleines, non bordées ni pupillées, séparées et précédées par deux taches d'un noir velouté, bien marquées. Une série terminale de lunules noirâ- ,lres rapprochées. Claviforme presque nulle. Ailes infér. bien développées et .sinuées, d'un gris-ochracé clair, avec le bord noirâtre fondu, et la Jjange concolore, mi-partie d'ochracé bordé de gris; leur dessous sau- jpoudrv' de noirâtre au bord antérieur, sans lunule cellulaire ni ligne NOCTUID^. 3l3 transverse. Thorax concolore , avec la partie antérieure du collier noire. Antennes fortement pubescentes. Russie méridionale. Coll. Donzel. Un seul (f. Très-rare. 521- Agrotis Separata Gn. Taille et port de la précédente, avec laquelle elle a infijument de rap- ports. Ailes super, d'un brun-rougeâtre , faiblement teinté, à la base et derrière les taches, de rougeâtre plus prononcé, avec les lignes médianes très-écartées , parallèles, composées de fines lunules noirâtres peu mar- quées ; la coudée simplement arquée et un peu géminée, formant deux points noirs à la côte; la subtcrminale vague et à peine distincte. Taches médianes régulières, presque égales, non bordées, un peu plus grises que le fond , séparées et précédées par deux taches d'un noir de velours fine- ment liseré de jaunâtre. Point de claviforme. Frange concolore séparée du bord terminal par un fin liseré jaune. Ailes infér. bien développées et sinuées, d'un blanc sali , avec le bord et les nervures un peu enfumés , et la frange concolore, mi-partie d'ochracé, liseré de gris ; leur dessous sau- poudré, à la côte, de noirâtre, avec un commencement de ligne , mais sans lunule. Thorax concolore , avec la presque totalité du collier et le toupet frontal d'un noir velouté. Ce dernier finement liseré de blanc en avant. Abyssinie. M. N. Un seul (f. Nota. Ces deux espèces , qui forment une petite section séparée , ont du rapport, à la fois, avec V^igr. Rectangula et avec celles du groupe VI, notamment Recussa et Obelisca , mais elles ont une physionomie parti- culière. GROUPE XIII. (Gen. Opigena Bdv.) 522. Agrotis Polygona w.-v. Wien.-Verz. M-16— Fab. 333 — Hb. 125 — Tr. I p. 226 — God- II p. 2Û5 pi. 68 — Gn. Ind. 240 — Bdv. 76/i = Nigrofulva Esp. pi. 127 f. 7 = le Pâté noir Engr. Û23 a = Pyramis Bork. 197. Larv. Hb. Hongrie, Autriche, Valais, en juillet. Cette espèce est distincte du groupe précédent, avec lequel elle a , du reste , beaucoup de rapports , par ses ailes encore plus allongées et son thorax crêlé , à collier bien relevé. Elle fait le passage des Jgrotis aux Hii'ia. Godart dit qu'il l'a trouvée quelquefois aux environs de Paris; mais il est probable qu'il l'aura confondue avec quelque autre, ou que ses sou- venirs l'ont mal servi. X-épidopicres. Tome 5. 20 3i4 NocrruiDjE. Gen. HIRIA Dup. Dup. Cat. p. 145= Triphœna Och. Tr. Bdv. St. Gn. Chenilles cylindriques, rases, épaisses, atlênuées antérieurement, renjléei jusqu'au 11» anneau, qui est marqué de taches sous- dorsales, cunéiformes, cC un noir velouté, portant, sur les 3^ et 40, des points orbiculaires blancs; elles muent cachées entre les feuilles des plantes basses et se métamorphosent des la fin de l'hiver. — Chrysalides enterrées. — Antennes prismatiques, décroissant de lu base au sommet, pubcscentes dans le ç^, filiformes dans la Ç. Palpes droits, étendus, deux fois plus longs que la tête, le 2® article subulé, coxiforme, lissé'' squammeux, le Z* horizontal, long, subconique. Thorax asset étroit, convexe, squammeux, à ptéryrjodes subrectangulaires, écartées, muni de deux crêtes bi» fdes, squammeuses. Abdomen lisse, aplati, velu latéralement dans les deux sexes, un peu conique et caréné dans les cf. Pattes longues, à jambes épineuses et à éperons prononcés. Ailes super, festonnées, étroites, subrectangulaires, putvérw tentes, à lignes et taches distinctes; les infér. larges, fauves, à bordure noire. M. Duponchel a séparé avec raiscm ce genre des vraies Triphœna, dont il diffère à beaucoup d'égards à l'état parfait. On n'en connaît encore qu'une seule espèce, qui est européenne. Elle forme le passage des Triphœna aux ^gratis. Les caractères ci-dessus et l'histoire de la chenille rendent tous détails superflus ici. 523. HlRU LiMOGRISEÀ W.-V. Wien.-Vcrz. M-22 — Fab. 160 — Engr. (la Lignée) Û3C a i c — Esp. pi. 108 f. 3 — Bork. û6 — Kléeni. Il pi. 7 f. û, 5 — Hb. iOi, 531 — Tr. I p. 272 — God. II p. 149 pi. 57 — Frey. III pi. 249— Gn. Ind. 239 — Bdv. 756. Lurv. BRG, ftO™"'. Ailes super, mêlées de gris clair, de gris-noirâtre et de ferru- glneux-violâtre, avec l'espace terminal de cette dernière couleur; les trois première» lignes très-distinctes , sinuées et denticulées, triples; les deux taches médianes très-nettes et finement cerclées de noir ; l'orbiculairo très-ronde , pupillée de noirâtre ; la réniforme creusée des deux côtés , avec un anneau concentrique épais, noirâtre; la claviforme peu développée et comme couchée sur l'extrabasilaire. Ailes infér. d'un fauve vif, avec une bordure noire, mais sans lunule cellulaire en dessus. $ semblable, mais à abdomen plus élargi, à côtés débordants , et terminé très-carrément. Chenille veloutée , d'un gris-vineux , avec la vasculaire et la sous-dor- sale fines , interrompues, peu apparentes ; celle-ci bordée de traits noirS îendant à former des chevrons sur les 9 premiers anneaux, et dessi» 3i5 nant, sur les 10* et 11*, des taches cunéiformes d'un noîr velouté, éclairées postérieurement de jaunâtre. Deux gros points blancs orbi- culaires sur les 3« et 4« anneaux. Stigmates noirs. Tête rougeâtre, avec une plaque frontale noire. Elle vit , en février et mars, sur les plantes qui conservent de la verdure pendant l'hiver. Europe centrale et méridionale, en juillet. Coll. Div. Gen. TRIPH^NA och. Ocfa. Syst. Gloss. -- Tr. Bdv. Gn. Dup. St. Chenilles épaisses, cylindriques, renflées postérieurement, à lignes distinctes; les sous-dorsales surmontées de traits noirs qui deviennent souvent cunéiformes sur le IV anneau, l'incision du 3' portant le plus souvent deux points or- biculaires blancs; elles vivent sur les plantes basses et se cachent pendant le jour sous les feuilles et les débris. — Chrysalides enterrées — Jnten7ies déliées, brièvement pubescentes dans les çf, filiformes dans les Ç. Palpes un peu ascendants, dépassant peu la tête, le 2* article épais ou élargi, le 3' très-court et en bouton. Thorax subglobuleux , lisse, très-lissé, et sans sail- lies, à collier étroit et arrondi, abdomen semblable dans les deux sexes, dé- primé, velu latéralement, terminé par une brosse de poils coupée carrément. Ailes supérieures étroites, allongées, épaisses, entières; les inférieures très- développées, jaunes, avec une large bordure d'un noir velouté. Au repos lin- secte a une forme très-allongée, et les ailes sont disposées presque parallèle^ ment au plan de position. Un air de famille très-marqué règne dans ce genre, qui a été adopté par tous les entomologistes. Il ne faut pourtant pas en conclure qu'il n'y ait pas dégroupes à y établir; ils sont, au contraire, plus nombreux que dans beau- coup de genres qui paraissent moins homogènes au premier aspect. Ainsi, la Pronula a une apparence agrotiforme ; sa chenille est plus terreuse, plus luisante, plus cachée que toutes les autres; le papillon a les tibias anté- rieurs épineux, le toupet frontal allongé, les palpes relevés à son niveau, et formant une sorte de bec avec lui, leur 2" article ircs-sécuriforme, les ailes inférieures plus larges et plus plissées que dans aucune autre, etc. La JaniUna est plus veloutée, avec les ailes et même le thorax squammeux, le collier toujours bicolore, le front arrondi et peu saillant, les palpes pres- que droits, kl^ article unicolore, simplement équarri au sommet, les tibias antérieurs non épineux. Elle vole pendant le jour avec une extrême viva- cité. La Fimhria est plus allongée qu'aucune autre, à palpes courts, dont le 2*^ article est renflé extérieurement ; elle n'a d'épines qu'aux tibias inter- médiaires et postérieurs ; son abdomen est plus court, plus déprimé, plus creusé ; ses ailes inférieures, aussi veloutées que les supérieures, ont une bordure d'une largeur démesurée. JLa Chardinyi a les palpes arqués, à der- 3 1 6 NOCTUlDiE. nier article plus lonç que dans le resie du genre, l'abdomen plus conique, un peu zone, parfois caréné , les antennes cylindriques, les tibias presque sans épines, et semble incliner vers les Jnarta, où elle avait d'abord été placée. L'Interjecta provient d'une chenille presque semblable aux Leu- canies pour les couleurs et les dessins, dénuée de traits cunéiformes. Son papillon a tous les tibias complètement dépourvus d'épines. Enfin, les Orhona, Subsequa et Consequu, forment un groupe principal, dont les che- nilles, trés-atténuccs antérieurement, les palpes à 2*^ article unicolore, sécu- riforme, à angle externe aiguisé , le 3« à peine visible et tronqué, et tous les tibias épineux, sont les principaux caractères. On voit par là combien les genres, même les plus homogènes et les moins contestés, sont sujets à se dissoudre, si on interroge un à un leurs caractè- res et cet exemple est bien propre à inspirer de l'indulgence à ceux qui prétendent ne marcher, en Entomologie, que la loupe et le scalpel à la main, et qui ne déclament sans cesse contre le vague et le peu de persistance de nos caractères, que faute d'avoir expérimenté les leurs, qui ne tiendraient pas davantage contre des observations plus généralisées. Le genre Triphœna est répandu dans toute l'Europe, mais je n'en con- nais pas d'c. 103 — Engr. (l'Ombre) 542 a 6 — Hb. Beitr. pi, III-O = Characterea Esp. text. — Bork. 207 — Hb. Larv. = Ditra- pezium Esp. pi. 147 f. 1, 2 =: Nubila Esp. pi. 142 f. 3. Larv. Frey. Autriche, Allemagne et France boréales, en juin. Moins répandue que les suivantes. Nubila Esp. n'est qu'une variété accidentelle, chez laquelle les taches sont plus claires et la coudée suivie d'une grande éclaircie dans le haut. 539. NoCTUA SiGMOIDES Gn. Elle a quelques rapports avec notre Sigma^ dont clic est toutefois évi- demment distincte. %• 326 NOCTUIDiE. gpnnn, Ailôs supér. d'un gris-roiigeâtre, fortement nuancées de brun* brûlé, hormis à la côte qui reste claire, avec les traits géminés d'où par* tent les lignes ; celles-ci bien visibles, claires, comme dans Sigma. Taches ordinaires plus écartées que chez Sigma, claires, bien distinctes, séparées et précédées par du noir-brun velouté; un trait basilaire vague, de la même couleur, sous la côte. Tache claviforme à peine distincte. Ligne sub- terminale aussi distincte que les médianes. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, à frange plus claire ; leur dessous jaunâtre clair, avec une ligne et up arc cellulaire , foncés. Thorax brun-brûlé, à collier concolore. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Un (f. A. Un peu plus petite, plus claire, plus unie, à thorax et collier clairs. Ailes infér. d'un jaunàtre-clair , avec une ombre subterminale vague et une ligne terminale interrompue, plus foncées. Ligue du dessous obli- térée en partie. Mêmes localité et collection. Un cf. B. Encore un peu plus petite, entièrement grise et à peine rougeàtre, avec les taches ordinaires concolores, simplement cerclées, mais non séparées ni précédées de noir. Ailes infér. d'un blanc-jaunâtre, sans taches. Mêmes localité et collection. Une 9- Je ne puis croire que ces trois exemplaires soient des espèces distinctes, malgré la différence très-notable des ailes inférieures. Peut-être se lient-ils par des individus intermédiaires. GROUPE m. {Ochropleura Hb.rVerz.) t 540. NocTOA Plecta Lin. s. N. 157 — Wien.-Verz, M-6 — Kléem. I pi. 23 — Fab. 182 — Esp. pi. lia — liork. 190 — Sepp. IV pi. 28 — Hb. if 7— Haw. 193— Treits. I p. 248 — God. II p. 166 pi. GO — Steph. II p. 136 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 772 ~ le Cordon blanc Engr. 419 a-f. Larv. Knock. Europe et Amérique du Nord, en juin. Coll. Div. Kléemann la figure si grande qu'on dirait de la Musiva. Les individus de l'Amérique boréale ne diffèrent en rien de ceux (l'Europe. NOCTUIDiE. 327 541. NOCTUA Leucogaster Frey. Frey. I p. p. 38 pi. 21 — Tr. sup. X p. 37 — Bdv. Icon. pi. 83 — Dup. sup. III p. 222 pi, 20 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 773 — Herr.-Sch. 1 , Larv. ignot. Sicile, Dalmatie, France méridionale, en juin. Coll. Bdv. et Picrrct. Quoique toujours rare, elle n'est pas très-recherchée à cause de son ex-» trêoie ressemblance avec Plecta. 542. NoCTUA OCHROGASTER Gn. Un peu plus grande que Plecta^ à laquelle elle ressemble pour les des- sins. Le rouge des ailes supérieures est plus pâle, et la subterminale y est bien marquée par une ombre noirâti-e fondue. Les points terminaux sont arrondis et isolés ; la frange est divisée par une ligne foncée ; les taches sont plus grandes ; la réuiforme moins étranglée, et la nervure médiane est également blanche. Les ailes infér. ont une série terminale très-distincte de points arrondis. Le collier est d'un blanc ochracé, ainsi que l'abdomen qui est unicolore et sans touffe rougcâtre à l'anus. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Un cf. tt 543. NoCTUA MCSIVA Hb. Hb. «18— Treits. Ip. 247 — Dup. II p. 212 pi. 64 — Steph. IIIp. 13Q — Gn. Ind. 239 — Evers. Faun. p. 213 — Bdv. 774. Larv. Hb ? Montagnes de la Suisse, du Tyrol, de l'Autriche, de la Hongrie et de l'Oural, en juillet et août. Coll. Div. Cette belle Noctuelle est commune dans l'Oural et autour de Sarepta , et elle y paraît dèslemoisdejuin. Elle est toujours rare dans les autres loca- lités, où elle vole un mois plus tard. M. Stephens l'a comprise dans ses in- sectes d'Angleterre, mais elle ne s'y est jamais trouvée. On n'a encore aucune bonne figure de la chenille, et il est très-probable que celle quQ Uuboer a dounée est apocryphe. 544. NocTtJA Flaimimatra w.-v. WieD.-Verz. N-l — Fab. 490 •»- Bork. 220 — Hb. 134 — Treits. I 328" woctuib;e. p. 245 — God. II p. 169 pi. 60 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 776 = l'S de De Vill. p. 346 f. 20. Zarv. Tr. Suisse, Hongrie, Autriche, midi de l'Allemagne et de la France, en juillet. Coll. Div. Elle a, au premier abord, la tournure d'une Agrotis. Nous ne connais- sons la chenille que par une description très-incomplète de Treitschke. A. Beaucoup plus grande (elle atteint jusqu'à SS""") , mais ne différant pas autrement de nos individus d'Europe. Brésil. Coll. Gn. GROUPE IV. {Megasema Hb.-Verz.) ;yj 545. NOCTUA C NiGRL'M Lia. S. N. 162 — Clerck. pi. 1 f. 3 — Wien.-Verz. M-7 — Fab. 183 — Engr. (le C noir) 424 aie — Knock. III pi. 5 f. 1 — Bork. 194— Hb. 111— Haw. 191 — Tr. p. 237 — God. II p. 177 pi. 61 f. 1 — Steph. II p. 136 — Gn. Ind. 239— Bdv. 777. Larv. Hb. Commune dans toute l'Europe, en juin et août. Coll. Div. A. IWun-afrum Esp. Esp. text. Bomb. p. 385 — Bork. 195 — (non W. nec F. nec Hb.) = Gothica\Ar. singularis Esp. pi. 76 f. 3 (aherratio). Plus claire, lignes ordinaires oblitérées, une ligne de points noirs inter- rompus. Espace terminal très-noir. Il ne faut pas confondre cette variété, qui est la plupart du temps acci- dentelle, avec la N. Nun-atrum du Wien.-Verz., qui n'est autre que la Gothica de Linné. B. D'un noir-violet foncé. La tache costale d'un carné-roussâtre. Ailes in- férieures de la femelle d'un gris-noirâtre uni, comme chez notre Ditra- pezium. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. et Dbday. Malgré la couleur des ailes inférieures de cette Noctuelle , les dessins sont tellement semblables à ceux de notre C Nigrum que je n'ose en faire une espèce séparée. C. D'un testacé clair un peu rosé, avec les taches cellulaires et celle de la NOCTUID^. 329 base, seules noires. Ligne subterminale noirâtre, maculaire, bien marquée. Palpes et tiiorax testacés, avec le sommet du collier noir. Pondichéry. Coll. Feisthamel. Un seul (f. 546. NoCTUA BiCARNEA Gn. Taille et port de G Nigrum. Ailes super, d'un noir-violâtre (comme chez G Nigrum), avec les lignes absorbées par la couleur du fond, à l'ex- ception de la partie supérieure de l'extrabasilaire, qui est plus arquée que cliez G Nigruvi et qui limite une tache d'un carné-rougeâtre. Une se- conde taciie pareille, mais plus vague, se voit à la côte dans l'espace sub- terminal. Les taches ordinaires sont concolores au fond et découpées par du noir vaguement répandu entre elles et au dessous. Ailes Infér. d'un gris-noirâtre uni, un peu plus claires au centre ; dessous comme chez C Nigrum. Gollier concolorc. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Un 0^. On voit que cette Noctuelle qui se rapproche beaucoup de C Nigrum a des dessins pour ainsi dire opposés, puisque la tache carnée, au lieu d'être sur l'espace médian, est au contraire placée de chaque côté et laisse celui-ci noir. 547. NoCTUA DlTRAPEZIUM Hb. Hb. Û72 — Bork. 206 — Wien.-Verz. M-8, 9? — Tr. sup. X p. 36 — Gn. Ind. 2ZQ = Tristigma Och. Syst. Gloss. — Tr. I p. 253 — Frey. Beitr. pi. 99 — Bdv. 778 = Sigma var. God. II p. 176 pi. 61 f. 3. Larv. Hb. — Tr. — Frey. Allemagne, Autriche, nord de la France, en juillet. Coll. Div. Elle est plus voisine de G Nigrum que les suivantes. Ses caractères dis- linclifs sont les mêmes que pour Triangulum, sauf les différences sui- vantes : Ailes super, étroites, d'un brun-violet foncé; ligne subterminale presque nulle ; tache réniforme normale , portant au centre un C gris ; ailes infér. jaunâtres ainsi que l'abdomen, avec une lunule et une bordure plus obscures. 548. NocTXJA Triangulum Hufn. Hufn. Berl. Mag. 176G n» 58 — Och. — Tr. I p. 240 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 779 =: Sigma Esp. pi. 180 f. 1-3 — Knock. III pi. IV f. 7 — Bork. 193 — Hb. Û97 — Kléem. Il pi. 10 — Engr. (la Sigma) 427 a — Haw. 190 — God. II p. 197 pi. 00 — St. II p. 133. Larv. Kléem. — Hb. Europe, en juin et juillet. C'est une des plus communes Noctua. Elle Lépidoplères. Tome 5. 21 33o NOCTUlDiE, ne varie guère chez nous que pour l'intensité de la couleur; voici ses ca- ractères distinctifs : Ailes super, d'un gris-incarnat, une tache noire sur la demi-ligne; orbiculaire tendant à former un U; réniforme coupée droit intérieurement et creusée en angle en dehors; coudée bien lunulée et suivie d'un rang de points blancs et noirs; subterminale peu ondulée, avec un liseré foncé , étroit ou maculaire et deux taches apicaies noires, Infér. d'un gris-noirâtre presque uni. A. L'espace noir qui sépare les deux taches, plus étroit , plus concave aux extrémités ; point de taches noires à la demi-ligne ; dernier article des palpes un peu plus long. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Nota. Jpronia Cramer 396 E, qui vient des Berbices , est-elle encore une variété locale de Triangulum ou une espèce distincte? Il est indispen-^ sable de la Toir eu nature pour trancher cette question. ^ 549. NocTUA Rhomboidea Tr. Treits. I p. 231 — God. II p. 193 pi. 62 — Frey. IV pi. 309 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 780 = Stigmatica Hb. 4'ÎO, 4'tl = Trisiigma St. l\ p. 132 = la Sérieuse Engr. Û25 o (non h), Larv. Hb. — Frey. Autriche, Souabe, Suisse, France, Angleterre, eh juin et juillet. Voici les caractères distinctifs de cette espèce : Ailes d'un violet-brun; demi-ligne sans tache noire adhérente; orbiculaire arrondie par en bas; ligne coudée mal ou point lunulée ; subterminale jaune, vague, très-on- dulée, précédée d'une ombre brune, égale partout et sans taches apicales. Inférieures d'un brun foncé uni. Tous les auteurs citent ici la Hhomboïdea d'Esper; pour moi, il ne m'est pas prouvé que ce ne soit pas la Triangulum. ^- 55o. NocTUA Brunnea w.-v. Wien.-Verz. 0-15 — Fab. 278 — Hb. 121 — Haw. 189 — Tr. I p. 21Ô — God. II p. 183 pi. 61 —Frey. Beitr. pi. 58 — Steph. II p. 131 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 792 =: Fragarice Ëork. 196 — View, n" 85 pi. 2 f. Û, 5 =Lucifera Esp. pi. 142 f. 6. Larv. Hb. — Frey. Autriche, Angleterre, France centrale et boréale, en Juin, Coll. Div, Elle n'est pas très-rare autour de Paris. NOCTUIDiË.' 33 1 55 1. NocTUA Festiva w,-v, Wien.-Verz. T-7, 8 — Hb. llû, 469 — Haw. 194 var. B. — Tr. I p. 22Û— God. II p. 186 pi. 61 f. 5 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 790 =Mendica Fab. 276 = Primulœ Esp, pi. 136 f. 5, 6 — Bork. 204 = Sigma Donov, pi. 562. Larv. Hb. — Donov. Saxe, Angleterre, France centrale et boréale, en juillet. Coll. Div. Si on se réfère à la phrase du Wien.-Verz., les mots Dimkelrothe unâ pcrlfarbigc, et la place qu'occupe cette espèce dans la section des Noc< tuelles purpurfarbig , avec Delphinii et Purpurina, pourraient laisser hien des doutes, mais la figure de Hubner, qui a peut-être été faite sur la collection même des Thérésiens, qui est en effet moitié couleur do pourpre et moitié d'un gris de perle, et qui cependant représente bien notre Festiva, peut servir à expliquer cette difficulté. A. Subrnfa Haw. Haw. 195 = Festiva Hb. h^l, im — Stepli. II p. iSû = la Belladone Engr. 541 a J = Dalilii God. II 189 pi. 62 f. 1, 2 2 Point de places noires entre et avant les taches ordinaires. Mêmes localités et Coll. A. Congener Hb. Hb. 617 (non m2)= Festiva Ç God. pi. 61 f. 6. D'un ton plus chaud et plus roux, surtout sur l'espace médian, avec les lignes très-bien marquées. Ces deux variétés se retrouvent sans modifications au 229-35. 552. NoCTUA COLLINA Bdv. Bdv. 789 —Gn. Ind, p. 239 — Herr.-ScU. 142. Lan, ignot. Valais, Alpes de Digne, en juillet. Je n'ai pu me la procurer. Elle est très-voisine de la Festiva., et je crains bien qu'elle n'en soit une simple variété. 553. NocTUA Conflua Tr. Tr. tom. Vlifc part. p. /j05 et sup. X p. 35 — Frey. Beiir. pi. 98 f. \ 333 NOCTUID^. — Dup. IV p. 140 pi. 109 — Bdv. Icon. pi. 83 et Gen. 784 — Gn. Ind. 239 — Herr.-Sch. 154. Islande, Prusse. Coll. Bdv. et Pierret. Elle est toujours très-rare. Je crois qu'elle se trouve aussi aux envi- rons de Paris, car il en existe dans la coll. de M. Boisduval un individu mêlé à ses Festiva, et qu'il a sans doute élevé avec elles. 554. NocTUA Dahlii Hb. Hb. 465, 466 — Tr. I p. 222 — God. II p. 189 pi. 62 f. 2 — Evers. p. 209 — Gn. lud. 239 — Bdv. 791 = Erythrocephala Haw. 196— St. II p. 134. Larv. Hb. Autriche, Allemagne et France méridionales, Angleterre, Baskirie, Oural, en juillet. Coll. Div. Espèce toujours assez recherchée. Elle ne varie pas moins que la Festiva. On m'assure que la Candelisequa de M. Stephens n'est que ia femelle de cette espèce, mais comment y rapporter sa description, et surtout les mots : alis griseis , glauco-pruinosis ? — C'est bien , quoi qu'on en ait dit, celle de Godart, au moins son n» 2. Plus pâle, avec les dessins en partie oblitérés ; l'orbiculaire proportion- nellement plus grande; laréniforme cerclée, mais non remplie de jaune. Infér. avec la ligne du dessus visible en transparence. Tout le dessous moins rouge. Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. GROUPE V. t ^k 555. NocTUA Subrose A st. Steph. Append. II p. 200 pi. 19 f. 1 = Rlwmhoidea Steph. Il p. 128 (non alior.). Larv. Gn. infrà. 36""". Ailes super, d'un gris-rosé , avec tes lignes fines , denticulées , peu distinctes; la subterminale claire, légèrement ondée et ombrée de brun- rosé antérieurement. Les deux taches médianes claires, incomplètes, liées par en haut à la côte, qui est plus claire que le fond, salies au milieu, sé- parées et précédées par du noir ou du brun-rougeâtre ; l'origine des li- gnes formant des traits noirs à |a côte. Ailes infér. d'un blanc-ochracé , NOCTUIDiE. 333 avec un trait cellulaire et une large bande subterminale vague, noirâtres. Les deux sexes sont tout-à-falt semblables pour les couleurs ; mais le mâle a les antennes fortement ciliées, ce qui sépare nettement cette espèce de toutes ses voisines. La chenille est fort jolie , d'un gris-carné clair , striée et marbrée de brun, avec la vasculaire et les sous-dorsales assez larges, très-nettes, continues, droites, d'un jaune-citron liseré de brun; les dernières lise- réesinférieurement de jaune-roux La stigmatale est très-large, d'un jaune- soufre pâle et surmonte une bande ventrale d'un brun foncé. Stigmates bruns. Tête concolore, avec deux traits bruns. Elle vit en mai et Juin sur le Myrica gale. Angleterre et Ecosse, en juillet Coll. Gu. tt 556. NocTUA Elimata Gn. ûOram. Ailes super, d'un cendré clair, très-mêlé de rouge-violâtre éga- lement clair, avec toutes les lignes visibles, de la première couleur, pré- cédées et séparées par des teintes de la seconde , surtout la subterminale, qui est très-sinuée et irréguUèrc ; la coudée denticulée ; l'extrabasilaire formant trois larges dents, toutes marquées à la côte par un trait très- brun. Les deux taches bien marquées, claires, séparées inférieurement par un trait foncé; l'orbiculaire contiguë à la ligne extrabasiiaire; la réni- forme grande et régulière; l'espace terminal cendré. Ailes infér. d'un gris- foncé uni, avec la frange plus claire et plus rougeâtre. Dessous des quatre ailes rougeâtre et comme fardé. Antennes du c^ fortement pectinées. Femelle semblable, mais plus grande. Géorgie américaine. Coll. Dbday. Chenille ayant presque les mêmes couleurs que le papillon, mais plus claires, savoir : La région dorsale et sous-dorsale rougeâtre et la latérale cendrée, sans lignes bien marquées, et seulement avec des traits sous-dor- saux vagues un peu plus foncés. Tète d'un jaune-d'ocre. Ecusson du cou d'un brnn foncé. Pattes concolores. Abbot la représente sur un chrysan- thème. Chrysalide rouge clair, avec l'enveloppe des ailes mêlée de ver- d&tre. GROUPE VL t ^ 557. NoCTUA PUNICEA Hb. Hb. 113 — Tr, YI, I p. 380 — GoU. II p. 206 pi. Q3 ~ Frey. Beltr, ;V; * 334 N0CTU1D;E. pl. 15 — Bdv. Icon. pi. 83 f. û et Gen. 786 — Evers. f. p. 210 — Gn. Ind. 239. Larv. Hb, — Frey. Bavière, Normandie, en juillet. Coll. Div. Assez rare. Il n'y a point encore de très-bonne figure de cette jolie espèce. Celle de M. Boisduval est trop terne, et celle de M. Freyer trop pâle. 558. NocTUA Bella Bork. Bork. 253— Tr. II p. 121 et Xp. 35 — God. II p. 199 pl. 63? —Frey. pl. 100 — Bdv. Icon. pl. 83 f. 5 — Gn. Ind 239 — Bdv. 785 — Herr.- Scli. 81 = Badica Esp. pl. 151 f. 4 = Quadratum Hb. 4'î'î = Hubi View, n» 86 pl. 3 f . 5 = Punicea Haw. 199 — St. II p. 135. Larv. Hb. — Frey. Prusse , Allemagne , France centrale et occidentale , en mai et août. Coll. Div. Elle est plus commune que les espèces voisines. La chenille se trouve principalement dans les endroits humides, mais elle est souvent pi- quée; cependant, le papillon vole parfois en assez grande quantité dans les mêmes endroits. Il est très-sujet à varier, et c'est pour ne l'avoir pas reconnu, que les différents auteurs lui ont donné tant de noms; mais il n'y a aucune fixité dans ses modifications. tt 559. NOGTUA UmBROSA Hb. Hb. 456, 45ir — Tr. II p. 123 — God. II p. 201 pl. 63 — Sleph. II p. 108 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 787 = Se.vstrigaia Haw. 198. Larv. Tr. Allemagne, Angleterre, nord de la France , en août. Coll. Div. Elle n'est point commune, surtout les beaux exemplaires, car la che- nille ne nous est connue que par la description de Treitschlce. Peut-être ^s amateurs la confondent-ils avec celle de Xanthographa , dont cet au- teur la dit trèS'Voisiac. GROUPE VII. (1) t I 5 60. Noctua Major Ù5""". Ailes supér. d'nn brun-ferrugineux teinté de violâtre, ayant sou- (1) Dansée groupe, les jambes antérieures sont dépourvues d'épines, mais elles reparaissent aux jambes intermédiaires dans les N. Baju et 5o- i>rina. NOCTUlDiE. 335 ventlcsespaccsbasilairoetsubterminal d'un noirûtre-ardoisé,avcclcs lignes peu distinctes, ondées et lunulécs, et la tache réniformc plus ou moins marquée de blanc-jaunâtre, entourée et souvent envaliie par du noirâtre- ardoisé. Orbiculaire et claviforme nulles; des points noirâtres au sommet de la subtcrminale, qui est à peu près nulle; quelques atomes jaunâtres au bord terminal. Frange concolore. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, avec la frange plus claire etrougeâtre; dessous des quatre ailes avec une ligne médiane et un point cellulaire aux inférieures, noirâtres; une petite crête carénée sur le thorax. Mâle et femelle semblables. Kouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Huit exemplaires. NocTUA Albirena Gn. j"-56i. Très-voisine de la précédente, mais elle est plus petite, et ses ailes pa- raissent plus étroites; les supérieures plus aiguës à l'apex. La tache réni- formc est très-grande, irrégulière, blanciic et placée au milieu d'une ombre noire qui la découpe très-nettement; la subterminale est dessinée par des groupes d'atomes jaunâtres isolés, et celui qui est vis-à-vis de la cellule porte un point noir ; il n'y en a point au bord terminal ; la frange des ailes infér. et la dessous des quatre sont d'un ton vineux décidé. Mêmes localité et Coll. Une seule $. tt 5(52. NocTUA Baja w.-v. Wicn.-Verz. M-3 -- Fab. 329 — Bork. 213 — Hb. 119 — Haw. 188 — Tr.Ip. 215 — God. II p. 203 pi. 63 f. 4 — Steph. II p. 13/j — Gn. Ind. 239 — Bdv. 795 = Tricomma Esp. pi. 167 f. 0 = la Belladone Engr. 540 ab. Larr. Hb. Autriche^ France, Angleterre, eu août. Coll. Div. C'est une des moins rares. Engramelle a donné la FesUva comme la 9 tle cette espèce. 563. NocTUA Sobrina Bdv. Edv. in. litt. et Gen. 782 — Evers. Faun. p. 210 — Dup. sup. IV p. 224 pi. 09 f. 5 o — Gn. Ind. 239 — Hcrr.-bch. lS'î-'I2y. Larv. Gn. infrà. Prusse, Allemagne septentrionale, Russie méridionale, en juin. Coll. Picrrct et Bdv. Elle est rare, surtout parce qu'elle est nouvelle. La chc- 336 NOCTUID^. nille ressemble un peu à celle des CerasHs Vaccinii, et Erythrocephala, elle est d'un gris-violâtre ou vineux, finement marbré de blanc-jaunâtre , avec la vasculaire et la sous-dorsale bien visibles, mais maculaires, d'un jaune d'ocre sale. La sligmatale est un peu plus claire que le fond, nette- ment trancbée supérieurement, fondue inférieurement avec la couleur du ventre ; au-dessus sont les stigmates qui sont posés sur un point noir très- apparent. Tête et pattes concolores. Dans sa jeunesse elle ressemble un peu à celle de la Baja^ elle est d'un brun-noir foncé, avec les lignes plus foncées, et marquées dans chaque incision d'un point blanc. J'ignore sur quelle plante elle vit. A . Gruneri Pierr. Dup. l. c. pi. 69 f. 5, G. Plus grande. Le rougeâtre des ailes super, remplacé par du cendré- blancbâtre un peu rosé. Ailes infér. plus pâles. Thorax cendré, y compris le collier. Pyrénées Orientales. Coll. Pierret et DouzeL Nota. Dans cette espèce et dans la précédente les jambes antérieures ne sont pas épineuses, mais les intermédiaires le sont. GROUPE Vin. 564- NocTUA Neglecta Hb. Hb. 160— Tr. Il p. 200 — Haw. 123 — Dup. III p. 88 pi. 78— Frey. Il pi. 136 — St. II p. 15i pi. 21 f. 2 — Gn. Ess. 1839 p. 682 et Ind. 241 — Bdv. 1127 = Lœvis Haw. 130 — St. II p. 157. Larv. Gn. Autriche, Hongrie, France centrale et méridionale, Angleterre, en juillet. J'ai donné dans mon Essai, quelques renseignements sur la chenille de cette espèce, que les entomologistes trouvent maintenant très-facilement. 565. NoCTUA Cerasina Frey. Frey. IV pi. 312 — Herr.-Sch. 131-133. Larv. Frey. Bords du Danube, en septembre. Coll. Pierret et Boisduval. Elle ne diffèi-e absolument de la Neglecta qac par sa couleur d'un rouge- brique foncé qui absorbe les taches et une partie des dessins, en sorte que je suis très-tenlé de la considérer comme simple variété. Cependant je laisse la question à décider à ceux qui peuyent élever et comparer les deux NOCTUIDiE, 337 chenilles. J'ajoute, pour les éclairer, que j'ai rencontré plus d'une fois des variétés de celle de la Neglecta à peu près semblables à celle que figure Freyer, 566. NocTUA Inteumixta Gn. Elle a, à la fois, du rapport avec Neglecta et Xanthograplia ^ et elle forme très-bien le passage du groupe VIII au groupe IX. Si on ne consul- tait que les couleurs , on pourrait la placer près de Sohrina. 38""". Ailes super, un peu plus carrées que chez Neglecta^ d'un gris- brunâtre, saupoudrées à la base et sur le disque de cendré-violâtre , avec les lignes peu distinctes, sauf la subterminale qui est jaunâtre et précédée d'un filet roussâlre comme chez certaines Xanthia^ mais plus vaguement. Prés de cette ligne se voit une série de points géminés qui remplace la coudée et qui est plus rapprochée de la subterminale que chez Xantho- grapha. Les deux taches ordinaires sont grandes, mais la réniforme seule est bien visible, bien creusée extérieurement, jaune, salie en partie de gris et marquée d'une grosse tache noirâtre par en bas. Palpes et ailes infér, comme chez Neglecta ; leur dessous encore mieux marqué. Une seule 9 du Mus. Nat. sans indication de patrie. GROUPE IX. (Gen, Segetia Steph. Gn. Bdv.) il^ 567. NocTUA Xanthographa w.-v. Wien.-Verz. O-20 — Hb. 138 — Tr. II p. 196 — Dup. IIIp. 107 pi. 80 f. 2 — Steph. II p. 153 — Frey. III pi. 250 — Gn. Ind. 239 — Bdv. 753 = Tetragona Haw, 12Z|. Larv. BRG. Commune en Europe, en août et septembre. Coll. Div. Elle varie depuis le rouge-brique foncé, jusqu'au gris-noisette lepluâ clair, et d'autre part, jusqu'au noir-brun le plus intense, mais toutes ces variétés s'enchaînent et ne sauraient se disposer par races. J'ai vu la chenille si commune dans certaines localités , que j'aurais pu en prendre deux cents dans une heure. Il en meurt beaucoup en chrysa- lides, car le papillon est loin d'être proportionnellement aussi commua. FAM. VI. ORTHOSID/E G^. Gn. Ess. p.û73 — Bdv.Dup. = Fani. L. attopunctatœ W.-V. = Fam. 17 SimpUces Haw. Chenilles ù 16 pattes égales, CYlindrù/iœs, veloutées, à tête globuleuse ; dé- ■pom-vues d'émincnces et de tubercules; vivant des feuilles des arbres ou des plantes basses et se tenant cachées ou abritées pendant U- jour. — Chrysalides lisses, luisantes, cjlindrico-coniques, à peau généralement fine, renfermées dans des coe/ues ovoïdes, loches, composées de soie cl de terre et enterrées. — Papillons à antennes pubescenles ou ciliées dans les mâles, garnies de cils iso' lés dans les femelles, à palpes presque toujours grêles , velus-hérissés, droits ou même incombants, rarement ascendants , à toupet frontal velu, d'une seule touffe, à trompe courte ou moyenne, à pattes nioyetines, rarement épineuses, à abdomen souvent déprimé, à ailes pres'jue toujours entières, et plus ou moins aiguës à l'apex, ayant les deux taches médianes visibles; la réniforme sou- vent salie injérieurement de noirâtre; les lignes distinctes, la subterminale souvent droite. Nervure médiane des inférieures trifide. Au repos les ailes super, recouvrent entièrement les infér. et se croisent même par leur bord in- terne. Voici une famille dont les caractères sont sans doute très-légers et assez difficile à différencier d'avec les Nocluides et les Iladénides, et pourtant on reconnaît, au premier abord, soil les cheniHes, soit les insectes parfaits. C'est au point (jue le mot dOrihoside est prescpie devenu un adjectif, à l'aide duquel on caraclcrise tout ce qui leur ressemble. Les premières sont régulièrement cylindriques, toujours rases, allongées, sans aucune émincnce, et à trapézoïdaux confondus avec la peau. Elles vivent tantôt sur les arbres et tantôt sur les plantes basses ; parfoisméme elles passent leur jeunesse sur les premiers, et achèvent leur croissance à l'aide des dernières; les genres Censiis, Xanthia, nous en offent des exemples ; bien plus , certaines d'entre elles se nourrissent indifféremment des deux dans leur âge adulte. Elles se dérobent à la lumière, pliilôt qu'elles ne se cachent, en se retirant sous les feuilles , et plusieurs même restent à peu près à découvert. Ce sont peut-être, de toutes les Noctuelles, les plus ré- pandues, cl elles abondent autour de nous. Elles ne sont pourtant pas, en général, très-nu isii)les, a Texception des Trachea, qui font de notables dé- gâts aux arbres verts. Les papillons ont, comme je l'ai dit, un aspect sui generis. Les palpes ordinairement grêles ou incombants, et la tache réniforme, dont la partie inférieure est presque toujours salie de noir, sont les deux caractères les ORTHOSIBiE. 339 plus saillants auxquels on peul reconnaître le plus grand nombre au premier abord ; mais ils ne sont point rigoureusement nécessaires pour caractériser une Orthoside. Les ailes sont généralement ici disposées en toit très-incliné quand l'insecte est au repos. Les Orthosidcs volent la nuit seulement, et s'appliquent pendant le jour sur les troncs ou les clôtures. La majeure partie n'éclôt qu'a l'automne, quelques-unes cependant paraissent dés le premier printemps : elles n'ont pas, du moins ordinairement , deux généra- tions. Ces insectes habitent toutes les parties de l'Europe et les contrées tem- pérées du Nouveau-Monde. La grande majorité a été bien connue des au- teurs qui se sont en général donné carrière pour multiplier les espèces, car les variétés sont nombreuses. Gen. TRACHEA. Dch. Syst. Gloss. — Tr. Gn. Dup. Bdv. Herr.-Sch. = Achatia St. Chenilles longues, rases, lisses, non atténuées, de couleurs vives, avec les lignes ordinaires très-marquées, à tête moyenne, suhcordtforme; vivant sur les arbres résineux, — Chrysalides enterrées. — Antennes dentées et garnies decils fascicules chez lesçf, filiformes chez les Ç. Palpes extrêmement grêles et courts, paraissant tout-â-fait oblitérés et pçrdus dans les poils qui les entourent. Tête -petite. Trompe courte, à extrémité contournée. Thorax épais, irès•vel^t, laineux, à ptérygodes écartées. Abdomen court, entièrement velu, robuste dans les deux sexes, très'obtus dans les $ . Pattes courtes , velues, à éperons grêles et cou7-ts. Ventre et poitrine velus. Ailes épaisses, les super, squummeuses-velou' tées, entières, à frange squammeuse entrecoupée, à taches grandes et dis- tinctes ; 2' inférieure, 3* et 2° rameau costal, ayant tous une origine commune sur une nervure deux fois bifurquée. La brièveté extrême des palpes, la Icle petite et cachée, la vestiture épaisse du thorax et de l'abdomen, les pattes, etc., rapprochent ce genre des Bombyx, dans lesquels Fabriciiis l'a placé ; mais la (rompe, quoique courte, est bien dii^lincte; le port d'ailes est bien celui des Noctuelles, ainsi que la nervulation ; enfin la chenille et la chrysalide ne laissent plus au- cune incertitude. La chenille de l'unique espèce de Trachca a tout-à-fait le port d'une Orthoside, et ses lignes sont plus tranchées que dans aucune autre ; elle vit en grande quantité sur les pins et surtout sur le Pinus sylvestris, pour le- quel elle est parfois un véritable fléau. Mais comme elle reste complète- ment à découvert sur les feuilles qui ne sont pas assez larges pour l'abriter, elle est exposée à bien des chances de destruction ; aussi, n'en restc-t-il guère qu'une sur cent, au dire de M. Tieitschke, ce qui n'empêche pas que dans certaines foréis elle ne cause d'assez grands ravages. Belles Cr,, 394 1, paraît appartenir au même genre que mKx^Pmiperda, Type. 340 ORTHOSIDjE. Treitschke l'a même citée comme synonyme, mais il est probable que cette espèce américaine n'est pas complètement identique avec la nôtre. 568. TracheA PlNlPERDA Naturf. Loschge in Naturf. XXI. p. 27 pi. H — Sepp. III pi. 34 — Esp. pi. 125 — Eng. (la Pitypliage) /i89 a-f — Bork. 178 — Tr. II p. 76 — Dup, IIIp.û36 pi, 160 — Steph.III p. 19 — Ratz. Forst-insect. II p.170 pi. 10 — Gn. iHd. 241 — Bdv. H53 =Flammea Wien.-Verz. T-3 — Fab. 248 — Hb. 91,û76= Spreta Fab. Bomb.lSI —View. 148 — Schœff. H pi. 154 — Curt. 117. 33™"». Ailes super, d'un rouge de tuile vif, avec les nervures et des écailles d'un gris-blanc, et quelques nuances olivâtres ou ochracées, sur- tout sur l'espace médian et l'espace terminal. Une bandelette d'un lilas sale, un peu luisante, suit la coudée, qui est fortement dentée et très-rap- prochée inférieurement de l'extrabasilairc. Les deux taches très-nettes, blanches, salies d'olivâtre intérieurement; la réniforme très-grande, oblique, allongée, l'orbiculaire petite et ovale. Ailes infér. d'un noirâtre uni, avec la frange claire; leur dessous rougeâlre avec une tache cellulaire et une ligne plus foncées. Thorax rouge mêlé de blanc. 9 semblable. Commune dans les forêts de pins de l'Allemagne, de la France, de l'An- gleterre, etc., en mai et juin. Coll. Div. Chenille d'un vert foncé vif, avec les lignes vasculaire et sous-dorsales blanches, larges, continues, et la stigmatale d'un rouge-ferrugineux. Tète et pattes écailleuses, rousses. Vit eu avril sur les pins et même les sapins. A. La couleur rouge presque complètement disparue et remplacée par du gris-verdâtre, les taches à peine marquées en dedans de cette couleur. Mêmes localités, et surtout Laponie et Dalécarlie. Coll. Bdv. Gen. EOGENA. Chenilles — Antennes elliptiques, épaisses, dépourvues de toute cilia- tion dans les deux sexes. Palpes droits, grêles, courts, à articles peu distincts, enveloppés dans des poils hérissés. Trompe rudimenlaire. Tête petite, cachée par te thorax, qui est épais, arrondi, court, velu-cotonneux , très-dense. Abdomen lisse.^ velu, caréné et terminé par une brosse coupée carrément dans les deux sexes. Pattes courtes, presque égales, non épineuses, un peu velues. Ailes en- tières, veloutées, concolores, les super, à dessins oblitérés. Je désirerais vivement connaître la chenille de ce singulier genre, dont la place ne me parait pas jusqu'ici complètement accusée, et cela au point ORTHOSIDJ:. 341 que j'ai hésité si je le mettrais ici ou près àc5 Luperina ; mais la brièveié des palpes cl des pattes et sa parenté avec les Bombyx me décident à le placer auprès des Trachea jusqu'à plus ample informé. On remarquera surtout ici l'absence complète de ciliation dans les antennes, caractère bien rare dans les Noctuélides. 569. EOGENA CONTAMINEI. 35mm. Ailes d'un rose-vineux clair. Les supérieures avec les traces des deux lignes médianes accusées çà et là par des points plus foncés, surtout à la côte ; la coudée en ayant un bien constant entre la li"^ infé- rieure et la sous-médianc. Réniforme indiquée par une ombre vague. Frange concolore. Inférieures plus claires et jaunâtres à la base, sans dessins. Dessous mêlé de jaunâtre; les infér. avec une lunule cellulaire effacée. $ encore moins marquée que le cf. Russie méridionale. Coll. Bdv. et Pierret. Très-peu de collections possèdent cette espèce, qui s'est vendue jusqu'ici à un prix très-élevé. Gen. PACHNOBIA gd. Orthosia Bdv. Dup. Herr.-Sch. St. Chenilles — Antennes garnies de dents ou de lames pubescentcs dans tes çf, minces et crénelées de cils isolés et très-courts dans les $. Palpes courts, droits, à 2* article subsécuriforme , e/rêle, velu-liérissé, le 3° distinct, court, incombant. Trompe courte. Thorax velu, cotonneux, lisse, subarrondi. Abdomen lisse , luisant , subconique dans les ç^ , épais et terminé en pointe subite et obtuse dans les $. Pattes longues, fortes, assez velues, à jam- bes postérieures garnies de petites épines. Ailes entières; les super, lisses, soyeuses, à lignes et taches très-distinctes , un peu aiguës à l'apex. Ce petit genre se rapproche beaucoup des Tœniocampa : il est fondé sur quelques espèces boréales qui ont un aspect noctuiforme bien prononcé. Hors la Carnea qui forme un groupe séparé, elles sont toutes nouvelles et à peine connues, et elles ont entre elles les plus grands rapports. Le premier groupe a les antennes simplement dentées dans les o^, les ailes un peu mates et le thorax plus hérissé. Le second a les antennes décidément pectinécs, et le thorax recouvert de poils très-denses. Tous deux se distinguent nettement des genres voisins par leurs tibias postérieurs armés d'épines, comme les Noctuides. Les Pachnohia sont encore toutes très-rares dans les collections, 34^ oRTitositoJ:,' GROUPE I. 570. PACHNOBtA CaRNËA Th. Thunb. Diss. IV p. 56 — ïr. II p. 226— Dup. III p. 196 pi. 62 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 1149 — Herr.-Sch. 401. =Jmpla Hb. Û25. = Tecta Hb. 377. Lurv. ignot. Suède, Laponie, Pôle nord. Coll. Bdv. Gn. Pienct. Tecta et Ampla Hb. ne représentent point des variétés dans celte es- pèce qui, d'ailleurs, varie très-peu. La première a des dessins trop arrê- tés , la seconde trop vagues. La Camea est toujours très-rare dans les collections, comme toutes les espèces boréales. GROUPE II. 071. Pachnobia Hyperboréa Daim. Daim, inlitt. 1 — Bdv. 1148 — Gn. Ind. 241. Larv. ignot. 35""". Ailes super, un peu luisantes, d'un cendré mêlé de brunâtre et saupoudré çà et là d'alômes noirs, avec les lignes ordinaires fines, noi- illres, ondées et dentées; la subterminale peu marquée, interrompue et plus épaisse vis-à-vis de la cellule, où elle lorine deux taches cunéiformes, vagues et courtes. Les deux taches médianes bien distinctes, concolores; l'orbiculaire aussi grande que la réniforme, ovale, incomplète par en haut; la réniforme grande, bien formée, découpée et entourée par un nuage noirâtre, et traversée dans son milieu, qui porte un trait obscur, par une teinte carnée. Un trait dessinant la partie supérieure de la clavi- forme, qui serait assez grande. Ailes infér. d'un gris uni à frange blan- châtre. Femelle plus petite, avec la subterminale plus continue. Les ailes inférieures semblables à celles du mâle. Laponie. Coll. Bdv. Un çf, une 9 , Très-rare. J'ignore dans quel ouvrage Dalman a publié cette espèce. 572. Pachnobia C arnica Heer. Heer Act. Stettin. = Egregia Lederer. Larv. ignot. Je n'ai vu qu'une femelle de cette espèce, qui a été prise en Ecosse , par M. Douglas. M. Lederer, qui l'a vue chez moi, m'a affirmé qu'elle était ORTH0SID.Î;. 3/(3 identique avec la Carnîca de M. Ileer, qui est sa propre Egregia. Mais je n'ai point connaissance des mémoires dans lesquels ces noms auraient été publiés. Je crois qu'on vient de la publier de nouveau sous le nom Ù! Alpina. Elle est très-voisine de la précédente, mais les ailes super, sont un peu plus étroites, plus prolongées à l'apex, encore plus luisantes, d'un cendré clair. L'espace médian est obscurci dans toute sa partie supérieure, les taches sont moins grandes, l'orblculaire surtout. La réniforme est moins arrondie, plus amincie aux extrémités, et n'a point de nuance carnée aussi apparente. La ligue subterminalc est très-épaisse, et forme entre chaque nervure des taches cunéiformes noirâtres. Celles qui sont vis-à- vis de la cellule se prolongent jusqu'à la réniforme. Les ailes infér. sont plus claires. Le thorax est d'un cendré clair. 573. PacHNOBIA GjLACIALIS Herr.-Sch. Herr.-Sch. û21-Zi24. Larv. ignot. Elle est encore très-voisine des précédentes, dont elle diffère surtout par sa nuance rouge. Les ailes super, sont d'un rouge de brique ou de porphyre, nuancées de cendré-lilas, surtout sur les espaces autres que le médian. Les lignes ordinaires sont, en tout cas, éclair-ées de cette nuance. Les dessins sont ceux de VHyperhorea, mais les taches sont moins grandes, moins régulières, éclairées de blanc inférieurement dans le çj'. La clavifornie est plus décidée mais beaucoup plus petite. Les ailes iiifér, sont plus claires, à franges à peu près coucolores. Alpes. Coll. Pierret. Dpux cT, deux 9 • Elle varie beaucoup pouf l'intensUé de la couleur et l'expression des dessins. Gen. CERAMICA Gn. chenilles; — Antennes minces, pubescentes dans les çf, filiformes dans les Ç. Palpes trèS'Courts, veluS'Iiérissés, se confondant avec le toupet frontal, ascendants, non sécuriformes, à dernier article trcs-court et en bouton. Trompe robuste. Thorax convexe, un peu carré, velu-colonneux, lisse. Abdo- men caréné, velu latéralement , mince et coupé carrément dans les çf, épais et en pointe obtuse dans les Ç . Pattes moyennes, non épineuses, assez épaisses. Ailes super, entières, épaisses, veloutées, un peu aiguës à l'apex, à lignes et taches souvent très-peu distinctes. Ce genre, commela plupart de ceux de celle famille, n'a pas de caractères irès-lranchcs. Il se rapproche un peu des Taniocampa de la seclion de/fw- bricosa, mais il en diffère par les palpes cl les antennes. Il ne renferme que 344 ORTHOSIt»^. des espèces exotiques, presque toutes de couleur briquelée et dont une seule a des dessins un peu nets. Toutes les espèces sont inédites. 574. Ceramica Exusta Gn. 38mm. Ailes super, aiguës, d'un brun-rouge, plus clair dans la partie interne de l'aile, et comme jaunâtre au bas de l'espace médian, avec la tache réniforme peu visible, mais formant une sorte de dessin pyriforme noirâtre cerclé de jaune sale. Ligne subterminale indiquée par quelques atomes jaunâtres. Frange concolore. Ailes infér. blanches, avec la frange jaunâtre; leur dessous ayant la côte et un point cellulaire briquetéi . Tho- rax, palpes, poitrine et front d'un brun-rouge. Amérique Septentrionale. Coll. Div. Trois cf. Souvent il n'y a aucun dessin d'apparent, et une traînée obscure sous-costale absorbe le tout et ne laisse de visible que quelques écailles blanches. 575. Ceramica Maryx Gn. Taille de VEœusta, mais les ailes super, sont moins aiguës, d'un rouge- TÎneux très-foncé, presque" noirâtre, uni, et seulement avec quelques places un peu plus claires. La tache réniforme est indiquée par quelques écailles blanchâtres. Derrière elle on voit, quoique confusément, la cou- dée, qui est luuuléc, prolongée sur les nervules et suivie de points clairs à peine perceptibles. La subterniinale n'est pas plus distincte. Les points virgulaires se voient mieux. Ailes infér. d'un gris foncé, avec le bord ter- minal liseré d'une double ligne, et la frange claire; leur dessous blanchâtre, avec la côte, le bord et une ligne médiane d'unrougeâtre-vineux, mais sans lunule cellulaire. Thorax velu, un peu hérissé. Nouvelle-Hollande. M. N. Une seule 9. 576. Ceramica Vindemialis Gn. Taille et port &' Exusta. Ailes super, d'un rouge porphyre uni, un peu pulvérulent, sans dessins. Toutefois, avec de l'attention, on aperçoit la place de la réniforme, dont le bas est grisâtre, et on peut, à la ri- gueur, soupçonner celle des lignes. Les nervures sont faiblement ponc- tuées de gris et de blanc. Ailes infér. d'un rose-vineux uni; leur dessous plus sablé, avec les traces d'une ligne médiane. Abdomen jaunâtre, teinté de rose-vineux en dessus, entièrement de cette dernière couleur en des- sous. Floride. Coll. Doubleday. Une $. orthosid;e. 345 577. Ceramica U-Album. 35""». Ailes siipér. d'un gris-violet, avec le disque et l'espace termi- nal d'un brun-vineux fondu, et la tache rénifornie nettement découpée par en bas en blanc pur, remplie de gris par en haut; orbiculaire réduite à un petit point blanc. Ligne extrabasilaire bien visible, très-sinueuse. Ligne coudée perdue dans le brun, excepté par en bas, où elle forme un angle bien marqué sur la nervure sous-mcdiane. Subterminale accusée seulement par la différence des teintes. Ailes infér. d'un gris-foncé, avec la frange d'un blanc-rosé. Leur dessous luisant, d'un gris-blanc-vineux, avec les traces d'une ligne, mais sans point cellulaire. Thorax foncé. Floride. Coll. Doubleday. Une 9. Gen. HYSSIA Gn. Chenilles — Atitennes assez courtes, minces, à lige non dentée etsim- plemcnt pubescente dans les cf. Palpes grêles, incombants, à articles peu dis- tincts, le 2' velu-hérissé, le 3° aussi velu, confondu avec le 2f. Trompe assez courte. Thorax subarrondi, velu-laineux. .Abdomen lisse, caréné, terminé par un faisceau de poils discolores. Pattes grêles, moyennes, à jambes non épi- neuses, peu velues, uli les super, entières, veloutées, ayant les trois taches tiès- distinctcs et la liçne subterminale bien marquée. Ce genre, fondé sur une seule espèce, et malheureusement caraclérisé sur un seul individu en assez mauvais état, paraît au premier abord se rappro- cher des Episema, mais il en diffère comi)Iétcmcnt p;ir les antennes, la trompe, la forme des palpes, et en général raspccl moins bombyciforme. Il ne diffère pas moins des Tœniocaïupa pur les mêmes caractères et cons- titue à lui seul une race séparée. 578. Hyssia Cavernosa Ev. Evers. Bull. Mosc. 1842. n^ 3— Faun. Ural. p. 256. = Ornata Hcrr.- Sch. Û6,û7. Larv. ignot. 33""". Ailes super, d'un brun-noirâtre un peu violacé, avec le bord interne un peu plus clair, et la ligne subterminale blanchâtre brisée au sommet, un peu inégale et précédée de taches noirâtres triangulaires, dont une plus grande et bifide vis-ù-vis de la cellule. Les trois taches très- distinctes, entièrement comblées de noir et cerclées de gris-cendré ; l'or- biculaire petite et ronde ; la rénifornie écartée, grande, creusée et comme coudée extérieurement ; la clavifurmc sous l'orbiculaire, deux fois plus Lépidoplères. Tome 5. 22 346 ORTHOSID^. grande qu'elle, et en forme de dé à coudre. Quelques nuances grisâtres indiquent la naissance des lignes médianes. Ailes infér. d'un gris sale, avec une lunule cellulaire et une large bordure vague, noirâtres; cette der- nij^re divisé^ par un trait clair subterminal. Extrémité de l'abdomen fauve. Le femelle figurée par Eversmann ne paraît pas différer du mâle. Oural, Casan, en juin et juillet. Rare. Coll. Bdv. Un cT- Gen. T/ENIOCAjVIPA Gn. Gn. Ess. p. un = Orthosia. Tr. Bdv. Hierr.-Sfth. = id. et Glœa et Semiophora St. Chenilles rases, longues, atténuées antérieurement, un peu renflées vers le 11* anneau, à lignes toujours bien visibles, vivant principalement sur les arbres. — Chrysalides assez courtes, à anneau un peu rugueux, renfermées dans des coques de terre peu solides. — Antennes tantôt crénelées de dents fortement garnies de cils verticillés, tantôt, et le plus souvent^ complètement pectinées dans les q". Palpes droits ou incombants , courts, leur 2' article, grêle, velu-hérissé, bicolore, le 3° très-court. Trompe courte. Thorax velu^ sublaineux, subarrondi. Toupet frontal assez saillant, hérissé. Abdomen lisse, velu, un peu déprimé et terminé très-carrément dans les ç^, en pointe dans les Ç. Pattes assez courtes, velues ainsi que la poitrine. Ailes super, entières, épaisses, pulvérulentes, avec les taches médianes visibles, laréniforme salie de noirâtre, mais confusément, disposées au repos en toit très-incUné, Les Tœniocampes se reconnaîtront au premier coup-d'œil par leur corps velu, leurs ailes pulvérulentes et comme farineuses, leurs palpes et leur trompe courts, etc. Elles ont un aspect tout-à-fait bombyciforme, et, si l'on ajoute que la grande majorité de* espèces a les antennes pectinées, on ne sera que médiocrement surpris que les anciens auteurs, trompés par ce fa'- cies, les aient classées presque toutes dans les Bombyx. Les chenilles ne sont guère moins reconnaissables : la netteté de leurs Jignes, leur corps long, velouté, orné le plus souvent de couleurs gaies ou agréablement variées, les font souvent remarquer. La plupart d'entre elles sont communes, et il est rare qu'on frappe une douzaine d'arbres sans en faire tomber plusieurs. Aussi deviendraient-elles un fléau pour nos chênes, nos ormes, nos peupliers, sur lesquels elles se tiennent de préférence, si la nature n'avait pas mis un obstacle particulier à leur multiplication. Cet obstacle, c'est la facilité avec laquelle leurs chrysalides se dessèchent et qui ne permet pas à plus d'un tiers au plus des individus métamorphosés d'aiv liverà l'état parfait. Ce qu'il y a dé remarquable, c'est que ce desséche^ ment a lieu à une époque très- voisine de l'éclosion ; en sorte qu'on trouve le papillon entièrement formé dans les chrysalides ainsi avortées. Si' l'on ajoute à cette précaution de la nature, les accidents ordinaires à toutes- orthosid.ï:. 347 les chenilles qui viveiil à l'air, les oiseaux, les cavabiques, les ichneumons, les mouches, qui ne les épargnent pas plus que les autres espèces, on com- prendra pourquoi ces Noctuelles si répandues, et dont les œufs éclosent dans une saison si propice, ne deviennent pas un fléau. Indépendamment de tous ces ennemis, ceriaines chenilles de Ttvniocampa en ont encore un autre dans les individus mêmes de leur espèce. En effet, celles de Çruda, Miniosa, sont carnassières, et quand on les renferme, soit ensemble, soit avec d'autres chenilles, elles se jettent dessus et les dévorent avec une fé- rocité qui trouve bientôt sa punition dans une maladie que contractent le plus souvent ces omophages, et qui les fuit promplcment périr. Toutes les Tœniocampes ne vivent pas sur les arbres, mais les autres ne sont que l'exception. / Cinctum, Gothica, Gracilis, sont dans ce cas, mais les papillons ne différent pas toujours des espèces arboricoles, et oa ne peut baser sur celte différence de vie l'établissement de tous les groupes. Toutefois le premier vit de préférence sur les plantes basses, quoique j'aie fréquemment rencontré aussi h Gothica sur les buissons et même les ar- bres à haute tige. Le deuxième a élé classé jusqu'ici dans les Cerastis et les Nociua ; mais je le trouve bien mieux à sa place ici. Enfin la 2» section du troisième se fait remarquer par l'abdomen dos femelles, qui est pourvu d'un oviducte saillant, dont la présence n'est du reste justifiée par aucune modification dans les mœurs de la chenille. Les p.ipillons éclosent généralement au premier printemps et voltigent le soir autour des saules dans les chatons desquels ils viennent puiser un pollen abondant. Il arrive même quelquefois qu'ils y restent accrochés en plein jour, et alors on les fait tomber en secouant les branches, mais le plus souvent ils se retirent entre les écorces ou sous les broussailles. Au reste, la meilleure manière de se les procurer en certaine quantité, est d'élever leurs chenilles, qui sont, comme je l'ai dit, très-faciles à trouver. Les deux' sexes diffèrent peu : ceriaines espèces varient excessivement et ont donné lieu a la création de beaucoup de noms séparés, car tous les auteurs ont connu les Tœniocampes. Elles habitent l'Europe et l'Amérique Septentrionale. GROUPE I. (Semiophora St. Dup.) 679. TiENiocAMPA Gothica Lia. S. N. 159 — Clerck pi. 1 f . 1 — Fab. 2i9 — Sepp. 3 pi. 40 — Knock p. 86 pi. IV f. 4, 5, G — Esp. pi. 7C f. 1,2— Engr. (la Gothique) 122 abc — Bork. 192 — Haw. 69 — Tr. I p. 233 — Dup. II p. 180 pi. Gl L 2 — Frey.I pi. 17 — St. II p. 138 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 1123 = If-un- Ali-uvi Wlen.-Verz M-9 — Fab. 185 — Ilb. 1 12 = Le G Noir De Geèr lï p. 338 pi. 5. Larv. Knock. —Ilb. etc. Commune dans toute l'Europe, en avril et septembre. 348 ORTHOSIOiE. Elle varie un peu , pour la couleur surtout, qui est d'un violet plus ou moins noirâtre ou rougeâtre, mais jamais assez constamment pour con- stituer deux races, quoique les auteurs anciens en aient fait deux es- pèces. Il est vrai que Fabricius lui-même s'est aperçu que celte division n'avait guère de fondement : A^imis a /finis gothicœ, dit-il. Quant à Hubner, il a figuré une variété assez bizarre ; aussi ne faut-il point s'en rapporter à sa planche, qui est d'ailleurs, sous tous les rapports, inférieure à celle de Knock. ik 58o. TiENIOCAMPA? GOTHICINA H.-S. Herr.-Sch.125,126. Larv. ignot. Laponie. — Je ne l'ai pas vue, et je n'ose affirmer qu'elle appartienne bien à ce genre; peut-être est-ce une Episema. * 58 1. TiENIOCAMPA I ClNCTUM W.-V. Wien.-Verz. M-10 — Esp.pl. 122 f . 5 — Hb. 144 — Tr. I p. 115 et sup. X p. i 7 — Frey. III pi. 225 — Gn. Ind. 2ûl — Bdv. 11 22 = Cincta lab. 186 — Bork. 502. — Esp. pi. 192 — Dup. 111 p. 190 pi. 85 f. 2. Lavv. Hb. — Frey. Autriche, Hongrie, France centrale, en mai. Coll. Div. Toujours très-rare. M. Boisduval a élevé cette belle espèce aux environs de Paris. Je ne conçois pas la persistance de Treitschke à la séparer génériquement de la Gotkicay dont elle est si voisine. GROUPE II. t ;«^ 582. T^NiocAMPA Leucographa W.-V. Wien.-Verz. 0-21 — Bork. 187? — Hb.4H, S'ÏS. — Tr.Hp.llS — Gn. Ind. 239 — Bdv. 788 — Dup. sup. III p. Û40 pi. 39 = Lepetitii Bdv. Icon. pi. 83 f. 2. Larv. Tr. Angleterre, Saxe, bords du Rhin, nord de la France, en avril. Paraît assez circonscrite quant à l'habitat, et n'est pas tràs-répandue dans les collections. La chenille n'est encore connue que par une description qu'en a donnée Treitschke, d'après M. Zincken-Sommer, et sur la fidélité de laquelle il ORTHOSIDiE. 349 ne faut pas trop compter. Il est donc à désirer que nos entomologistes des bords du Rhin nous en dminent une description et une figure exactes, ce qui décidera si j'ai eu torFou raison de la placer ici. 583. T^NiocAMPA Faceta Tr. Tr. sup. p, 35 — Herr.-Sch. 98, 99. Larv. ignot. Sicile, royaume de Naples. Très-rare. Je ne l'ai pas en nature, mais il est aisé de voir, d'après la figure qu'en donne M. Herrich-Scliœffer, qu'elle appartient au même groupe que Leu- cographa, dont elle paraît très-voisine, et qu'elle était déplacée comme elle dans les Noctua. 584- TiENIOCAMPA AmICTA Donz. Donz. Ann.Soc. ent. 1850, Ce n'est que provisoirement que je porte ici cette espèce, car ma con- viction est qu'elle doit être rapportée soit à la Leucographa, soit à la Faceta ; mais n'ayant pas la seconde en nature, et ne pouvant étudier VAmicta que sur un seul individu femelle très-rembruni et où les dessins sont à peine visibles, je ne puis, quant à présent, décider la question. Voici en quoi cet individu, le seul connu et qui a servi de type à M. Don- zel pour sa Caradrina! Amicta, diffère des femelles de Leucographa : Les ailes supérieures paraissent un peu plus étroites; elles sont d'un brun-violàtre-brûlé pres(|ue uni, dont l'intensité absorbe à peu près tous les dessins; les taches mêmes sontconcolores et à peine visibles ; les ailes inférieures sont aussi plus obscures, d'un gris-terne à frange rougeâlre; leur dessous est fortement saupoudré d'atomes noirâtres, avec la ligne médiane très-fine, fortement sinuée, surtout dans la cellule, où elle forme un sinus très-profond vis-à-vis du trait cellulaire, qui est long, étroit et circonflexe. L'ai)domen est plus épais et moins déprimé que chez la Ç de Leucographa. Le collier est d'un gris un peu cendré, parsemé d'atomes noirâtres et bordé de deux fines lignes semblables. Enfin les antennes me paraissent un peu moins dentées. Digne. Coll. Douzel. tt 585. Tjîniocampa Rubricosa Rœs. Rœs. IV pi. 21 f. 1-3 — Wien. -Vcrz M-Zi — Fab. 330 — Bork. 2U — Hb. 430 — ïr.IIp. 396 — Dup. Illp.99pl.79 — St.IIp. 160 — Gn. 35o ORTHOSID^. Ind. 2Û1 ~ Bdv. 4138 = Mucida Esp. pi. Iû8 f . 4 — Bork. 329 = Pili- cor«z5 Brahm. II 99 — Bork. 216 = L'Erythrocéphale Engr. 513 c. Larv. Hb. % Europe, en mars et avril. Coll. Div. Jamais très-abondante- Elle est bien figurée dans Rœsel, où personne ne l'avait reconnue. Borkhausen l'a décrite trois fois, et ne l'a peut-être pas vue une seule. Je considère comme le type les individus chez lesquels la couleur grise domine, et est mêlée de violâtre, et dont les ailes inférieures sont d'un gris uni. Â. IHista Hb> Hb. 509. D'un rouge-brique foncé, avec la côte et les lignes seulement teintées de gris et l'espace terminal plus obscur. Ailes infér. plus foncées au bord terminal, avec une ligne médiane parfois visible en transparence. 6. Rnfa Haw. Haw.211. Plus petite. D'un rouge de tuile clair, et avec toutes les lignes d'un cendré clair bien marquées. Âiles infér. unies, à frange carnée, comme dans le type. Coll. Gn. GnqpPE III. t^ 586. T.aENiocAMPA Instabilis Rœs- Rœs. I pi. 53 f. l-û — Wien.-Verz. L-1 — Fab. 119 — Esp. pi. 151 f. 3 — Engr. (l'Inconstante) Ix'Lhf. — Bork. 245 — Hb. f 65 — Tr. ïl'p. 104 — Dup. III p. 130 pi. il — Steph. II p. 140 — Gn. Ind. 241 — BdV. 1141 = Angustus Haw. Bomb. 77. Larv. Rœs. — Frey. Europe, en février et mars. Amérique du nord. Coll. Div. Les nombreuses variétés de cette espèce peuvent se diyiser en deux grandes races. La première, chez laquelle domine la couleur rouge ferru- gineuse ou hépatique qui absorbe plus ou moins les dessins; l'autre, dans laquelle le fond est d'un gris-cendré, jaunâtre ou rosé, et dont les dessins sont très-apparents. Dans la première, nous considérerons comme type les individus d'un rouge-ferrugineux clair, à peu près uniforme, et que re- présente très-bien l'excellente figure de Hubner, Esp. pi. 151 f. 2. ORTHOSIDiE. 35l A. Coatacfa Rsp. C'est une modification insignifiante du type, où la couleur est encore plus uniforme et dans laquelle on a forcé les taches ordinaires. B. Fuscatns Haw^ Haw. Bonib. 76 — L'Inconstante Engr. ûlû de. Le rouge-ferrugineux a passé au brun hépatique-noirâtre qui absorbe tous les dessins et souvent même la subterminale. Les ailes infér. sont aussi plus foncées, et chez la femelle, la lunule cellulaire est parfois ab- sorbée. Elle se trouve surtout en Angleterre, d'où j'en ai reçu quatre exem- plaires. C. La couleur ferrugineuse est très-niélangëe de gris-eendré-bleuâtre, sur- tout à la base, à la côte et sur l'espace terminal. La ligne subterrainale est encore très-continue et bordée de rouge dans toute sa longueur. Â. Collinita Esp. Esp. 152 f. 6. — L'Inconstante Engr. ai4 k. = Suhsetaceus Haw. Bomb. 72. D'un gris teinté de rougeâtre et sablé d'atomés obscurs. La ligne èiiii- terminale pâlit, s'interrompt, et n'est plus bordée de brun qu'au sommet et vis-à-vis de la cellule. La série de points qui suit la coudée et la série terminale sont presque toujours visibles. L'ombre médiane, seul dessin ferrugineux qui persiste, est vague, mais presque continue. Europe et Amérique du Nord. Aussi commune au moins que le tyjie. A. IVebuIosas Haw. Haw. Bomb. 71. L'ombre médiane est très-arrêtée, très-foncée et interrompue au m'ilieu. Trois points ferrugineux principaux se remarquent sur la subterminale. Les séries de points sont très-nettes. La ligne extrabasilaire est ferrugi- neuse, et on peut ordinairement la suivre. Le thorax a une teinté rosée. Le fond de l'aile est le gris de lin ou gris-lilas. France et Angleterre. Coll. Div. B. D'un cendré-bleuâtre , très-saupoudré d'atomes noirâtres et marbré d'une infinité de stries de la même couleur, avec toutes les lignes, les points et les dessins, d'un noir-brun très-foncé. La tache orbicuiaire a ici, 352 ORTHOSIDJE. accidentellement sans doute, la forme d'un Z épaissi, et elle est contiguë à la réniforme, dont elle n'est séparée que dans sou milieu par un petit point noirâtre. J'ai reçu cette belle variété d'Angleterre. La fig. ÛU z d'Engramelle s'en rapproche un peu. 587. TiENlOCAMPA AlIA Gn. Û0"i™. Ailes super, d'un cendié-rouge'âtre, saupoudrées partout, excepté au bord interne, d'atomes ferrugineux ou couleur de brique, qui se con- densent, surtout entre les taclies médianes. Celles-ci se découpent à peine en gris; l'orbiculaire est grande et peu arrondie; la réniforme étranglée et largement souillée de noirâtre dans le bas. On voit à peine les traces des lignes; la subterminale ne se trahit guère que par trois groupes d'atomes ferrugineux espacés, dont le plus marqué est près du bord interne. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, avec la frange, le bord terminal et la base, plus clairs et rougeâtres; dessous des quatre d'un gris sale, avec la moitié antérieure rougeâtre ; les infér. avec une lunule cellulaire bien marquée, mais étroite. Palpes concolores et unicolores. Pattes bien velues. Amérique Septentrionale, Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Une 9' Elle est très-voisine de YInstahilis et varie probablement comme elle, en sorte que cette description peut très-bien ne pas convenir au type principal; on la distinguera, du reste, d'Instalilis , par ses palpes uni- colores, le bord des inférieures rougeâtre, l'absence de l'ombre médiane (si elle est constante), le ton des ailes plus rougeâtre, etc. 588. T.ENIOCAMPA Opima Eng. Hb. 424 — Tr. II p. 219 — Eversm. f. p.- 49 — Gn. Ind. 241 — ■ Bdv. 1145 = Firma Hb. Cîej.GQfï = l'Inconstante Engr. 414 g h. Larv. Tr. Russie, Autriche, Angleterre, en mars et avril. Coll. Div. Ou se ferait une très-fausse idée de cette espèce, très-voisine d'Insta- hilis, si on s'en rapportait à la figure de Hubner; elle diffère (ïlnstabi- lis par sa taille toujours un peu plus petite, ses ailes super, plus aiguës à l'apex, la ligne subterminale moins brisée à la côte, et quelquefois tout- à-fait entière, toujours continue, presque droite, ombrée dans toute sa longueur, sans taches saillantes , par l'espace médian plus rétréci infé- rieurement, toujours plus foncé , par les ailes inférieures moins pulvéru- lentes, rarement marquées d'une tache cellulaire en dessus. Elle forme, du reste, deux races assez tranchées et qui, si la descrip- tion de la chenille donnée par Treitschke est exacte, pourraient bien faire deux espèces. Celle de Hubner, qui habite l'Autriche et qu'il faut considérer comme le type, a les ailes d'un gris de lin clair, avec tous les orthosidjE. 353 dessins d'un brun hépatique et l'extrémité de la frange teintée de la même couleur. Elle varie peu. Sa chenille soj-ait d'un vert sale , sans dessins, avec la tête jaune. Elle vivrait sur le chêne. Engramelle, qui l'a figurée le premier, l'a prise pour une variété de Vlnstabilis. A. Larv. Gn. infrà. C'est celle d'Angleterre. Elle est d'un gris plus jaunâtre, avec les des- sins d'un brun-fuligineux , les taches plus distinctes et mieux cerclées.de jaune; la ligne subterniinale plus large, plus jaune, un peu plus brisée au sommet. Elle paraît aussi variable que VInsialiîis , surtout pour la cou- leur. J'en ai un individu oii la couleur fuligineuse a envahi toute l'aile, à l'exception de la subterminale , comme chez la variété Fuscata de Vins- tahilis. La chenille a toutes les régions dorsale et sous-dorsale d'un brun-por- phyre strié de clair, et tout le reste d'un beau jaunc-vcrdâtre clair. Les deux couleurs sont très-tranchées, surtout à leur jouclion, qui est limitée par une ligne d'un brun foncé; la vasculaire est claire, bien continue, ainsi que les sous-dorsales ; les deux trapézoïdaux antérieurs forment des points blanchâtres; la stigmatale est large et bien accusée; elle porte les stigmates, qui sont blancs et très-fniement cerclés de noir. Toutes les pattes sont d'un jaune incertain, un peu teintées de brun-rose clair; la tête est d'un roux strié. Elle vit, en juin, sur le Salix caprœa. Nota. Firma Hb. qui m'avait paru être une variété iVInstabilis , se rapporte plutôt ici. Elle représente même mieux le type que la flgure originaire. Cependant, ni l'une ni l'autre ne sont bien exactes. 589. T^NIOCAMPA P0P€LETI Fab. Fab. Bomb. 215 — Tr. II p. 221 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 11Û6 — Dup. sup. III p. 311 pi. 29 — Herr.-Sch. 109 = Ocularis Frey. I pi. 95 = Gmcilis St. II p. 141 = l'Inconstante Engr. liiU il = Subplumbeus Haw. Bomb. 75= Intermedia St. II p. lûO. Lare, ignot. Autriche, Angleterre, environs de Paris, en mars et avril. Cette espèce est encore rare dans les collections. Elle diffère nettement de Vlnstabilis par ses antennes pcctinées, et de la Siabilis par sa cou- leur ccndré-violâlre ; la subterminale bien moins nette , précédée de petites taches noires rarement contiguës; la réniforme toujours très-dis- tincte, entièrement remplie de gris-noirâtre, etc. Trcitschke rapporte ici le B. Donasa Esp. pi. 52 f. 7, mais je n'ose le citer ici : il ne ressemble guère à notre Popvleli que par ses antennes ciliées; et, d'un autre côté, Engramelle en figure un individu envoyé par 354 ORTHOSID^. Esper lui-même , sous ce nom , à M. Gerning, et qui se rapporte évidem- m^t i la Gracilis, 'k' Sgo. TiENlOCAMPA Stabilis Albin. Albin pi. 75 a-d — Wien.-Verz. L-2 — Bork. 244 — Hb, 171 — Tr. II p. 223 — Dup. III p. 127 pi. 81 f. 2 — Steph. II p. 143 — Gn. Ind. 2A1— Bdv. 1147= Cerasi Fab. 118 — Haw. 80 = Bomb. Obliqua Vill. 147 pi. V f . 7 — l'Ambiguë Engr. 412 b = Rufannulata Haw. 246. Lai'v. Albin. — Frey. •^yP^- 34"^»". Ailes super, un peu arrondies , d'un jaune-ochracé-roussâtre , ''^ avec l'extrémité des nervules plus claire et un rang de points terminaux gui reposent sur un feston qu'ils font paraître très-denté. Ligne subtermi- nale seule visible, d'un jaune clair liseré de roussâtre, très-peu sinuée et à peine brisée au sommet. Les deux taches ordinaires grandes , nettes , entourées d'un anneau jaune très-distinct; la réniforme peu creusée exté- rieurement et un peu salie de gris par en bas. Ailes infér. noirâtres, avec la frange d'un blanc-carné. Les deux sexes semblables. Antennes du cT distinctement pectinées. Europe, en mars. Coll. Div. Chenille d'un beau vert-jaunâtre , pointillée de blanc -jaunâtre, avec la vasculaire fine, continue, d'un jaune-citron, coupée en croix, sur le ll«^ an- neau, par un trait transversal de même couleur. Stigmatale très-continue, fine, jaune. Sous-dorsales formées par des points. Tête d'un vert pâle, sé- parée du cou par un filet jaune. Ventre et pattes d'un blanc-verdâtre. Elle vit, en mai et juin, sur beaucoup d'arbres, mais surtout sur l'orme et le chêne. On la reconnaîtra facilement de celle d'InsiabiHs , blxcc laquelle elle vit, parla présence du trait crucial jaune du ll»^ anneau, et par le pointillé qui est beaucoup plus fort , et qui la fait paraître comme cha- grinée. A. D'un testacé-jaunâtre , très-fortement saupoudré de brun , mais sans teinte rousse , avec tous les dessins plus marqués et les lignes médianes plus ou moins visibles. A . tBunctUJS Haw. Haw. 81. Appartient aux deux races et ne diffère qu'en ce que les tachées média- nes sont contiguës. Nota. JîufannulataEa.yv. n'est point une variété, c'est tout simple- ment une Stabilis qu'il a décrite en la comparant à la Macilenta (sa JFlavilinea) , orthosidjE. 355 591. TiENIOCAMPA HiBISCI Gn, Très-voisine de Stabilis , mais le rarde n'a pas les antennes peclinées ; les deux taches sont constamment confluantes ; la ligne subterminale paraît plus flexueuse , et l'extrabasilaire est souvent accusée par de gros points noirs; la coudée et l'ombre médiane se voient inférieurcment sous les taches. Amérique Septentrionale. Déerile sur \ia dessja d'Abliot. La chenille vit sur des Hibiscus d'Amérique; elle est d'un beau vert, avec les régions dorsale et sous-dorsale plus foncées; la vasculaire plus pâle, entre deux filets foncés; la stigmatale d'un blanc pur, très-nette, et un filet vert foncé au-dessus des pattes, qui sont, ainsi que la tétc, d'un vert-jaunâtre pâle. 592. T^NIPÇAMPA RORIDA H.-S. Herr.-Sch. Û8. Larv. ignot. Je ne l'ai pas vue. Elle parait très-voisine de certaines variétés oblité- rées de YInstdbilis. Ses ailes supérieures sont d'un gris de poussière clair, fortement aspergées d'atomes noirâtres , avec le bord interne liseré de f,ougeâti'e ; les lignes sont presque complètement oblitérées, et la tache réniforme seule se dessine en noirâtre; les antennes paraissent beaucoup plus fortement pectinées que chez Instahilis. Monts Balkans. 593. T^NioçAWPA Gracilis W.-V. Wien.-Verz. L-4 — Fab. 132 — Bork. 2/17 — Hb. iCS — Tr. II p. 217 — Dup. m p. \U\ pi. 82 f. 1 — Frey. IV pi. 317 — Gn. Ind. 241 — Bdv. 1129 — Herr.-Sch. 383 = iepîrfa Scriba III pi. 18 f. 7 — Bork. 2/j9 = CoUinita Esp. pi. 152 f. 6 = Sparsus Haw. 79 — St. II p. 142 = l'Inconstante Engr. iU abc. Larv. Hb. — Frey. Europe , en avril et mai. Coll. Piv. La chenille est très-commune dans nos environs, et on la trouve faci- lement à cause de son habitude de vivre renfermée , dans lo jeune âge, mais aucune n'est plus sujette à périr, et je n'ai jamais pu amènera bien qu'un individu sur vingt. 356 orthosidjE. A. Pallida St. St. II p. 1û3. D'un ton plus uni, plus rosé, et presque sans atomes noirs, B. D'un gris- bleuâtre-ardoisé. La subterminale ombrée , des deux côtés , de ferrugineux; la tache réniforme souvent entièrement remplie de noi- râtre; les ailes infér. plus noires, à lunule très-marquée. Ces variétés , et d'autres encore qui ne sont pas assez tranchées pour être décrites, ne constituent pas des races, mais plutôt des variétés acci- dentelles. Quant à la Lepida de Borkausen, que MM. Treitschke et Bois- duval rapportent ici comme variété, je ne puis la distinguer du type , et il est probable que c'est exactement la même que Borkhausen a donnée, d'après Bralim, après l'avoir décrite une première fois sur la nature, comme cela lui arrive souvent. 594. T^NIOCAMPA MiNIOSA W.-V. Wien.-Verz. T-U — Fab. 114 — Sepp. II pi. 5 f. 6, 7 — Hb. 174 — Haw. 233 — Bork. 272 — Tr. II p. 228 — Dup. III p. 138 pi. 81 — Frey. IV pi. 340 — St. II p. ilih — Gn. Ind, 241 — Bdv. ii&0 = Jiubri- cosa Esp. pi. 75 f. 3, 4 = la Gracieuse Engr. 411 a h c. Larv. Hb. — Frey. Autriclie, Allemagne, France, Angleterre, etc., en mars et avril. Coll. Div. Commune. La chenille vit par groupes dans sa jeunesse; elle est encore plus jolie que l'insecte parfait. 595. T^NIOCAMPA MUNDA W.-V. Wien.-Verz. L-7— Fab. 129 — Esp. pi. 52 f. 6 — Engr. (la Proprette) 396 aie — Bork. 252— îlb. 166 — Tr. II p. 208— Frey. IV pi. 328 — St. II p. 141 — Gn.Ind. 241 —Bdv. 1140= Lota Dup. III p. 111 pi. 80 — Bdv. Ind. méth. = Gemina Bork. 311 =: Bimaculatus Haw. 74 = Geminatus Haw. 73. Larv. Frey. * France, Allemagne, Angleterre, en avril. Coll. Div. La chenille n'est pas rare aux environs de Paris. Il serait impossible de diviser en races les variétés assez nombreuiîes, mais peu caractérisées de cette Taeniocampe. Elle est tantôt d'un jaune- d'ocre Irès-rougcâtre et presque uni, tantôt d'un gris-testacé très-saupou- dré; les taches noires sont tantôt au nombre de trois, toutes géminées, tan- ORTHosm^. 357 tôt réduites à la principale (celle vis-à-vis la cellule), tantôt tout-à-fait nulles; mais ces dilTérences ne sont jamais simultanées. Il est donc diffi- cile de donner les types de la Geminuta et de la Bimaculata des auteurs anglais. Quant à la Geminu de Borkhausen, ce n'est point non plus une variété constante , et c'est plutôt une seconde description de la même espèce. n * 596. T^NIOCAMPA CrUDA W.V. Albin pi. 23 n» 34 — Wien.-Verz. L-9 — Kléem. I pi. 46 — ïr. II p. 230 et sup. X p. 76 — Frey. IV pi. 341 — Stepli. Il p. llili = Pul- verulenta Esp. pi. 76 — Bork. 256 = Auihigua Hb. llt'A — Dup. III p. 61 pi. 76 — Gn. Ind. 2/il — Bdv. 1151 = La Petite Engr. 413 a 6 = ISanus Haw. 82 = Pusilla Haw. 250 — St. II p. U5 (Aberratio.) Larv. Kléem. — Frey. etc. Europe, en mars et avril. Coll. Div. Très-commune. 697. T.ENIOCAMPA OviDUCA Gn. Taille et port de Cruda, à laquelle elle ressemble beaucoup, mais les dessins sont bien mieux marqués; les ailes sont de la même couleur, mais plus unies et moins saupoudrées; la ligne subtcrminale est bien plus nette, continue, fine, jaunâtre ; les deux ligues médianes , quoique moins mar- quées, se voient beaucoup mieux que chez Cruda; les taclies sont bien visibles, comblées de noirâtre, cerclées de jaune clair; la réniforme est plus en 8 et moins creusée extérieurement; les palpes sont presque unicolores. Amérique Septentrionale. Je n'ai vu que des 9 > et je ne sais si le c/' a les antennes pectinées. 598. TiENIOCAMPA StYRACIS Gn. Taille (ïlnstalilis. Ailes super, d'un cendré-carné finement pointillé de brun, avec l'espace médian plus roussâtre que le reste, large, les deux lignes étant très-écarlées , la coudée oblique seulement un peu sinueuse. Taches presque nulles, avec un vague trait noir au bas de la réniforme; Ailes infér. d'un carné-roussâtre pâle, avec un trait cellulaire et une ligne médiane d'un roux plus brun. Amérique Septentrionale. Décrite sur un dessin d'Abbot. Chenille d'un vert-pomme clair, avec le ventre rouge et la stigmatalc vague, d'un jaune-citron^ coupée par les stigmates, qui sont au centre d'une tache arrondie, d'un rouge-brique. Plaque cornée, verte, avec deux dessins noirs en U opposés. ïcte d'un jaune -roux paie. Pattes rouges. Elle est représentée sur le Styrax Americana. 358 ORTHOSIBiE. Gen. ORTHÔSIA Och. Och. Syst. Gloss. -- Tr. Dup. Bdv. Gn. St. Herf.-Sch. Chenilles cylindrujties, rases, épaisses, veloutées, marbrées, à ligne stiijma- lale seule constamment distincte , vivant sur les arbres ou les plantes basses et se retirant pendant le jour sous les écorces ou au bas, dans les%roussailles. — Chrysalides lisses , luisantes , enterrées et contenues dans de petites coques Ovoïdes. — Antennes des çf plus ou moins fortement pubescentes, presque toujours simples, rarement dentées. Palpes droits, courts, leur 2° article (frêle, vélu-hérissé, souvent bicolore , le 3* très-court et perdu dans les poils du se- conde Trompe courte. Thorax subarrondi, velu- lissé. Abdomen lisse, peu velu, terminé très-carrément dans les q". Pattes assez longues, légèrement velues. Ailes super, entières, assez aiguës à Fapex, lisses, parfois luisantes, avec les li- gnes et taches assez insibles, la réniforme salie de noirâtre inférieuremetU, dis- posées au repos en toit très-incliné. Devenu plus homogène qu'il ne l'était dans mon Essai sur les Noctué- lides, le genre Orthosia se distingue facilement des Tœniocampes par les caractères ci-dessus. Il est intermédiaire entre elles et les Anchocelis. Il se compose encore, toutefois, de groupes assez dislincls. Le premier, le seul qui ait la lige des antennes dentées, a en outre l'ab- domen un peu déprimé et quelques rapports avec les Cerastis. Sa che- nille vil sur les arbres. Le second vit sur les plantes basses. Je n'ai pas eu occasion d'élever par moi-même ses chenilles, qui sont fort rares. Le troisième a un peu l'aspect des Tœniocampa, mais les antennes, loin d'être pectinées, sont absolument fdiformes et garnies de cils rares et à peine perceptibles. Ses chenilles vivent sur les peupliers et se cachent pen- dant le jour entre les mousses qui tapissent leurs troncs. Enfin, le quatrième groupe a une sorte d'analogie avec les Xanthia, sur- tout la Macilenta dont la chenille vit à peu pros de la même manière que celles des X. Ferruginea et ressemble un peu à celle de la X. Bufina. La Lota, au contraire, vit exactement commeV ypsilun et se cache pendant le jour enire les écorces des saules. Les papillons se font remarquer par la netteté de leur ligné subiermiuale, le luisant de leurs ailes et la vivacité de la tache noire de la réniforme. Leurs antennes sont un peu moniliformcs et garnies de verlicilles serrés que dépasse un cil plus long et plus gros par chaque anneau, aussi paraissent-elles ciliées à lœil nu. Ce genre n'a rien de particulier quant aux mœurs. Les sexes sont tout- à-fait semblables. 11 habite surtout l'Europe, et je n'en connais qu'une seule espèce exotique, cependant je soupçonne que nos espèces européennes doivent avoir leurs analogues dans l'Amérique du Nord, mais je n'en ai vu aucune jusqu'ici. orthosidjb. 35^ GROUPE I. 599. OuTHOSIA RCÏICILLA Esp. Esp. pi, 157 f. 1 — Tr, VI p. 409 — Gn. Iiid. 2?|2 — Bdv. 1152 — Herr.-Sch. 4«'V = Serpylli 11b. /188 — Dup. III p. 07 pi. 70 = Ilicis Bdv. Iiid. addeiid. p. 5 — Dup. sup. III p. 303 pi. 28 — Frey. {Saporioe par eiT. de chiffres) IV pi. 292. Lare. Bdv, Italie, France méridionale et occidentale, en octobre. Coll. Div. Le type se compose des individus d'un gris-rougcâtrc , chez Icsquel^ tous les dessins sont bien marqués ; le point de la tache rénifornie Ircs- net ; la sublérminale claire et distincte ; la surface de l'aile généralement ponctuée. A. (Hb. 489 ) Fond des ailes d'un rouge-argileux , peu sablé , à ligne subtcrniinale presque nulle ; les lignes peu distinctes , mais les points toujours nets, ainsi que le noir de la réuiforme. Je l'ai trouvée dans l'île de Noirmoutiers, sur les yeuses qui croissent au bord de la mer; ou la trouve aussi dans le Midi. B. D'un gris-noisette uni, avec tous les dessins oblitérés, y compris la subtemiinale et le noir de la rénifonne. France méridionale. Nota. V Ilicis Bdv. Ind. n'est point une variété, mais un double em- ploi. Sa description s'applique également à toutes les races. GROUPE II. t 600. OaTHOSiA LiEVlS 11b. Hb. ifi» — Tr. II p. 232 — Gn. Ind. Ui — Bdv. 1130. Lare. Tr. Hongrie, Allemagne et quelques parties de la France, en août. Coll. Div. Elle n'est pas trè.s-commune dans les collections. La chenille est assez mal connue et n'a jamais été figurée. Treitschke est le seul auteur qui en parle. Il Tant se défier de l'application de ce nom de Lewis dans les auteurs. 36o ORTHOSIDiE. 60 1. Orthosia Suspecta Hb. Hb. 633 = Lœvis Dup. III p. 65 pi. 7G. Larv. Tr. Cette Noctuelle a été, jusqu'ici, méconnue par tous les entomologistes, et je l'ai rapportée, le premier, dans mon Essai, comme variété, à une espèce généralement nommée dans les collections Congèner ou Iners, mais dont la synonymie est des plus obscures. En effet, la Caradrina Iners Tr. II p. 271 ne paraît point, d'après sa description, se rapporter, le moins du monde , à celle-ci : il suffit, pour le prouver, de dire que les aires du mâle sont entic reine nt blanches. Quant à la Congèner du même auteur, que Hubner a ligurée sous le n" C17, je l'ai rapportée à la Noct. Festiva, à tort ou à raison ; mais, dans tous les cas, elle ne peut conve- nir ici. 11 n'en est pas de même de la Congèner Hb.-Gey. 862, qui représente bien notre espèce, mais nullement celle de Treitschke. Suspecta Hb. 633 est, dans tous les cas, antérieure à toutes ces figures et descriptions; elle représente. fidèlement les individus 9 bien marqués, et ce nom doit, in- contestablement , prévaloir à tous les litres. Je la décris ici pour bien préciser le type. 31""". Ailes super, d'un ouhracé pâle chez le çf, d'un gris obscur chez la 9? avec des nuances ferrugineuses, principalement sur l'espace médian et l'ombre médiane, et d'autres nuances d'un brun-rougeàtre ou violàtre, restreintes chez le c/ à la côte, à la base et au bout de la cellule, mais répandues sur presque toute la surlace dans la 9- Les lignes mé- dianes plus ou moins distinctes; la subterminale toujours vague , inter- rompue, bordée de foncé vis-à-vis de la cellule et au bord interne; les taches ordinaires régulières, cerclées de clair; le noir, qui salit la réniforme, confondu avec la teinte sombre du bout de la cellule; la série de points qui suit la coudée bien distincte, ainsi qu'une série terminale de points triangulaires noirs. Frange concolore. Ailes infér. d'un gris-noirâtre dans les deux sexes, à peine plus clair & la base, avec les traces confuses d'une grosse tache cellulaire très-visible en dessous , et la frange d'un blanc sale. Antennes du (f garnies d'un duvet très-court, avec un cil plus long à chaque articulation. Celles de la 9 semblables , à la pubescence près. Palpes presque unicolores. Hongrie, en août. Toujours assez rare. On la trouve également autour de Paris, et je l'ai prise moi-même, il y a plus de vingt ans, au bois de Boulogne. A. Congèner Gey. Congèner Hb.-Gey. 86S (non 617) = Iners Germar Fasc. XVI pi. 24 — Dup. sup. p. 292 pi. 27 f. 2 a. Les deux sexes sont semblables et ne différent du type que parieur OBTHOSID/E. 36 1 couleur teslacée plus unie et à peine teintée de roiigeâtre; les dessins y sont généralement moins nets, sauf les taches dont le contour est ordinai- rement bien marqué. Mômes localités. B. C'est l'opposé d'A, c'est-à-dire qu'elle est d'un rouge de tuile presque uni, avec la subtermiuale plus continue et bien bordée; les taches sont aussi visibles. Mêmes localités. 602. OrTHOSIA PlJLVlS Gu. Taille et port de la Suspecta. Ailes super, d'un cendré-noirâtre, très- saupoudré de cendré plus clair, avec tous les dessins complètement absor- bés. On voit seulement, et encore avec difficulté, les deux taches médianes qui paraissent moins saupoudrées et entourées d'un léger cercle cendré. Frange concolore. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, plus claires à la base, avec la frange claire divisée par une ligne noirâtre; leur dessous avec un petit point cellulaire et une ligne à peine distincte. Antennes un peu monilil'ormes, assez fortement pubescentes, avec un cil j)lus long à cha- que anneau. Palpes, thorax et abdomen concolores. Nouvelle-Hollande. Coll. Gn. Un (f. tt 60 3. Orthosia Kindermannii Fisch. Fisch.-v-Rosl. Abbild. p. 77 pi, 36 — Frey. IV pi. 327 = Balhtœ Dup. sup. III p. 600 pi. 50 — Gn. Ind. 242. Larv. Fisch. Dalmatie, en octobre. Coll. Div. A été d'abord envoyée en assez grande quantité , mais je ne crois pas qu'on l'ait retrouvée depuis. Le nom de Kinder mannii était acquis à cette Noctuelle avant que M. Bois- du val n'eût publié la sienne (Voy. Pannonica) , et nous l'avions changé d'autant plus mal à propos, que sa chenille ne vit point sur le Quercus BallotUy mais bien sur les plantes basses. GROUPE III, 604. Orthosia Ypsilon w.-v. Wien.-Verz. M-13 — Sepp. III pi. 37 — Bork. ioo — Hb. 130 — ïr. II p. 210 — Dup. m p. 135 pi. 81 f. 5 — Frey. IV pi. 329 — St. Il Lépidoptères. Tome 5. 23 362 ORTHOSID^. p. 149 — Gn. Ind, p. 241 — Bdv. 1142 = Corticea Esp. pi. U5 f. 2, 3 = Fissipuncta Haw. 105 = l'Indifférente, variété Engr. 476 d (non abc) = Nun-Atrum et Ypsilon Scriba pi, 9 f. 6, Larv. Bork. — Hb. Très-commune dans toute l'Europe, en juillet. Coll. Div. Elle ne varie guère, si ce n'est quelquefois pour la nuance, qui devient un peu plus pâle et plus jaunâtre. Sa chenille est excessivement commune sur les peupliers. GROUPE IV. * 6o5. Orthosia Lota Lin. s. N. 70 — Clerck. pi. 8 f. 1 — De Geer II p. 419 pi. 7 — Wien.- Verz. L-6 — Fab. Bomb. 145 — Esp. pi. 67 f. 1 — Sepp. III pi. 38 — Engr. (la Lavée) 400 abc— Bork. 250 — Haw. 239 et Bomb. 78 — Tr. II p. 212 — Frey. Beitr. pi. 131 — St. II p. 147 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1142 — Dup. sup. III p. 298 pi. 27 = HippopJiaes Rossi mant. II p. 411 = Munda Hb. 167. Larv. Tr. — Frey. Commune dans tout le nord de l'Europe , en septembre et octobre. Coll. Dlv. C'est par une simple erreur du graveur de lettres, que Hubner a trans- porté à cette espèce le nom de la Tœnioc. Munda , et cette erreur a en- traîné celle de Duponchel. La chenille est fort commune sur les saules, entre les écorces desquels elle se retire pendant le jour. Le papillon offre une légère variété, dont le fond est d'un brun-rouge au lieu d'être d'un gris-brun foncé. ^ 6o6. Orthosia Macilenta Hb. Hb, 418 (non 688) — Haw. 230— Tr. II p. 215 — Dup. IV p. 64 pi. 104 f. 5 — Frey. IH pi. 251 — Gn. Ind. 242— Bdv. 1139 = Flavi- linea Haw. 145 — St. II p. 148. Larv. Frey. Autriche, Angleterre, Saxe, France centrale, en juillet, août et sep- tembre. Coll. Div. Sa jolie chenille n'est pas rare chez nous, en avril, dans les bois, parmi les broussailles , au pied des hêtres, et je soupçonne qu'elle doit vivre, dans sa jeunesse, dans les chatons de cet arbre. Toutefois, je n'en ai pas encore acquis la certitude. ORTHOSIDiE. 363 Gen. ANCIIOCELIS Gn. Cn. Ess. Û83 — Dup. Cat. = Orthosia et Xanthia Tr. Bdv. St. Chenilles cylindriques, veloutées, médiocrement allongées, à lignes distinc- les, à corps marbré; vivant exclusivemeixt de plantes basses sous lesquelles elles se cachent pendant le jour. — Chrysalides enterrées. — Antennes à tige simple, pubescentes, à poils serrés- Palpes des Orthosia. Trompe assez courte. Thorax convexe, un peu carré, velw lissé. Abdomen assez court , velu laléru" lement et à tanus dans les (;f,en pointe obtuse dans tes Ç. Pattes moyennes, à jambes un peu velues. Ailcssùpér. entières, aiguës à l'apex, lisses, pulvérulentes, un peu luisantes, à nervures souvent plus claires que te fond, à lignes dislinc' tes, à taches petites mais très-nettes, la réniforme cerclée de clair, salie de brun intérieurement et plus ou moins étranglée au milieu; au repos elles forment un toit très-déclive. Ce genre bien homogène est tout aussi valable que les autres genres de la famille et môme mieux limité et facile à reconnaître au premier coup- d'œil. Les chenilles vivent toutes de plantes basses et se cachent pendant le jour sous leurs feuilles les plus près du sol. Elles sont de couleurs un peu sombres, ou plutôt marbrées ou sablées de brun ou de rougeâlre sur un fond verdàlre; les plaques du cou et de l'anus sont bien marquées. Parmi elles se rencontre toutefois une exception presque unique dans les Noc- tuelles, c'est la chenille de la Lmwsa , qui vit cachée sous les pierres comme certaines Agrotis, et dont les trapézoïdaux sont verruqueux et lui- sants, tout-à-fait comme chez ces dernières, tandis que l'insecte parfait n'a rien qui le dislingue des autres Anchocelis. J'ai été le premier à faire con- naître ces mœurs exceptionnelles, qui fourniraient un puissant argument aux adversaires de la méthode naturelle si un seul fait pouvait en infirmer mille autres, et si on ne devait pas appliquer ici comme partout la maxime : .Exceptio firmat regulam. A l'état parlait, les Anchocelis se reconnaissent d'abord à leurs nervures dessinées en clair et à leur tache réniforme rétrccie et comme étranglée au milieu. Elles portent leurs ailes cn toit trés-incliné et ne différent point pour les mœurs des autres Orthosides. C'est à l'automne qu'on les rencontre, et souvent même fort avant dans cette saison. Plusieurs d'en- tre elles varient extrêmement et ont donné lieu à la création d'une foule d'espèces prétendues séparées. Je n'en connais point encore d'exotiques. G07. Anchocelis ILematidea Dup. Diip. IV p. 305 pi. 122 — Tr. sup. X p. 7G — Frey. I pi. 05 f. 4 — Gn. Ind. 2û2 — Bdv. 1136 — Herr.-Sch. 49. Lan\ ignot. Italie, France centrale, cn octobre. 364 orthosidjE. Cette espèce, peu caractérisée , est toujours très-rare dans les collec- tions. 608. Anchocelis Rufina Lin. S. N. 72 — Wien.-Verz. R-9 — Fab. 77 — Bork. 341 — Hb. 184 — Tr. II p. 347 — Dup. IV p. 473 pi. 130 f . 3 — St. III p. 68 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1176 =: Helvola Lin. F. S. 1142 — Clerck. pi. 4 f . 8 — Haw. 202 = Catenata Esp. pi. 123 f. 1 = Punica Bork. 300 = la Dorée Engr. 410 abc. Larv, Hb. Commune en France, Allemagne, Angleterre, etc., en septembre et octobre. Coll. Div, Je crois que c'est bien ici la place de cette belle espèce qu'on a, jusqu'ici, rangée parmi les Xanthia. Sa chenille, plus belle encore, a été bien figu- rée par Hubner. La quantité de noms qu'elle a reçus ne tient qu'au défaut d'étude des auteurs qui en ont parlé sans l'avoir reconnu dans Linné, qui a, du reste, fait lui-même un double emploi. — Elle varie fort peu. Nota. Emviedonia Cr. 247 D, paraît avoir les plus grands rapports avec notre Btifina; mais ne l'ayant pas vue en nature , je ne puis dire si c'est la même ou une espèce à part. Elle est de l'Amérique boréale. 609. Anchocelis Pistacina w.-v, Wien.-Verz. M-î — Fab. 328 — Bork. 210? — Hb. 131 — Tr. II p. 139 — St. II p. 146 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1135 = Fenosa Haw. 209. Larv. DG. Commune dans toute l'Europe, en septembre et octobre. Aucune espèce ne varie plus que celle-ci , et aucune aussi n'a prêté davantage à la fabrication des espèces. Ses variétés sont assez difficiles à classer, parce que, d'une part, les passages d'une race à l'autre sont très- nombreux et empêchent de les bien limiter, et d'autre part, parce que celles auxquelles les auteurs ont donné des noms, ne sont pas toujours les plus tranchées. Le type lui-même est dans ce dernier cas. Décrit par Fabricius, sur la collection de Schiffernniller, et médiocrement figuré par Hubner , il doit comprendre les individus d'un brun clair ou grisâtre, avec la base un peu plus pâle et les espaces terminal et subtermiual plus foncés, sur lesquels la subterminale se dess.iiie nettement ; les points noirs nombreux, et les dessins généralement bien marqués. Il se confond facilement avec la va- riété Lychnidis et a, comme elle , le milieu de la côte souvent liseré de blanc et les nervures plus ou moins distinctes. Aucune figure d'Esper ne s'y rapporte bien. ORTHOSID^. 365 A. Lychnidis W.-V, Wien.-Verz. L-5 — Fab. 122 — Bork. 2û8 — Hb. 464 — Dup. III p, 113 pi. 80 = Lineola Don. pi. 360 — Haw. 207 = Sphœrulatina Haw. 205. Le caractère principal de cette variété est d'avoir les nervures bien écrites en clair; encore, d'après Fabricius, ne devraient-elles pas dépasser la coudée. La vérité est qu'elle ne forme guère qu'une seule et même race avec le type. Sa couleur est plus ferrugineuse, et c'est la seule différence bien appréciable. B. Pistacina Hb. Hb. 707, 708. D'un rouge-brique très-foncé, avec les nervures un peu plus claires et les espaces terminal et subterminal d'un ferrugineux-violet, luisant. Cette bizarre sous-variété a un peu l'aspect de la X. Bttfina. Coll. Pierret. C. Canaria Esp. Esp. pi. 156 f. 5, 6. Généralement grande, d'un gris-noiràtre ou olivâtre, peu ou point mé- langé de ferrugineux et toujours foncé , en sorte que les espaces termi- naux sont concolores. Nervures très-distinctes et dessins fortement tracés. Côte concolore. Les individus noirâtres dont parle Treitschke et que Dahl avait rappor- tés d'Italie, appartenaient sûrement à cette variété. A. Rnbctra Esp. Esp. pi. 156 f. 3, a = Ferrea Haw. 208. D'un fauve-rouge gai, presque uni et sans dessins, avec les nervures con- colores; la côte souvent blanche et toujours fortement tachée de noir à l'origine des lignes; les deux taches très-étroiles, et bien écrites en noi- râtre. C'est une variété des plus communes et des plus constantes. A. Pistacina Haw. Haw. 206. Ne diffère d'A que parce que les ailes , au lieu d'Ctre d'un fauve vif , sont d'un roussâtre pâle. B. Les taches médianes oblitérées et concolores. * B. Serina F.sp. Esp. pi. 156 f. 1, 2 = la Cannelée Engr. 397 a. D'un jaune-ochracé très-pâle, à nervures concolores, avec la frange et 366 OBTHOSIDiE. un liseré au bord interne rougeâtres; la côte concolore et ponctuée comme dans Rubetra; le dessous des inférieures d'un blanc presque uni. Elle se trouve surtout dans le midi de la France. ScJiœnobœna Esp. pi. 157 f. 2, 3 ne se rapporte bien à aucun des indi- vidus que j'ai vus. Elle est , dans tous les cas , composée d'un mâle et d'une femelle fort dissemblables. 6io. Anchocelis Nitida w.-v. Wien.-Verz. R-û — Fab. 75 — Bork. 337 — Hb. -1 80 — Tr. II p; 23Û et sup. X p. 78 — Dup. IV p. 277 pi. 117 — Frey. Beitr. III pi. 118 — Gn. lad. 2û2 — Bdv. 1133 = Lucida Naturf. IX p. 422 — Berl. Mag. III p. 54 = la Lychnide Engr. 398 abc. Larv. BRG. Autriche, Allemagne, France, en septembre. Coll. Div. Elle est toujours beaucoup moins commune que Pistacina, et n'habite que des localités plus restreintes. La Canescens Esp. pi, 162, que Treits- chke et Boisduval rapportent ici comme variété, me semble plutôt une Cerastis, probablement variété à' Erythroccpliala ou de Silène. Elle varie beaucoup moins que Pistacina. Le type est d'un fauve vif, avec les taches noires, bien marquées , mais les ligues médianes peu dis- tinctes. A. D'un brun un peu ferrugineux ou noirâtre, plus ou moins mélangé da gris-testacé , avec les taches médianes très-nettement cerclées de jaune clair, et les lignes et l'ombre médianes toujours très-marquées ; la frange des infér. et l'extrémité de l'abdomen sont plutôt rosés que fauves. 6 1 1 . Anchocelis Humilis w.-v. Wien.-Verz. L-3 — Fab. 120 — Bork. 246? — Hb. ItO — Dup. IV p. 274 pi. 117 — Tr. II p. 237 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1134? Larv. Tr. — Hb. Cette Anchocelis., qui parait avoir été très-répandue autrefois , à en ju- ge /ar le nombre des auteurs qui en ont parlé, est devenue extrêmement rare dans les collections. En France, on l'a confondue longtemps avec la suivante, et l'habitat indiqué par M. Boisduval dans son Gênera., montre qu'il est tombé dans la mêqje erreur. Depuis , il a reconnu avec moi la vraie Humilis , dont sa collection renferme deux beaux individus , les seuls qui existent à Paris et qui vont me servir à préciser les dififérences de cette espèce si mal connue chez nous. Le fond de la couleur est le gris-cendré , comme chez Cœcimacula ou ORTHOSIUJE. 367 Cracilis, avec le bord interne très-finement liseré de rouge-rosé. Toutes les lignes sont fort apparentes ; les deux lignes médianes claires , bien continues, nullement lunulées ni denticulées, comme elles le sont chez Pistacina, Nitida ou Lunosa;\QS taclies sont très-nettes, concolores, cer- clées de jaunâtre; laréniforme est large, nullement étranglée, ni creusée, et plutôt ovalaire que réniforme. Elle n'est point salie de noirâtre inférieu- rement. Je ne vois point de claviforme, quoi qu'en dise Borkhausen , dont la description me parait suspecte. L'aile est bordée de traits noirs termi- naux, que surmontent des petits points noirs qui les doublent, comme dans les exemplaires bien écrits de Siabilis ou de Ruticillu ; l'ombre médiane est nettement accusée ; l'aile inférieure est cendrée , presque unie, avec la frange plus claire et la trace de la tache cellulaire ; le des- sous rappelle celui de certaines Tœniocampa. Autriche, Franconie, bords du Rhin, en juillet, suivant Treitschke, ce qui ne cadre guère avec l'époque d'apparition ordinaire des Anchocelis, 612. Anchocelis Lunosa Haw. Haw. 203 — Curt. 237 — St. II p. 147 = Agrotdides Gn. Ess. 485 et Ind. 242 = Suljecta Dup, III p. 295 pi. S':( f. 3 — Herr.-Sch. 289 = Humilis var. Bdv. WZk. Larv. Gn.infrà. Cette espèce, anciennement connue en Angleterre, mais récemment dé- couverte chez nous, a subi bien des variations quant au nom. L'ayant élevée en quantité, je me suis aperçu qu'elle différait beaucoup ù'Hu- milis, avec laquelle tout le monde la confondait, et dont M. Boisduval lui- même la considère encore comme variété dans son dernier Ijidex. Je lui avais donc donné un nouveau nom {Agrotoïdes) qui a paru presque si- multanément avec celui de Suhjecta que Duponchel, qui la figure sur des individus envoyés par moi, lui avait imposé de son côté. En Allemagne, aujourd'hui encore, certains auteurs veulent y voir la Neurndes de Hubner, mais les ailes inférieures, l'absence des taches noires de la subterminale, même à l'apex, l'espace terminal concolore, etc., montrent suffisamment que cette opinion est erronée. En tous cas, le nom de Haworth, qui est le plus certain et même peut-être le premier, me parait devoir être adopté sans difljculté. Elle ne varie pas moins que ses congénères. Nous considérerons comme type les individus dont les ailes supérieures sont d'un gris-noir, avec les nervures nettement coupées en jaune clair, les deux taches remplies de noir, et le dessus de l'abdomen teinté de la même couleur. A. IVenrodes H.-S- Herr.-Sch. 94 (non Hb.) Ailes supérieures, tête et thorax d'un jaune-brunâtre, verdâtre ou 368 ORTHOSID^. roussâtre, avec l'ombre médiane, les liserés des lignes et le dedans des taches, d'un brun plus foncé. Taches noires de la subterminale plus ap- parentes. Abdomen d'un jaune-ochracé sale, B. Ailes super, d'un roux-ferrugineux comme chez Pistacina^ sans aucuns dessins autres que la série de points de la subterminale, qui est d'un noir tranciié. Angleterre, centre de la France, en juillet. Coll. Gn. La chenille est épaisse, tendue, un peu moniliforme et un peu déprimée PU dessous, d'un gris-verdâtre saie, et quelquefois tout-à-fait verte, avec la vasculaire et les sous-dorsales bien marquées, continues, d'un blanc sale, un peu liserées de noir, et la stigmatale très-fine, blanche, bordée supé- rieurement d'une ligne noire fondue par en haut. Tous les points ordi- naires sont gros, très-visibles, subverruqueux, noirâtres et luisants. Les plaques du cou et de l'anus sont bien marquées. La tête est petite, brune, avec deux traits foncés, les stigmates noirs. Elle vit en avril dans les endroits élevés et arides, mange des graminées et se cache sous les pierres. Je la trouvais autrefois assez communément dans nos environs, ^ 6i3. Anchocelis Neurodes Hb. Hb. 568 — Gn. Ind, 242 — Bdv. 1137. Larv. ignot. Dalmatie. Je ne l'ai point vue en nature ni personne à ma connaissance, mais, si c'est une espèce séparée, elle appartient évidemment à ce genre. ;),: G 14. Anchocelis Litura Lin. S.N. •192 — Wien.-Verz. M-2 — Fab. 326? — Esp. pi. 177 — Bork. 2U — Hb. IS'Ï — Haw.210 — Tr. II p. 2Zi2 et sup. X p. 79 — Dup. III p. 10/1 pi. 79 — St. II p. 1^5 — Frey. IV pi. 335 — Gn. Ind. 242 — ■ Bdv. 1124 = La Modeste Engr, 399 ai (non c). Larv. Hb. — Frey. Hongrie, Autriche, France, Angleterre, en septembre et octobre. Coll. Div. Treitschke, et M. Boisduval après lui^ rapportent ici la Depuncta de Borkhausen, mais sa description ne me paraît convenir que très-médio- crement à notre Litura. ORTHOSID^." 369 A. PoUnta Esp. Esp. pi. 137 f. 5 = Ornatrix Hb. 813 — Frey. I pi. 95 f. i. Malgré la grossièreté des figures d'Esper, sa Polluia me paraît être la même que VOrnatrix des auteurs modernes. M. Frcyer, qui l'avait don- née comme distincte, et qui prétendait l'avoir élevée d'une chenille diffé- rente de celle de Litura, reconnaît dans son supplément qu'elle n'en est qu'une variété. Elle est plus grande, toutes les lignes sont fortement accusées, et les taches noires sont larges et bien marquées, même le triangle costal, Gen. HYPOTRIX Gn. Chenilles — jintennes à lige complètement glabre, à la réserve dun Lit fin court et à peine perceptible par chaque article. Palpes subascendants, courla; le %* article velu-serré, non comprimé, le 3' court mais distinct, épais et obtus. Trompe tnoyenne. Thorax un peu oblong. Abdomen long, très-velu latéralement et muni de longs poils fascicules sous le ventre dans les ç^, plus court et de forme ordinaire dans les $. Pattes assez longues, peu velues, à er- gots courts. Ailes super, oblongues, aiguës à l'apex, avec la ligne sublerminale très-nette, les infér. larges et bien développées. Ce genre, propre à l'Amérique, est bien reconnaissable et bien curieux, à cause des longs poils qui garnissent le dessous de l'abdomen des mâles. Ces poils, soyeux et disposés par faisceaux, garnissent toute la région ven- tro-latcralc, mais les plus longs et les plus bizarres sont implantés sous le ventre même à la base de l'abdomen. Us forment des faisceaux de plusieurs couleurs, souvent assez vives, et de longueur inégale. Je ne connais que deux espèces, dont la première a quelques rapports avec notre Litura, qui lie fort bien les doux genres, malgré la différence des palpes et des an- tennes. 61 5. HyPOTRlX PuRPURIGERA Gn. L 30"»"". Ailes super, d'un gris-vineux, avec une éclaircie apicale blan- châtre, limitée obliquement par un trait vague noirâtre. La ligne subler- minale très-distincte, un peu ondée, liserée de brun-rouge ; les deux taches très-nettes, obliquement opposées, très-rapprochées par en bas, oblongues, presque égales, d'un brun-rouge cerclé de jaunâtre ; la réni- forme traversée par l'ombre médiane, qui est très-rapprochéc d'une trace de la coudée qu'on aperçoit inférieurement. Un point noir près de la base, sous la nervure sous-costale. Ailes int'ér. d'un gris-noir, à frange plus claire, avec les traces d'une lunule cellulaire bien plus visible en dessous. Abdomen velu latéralement et garni en dessous de longs fais- ceaux de poils d'un pourpre foncé; ceux de l'anus fauves. Palpes droits. 3^0 ORTHOSID^. unicolores, un peu mieux développés que dans le reste du genre, et à 2^ article moins velu. 9 un peu pluspetite, d'un jaune-testacé clair, sans poils latéraux ni ventraux. Nouvelle-Fribourg (Brésil), Coll. Gn'. Deux Exemplaires. Il est probable que la différence de couleur ne tient pas au sexe, et que cette espèce varie comme les Anchocelis. I 6i6. Hypotrix Flavigera Gn. ûl""". Ailes super, d'un ochracé pâle (comme la Kindermannii)^ avec l'espace terminal d'un blanc-cendré, nettement séparé par la sub- terminale, qui est presque droite, d'un jaune assez vif, renfermée entre deux filets noirâtres, et interrompue à l'extrémité du trait oblique apical. Une série de points noirs la précède. Les lignes médianes sont nulles ou in- diquées par quelques points isolés. Tache orbiculaire nulle. Réniforme vague, d'un jaune vif, non cerclée, avec deux très-petits points noirs, par- fois nuls. Ailes infér. d'un gris-noirâtre uni, à frange claire; leur dessous clair, avec une lunule et une ligne noirâtres. Abdomen noirâtre en dessus, avec les poils ochracés. En dessous, le milieu est occupé par un bouquet de poils noirs de moyenne longueur, sous lequel est un autre bouquet de poils d'un fauve clair, presque aussi long que l'abdomen lui-même. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Trois (f. Je ne connais pas la 9. 617. Hypotrix Carneigera f.. — Antennes minces , à lige filiforme et très- légèrement pu» bescente dans les q", à peine garnie de cils isolés dans les Ç . Palpes redressés, fortement ascendants, assei épais, velus-serrés, à 3' article ti'ès-distinct et sou- vent assez long. Trompe assez courte. Thorax velu-lissé, subcarré. Abdomen long, velu latéralement, un peu déprimé, terminé par un bouquet de poils élar- gis dans les ç^, épais, cylindrique et brusquement terminé en pointe obtuse dans les Ç. Pattes longues et fortes, à ergots prononcés. Ailes presque toujours entières, les super, coupées un peu carrément au bord terminal, lisses, un peu luisantes, à lignes distinctes, surtout la suLterminale, à taches assez nettes; la réniformc parfois obscure, mais non salie de noir inférieurement. Ce genre, entièrement composé d'espèces américaines, avoisine à la fois le genre précédent et participe, au premier coup-d'œil, des Mesoffonaetdes Caradrinides. On serait tenté de faire entrer dans celte dernière famille surtout les dernières espèces, à cause de la forme des palpes, mais le rap- prochement démontre bientôt que ce n'est pas leur véritable place. Le groupe I qui' formera probablement par la suite un et peut-élre plu- sieurs genres séparés, est composé d'espèces de grande taille, dont plusieurs rappellent un peu les Mesogona ou les Mithymna. Les O. Anoatra et Me- lanogaster ont.comme le genre précédent, auquel elles font transition, l'ab- domen noirâtre en dessus, velu en dessous et môme muni de faisceaux, quoique moins développés. Les O. Saiellitioides, T Nignim, Albimargo, sont remarquables par le développement considérable de leurs palpes. La Frihurgensis se rapproche plus des Mesogona qu'aucune autre, à cause de l'oblitération de la sublerminale. La plupart ont les lignes droites et bien arrêtées, et les taches grandes et bien écrites. Le second groupe ne renferme que des espèces de taille ordinaire. Il rappelle les Caradrina. Les unes ont la ligue subterminale droite et bien marquée, chez les autres elle est plus confuse. Toutes se font remarquer par leur abdomen grêle, allongé, et dont les poils terminaux tendent à s'é- carter par suite de la dchisccnce des valves anales chez les mâles. On re- marque aussi sous le disque des ailes supérieures un épi coudé de poils drapés, Irés-marqué, comme sur les ailes de certains Satyres. L'une d'elles ( Curvirena ) a les palpes particulièrement ascendants et allongés. La tache réniforme,quand elle est visible, est toujours fortement creusée extérieure- ment. Je ne sais rien de particulier sur leurs mœurs; néanmoins, un pollen abondant qui couvre encore en partie le corps d'une Orth. Albimargo té- moigne chez elles d'habitudes analogues à celles de nos Tœtiiocampa , et je pense qu'elles s'attachent comme elles aux chatons des saules et que dès- lors elles éclosent dés les premiers beaux jours. 3?^ ORTHOSID^EÎ /6l8. GROUPE I. Orthodes T NrfîRTiM. r fr»!!. Û2mm, Ailes super, entières, assez aiguës à l'apex et coupées carrément au bord terminal, d'un gris-ochracé très-clair, saupoudré çà et là d'atomes noirs, avec un trait noir épais placé sur la nervure médiane, au milieu de l'aile dont il occupe plus d'un tiers, soudé avec la tache réniforme, qui est étroite, également noire, et formant avec elle une sorte de T renversé. Tache orbiculaire réduite à un point noir écarté de la réniforme et placé ait-dessus du trait. Deux litures noirâtres suivant la trace de la ligne sub- terminale, qui est oblitérée, ainsi que les autres lignes. Des points termi- naux noirs. Ailes infér. un peu assombries, avec une forte lunule et des points terminaux encore plus visibles en dessous. Palpes ayant le 2e ar- ticle brun, à sommet clair. Abdomen avec une double série de points noirs en dessous, et quelques poils noirâtres en dessus. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Une Ç. Coll. Gn. 619. Orthodes Satellitioides Gn. Je ne connais pas le mâle de cette belle espèce , qui a un aspect diffé- rent des autres Orthodes, surtout à cause de ses ailes supérieures den- tées. Elle ressemble un peu pour les dessins à notre Scop. Satellitia, mais elle n'a aucun de ses caractères. û5""». Ailes super, oblongues, profondément dentées, avec l'apex for- mant une dent plus aiguë et plus saillante que les autres, d'un brun-vio- let-noirâtre velouté, avec les espaces médian, subterminal et partie de l'espace basilaire, plus foncés et formant des espèces de bandes. Toutes les lignes absorbées dans ces bandes. La subterminale seule composée d'atomes jaunes espacés. Tache réniforme très-apparente, consistant en un gros point d'un jaune d'ocre clair, surmonté d'un autre très-petit. De petits points subterniinaux ochracés. Ailes infér. d'un gris-noir uni. Des- sous des quatre d'un gris obscur, avec une ligne médiane plus foncée. Pattes fortes, à jambes velues (même dans la 9 •) Palpes épais, très-ascen- dants et unicolores. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Une 9. Coll. Gn. Il serait possible qu'elle n'appartint pas à ce genre. 620. Orthodes Anoatra Gn. 45™™. Ailes super, un peu oblongues, d'un rouge argileux pâle comme notre Lithargyria , avec une légère teinte violâtre et la côte plus foncée. Toutes les lignes plus claires, les médianes liserées des deux côlés, non ORTHOSID/E. 373 sinuées ; l'extrabasilaire coudée sous la cellule ; la coudée droite et obli- que ; la subterminale sinuée, plus vague, sans bordure, mais ayant de chaque côté quelques taches noirâtres ; les deux taches bien écrites, iné- gales, bordées de clair et remplies de foncé; la rénilorme traversée par l'ombre médiane étroite mais bien marquée. Ailes infér. blanches, un peu transparentes, avec le bord et la côte salis de noir, et les nervures très- marquées en noir. Abdomen noir en dessus, rougeàtre et garni à la base d'une forte touffe de poils noirs en dessous. Jambes et poitrine très- velues. Para. Un mâle rapporté par M. Ghiliani. Nota. Cette espèce forme exception dans ce genre par sa trompe, qui est robuste et assez longue. 621. Orthodes Melanogaster Gn. ^5mm. Ailes super, coupées très-carrément au bord terminal, luisantes, d'un gris-carné saupoudré, avec une éclaircie derrière la ligne coudée traversée par la série de points blancs et noirs. Toutes les lignes très- nettes, claires, liserées de foncé d'un seul côté ; l'extrabasilaire formant un sinus profond dans la cellule ; la suivante en coude arrondi, toutes deux parallèles par en bas ; la subterminale droite. Taches grandes, cer- clées de clair et remplies de foncé, toutes deux ovales dans le même sens; la réniforme un peu plus grande et étranglée au milieu. Frange d'un jaune-verdâlre. Ailes infér. d'un gris-noir uni, à frange carnée; leur dessous blanc à côte carnée, avec une faible ligne subterminale noirâtre. Abdomen noirâtre en dessus, garni latéralement de poils carnés, à l'extré- mité d'une brosse jaunâtre, et en dessous de petits faisceaux de même couleur. Jambes mêlées de carné-rougeâire. Femelle semblable, mais à abdomen glabre. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. 622. Orthodes Albimargo Gd. fiO""». Ailes super, subarrondies et festonnées au bord terminal, d'un gris-brunàtre-carné, finement saupoudrées d'atomes plus clairs (comme notre N. Depuncla), avec l'espace terminal un peu plus foncé et coupé par l'extrémité des nervules, qui est claire, et une lisière étroite au bord interne d'un blanc-jaunàtre tranché. Toutes les lignes distinctes, peu si- nuées, presque parallèles, claires, liserées de foncé ; l'extrabasilaire un peu arquée et contiguë à la tache orbiculairc ; la subtenninale irès- nette, jaunâtre, brisée au sommet, liserée intérieurement de brun; les deux taches grandes, nettes, cerclées de clair et comblées de foncé; l'ombre médiane bien distincte. Ailes infér. noirâtres, unies, à frange carnée ; leur dessous d'un blanc-carné saupoudré, avec un point cellu- 374 ORTHOsb^. laire et une ligne foncés. Abdomen d'un gris-carné de part et d'autre. Pattes épaisses. Palpes très-robustes, dépassant notablement le front, ascendants-obliques ; leur 2« article long, rectangulaire, le 3« assez court, mais très-distinct. Brésil. Coll. Gn. Un seul cf. 623. Orthodes Friburgensis Gn. Û6""". Ailes super, d'un carné-roussâtre, avec toute la partie supé- rieure et postérieure de l'espace médian plus rousse et plus foncée, et nettement terminée par la coudée, qui est tout-à-fait droite, fine, d'un carné clair, et liserée de foncé. Extrabasilaire très-écartée, moins dis- tincte, un peu arquée et formant trapèze ; les deux taches concolores, grandes, nettes, cerclées de carné clair. Ligne subterminale nulle, ou du moins à peine indiquée par des traces noirâtres. Un groupe d'atomes apical oblique de cette couleur. De petits points noirs terminaux. Ailes iufér. d'un gris un peu carné, avec le bord et la frange carnés ; leur dessous blan- châtre, saupoudré de carné, avec un petit point et une ligne de cette couleur. Abdomen jaunâtre. Dernier article des palpes droit, grêle, nu, assez long. Nouvelle- Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Un cf. GROUPE II. 624. Orthodes Rubor. g^mra. Ailes super, droites à la côte, coupées presque carrément au bord terminal, d'un isabelle-rougeâîre tirant sur le carné foncé, avec la ligne subterminale bien nette, presque droite, liserée intérieurement de foncé. Les deux médianes peu distinctes. La double série de points qui suit la coudée fine et noire. Taches médianes parallèles, presque de mêmes grandeur et forme, en ovale allongé perpendiculairement, resserré mais non étranglé sur les côtés, finement bordées de noir et non de clair. Ailes infér. d'un gris sale, avec la frange rougeàtre ; leur dessous clair, avec une lunule, mais sans ligne. Palpes grêles et unicolores. Kouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Une?. / 625. OfiraoUES CURVIRENA Gn. 32>nm. Ailes super, d'un gris-brun légèrement violâtre, avec les trois lignes presque droites, ochracées, liserées de brun; la subterminale plus nette, et les deux taches comme dans les deux précédentes, mais presque contiguës. Le sinus de la réniforme encore plus profond et suivi rie petits traits noirs qui touchent à la coudée, laquelle est suivie d'une OKTHOSICJi. 375 double série de petits points également noirs, oblitérés en partie. Ailes îufér. noirâtres ; leur dessous rougeàtre à la base, avec un arc cellulaire et une ligne noirs. Thorax un peu vineux. Abdomen long, rougeàtre en dessous, avec les poils de l'anus fauves. Palpes noirâtres latéralement , fauves sur la tranche, avec le dernier article très-long. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Deux cf. / 626. Orthodes Infirma Gn. C&t^^ ^^<. 32""». Ailes super, d'un gris-testacé-noirâtre , avec la frange plus claire et carnée, et les trois lignes plus claires et un peu rosées. Les deux médianes disposées en trapèze; la subterminale ochracée, plus claire, presque droite ; la coudée suivie d'un rang de très-petits points blancs oblongs, accolés à des points noirs; les deux taclies médianes assez grandes, peu écartées, finement cerclées de rosé ; la réniforme creusée extérieurement. Ailes infér. d'un blanc-jaunâtre , salies de noirâtre à la côte et au bord de la frange ; leur dessous saupoudré de brun à la côte, avec un petit point cellulaire à peine visible. Palpes assez grêles mais très-arqués, noirâtres extérieurement. Un point uoir au milieu du collier. 9 plus foncée et plus noirâtre, avec les lignes et contours des taches plutôt jaunâtres que rosés, et les ailes inférieures d'un noirâtre uni. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Deux cf et une 9« A. Toutes les lignes plus nettes et très-claires, ainsi que le contour des taches, qui sont presque contiguës, tant l'orbiculaire est placée oblique- ment. Un feston terminal clair très-marqué. Dessous plus clair. Palpes d'un brun-noir, avec la tranche d'un blanc-ochracé. Poils latéraux et anneaux de l'abdomen rosés. New-Yorck. Coll. Feisth, Un cf. C'est peut-Être une espèce distincte. 627. Orthodes Cynica Gn. 31""". Ailes super, entières, arrondies, d'un brun-violâtre-hrûlé, avec les lignes médianes noires, bien marquées, un peu interrompues; l'extra- basilairc oblique ; la coudée sinuée, arrondie, très-rapprochée de l'ombre médiane, parallèle avec elle, et suivie de points distincts et assez gros; la sublermlnale n'étant bien marquée que supérieurement. Taches ordinaires finement liserées de clair; l'orbiculaire ovale, oblique, très-rapprochée de la réniforme, qui est traversée inférieurenient par l'ombre médiane, noirâtre et bien marquée. Ailes infér. d'un gris-brun, à frange roussâlre; 376 ORTHOsiDiE. leur dessous ochracé, avec un point cellulaire et une demi-ligne très- noirs. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Un (f. 628. Orthodes NlMlA Gn. Taille et port de la Cynica , dont elle est très-voisine ; mais sa cou- leur est plus pâle, plus grise, moins rougeàtre. La ligne subterminale est plus nette, plus claire. Les deux médianes ont une autre forme et figurent mieux le trapèze, parce que la coudée est fortement brisée en angle dans la cellule, plus en zigzag et beaucoup moins parallèle. Elle n'est point suivie de points. Le collier est d'un jaune-ochracé, et la côte est plus claire dans l'espace médian. La frange des inférieures est plus concolore, et les dessins du dessous sont à peine distincts. État de New-Yorck. Coll. Doubleday. Un (f. 629. Orthodes Candens Gn, 33""". Ailes super, d'un biun-rouge porphyre uni, avec les lignes or- dinaires noires, fines. Les points de la coudée distincts, et la subterminale éloignée du bord et précédée d'atomes noirâtres qui rembrunissent l'espace sublerminal. Les deux taches bien marquées par deux anneaux clairs très- fins ; l'orbiculaire oblique; la réniforme moitié plus grande, assez large pour le genre, et en rein creusé extérieurement. Ailes infér. d'un gris- jaunâtre uni, avec la frange teintée de rougeàtre; leur dessous avec uu point et une demi-ligne noirâtres. Ailes super, rougeâtres à l'extrémité. Palpes noirâtres. Poils de l'anus ochracés. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Un (f. Elle est aussi très-voisine de la Cynica. 63o. Orthodes Vecors Gn. 30mm. Ailes super, subrectangulaires, d'un gris-rougeâtre un peu luisant, comme chez notre Satellitia, avec les deux lignes médianes un peu plus claires, et la subterminale noirâtre et indiquée au milieu par des points noirs sur les nervules, et une petite tache d'un rougeàtre clair à la place de la réniforme; le tout très-confus. Ailes infér. noirâtres, unies, à frange plus claire, avec un point cellulaire et une bande médiane noi- râtres très-distincts en dessous. Epi des super, moins marqué que dans les espèces précédentes, et dernier article des palpes plus long. État de New-Yorck, Coll. Doubleday. Un seul cf. Cette espèce diffère un peu de ses congénères, tant par le dernier article des palpes qu'en ce que les deux taches médianes sont pour ainsi dire nulles. Peut-être appartient-elle au genre Orthosia, où elle se placerait pilors à côté de la Lccvis, mais il faudrait en voir plusieurs exemplaires. ORTHOSIDiE. 377 Gen. CERASTIS och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Bdv. Gn. Dup, Herr.-Sch. = Orrhodia Hb. Verz. = Glœa St. Chenilles rases, cylindriques , allongées, vcloulées, de couleurs obscures, ayant Cécusson de la nuque bien marqué, la tête petite et luisante; vivant dans l'âge adulte de plantes basses sous lesquelles elles se cachent, — Chrysa-^ lides enterrées. — Antennes plus ou moins pubescentes, avec un cil plus long par chaque articulation. Palpes incombants, courts, velus-hérissés, à dernier article à peine distinct. Toupet frontal épais, arrondi. Thorax très-peu convexe, arrondi, velu- lissé. Abdomen très-déprimé, élargi, presque rectangulaire et velu latéralement, semblable dans les deux sexes. Ailes luisantes et lisses, les super, festonnées, à apex carré et bord terminal arrondi inférieurement ; au repm les supérieures recouvrent les inférieures et sont disposées presque parallèle' ment au plan de position. C'est un des genres qui se reconnaissent au premier coup-d'œil, et il est inutile d'insister sur ses caractères. Tout le monde est d'accord sur son nom comme sur sa validité, à l'exception toutefois de M. Stephens, qui n'admet point en Entomologie les noms déjà employés pour d'autres classes de la Zoologie (prétention à propos do laquelle j'ai émis déjà mon opinion et sur laquelle je ne reviendrai pas), et qui s'étonne en second lieu qu'Och- senheimer ait ôté à ces espèces le nom de Hubner. J'observe à ce sujet que si le F'erzcichniss de Hubner était un ouvrage de quelque autorité, M. Ste- phens aurait lui-même mal corrige la faute d'Oclisenheimer ; caries Gloiœ. de Hubner ne désignent pas un genre mais une famille (stirps), et le genre qui répond exactement à nos Cerastis ou aux Glœa de M. Stephens, s'ap- pelle chez lui Orrhodia. Au reste, Hubner lui-môme a renfermé dans cette même famille (qui, pour le dire en passant, renferme les Caradrina avec une partie de nos Orthosides) soq^enrc Cerastis, qui est à peu près le sy- nonyme de nos Tccniocainpa. Les chenilles des Cerastis sont allongées, cylindriques, mais atténuées en avant, de couleur brune ou rougcâlrc, avec l'écusson du cou très-mar- qué.Elles vivent sur les plantes basses, cachées à la manière des Anchocelis, mais seulement dans l'âge adulte. Dans leur jeunesse, elles préfèrent les jeunes pousses des arbres, et ce n'est qu'après la 2'^ ou 3« mue qu'elles des- cendent à terre. Les papillons éclosent à l'automne et passent même souvent tout l'hiver avant de s'accoupler. Aussi n'est-il pas rare d'en rencontrer encore au pre- mier printemps glissés dans des trous et surtout lapis dans des feuilles sè- ches recroquevillées ; mais ce sont seulement des individus isolés. Leur port d'ailes est fort différent des autres Orthosides. Loin d'avoir les supé- rieures inclinées en toit comme les Anchocelis ou les Orthosia, ils les por- Lépidoptkns, Tome 5. 24 • . 3^8 ORTHOSIDJE. tent parallèles au plan de position et croisées en partie l'une sur l'autre comme \esJ gratis. Si l'on joint à cela l'abdomen si fortement aplati, et même creusé au milieu, on verra qu'on ne saurait confondre le genre Ce- rastis avec aucun autre. Les femelles mômes présentent ce dernier carac- tère, en sorte qu'elles sont très-difliciles à distinguer des mâles, et ce n'est que par un peu plus d'ampleur et la très-légère différence de ciliation des antennes, qu'on parvient à les démêler, encore faut-il pour cela un œil exercé. Les Cerastis présentent de nombreuses variétés fort différentes des types, et , au contraire, des espèces excessivement voisines les unes des autres. Ce genre demande donc une étude approfondie, et la connaissance des pre- miers états est indispensable. Sans cela on prendrait certainement pour des espèces distinctes, comme l'ont fait au reste beaucoup d'auteurs, certaines variétés de Fuccinii ou à'Erythmcephala, taudis qu'on ne distinguerait pas la Spadicea de la première et la f^eronicœ de la seconde. Je ne connais qu'une seule Cerastis exotique. Elle a tout-à-fait l'aspect de nos espèces indigènes, tandis qu'au contraire la belle «spèce européenne qui constitue le deuxième groupe a un faciès exotique. GROUPE L 63 1. Cerastis Buxi Bdv. Bdv. 1189 — Gn. Ind. 242 — Herr.-Sch. 9S, 03 = Orthosia Dauhei Dup. sup. III p. 331 pi. 30. Larv. ignot. 33mm. Ailes super, d'un ocliracé pâle, uni, avec des dessins puncti- formes noirs, consistant dans la trace des lignes ordinaires, indiquée seu- lement par des atonies à la côte et au bord interne. L'ombre médiane un peu plus distincte et plus continue. Une série de points bien mieux mar- qués à la place de la subterminale : une série terminale, et enfin des frag- ments de la tache réniforme. Orbiculaire nulle. Ailes infér, noirâtres, avec la côte et la frange ochracées. i» Femelle un peu plus grande, mais semblable. Montpellier, en septembre. Coll. Div. Encore rare. Elle ne varie pas, si ce n'est pour la quantité de noir de la réniforme, qui est aussi quelquefois tout-à-fait nulle. 632. Cerastis Mansueta h. -s. Herr.-Sch. 472. Larv. ignot. Bords de la nier de Marmara. Je ne la connais que par la figure de M. Herrich-Schœffer. Les ailes super. ORTHOSlOiE. 379 sont d'un gris de souris, marbrées de noirâtre, avec toutes les lignes distinctes et denticulées ; une série de points blancs derrière la coudée, et le bas de l'espace médian saupoudré de rougcaire. Les deux taches sont presque concolores. Les infcr. sont d'un gris-noirâtre foncé, avec la frange rougeâti'e. G33. Cerastis Intricata Bdv, Bdv. Ind. add. p. 6 — Gen. 1190 — Gn. Ind. p. 242 — Dup. sup. jlV p. 81 pi. 58 f. 2. Larv. ignot. Espagne, France méridionale, en septembre. Je n'ai vu de cette (^pèce, qu'un dessin fait par Duponchel, sur la col- lection de M. de Saporta, et qui s'accorde parfaitement avec la première description de M. Boisduval. Plus tard, Duponchel a donné une figure qui s'en éloigne notablement, mais sur laquelle je ne puis rien dire, n'ayant pas vu l'original. 63/|. Cerastis Vaccinii Lin. S. N. 166 F. S. 1212 — Wien.-Verz, R-2 — Fab. 51 — Esp. pi. 161 f. 6 — Bork. 333 — Haw. 212 — Tr. II p. ÛOI — Gn. Ind. 243 -• Bdv, 1191 = Lœta Fab. 39? — Larv, DG. 30"™™. Ailes super, d'un fauve obscur, nuancé de ferrugineux-marron à la base, sur la côte et l'espace terminal, et sablé de même couleur sur le disque, avec les nervures et l'espace eubterniinal de la couleur du fond. Lignes médianes distinctes, ondées et denticulées, claires, liserées de foncé, parallèles, hormis le bas de la coudée ; sublerminale remplacée par une série de points foncés, espacés. Frange festonnée de fauve. Taches médianes sablées de fonce, liserées de clair. La réniforme, et souvent l'or- biculaire, salles par en bas de noir-ardoisé. Ailes infér. noirâtres, nuancées de carné, avec la frange carnée, unicolore, et une ligne médiane foncée, éclairée de carné. Chenille d'un brun-vineux ou rougeâtre, marbrée de gris sale, avec les dessins peu apparents et à peine plus clairs, savoir : la vasculaire et les sous-dorsales ordinairement interrompues. La sligmatale peu tranchée, d'un gris saie, fondue inférieuremcnl avec la couleur du ventre. Les stig- mates noirs. La tête d'un roux obscur, avec deux traits brunis. La plaque de la nuque d'un brun-noir velouté, avec trois lignes claires, dont l'inter- médiaire moins marquée. Dans sa jeunesse, elle est d'iui rouge porphyre transparent, avec les dessins mieux marqués. Elle vit alors sur le chêne, mais elle descend plus tard sur les plantes basses. On la trouve en mai et Juin, 380 ORTHOSID^. Le papillon est commun dans toute l'Europe, en octobre, novembre et décembre. Coll. Div. Je crois que la Lœta Fab. se rapporte ici. Quant à sa P'accinii, elle paraît une variété qui se rapproche de B. A. Polita W.-V- Wien.-Vcrz. R-3 — Fab. ÛO — Bork. 330 — Engr. (la Lisse) 514 0,6. — D'un rouge-ferrugineux uni, avec les dessins plus restreints, plus foncés, les taches concolores, ainsi que la frange. On distinguera cette variété de l'espèce suivante, dont elle se rapproche beaucoup par les caractères des ailes inférieures, qui sont comme dans le type, et par la coupe des supérieures. B. t'accinii Hb. Hb. 177. = La Robuste Engr. 516 b. Toujours un peu plus grande. Toute l'aile supérieure, jusqu'à l'espace subterminal, est d'un ferrugineux foncé, saupoudré de gris-cendré clair, avec les deux lignes et les nervures de cette dernière couleur. Les taches et l'espace subtermiual restent fauves. Cette variété est assez rare. Coll. Gn. c. La Robuste Engr. 515 h et 516 a = Esp. pi. 61 f. 5 (en approche). Les ailes entièrement jaunes, avec les lignes seiUes et le bord terminal ferrugineux. Taches concolores. D. Plus petite. D'un jaune gai, marbré irrégulièrement et surtout sur le disque, de ferrugineux foncé dans lequel se trouvent perdus la plupart des dessins. L'espace subterminal et les points comme dans le type. Ailes infér. beaucoup plus claires, avec la côte et la frange ochracées. Tête et parlie antérieure du collier d'un jaune clair. Thorax d'un ferrugineux foncé. Coll. Pierret. Cette jolie variété ressemble presque à la Dus. Ruhi- ginea. 635. Cerastis Spadicea w.-v. Wie«.-Verz. R-6 — Hb. 179 — Haw.2l4. — Gn.Ind. 243 = yac cinii var. Tr. II p. /JOS — Esp. pi. 161 f . 3 [mala) — Dup. pi. 79 f. 1 7 ORTHOSIDiE. 38 1 — Frey. I pi. 46 — Bdv, H91 = Polita Dup. III p. 124 pi. 81 f. 1 — (non alior.). Larv. DG. Mêmes localités et époques que la précédente, et aussi commune qu'elle. Cette espèce, qui est bien distincte de la yaccinU, se reconnaîtra aux caractères suivants : Les ailes super, sont plus aiguës à l'apex et coupées plus carrément au sommet du bord terminai, d'un ferrugineux foncé, uniforme, avec les lignes d'un brun-rouge foncé, souvent éclairées de gris- cendré. Les ailes infér. sont d'un noirâtre uni, parfois éclairées au bord terminal, mais jamais traversées par une ligne médiane claire; avec la frange carnée, mais liserée de brun à son extrémité. Nota. Dans la figure de Hubner les taches noires de la côte sont exagérées. La chenille ressemble beaucoup à celle de Loia. Elle est d'un brun d'é- corce foncé, marbré de clair, avec la vasculaire peu visible, mais large- ment ombrée de brun. La stigmatale d'un carné-roussâtre, pointillée de plus clair et surmontée d'une large bande plus foncée que le fond, nette- ment coupée, et bordée supérieurement par une ligne très-fine, claire, interrompue et ombrée elle-même de brun foncé. Les trapézoïdaux anté- rieurs sont seuls visibles, grisâtres, cerclés de brun, ainsi que les laté- raux. Stigmates noirs. Tête rousse à deux traits noirâtres. Plaques comme dans la yaccinii. On la trouve dans sa jeunesse sur le prunellier et l'é- pine ; elle est alors d'un gris-verdàtre. Plus tard elle descend et se nour- rit de plantes basses. Elle est toujours plus précoce que la Faccinii. A. Les ailes sont d'un brun-brûlé luisant, foncé, avec les lignes et les ner- vures souvent marquées en gris»cendré, et les points de l'espace subter- minal sont souvent entourés de la même couleur. Je l'ai obtenue de la même chenille. B. Ligula Esp. PI. 166 f. 3 = T>olosa Dup. sup. III p. 301 pi. 28 f. 1 = Subnigra Haw. 215. C'est l'exagération de la var. A, c'est-à-dire que le fond de la couleur est très-foncé et très-luisant, et que l'espace subterminal forme une bande bien tranchée d'un cendré-clair, sur laquelle se dessinent les points foncés . Haworth a probablement pris une 9 pour un (f (erreur facile à com- mettre dans ce genre), puisqu'il dit qu'elle a l'abdomen moins déprimé que les autres espèces. Stibnigra Curt, 268 ne me parait pas la même, et pourrait bien appar- 382 ORTHOSID^. tenir à f^accinii. Je remarque que Esper et Duponchel ont tous deux fi- guré les ailes inférieures claires. Je n'ai japiais vu d'individus présentant ce caractère, ui dans cette Cerasiis, ni dans aucune autre du même genre. C. L'Hyacinthe Eugr. Engr. 509 a = Brigensis Bdv. Gênera — Herr.-Sch. 459. Les ailes super, paraissent plus oblongues ; elles sont d'un cendré plus ou moins lavé de rougeâtre, avec tous les dessins oblitérés. Les ailes infér. sont également cendrées, avec la frange presque concolore, et leur dessous est toujours très-clair. Elle présente de nombreuses sous-variétés. Tantôt elle est entièrement d'un cendré uni, tantôt les espaces basilaire et subterminal tirent sur le noirâtre, tandis que les médian et terminal sont saupoudrés de rouge ; tantôt le rouge s'étend partout, et en se mêlant au cendré, donne à l'iu- secte une teinte violâtre claire, etc., etc. Valais. 636. Cerastis Veronice ilb. Hb. 541 = Cruda Hb.l72 = Dolosa Hb. 632? — Tr. II J). 407 et sup. Xp. 107?? Lart. ignot. Cette espèce n'a pour ainsi dire pas été retrouvée bien authéntiquement depuis Hubncr. Il est douteux que la Dolosa de Treitsclike soit autre chose qu'une variété iVEri/t/irocephalu, et j'en ai vu un exemplaire envoyé par lui à M. Boisduval et étiqueté de sa main, qui se rapporte certainement à cette dernière. Quant aux Dolosa des auteurs français, aucune n'est la véritable. Pour moi, tout ce qu'on m'avait montré sous ce nom jusqu'ici, se rapportait, comme je l'ai dit, soit à Enjihrocephala, soit à f^accinii, soit même à Silène. Je viens enfin de voir deux individus vraiment distincts ; et comme d'une part c'est la figure de la f^eroniccc de Hubner qui les re- présente le mieux, et d'autre part, comme ce nom de f^eronicœ est an- térieur ù celui de Dolosa^ et qu'il a en outre l'avantage d'effacer du cata- logue ce dernier, qui n'est qu'un symbole de confusion, c'est lui que j'adopterai. 33™™. Ailes super, coupées, non point comme celles d' Erythrocephala.^ mais plutôt comme celles de Silène , ou encore plus en amande , d'un gris-testacé-roussâtre fortement saupoudré, avec les nervures plus claires. Lignes médianes distinctes, noires, denticulées; subterrainale composée de petits traits inlernervuraux ferrugineux, sur un espace non saupoudré. De petits traits noirs terminaux surmontant le feston. Taches peu apparentes (quoiqu'elles soient parfois comblées de noirâtre, à en juger par la figure de Hubner), sans points brisés par en bas, finement cerclées de clair, puis de ferrugineux. Ailes infér. d'un gris clair à frange carnée; ORTHOSlDiE. 383 leur dessous avec une lunule et une ligne médiane bien marquées et sou- vent visibles en dessus. Palpes unicolores. Des CoU, de MM. Pieiret et Feisthamel , qui l'ont reçue d'Allemagne, sans pouvoir m'indiquer le lieu précis de sa provenance. Il est probable qu'on la confond dans ce pays avec V Erythrocephala, et que c'est de là que provient son extrême rareté dans les collections. Elle vole, dit-on, un mois plus tard, ce qui est difficile, si l'on considère qu'on trouve encore des Erythrocephala à la fin de novembre. 637. Cerastis Erythrocephala W.-v. Wien.-Verz. M-5 — Fab. 331 — Bork. 215 — Hb. I'î6 — Tr. II p. Û05 — Dup. III p. 95 pi. 79 — Gn, Ind. 242 — Bdv. Il93 = Silène Bork. 335 = Faccinii var. Esp. pi. 162 f. 1, 2 = la Chauve Engr. 507 è et 510 b. Larv. Tr. France, Autriche, Angleterre, en octobre. Coll. Div. Presque aussi commune dans certaines localités que f^accinii. La fig. 507 a d'Engramelle, citée par Treitschke, est si vive en couleur, qu'on ne soupçonnerait pas, sans sa voisine, qu'elle appartient à cette espèce. Esper, contre son habitude, a été si content de pouvoir réunir, sous le nom de /^accijm, beaucoup de variétés,' qu'il les a étendues non-seule- ment à Spadicea, ce qui n'a rien que de fort naturel, mais encore à celle- ci et à sa variété Glabra. J'ai dit, à l'article i)o/o5a, que je crois que la Dolosade Treitschke n'est qu'une simple variété de cette espèce. Quant à la Silène de Borkhausen, que M. Boisduval a érigée en variété, elle ne me paraît qu'une seconde description sur nature de V Erythrocephala qu'il avait décrite sur Fa- bricius. Pulverea Hb. 169 me paraît plutôt se rapporter ici qu'à la Dolosa. A. CJIaïira W.-V. Wien.-Verz. R-10 — Hb. 438 — Tr. Il p. ûioet sup. Xp.108 = Spadicea Bork. 339 = faccinii var. Esp. pi. 162 f. 3-û = la Chauve Engr. 510 a. Diffère du type par une teinte d'un brun-violet-brûlé très-foncé, répan- due sur les espaces médian, terminal et sur la moitié de l'espace basi- laire. Treitschke prétend que cette Noctuelle est bien distincte de Y Erythroce- phala, et que les chenilles sont difl'ércntes; celle de la G/«6ra ayant, dit-il, unestigmatale blanche qui manquerait chez l'autre. Pour moi, qui ai élevé 384 ORTHOSIDiE. en quantité ces deux variétés de la même clienille, et qui ai vu plus de, 200 exemplaires, la décision opposée est tout-à-fait fondée. Liicifera Esp. pL lZi2 ne me paraît qu'une variété à couleurs exagé- rées de la Glahra. 638. Cerastis Silène w.-v. Wien.-Verz. R-1 — Fab, Ik — Hb. t 'Î5 — Tr. II p. 412 — Dup. III p. 102 pi. 79 — Gn. Ind. 243— Bdv. 1194 = f^au punciatum. Esp. pi. 76 f. 4 — Bork. 201 = l'Isolée Engr. 417 a 6 = C Nigrum de Yill. pi. 5 f. 13. Latv. Tr. France, Allemagne, Autriche, etc., en octobre. Moins commune quo Vaccinii. Elle varie par la couleur du fond, qui est tantôt d'un gris uni, et tan- tôt plus ou moins teintée de rouge-brun ; par les taches qui sont parfois remplies toutes deux de fragments noirs, tantôt presque vides ; l'orbicu- laire l'est souvent complètement. On va en voir un exemple, même pour la réniformc, dans la variété suivante. A. Les taches complètement concolorcs et sans fragments noirs. Toutes les lignes oblitérées; deux nuances rougeâtres persistant seules à la côte, l'une à l'ombre médiane, l'autre à la subterminale. Celte variété paraît au premier abord très-différente du type. Elle m'a été envoyée de Hongrie sous le nom de Dolosa^ et M. Pierret l'a reçue du midi, sous celui (ïlniricata. 63g. Cerastis Anchocelioides Gd, 38mm, Ailes super, oblongues, coupées carrément au bord terminal, d'un gris-testacé teinté de rougeâtre, surtout à la côte et à la frange, cette dernière di\iséc par un filet de cette couleur. Espace subterminal formant une bande plus foncée, tandis que l'espace terminal est au con- traire plus clair, sans, ligne subtorminalc autre que l'opposition de ces deux nuances. Lignes médianes plus foncées, largement géminées, inter- rompues et comme ponctuées. Toutes ces lignes presque parallèles. Taches médianes visibles, un peu plus foncées et cerclées de clair. Ailes inféi-. noirâtres, à frange plus claire et également divisée par un fdct foncé. Ab- domen de la 9 épais, quoique déprimé. Palpes unicolores. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. et DbUay. Deux 9- ORTHOSIDyE. 385 GROUPE II. 640. Cerastis Serotina Engr. Engr. (la Fiancée var.) 434 k. — Hb, larv. — Tr. II p. 618 ~ Gn. Ind. 262 — Bdv. 1196 = Fragariœ Esi). Bonib. pi. 8G f. 3 = Domiduca Bork. hk = Orhona Rossi F. Etr. II 391 — Hb. 106, 606, Larv. Hb. Autriche, Hongrie, Tyrol, en octoJ)rc. Toujours rave. Cette belle Noctuelle est si dilTérentc au premier aspect des autres Cerastis^ que beaucoup d'entomologistes ne peuvent se persuader qu'elle en ait au fond tous les caractères. J'en ai vu qui veulent revenir au senti- ment d'Engramelle et de Borkhauscn, et en faire une Triphccjia, mais il est indubitable qu'elle se place très-naturellement ici, et c'est pour ne l'a- voir pas vue en nature , ainsi que je l'indiquais dans mon Essai, que je l'avais mise moi-même dans le genre suivant. Engramclle est le premier qui l'ait public'c (1790), mais sans nom. Les noms d'Esper, de Borkhausen et de Hubner viennent ensuite, et il est très-singulier que ce soit le dernier qui ait prévalu et qui soit aujour- d'hui si général, qu'il n'est guère possible de le changer. Si je l'ai adopté moi-même, c'est que tous les autres s'appliquent à des Noctuelles déjà connues des genres Triphœna et Noctua, et que j'ai craint la confusion, Gev. SCOPELOSOMA Curt. * Curt. Br. Ent. p. 635 =: Mecoptera Gn, Diip. == Cerastis Tr. Bdv, Herr.-Sch. Chenilles rases, cylindriques, Irès-attênuées antérieurement , assez allongées, veloutées, à lignes presque nulles, au moins dans l'âge adulte, carnassières ; vivant de plantes basses dans l'âge adulte et d'arbres ou arbrisseaux dans leur jeunesse. — Jntennes garnies de cils courts et fascicules dans les rf, isolés dans les Ç. Toupet frontal épais, serré, coupé carrément et semblant ne faire i/uun avec les palpes. Ceux-ci courts, velus- hérissés, à 3<-' article très-court et perdu dans les poils du second. Thorax carré, à collier un peu saillant cl suivi dune petite crête qui forme carène avec lui. Abdomen lisse, très -déprimé , et presque semblable dans les deux sexcs,vclu latéralement. Ailes super, oblonques, ayant les deux bords presque parallèles, h terminal denté, la réniforme mar- quée d'un point clair; infér. festonnées ; au repos, port d'ailes des Cerastis. Ce genre que beaucoup d'auteurs ont laissé avec les Cerastis, s'en dis- tingue par la forme et les mœurs des chenilles, la forme du thorax et les dessins des ailes qui sont nolablcmeui plus oblongues cl plus dentées. 386 ORTHOSID.E. La chenille vit dans sa jeunesse, soit cachée entre les semences mem- braneuses (samarcs) des ormes, soit renfermée entre les jeunes feuilles de différents arbustes et surtout des Ruhus, dont elle attache les bords comme les Cosmia ou certaines Tortrix; mais, parvenue à l'âge adulte, elle vil sur les plantes basses comme toutes les Orthosides. Cette chenille est carnas- sière et n'épargne ni les autres chenilles ni celles de son espèce quand elle se trouve renfermée avec elles. Le papillon a les mêmes mœurs que les Cerastis, ou pour mieux dire, que toutes les Orthosides de l'arrière-saison. 64 1. SCOPELOSOMA SaTELLITIA Liu. S. N. 176 — Rœs. III pi. 50 f. 1-4 — Wien.-Verz. R-5 — Fab. 256 — Esp. pi. 160 — Bork. 333 — Engr. (la Satellite) 'ôWahd — Hb. 183 — Donov. V pi. 108 — Haw. 201 — Tr. II p. lx\h — Dup. III p. 116 pi. 80 — St. II p. J63 — Curt. 635 — Gn. lud. p. 243 — Bdv. 1195 = Traiis- versa Hufn. Berl, Mag. IV p. 418. Larv. Rœs. — Donov. etc. 42""". Ailes super, très-dentéss, arrondies au bord terminal et forte- ment festonnées, d'un roux-fauve saupoudré, avec quelques teintes violâ- tres. Toutes les lignes distinctes; les médianes fines, noires; l'extrabasî- laire presque droite; la coudée subparallèle, un peu dentée, avec le milieu saillant ; la subterminale vague, claire, bordée de foncé, subdenlée; l'ombre médiane distincte, anguleuse. Tache réniforme seule visible, com- posée d'un gros point blanc arrondi, au-dessus et au-dessous duquel on en voit deux autres beaucoup plus petits. Ailes infér. d'un gris-noirâtre uni, avec la frange claire — 9 semblable et ne différant du çf que par l'abdomen moins carré à l'extrémité. La tache réniforme d'un jaune-safrané. Commune dans presque toute l'Europe, en septembre et octobre. La chenille est d'un noir-brun ou violâtre, avec la tête fauve et les trois lignes plus ou moins marquées; la stigmatale portant des places blanches renllées, surtout sur les premiers anneaux. Le ventre est d'un gris-vio- lâtre, avec les pattes concolorcs. Elle est polyphage et se trouve en mai et juin. 642. SCOPELOSOMA SiDUS Gn. Extrêmement voisine de Satellitia, dont elle me paraît pourtant différer par les caractères ci-après : Les ailes super, sont notablement plus larges et plus courtes, à dents plus arrondies , à côte plus convexe, à bord interne plus fortement coudé ORTHOSID/E. 387 à la base, puis presque parallèle à la côte ; enfin , à bord terminal moins arrondi, d'un rouge de brique beaucoup plus uni, avec les ligues à peine distinctes; la tache rénifonne est comme dans la var. A, mais elle doit aussi être parfois blanche. Je ne serais point surpris quand sa chenille serait Irès-différente de celle de la Sutelliiia. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Une 9 • Gen. DASYCAMPA Gn. Gn, Ann. Soc. ent. VI p. 225 — Bdv. Dup. = Cerastis Och. Tr. Clwuilles cyliinlriffues, 7notiiliformcs , couvertes de poils fascicules, abon- dnnis, à tête plus petite que le cou ; vivant sur les plantes Lasses. — Chrysa- lides duns une coque lâche mêlée de terre. — Antennes moyennes, épaisses, pubescentes, à cils verticillcs, presque semblables dans les deu.v sexes. Palpes Courts, incombants, velus-hérissés, à dernier article velu mais distinct. Toupet frontal composé de deux touffes bifides superposées. Thorax aplati, subcarré, velu-lissé, à collier un peu relevé et suivi d'une crête bifide. Abdomen très- aplati, lisse, velu latéralement, presque sembluble dans les deux sexes et seule- ment un peu rétréci à l'extrémité dans les Ç . Ailes entières, les super, épaisses, veloutées, squammeuses, à lignes distinctes mais piquetées et interrompues, à taches presque nulles, le point noir de la réniforme très- visible et entier; les inférieures à franije longue et dense. Port des Cerastis. C'est une exception unique dans cette famille et dans les familles voisines qu'une chenille velue. Tel est aussi le principal caractère de ce genre que j'ai créé en 1837 et qui a été adopté par les auteurs modernes. Il a du reste à l'état parfait la plus grande aflinilé avec les Cerastis, dont il ne se dis- tingue guère que par les palpes mieux développés, le thorax crété et les dessins des ailes. Les Dasycampa ont aussi absolument les mœurs des Cerastis et prolon- gent comme elles leur existence fort avant pendant l'hiver et même jus- qu'au printemps suivant. Les années chaudes favorisent chez nous leur muliiplicalion. Les chenilles aiment à liler leurs coques auprès l'une de l'autre, et on les rencontre, ainsi agglomérées, même dans la nature. 643. Dasycampa Rubiginea w.-v. VVien.-Verz. R-8 — Fab. 76 — Bork. 3.'|0— Hb. -1 83 — Haw. 204 — Tr. II p. 3U8 — Dup. IV p. 137 pi. 1 09 — Frey. I pi. ÙJ — St. II p. 101 — Gn. Ind. 243 — Bdv. 1188 = Tigerinu Esp. pi. 123 f. l\ — Engr. (la Tigrée) 512 « 6 c d = Sulphurago Dork. 293 ? Larv. Rb. — DG. — Frey. 3-2n"". Ailes super, d'un jaune-fauve, avec des ondes trahsrerses plus 388 oRTHosm.i:. foncées et des points noirs. Toutes les lignes géminées, dentées, inter- rompues, plus marquées inférieurement ; l'extrabasilaire précédée sur la nervure sous-médiane d'un point noir éclairé de jaune clair; la subtermi- nale vague, précédée de deux séries de points noirs et suivie de nuances plus foncées, puis d'une autre série de points; enfin, d'une série de lu- nules terminales noires. Taches indistinctes : un gros point noir au bas de la réniforme. Ailes infér. d'un gris-noir uni dans les deux sexes, avec la quatrième infér. et la frange d'un fauve-rosé. — Les deux sexes sembla- bles. Angleterre, Autriche, Allemagne, France centrale et boréale, en sep- tembre et octobre. Coll. Div. Jamais très-commune. Chenille d'un brun-sépia, avec le premier anneau plus foncé et une ta- che noire sur le dos de chacun des suivants. Tète noire et luisante. Pattes concolores. Poils d'un brun-mordoré. Vit en juillet sur le pommier, le pis- senlit et d'autres plantes basses. .T'ai peine à croire que la figure 3 d'Esper soit bien la même espèce. C'est sûrement elle que Borkhausen a décrite une seconde fois, sous le nom de Sulphurago , sans l'avoir vue en nature. Gen. HOPORINA Bdv. Gen. p. Ma — Dup. Cat. Herr.-Sch. =Xanthia Och. Tr. St. Gn. Chenilles cylindriques , non atténuées, à tête fjrancle et aplatie, marquées de cliem-ons dorsaux et de deux taches sur le 11° anneau qui est un peu relevé; vivant sur les feuilles des arbres, même dans leur jeunesse. — Chrysalides en- terrées.— Antennes longues, à peine pubescentes dans les cf. Palpes dépassant fortement le front, droits, rapprochés, à articles indistincts, formant une sorte de bec avec le toupet frontal qui est très-avancé, plat, légèrement caréné et incombant. Thorax court, squammeux-lissé, à collier large, bilobé et muni dans son milieu dune crête aiguë et comprimée très-saillante. Abdomen lisse, très- déprimé dans les deux sexes, à côtés velus. Ailes supérieures creusées à la côte, aiguës à l'apex, à lignes et taches distinctes, inférieures sinuées, à ligne mo- diane apparente en dessus. Les caractères de ce genre, quoique trùs-tranchés, ne sont, à vrai dire, que l'exagération de ceux que présente la Xanthia Citrago, cependant Ta- philissement de l'abdomen, les ailes inférieures et surtout les mœurs diffé- rentes des clicnilles me délerrainenl à l'adopter. La clicnillc de la seule espèce connue ne vit point dans les chatons ou les bourgeons comme celles des Xantliies, mais simplement des feuilles des arbres: elle est très-cylindrique et nullement atténuée aux extrémités, et le dl" anneau est légèrement relevé. Le papillon a les mœurs des Xanthia et des Cerastis et puriicipe à la fois des unes et des autres pour la forme et le port d'ailes. orthosiDjE. 389 644- HOPORINA CUOCEAGO Albiji. Albin pi. XV 11" 22— -Wien.-Verz. S-2 — Fab. 209. — Bork. 285 — Engr. (la Safranéc) 518 a i c — Hb. 1 89 — Haw. 227 — Tr. II p. 361 — Dup. IV p.i/i7 pi. 128 —St. III p. 67— Gn. Ind. 242 — Bdv. 1181 = Fulvago Hb. Beitr. pi. 1 f. F. — Esp. pi. 176 t. 3, l\ — Aurantiago Donov. V pi. 150. Larv. DG. 35""". Ailes super, entières, festonnées, coupées carrément au borcî terminal, d'un fauve-rougeâtre fortement saupoudré de ferrugineux , avec six traits blancs longitudinaux à la côte ; les lignes ordinaires mal expri- mées, sauf la subtcrminale et l'ombre médiane, qui sont noirâtres, cette dernière fortement coudée. Une série de points derrière la coudée et une autre sur l'cxtrabasilairc. Ailes infér. blanches, avec une lunule cellulaire et une ligne médiane incomplète, très-siuuée, d'un rose-noirâtre. Abdomen blanc. — Femelle semblable. Commune dans presque toute l'Europe, en septembre et octobre. Coll. Div. Chenille d'un jaune-fauve strié de roussâtre, avec la vasculaire sur les trois premiers anneaux, et une série de chevrons sur les suivants, plus foncés. Trapézoïdaux clairs , cerclés de roussâtre ; les deux postérieurs du 11'^ anneau grands, saillants, ovales et d'un blanc-jaunâtre. Stigma- lale nulle. Stigmates cerclés de noir, placés sur un point noirâtre. Tête jaune réticulée de roux. Ventre et pattes concolores. Elle vit en mai et juin sur le chêne. Gen. XANTHIA och. Och. Syst. Gloss. — Tr. Bdv. Gn. Dup. St. Chenilles rases , courtes, épaisses^ atténuées anlériettrcment, veloutées, à tête petite et le plus souvent fauve ; de couleurs obscures; vivant da/is les chatons ou les bourgeons des arbres, nu moins dans leur jeunesse, se cachant dans l'âge adulte au pied des plantes basses ga'elles mangent alors volontiers. — Chry- salides enterrées. — Antennes à tige simple garnie de cils courts, nombreux, fascicules. Palpes droits : leur second article un peu oUlong, velu-hérissé, le 3' distinct mais plus ou moins long, dioit. Toupet frontal asicz. saillant, d'une seule touffe. Trompe moyenne. Thorax convexe, subarrondi .^ à collier relevé, muni (lune créle aiguë ou carénée entre les ptérygodes. Abdomen grêle , un peu déprimé, velu latéralement et carré chez les (f , peu volumineux et ter' miné en pointe plus ou moins aplatie citez les Ç. Ailes super, entières, velou- tées, à apex aigu et subf aiguë, à fond jaune ou roussâtre, à lignes et taches 3go onTHosiD;E. distinctes, la subterminale brisée ou puncliformc. Au repos elles forment un toit tres-incliné . Le genre Xanthia était un des plus hétérogènes de la famille et peut- êlre de toutes les Noctuélides. Il est encore trés-mélé dans mon Index, mais je l'avais réduit dans mon Essai (p. 494) à ses véritables proportions, moins toutefois la Croceago dont je fuis aujourd'hui, à l'exemple de mon collabo- rateur, un genre séparé. Quoique très-homogène maintenant, il forme encore cependant trois groupes dont j'ai l'ail, dans mon Essai, l'histoire séparée, que je ne puis faire mieux que de reproduire presqu'enlièrement ici. Le premier n'a rien de remarquable pour les mœurs. Ses chenilles vivent sur les grands arbres à la manière ordinaire et s'abritent pendant le jour sous les feuilles ou entre les éforces ; les insectes parfaits se lient au genre précédent par les palpes, qui, bien que d'une forme toute différente, ligu- rent aussi une sorte de bec dirigé en avant. Sur leurs ailes supérieures l'om- ■ bre médiane est très-accusée et plus marquée même que les lignes ordi- naires. Le second groupe constitue le vrai genre Xanthia et offre des mœurs toutes particulières et fort curieuses. Ses chenilles vivent jusqu'à la deu- xième ou troisième mue dans l'inlérieur même des chatons des saules. Elles commencent par s'introduire dans l'axe et y pratiquent une petite galerie qui les contient tant que leur grosseur ne dépasse pas un ou deux milli- mètres. Le chaton ainsi attaqué dans sa partie vitale ne tarde pas à se des- sécher et il adhère si peu à Tarbre que la moindre secousse suflit pour le faire tomber. Aussi les chasseurs de chenilles qui connaissent cette parti- cularité la mettent-ils à proht : un coup sec donné sur le tronc de l'arbre fait pleuvoir une grêle de fleurs qu'ils ramassent et qu'ils emportent pêle- mèle,bien assurés que plusieurs d'entre elles contiennent de jeunes chenilles de Xanthies. Quand la jeune larve a atteint l'épaisseur de 3 ou 4 millimé- trés, elle ne quitte point pour cela le chaton et elle se loge entre les organes sexuels de la fleur et souvent tout prés de sa surface, mais il faut bien de l'attention pour l'apercevoir couchée parmi les élamines et souvent recou- verte presque entièrement de pollen. Même à cet âge c'est encore l'axe du chaton qu'elle préfère, et généralement après qu'elle l'a rongé en entier, elle dédaigne les Hlels des étamines et va à la recherche d'une autre fleur. Elle s'accommode même fort bien de cette nourriture, quoique parvenue à l'âge adulte, si on prend la peine de la lui fournir toujours fraîche; mais comme, dans la nature, les chatons ne persistent pas longtemps, elle descend au pied de l'arbre et changeant entièrement de nourriture comme de manière de vivre, elle s'installe sur les plantes basses qu'elle trouve à sa portée et y vit comme toutes les autres chenilles. Nous avons déjà vu dans le genre Cerastis cette modification apportée par l'âge dans les mœurs de la che- nille, et ici elle est encore mieux justifiée, puisque la nourriture lui fait tout-à-fait défaut. ortho8ID;e. 3g i Les insectes parfaits de ce groupe ont ordinairement entre eux beaucoup de ressemblance : la section f a les ailes supérieures d'un beau jaune va- riant du citron au safranc, avec des dessins couleur de rouille ; la section •ff présente les mêmes dessins sur un fond fauve ou roussàtre ; dans toutes, les ailes inférieures sont d'un blanc plus ou moins pur. Ces espèces sont extrêmement sujettes à varier, et il est d'autant plus à propos d'en conserver des séries entières qu'on est tombé à leur égard dans deux er- reurs opposées : la création d'espèces avec de simple viuiélés, et la réunion d'espèces distinctes. La section -fff ne présentjî plus les mêmes dessins ni les mêmes inconvénients, mais les mœurs sont absolument idenli(iues. Restent enfin les deux dernières sections, dont je ne puis faire l'histoire avec autant de certitude, parce que je ne connais point leurs chenilles do visu (ceMe de la dernière même est lout-à-fait inconnue). Les papillons n'ont plus un air de famille si prononcé. LaPulmonaris a sans doute une chenille voisine de la Xanthia Citrago, mais l'insecte parfait a un tout autre aspect, au point que plusieurs auteurs l'ont placé dans les Caradrina. L'Ecidcns, dont la chenille n'est pas connue, me parait se rapprocher de certaines Heliothides. Peut-être ces deux espèces devront-elles former un jour des genres séparés. Le genre XantMu habile l'Europe et l'Amérique du Nord. Toutes ses espèces éclosent à l'arrière-saison et fréquentent les fleurs qui restent encore à cette époque, mais seulement pendant la nuit. Le jour elles s'accrochent aux troncs des arbres. Les sexes ne différent pasentreeux pour les couleurs. Les anciens auteurs ont généralement appliqué aux espèces de ce genre la terminaison en ago, et parmi les modernes, les uns ont répudié cette dé- sinence un peu bizarre, et les autres l'ont au contraire étendue à plusieurs autres espèces de genres éloignés, pourvu qu'elles offrissent la couleur jaune ou safranée. Pour ma part, autant il me parait utile de conserver les désinences particulières aux grandes divisions de Lépidoptères [Tortrix, Tinea, Pyralis, etc.), autant il me semblerait puéril de s'astreindre à une terminaison particulière pour un genre isolé. Je me suis donc considéré comme lout-à-fait libre à cet égard. Il existe peu de genres dans lesquels la synonymie ait été aussi compli- quée que dansées espèces en ago, et chacun a suivi pour ainsi dire son ca- price dans l'application des noms de Linné et des autres auteurs. Ainsi, le nom de Fvlvugo par exemple désigne dans Scriba la Cerago , dans Esper la Sulphunigo, et dans le catalogue de Vienne une espèce du genre Eiipeiia ; le nom de Gilvago a été appliqué, outre l'espèce d'Esper, à la variété Flnvescens de la Cerogn; celui d'Ochreagn a été donné à la Silago, à la Sulphtirago, à la Pulvionaris et à la Ruhecula ; celui de Rulilago à YAurago et à sa variété Fucata, à la Flavagn et à la Purpuriles, etc. Ces variations, outre la confusion qu'elles apportent dans l'iiistoire du genre Xunihia, ont pour effet de jeter de l'incertitude sur Icmploi des noms originaires, et je n'ose répoudre de les avoir tous bien lêlablis, malgré les recherches les plus suivies. 392 orthosiD/î;. GROUPE I. {Cirrhia Hb. 645. XaNTHIA ClTRAGO Lin. s. N. 189 — De Geer II p. A29 pi. 7 ~ Wien.-Vcrz. S-3 — Fab. 215 — Esp. pi, 175 f. 5,G = Ensr. (la Citronelle) 527 a 6 c — Sepp. III pi. 48 — Bork. 286 — Hb. 188 — Haw. 225 — Tr. II p. 357 — Dup. IV p. 650 pi. 128 — Steph. III p. 66 — Frey. IV pi. 376 — On. Ind. 242 — Bdv. 1186. Larv, Hb. — Frey. Assez commune dans toute l'Europe , en août. On la rencontre à peu près dans tous les bois où croît le tilleul, dont sa chenille découpe toutes les feuilles les plus basses, en les entamant entre les nervures. Je l'ai trouvée en quantité considérable dans les Pyrénées. 646. Xanthia Rufago Hb. Hb. Zutr. 61, 62. 32'»™. Ailes super, aiguës à l'apex , coupées carrément au bord ter- minal, d'un fauve foncé, mais terne et saupoudré çà et là d'atomes noirs, avec les lignes très-fines et le contour des taches formés par les mêmes atomes plus serrés. Extrabasilaire très-sinueuse, coudée, dentée profondé- ment, ciiaque dent allant rejoindre un point sur la nervure. Taches ordi- naires très-grandes, presque de même forme, et en partie comblées de noirâtre ; la réniforme étranglée des deux côtés. Ailes infér. d'un carné- liolâtre uni ; leur dessous avec un point cellulaire et une ligne fine assez rapprochée du bord, plus foncés. Amérique Septentrionale. Coll. On, 647- Xanthia Sulphurago W.V. VVien.-Verz. S-8 — Fab. 212 — Hb. 194 — Bork. 293 ? — Thunb. (Sebaldt.) p. 54 — Tr. II p. 365 — Dup. IV p. 465 pi. 128 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1184 = Ochrago Esp. pi. 77 f. 1 = Fulvago Esp. text. 078 — Bork. 284. Larv. Hb. Autriche, Hongrie, Allemagne, en septembre et octobre. Coll. Div. N'est pas très-répandue dans nos collections en France , quoique Treit- schke la dise commune en Allemagne. URTHOSIDjE. 3g'6 GROUPE IL (Citria Hb.) t 648. Xajnthia Cerago vv.-v. VVien.-Vcrz. S-9 — Fab. Î13 — Bork. 29û — Hb. 190, ftâ4 — Tr. II p. 370 — Dup. IV p. ;û59 pi. 129 f . 2 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1182 =r Fulvago Lin. 190 2 — Fab. 208? — Scriba II p. 145 pi. X f. 3 — Haw. 221 — View. p. ai — St. m p. 64 var. 5 = la Sulphurée Engr. 5S3 ab cd. Larv, Gu. infrà. 32min. Ailes super, d'un jaune-serin, plus ou moins nuagées de fer- rugineux sur l'espace médian et sur une partie de l'espace basilaire; les lignes ordinaires de la même couleur et confondues dans ces nuages; la subterminalc formant une série de points isolés plus noirs. Tache orbi- culaire évidée : réniforme salie, par en bas, de noirâtre saupoudré et comme pupille de blanchâtre. Ailes infér. d'un blanc pur dans les deux sexes. Thorax et collier soufrés. A. Flavcscens Esp. Esp. pi. 122 f. 2 — Bork. 297 = Cerago Hb. 445 — Dup. pi. 129 f. i x=Gilvago Fab. 219 — Scriba p. 141 pi. X f . 1 — Haw. 222 — St. III p, 65 =: la Clairette Engr. 522 abc. Tous les nuages ferrugineux ont disparu et ne laissent que des traces à peine fauves des lignes ordinaires. Le noir de la tache réniforme et la subterminale persistent seuls et sont des plus tranchés ; la frange est fauve. On obtient cette variété en élevant une certaine quantité de chenilles de la Cerago^ mais elle est aussi rare que constante. La Cerago esl très-commune partout où croît le Saule-marsault. La che- nille est d'un brun-violàtre marbré, avec la vasculaire bordée de deux filets clairs; la stigraatale bien tranchée supérieurement, fondue inférieuremcnt, grisâtre; les trapézoïdaux confondus dans les marbrures; les stigmates noirs; la tête luisante, un peu roussàlre; la plaque de la nuque d'un brun- noir, avec trois traits blancs, dont les deux extrêmes très-marqués. Elle vit, en avril, dans les chatons du Saule-marsault. Dans l'Age adulte, elle mange les plantes qui croissent au pied. Le papillon éclôt en octobre. La synonymie de cette espèce est irès-conlcstée. Beaucoup affirment qu'elle est la yn'ic Fulvago de Linné, et les raisons pour et contre, que le défaut d'espace m'interdit d'exposer ici, se balancent presque. Quant à la var. Flavescens, c'est bien la Gilvago de Fabricius, de Scriba cl des au- teurs anglais. Lèpidoplcres, Tome 5. 25 394 ORTHOâlDJE. 649. XaNTHIA SlLAGO Hb, Hb. 191 — Tr. Il p. 367 — Dup. IV p. ù62pl. 129 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1181 — Frey. II pi. 135 = Togata Esp. pi. 124 f. 1 — Engr. (la Maulelée) 524 «6 c = Flavago Fab. 218 — Scriba p. 142 pi. X f . 2 — Haw. 220 — St. III p, 64 = Citrago Wilk. pi. 8 = Ochreago Bork. 288 = Ruhago Donov. X pi. 338. LuTv. Esp. — Frey. France centrale, Saxe, Angleterre, etc., en octobre. Coll. Div. Un peu moins commune que Cerago. A la longue série de noms qu'elle a reçus, il faut peut-être ajouter celui ûcFulvago Steph., qui l'a probable- ment confondue avec Cerago. On distinguera facilement leurs variétés , même les plus voisines, par la couleur de la tête et du collier, qui sont ici d'un brûn-fcrrugineux. 65o. Xanthia Aurago w.-v. Wien.-Verz. S-7 — Fab. 211 — Engr, (l'Eblouissante) 520 «60 — Bork. 291 — Hb. 196,19'? — Haw. 218 — Tr. II p. 363 — Dup, IV p. 453 pi. 128 — Steph. III p. 65 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1180 = PrcB- testa Esp. pi. 124 f . 2 = Rutilago Hb. Beitr. pi. 2 L. Larv. Tr. Saxe, bords du Rhin, France centrale et boréale, Angleterre, en octobre; Coll. Div. Plus rare chez nous que les précédentes; mais felle est com- mune dans le nord. La chenille est mal connue. A. Fucata Esp. Esp, pi. 124 f. 3,4 = Rutilago Bork. 290 = la Fardée Engr. 521 abcd. L'espace médian entièrement saupoudré de rougeâtre et presque con- colore avec le reste de l'aile ; les taches et les lignes en partie absor- bées. Elle se trouve avec le type et n'est pas plus rare que lui. Coll. Div. Nota. La Rutilago de Borkhausen doit être considérée comme inter- médiaire entre le type et la variété Fucata. 65 1, Xanthia Axjrantiago Gn. 28""". Ailes super, triangulaires , régulièrement arrondies au bord tcruilual, d'un roux-ferrugineux très-chaud, avec les espaces terminal et ORTHOSID.E. SgS subterminal d'un brun-pourpre ou vineux velouté. Lignes ûiêàianes d'un noir-violàtre, plus ou moins distinctes; la coudée denticulée et contiguë à une série de petits points. Quelques traces des laclies ordinaires. Ailes infér. jaunâtres , teintées presque en entier de rougeàlre. Abdomen sub- conique et plus renflé que dans les autres espèces. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. et Dbday. Trois (f. Nota. X. Fimhriago St. p. 67 paraît une espèce exotique voisine de éelle-ci ou de la Bicolorago ; mais sa description ne se rapporte ni â l'une Di à l'autre. tt {Mellinia Hb.) 652. Xanthia Gilvago Esp. Esp. pi. 176 f. 2 — Hb. û/j3 — Dup. IV p. 565 pi. «29 f. û, 5 — Gn. Ind. 2/i2 — Bdv. 1183 = la Cirée Engr. 525 abc. Très-commune en France, sur les ormes , entre les sàmares desquels vit sa clienille. Elle se dislingue de toutes les autres par ses anneaux, qui vont en se renflant jusqu'au 11'^. Elle est si commune, que je crois inutile d'en donner la description , bien que je ne la trouve dans aucun auteur bien autlientiquemcnt. Le papillon éclOt en septembre. 11 varie beaucoup, moins cependant que VOcellaris. Il paraît plus fare en Allemagne que cette dernière. Aussi est-il douteux que la Gilvago û\i Wien.-Verz. se rapporte ici, et Esperest le premier auteur qui l'ail donnée bien authenliqucmcnt. — La Gilvago de Treitsclike appartient évidemment à l'espèce suivante, mais il y a peut- être mêlé quelques individus de celle-ci. — Quant à la Gilvago de Fabrî- cius, que tous les auteurs citent ici comme synonyme , nous avons vu qu'elle se rapporte à la var. Flavescens de la Cerago, — Pour les diffé- rentes Gilvago de Hubner, voyez la synonymie de cette espèce et de la suivante. On distinguera cette espèce de VOcellaris par les ailes supérieures moins aiguës à l'apex, qui n'est ni échancré en dessus ni subfalqué; le ton plus roussàtre, jamais gris; les nervures toujours concolorcs ; les ailés infér. toujours teintées de jaune, etc. A. PalIeagO Hb. Hb. aa2 — Tr. II p. 377 — Dup. IV p. 468 pi. 130 f. 1 — Bdv. Ind. méib. D'un jaune-roussâtre pâle uni, sans nuages noirâtres et seulement mar- qué de petits linéaments un peu plus foncés. Taches et frange contolores. 3q6 orthosid^. La série de points subterminale persiste, ainsi que la tache grise qsi oc- cupe le bas de la réniforme , et ce sont les seuls dessins qui soient bien trancliés. Ailes infér. d'un jaune-paille uni. On l'élève de la même chenille. Elle est à la Gilvago ce qu'est à la Cerago sa variété Flavescens. Nota. Indépendamment de cette race A, la GiYra^o présente une foule de modifications, mais jamais constantes. Ainsi, les nuages noirâtres occupent quelquefois tout l'espace médian; d'autres fois, ils se réduisent à des points isolés et nombreux, etc. 653. Xanthia OcELLARis Bork. Bork. 273 = Gilvago Tr. II p. 373 — Evers. p. 278 = Aussago Bdv. In litt. = la Sulphurée Engr. 523 e. Larv. Tr. Cette Xanthie est parfaitement distincte de la précédente, d'abord par sa chenille et sa nourriture, et en outre, par ses ailes supérieures plus aiguës à l'apex dont la partie costale est échancrée, par ses nervures, qui sont ordinairement plus claires que le fond, par ses ailes inférieures , qui sont toujours d'un blanc plus pur et seulement salies par des poils gri- sâtres au bord abdominal; en outre, le noir de la tache réniforme est pres- que constamment ocellé, les lignes sont toujours mieux accusées, et, chex toutes ses variétés, le gris-violâtre, roussâtre, ou carné , est bien plus commun que le fauve. C'est l'inverse chez Gilvago. Sa chenille vit dans les bourgeons des peupliers, où elle est presque aussi abondante que celle de la Gilvago sur les ormes. Son éducation , en France, qui est toute récente, a prouvé facilement la séparation des espè- ces, et M. Boisduval , croyant celle-ci nouvelle, lui a donné le nom de Hussago , qui est généralement répandu dans nos collections ; mais elle a été évidemment décrite par Borkhausen sous celui d'Ocellaris, et comme elle est plus commune en Allemagne que sa congénère, c'est elle que les auteurs ont décrite sous le nom de Gilvago. Elle varie beaucoup. Le type qui consiste dans les individus les plus rapprochés de celui de Gilvago , n'est pas le plus commun. On trouve une foule d'individus qui tendent à passer, soit pour la couleur, soit pour les dessins, à la variété suivante. A. liineago G a. Var. Gilvago Gn. Ind. p. 2A2 — Dup. pi. 129 f. 6 — Hb. 193. Entièrement saupoudrée d'atomes gris, avec les nervures et les lignes médianes plus claires; les taches bien tranchées et cerclées de clair; un poiiU bleue à peiue cerclé de noirâtre, dans le bas de U léuiforœe. Ligue OIITH0SID.E. 397 subtérminalé presque confondue avec le gris du fond. La figure de Hub- ner en donne une fausse idée. Elle n'est pas plus rare que le type, B. PaUcago Hb. Hb. 192. C'est une variété qui correspond à la PalUugo de la Gilvago. Elle est généralement plus rare que celle-ci , du moins chez nous. 654. Xanthia Carneago Ga. 35mm. Ailes super, un peu festonnées, aiguës à l'apex , d'un carné sale un peu saupoudré, avec le disque et la frange plus rougeâtres, et les deux lignes médianes bien visibles, géminées, noirâtres, un peu lunulées ; la seconde formant un coude assez distinct. Subtonninale presque nulle, mais précédée, au sommet, d'une uiclie vague, noirâtre. Taches or- dinaires peu distinctes : la réiiifornie vaguement souillée de noirâtre ; l'origine des ramifications de la médiane noirâtre. Ombre médiane assez distincte. Festons terminaux formant des lunules assez épaisses. Ailes infér. d'un gris-blanchâlre teinté de noirâtre et de carné, avec la frange de cette dernière couleur. Dessous de toutes les ailes saupoudré de rou- geâtre , avec une tache cellulaire et une ligne vague plus foncées. An- tennes blanches à la base. Carène du thorax très-prononcée. M. N, Une mauvaise 9- Ce n'est qu'avec une certaine hésitation que je rapporte cette espète au genre Xanthia; le seul individu que j'ai vu est en trop mauvais état pour que je puisse me prononcer définitivement ù son égard. ttt 655. Xanthia Bicolorago Gd. 30"'™. Ailes super, ayant toute la base, jusqu'à l'ombre médiane, d'un fauve saupoudré de brun-rougeâtre, comme Fcrrvgvnea^ et le reste d'un gris-noirâtre teinté de fauve, avec toutes les lignes absorbées par le fond. Demi-ligne et extrabasilairetrès-sinuées, delà nuance foncée, décou- pées sur la partie claire. Ailes infér. d'un gris-noirâtre, plus claires à la base, avec la frange teintée de fauve. Dessous dos quatre ailes d'un ochracé-fauve clair, avec une légère lunule, une ligne épaisse et quelques nuances subterminales noirâtres. Palpes ferrugineux. Etat de New-Yorck. Coll. Doubleday. Un cf. G56. Xantiua Ferruginea w.-v. Wicn.-Verz. R-7 — Hb. 181 — Tr. II p. 349 — Dup. IV p. 470 pi. 130 3g8 ORTHOSID^. -^Frcy. Beitr. pi. 123 — Ga. Ind. 242 — Bdv. 1174 = Fuseago Esp. pi. 75 f. 5 (non 97) = Macilenta Hb. 688, 689 (non 418) — St. lU p. 148 = Circellaris Nalurf. IX p. 134 — Bork. 287 = Undosa Bork. 342 == Undata View. p. 17 pi. 1 f. 2 = la Fauvette Engr. 408 ahc. Larv. Frey. Autriche, Allemagne , France, Angleterre, etc., en août et septembre. Coll. Div. La chenille est très-commune , au printemps , sur les jeunes bourgeons des peupliers et particulièrement des Populvs italica et tremula^ sur les- quels on la trouve mêlée avec celle d'Ocellaris. Nota. Le nom de Ferrvginea a été employé par les auteurs pour dé- signer des espèces bien différentes de celle-ci, et je remarque que les an- ciens auteurs, surtout, se sont abstenus de la lui appliquer : tout ceci ma ferait douter un peu de l'authenticité de la Ferruginea du Wien.-Verz., qui n'est guère, grâce à la description imparfaite de cet ouvrage, qu'un nom de tradition. A . Ferrug;ineoides Gn. Généralement plus clairp , d'un jaune-ochracé plus pâle et mpins sau- poudré de brun. Ombre médiane plus droite dans sa partie supérieure «t contiguë à la tache réniforme. Coudée interrompue et formant une série géminée avec les points qui la suivent. Subterminale peu ou point bordée de ferrugineux. Ailes infér. plus pâles , ayant les deux couleurs peu tran- ch<5es et fondues. Amérique Septentrionale. Coll. Bdv. Dbday et Gn. Quoique cette Xanthie diffère bien peu de notre Ferruginea^ je ne se- rais pas surpris que la chenille ne fût pas la même. Elle constituerait alors une espèce. tttt 607. XanTHIA PoLMONAmS Esp. Esp. pi. 151 f. 5 — Hb. text. — Tr. II p. 342 — Frey, III pi, 215 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1175 = Pulmnnariœ Hb. 98 = Oclireago Fab.sup, m-1\.9 = Fuseago Esp. pi, 176 f. 5, 6 (non 75). Larv. Frey. Italie, Styrie, Hongrie, France méridionale. Coll. Div, Elle est devenue très-commune dajis les collections depuis qu'on l'a trouvée dans le midi de la France. La chenille figurée par Freyer est d'un gris-verdâtre, avec la vasculaire et les trapézoïdaux plus clairs, comme chez Citrago, le ventre et la stig- matale d'un grh-blanc, les stigmates bruns, et la tête petite, d'un jaune ORTHOSIDiE. 399 d'ocre. Elle vit dans les endroits ombragés, sur la Pulmonaria ariffuslifo- lia. l\ est probable que, dans son jeune âge , elle vit dans les chatons, d'pù elle descend ensuite sur les pulmonaires qui croissent au bas des arbres, comme les Cerago, Silagoy Ferrvginea, etc. Nota. Fabricius n'a publié son Ochreago que dans son supplément, qui, ne datant que de 1798, est postérieur à l'ouvrage d'Esper. ttttt 658. Xanthia? Evidens. Hb. 369 — Tr. II p. 351 — Dup. IV p. 457 pi. 128 et sup. III p. hki pi. 39 — Eversm. p. 27G — Gu. Ind. p. 242 — Bdv. 1173. Larv. ignot. Hongrie, Russie méridionale, en août. Toujours assez rare dans les collections, quoique anciennement connue. On ne connaît point les premiers états de cette Noctuelle, et c'est grand dommage, car sa place dans les Xanthies ne me paraît pas définitive. L'abdomen de la femelle est beaucoup plus volumineux et plus renflé que chez les vraies Xanthia; celui du mâle est moins déprimé; la carène du tliorax est à peine sensible ; enfin, les dessins des ailes sont fort différents, et la tache claviforme, absente dans toute la famille, reparaît ici assez distinctement. Ce n'est donc que provisoirement que je la laisse à cette place ; car Je doute fort que ce soit une véritable Xanthie. Gen. HIPTELIA Gn. Xanthia Och. Tr. Dup. Bdv. Chenille — Antennes longues , (jarnies chez le ç^ de lames aiguës et ■pubtscenles, crénelées de cils isolés chez la Ç. Palpes astez courts, un peu as- cendants, à 2* article large, velu-hérissé , à 3' très-court et nu. Trompe longue. Tliorax carré, large, velu-fcurré, muni d'une crête derrière lecollier, gui est un peu saillant. Al/domen grêle chez le (f, nullement aplati , caréné , épais ^ long et terminé en pointe conique chez la Ç . Pattes longues, à ergots pronon- cés, ayant tous les tibias garnis d'épines dans les deux sexes. Ailes larges, veloutées, concolores, les supérieures très-uiguës et même subfalijuées,à lignes et taches visibles, la rèniforme souillée de noir, et la claviforme distincte. Une ressemblance de dessins assez grande, je l'avoue, avec la Xanthia Ferrvginea a préoccupe tous les auteurs, au point de leur faire placer VOchreago côlc à côte avec clic et dans le même genre. Je prie cependant de voir combien peu leurs caractères véritables sont concordants. VOchreago a les tibias visiblement épineux, les aulcnnes posi- 4oo ORTHOSID^. tivement peclinées, l'abdomen carcnc, les ailes supérieures falquées, à ta- che claviforiiie distincte, tandis que la Ferruginea a l'abdomen déprimé, les jambes mutiques, les antennes simplement garnies de cils fascicules, les ailes de forme ordinaire, etc. Pour moi, je suis si peu convaincu de l'affinité de ces deux espèces, que je ne répondrais pus que VOchreago ne doive quitter un jour cette famille pour aller se placer dans les Apamides. C'est ce que la découverte de la chenille nuus apprendra. En attendant, le papil- lon a des mœurs tout-à-fait distinctes A&sXanthia, puisqu'il vole en plein jour sur les fleurs des montagnes. La Miniago partage tous ces caractères, cependant les antennes munies chez la première de longues lames spatuiées et courbes, sont ici garnies de longues dents, droites, en forme d'épines et terminées par un verticille de poils; de plus les ailes supérieures n'ont point de tache claviforme, et on voit, après la coudée , une série de points bien marqués. Elle forme donc un groupe distinct, et son faciès la rapproche plutôt des Heliothides que des Apamides. La découverte des chenilles de ces deux espèces sera donc précieuse à tous égards. 609. HiPTELIA OCHREAGO Hb. Hb. Û31 — Dup. IV p. 284 pi. 117 (non alior.) = Rubecula Tr. II p. 353 et sup. p. 103 — Gn. Ind. p. 242 — Bdv. 1171 ~ Frey. pi. 389 — Herr.-Sch. 43'î, 438 (nonEsp.) Larv. ignot. 35""". Ailes super, entières, d'un jaune d'ocre, saupoudrées de rous- sâtre, avec les trois lignes principales distinctes, quoique peu marquées, parallèles, ondées, et les trois taches concolores bordées de ferrugineux; l'orbiculaire grande, ovale; la rénifornie régulière, marquée d'un point noir délayé. Frange roussàtre. Ailes infér. du même jaune d'ocre, avecla base, une tache épaisse, cellulaire , une ligne médiane ondée, qui en est très- rapprochée, et les rudiments d'une autre ligne subterminale, noirâtres : leur dessous d'un jaune d'ocre uni, sans dessins. Thorax rougeâtre. Ab- domen d'un jaune d'ocre. — Femelle un peu plus foncée , à dessins plus marqués, ayant les ailes infér. presque entièrement teintées de noirâtre jusciu'à la ligne subterminale, et une faible ligne médiane en dessous. Italie, montagnes de l'Auvergne et de la Provence, en aoxit. Coll. Dsv. MM. Donzcl et Bellier l'ont prise abondamment au Mont-Dore. ; -•, La Ruhecnla d'Esper ne représente point cette espèce , mais bien un mâle de la Ferrvginea. Ses ailes inférieures noires et mi-parties de jaune à la côte, comme Esper le dit dans son texte , ne conviennent qu'.'l cette dernière. Celle-ci doit donc reprendre le nom de Hubner. ORTHOSID^. j^Ol 660. HlPTEUA MiNIAGO Frey. Frcy. IV pi. 304 — Bdv. Gen. 1172 — Crn. Ind. p. Sû2 — Herr.- Sch. -113. Larv, ignot. tiQmm Ailes super, aiguës et subfalquôes à l'apex, d'un jaune nankin pâle uni , avec les lignes ordinaires plus claires, nullement bordées et à peine distinctes; les deux médianes non dentées et disposées en trapèze. Tache orbiculaire écrite comme les lignes, assez grande, oblique; réni- forme entièrement comblée de gris, échancrée extérieurement, presque droite intérieurement. Une série de petits points sombres derrière la cou- dée. Ailes infér. d'un blanc pur, avec la frange lavée de nankin à l'angle externe; 2^ article des palpes sécuriforme , ferrugineux , avec l'extrémité claire. Russie méridionale. Coll. Bdv. Un o'. Très-rare jusqu'ici. Gen. CIRROEDIA Ga. Gn. Ess. p. 689, Ind. p. 242 — Dup. Dbday. = Xanthia Tr. Bdv. = Athetviia Hb. Chenilles assez courtes, épaisses, de couleurs sales, marbrées, à écusson lui- sant, à tête très-petite, garnie de quelques poils courts, ainsi que les trapézoï- daux; vivant sur les arbres. Antennes simples, yarmes de cils fascicules dans les ç^. Palpes droits, courts, le 2" article, peu hérissé, le 3' court et obtus. Trompe grêle.Thorax court, caréné au milieu. Abdomen dépassant les ailes inférieures, lisse, grêle, plus ou moins déprimé et terminé carrément dans les çf, plus court, p/uf renflé, et très-obtus à l'extrémité dans les Ç . Ailes super, dentées, coudées en an angle distinct au sommet de la 2* inférieure, à lignes médianes bien marquées et disposées en trapèze rétréci inférieuremcnt ; inférieures participant à la couleur des supérieures. Depuis que j'ai établi ce petit genre, je me suis convaincu que VAmbusta en avait tous les caractères, et enfin une exotique est venue porter à trois le nombre de ses espèces, qui s'augmentera encore par la suite en individus américains. Les Cirrœdia sont de jolis insectes à ailes découpées et anguleuses, à li- gnes très-tranchées, à couleurs chaudes et vives. Elles sont, comme les Xanlhia, ioi'i sujettes à varier, mais leurs dessins sont si caractérisés qu'on n'a pas eu l'idée de miiltiplier les espèces. Les chenilles vivent sur les ar- bres, la Xerampelina sur le frêne et VAmbusta sur le poirier, et ne parais- sent rien présenter de particulier dans les mœurs. 4a9 ORTHOSIDiï:. 661. CiRRQEDIA PaMPINA Gn. 40mm, Ailes supér. dentées et anguleuses, d'un jaune-safrané plus ou moins sablé de rouge-ferrugineux , avec les deux lignes médianes très- nettes, jaunes, liserées de ferrugineux , encore plus écartée^ du haut que dans Xerampelina. Taches médianes toutes deux très-distinctes, foJicées, pleines, un peu liserées de clair : l'orbiculaire presque rectangulaire ; la ré- niforme en 8. Ligne subterminale peu marquée , ondée et denticulée. Ailes infér. d'un rouge de feuille sèche , un peu plus claires à la base, avec un arc cellulaire foncé, plus ou moins visible; le dessous des quatre, avec les taches et une ligne médiane rouges, très-distinctes. Amérique Septentrionale, New-Yorck, Baltimore. Coll. Ga. et Dbday. Trois cT, une Ç. Cette belle espèce , quoique double pour la taille , rappelle tout-â-fait les nôtres. Elle varie aussi, depuis le jaune-safrané jusqu'au ferrugineux foncé. "^yP®- ()G2. CiRROEDIA XeRAMPELINA Hb. Hb. 421, 858 — Tr. II p. 354 et sup. p. 106 — Dup. IV p. 249 pi. 116 — Frey. II pi. l/j9 — Gn. Ind. 242 — Bdv. 1178 = Cenirago Haw. 219 — Curt. 84— -St. IIIp. 65. Larv. BRG. gjBmm. Ailes supér. d'un jaune clair, avec les deux tiers de Tespacç médian et le bord terminal d'un ferrugineux clair ; les ligijes médiane» nettement limitées par l'opposition des deux couleurs ; l'extrabasilaire presque droite; la coudée en coude arrondi; la subterniinale plus vague, très-sinueuse, ayant un sinus profond à l'apex. Tache réniforme d£ cou* leur foncée, pleine et bien visible. Oibiculaire nulle. AUes infér. blanches, salies de ferrugineux-carné plus foncé au bord terminal. Thorax et col- lier carnés. Les deux sexes semblables. A. Toute l'aile d'un carné-rougeàtre cl^ir, avec les parties précitées pt souveut l'espace médian entier plus foncés; celui-ci absorbant alors la tache réniforme ; les deux lignes médianes ordinairement plus distinctes, en jaune clair. Les deux sexes semblables. Fiance centrale et méridionale, nord et centre de l'Angleterre, en août et septembre. Chenille d'un gris-brun testacé, marbré, avec la sliçmatale claire, in- terrompue, bordée de noirâtre , formant deux taches en D, au commen» ORTHOSIDvE. 4<>3 cernent et à la fin de chaque anneau; la sous-dorsale fine, claire, bordée supérieurement de foncé, interrompue ; la stigmalale presque concolore, bordée supérieurement d'un filet foncé. Tète brune, à deux traits noirs. Plaque du cou brune, avec uu trait médian et deux taches latérales élar- gies, clairs. Toutes les pattes concolores. Elle vil sur le frêne commua [fraxinus excelsior) et descend au pied dans l'âge adulte. 663. CiRBOEDIA Ambusta W.-V. Wien.-Verz. T-16 — Fab. 172 — Bork. 276 — Hb. 215 — Tr. I p. 78 — Dup. IV p. 323 pi. 120 — Frey. II pi. 189 — Gn, Ind. 242 — Bdv, 1177 = Xerampelina Esp. pi. 183 f. 5 = la Violette Engr. 500 aie. Larv. Frey. Hongrie. Valais, Autriche, France, en août. Coll. Div. Elle n'est, nulle part, très-commune. Hubner et Dupouchel ont exagéré ses couleurs à qui mieux mieux , l'un en rose et l'autre en noir. Le fait est qu'on trouve des indiyidu.3 dçpuis le carné clair jusqu'au brun-violet ou vineux, mais il y ia ^^ 4>f passages qu'on ne peut guère établir deux races distinctes. Gex. MESOGONA Jîdv. Bdv. Gen. p. 1/14 — Dup. = Cosmia Tr. = Ortlwsia Gn. = Mithymna Tr. et Bdv, olim. Chenilles épaisses, cylindriques, non alténiiées, à tête grosse, munies de pla- ques luisantes; vivant sur les plantes basses. — Cltiysalides enterrées. — ^nteU' nés à tige un peu mrmilifvrme, crénelées de cils verticillés très-courls dans les Q^, ftlformes et à cils isolés dans les Ç, ù base plus ou moins Llanclie. Palpef droits, courts, le 2" article large, velu-serré , le 3» court, tubercidé. Toupet fj'ontul saillant, laineux, oblon(f,anpndi, Trofiipe robuste, assez courte. Thorax sublaineux, large, iubcarré, à collier un peu caréné. abdomen non déprimé, un peu caréné, celui du çf assez grêle et terminé carrément, celui de la Ç très- volumineux, cylindrique et finissant en pointe obtuse. Poitrine velue-coton- neuse. Ailes épaisses, pulvérulentes, à frange longue, squammeuse, serrée, les super, avec les deux lignes médianes très -visibles, non sinuées et bien disposées en trapèze; la sutterminalc punctifonne, et les deux taches très- nettes. Le genre Mesogona, quoique très homogèDcel d'ailleurs très-peu nom- breux, olïre autant de groupes que d'espèies. Le premier ressemble (ir«siiue aux Tœniocampa , et l'unique c^ipèce qui le compose rap{)cUe.y<